Publié le 17/03/2010
Emile Tizané - Entre imposture et étrange
Lorsqu'il démarra sa carrière au sein de la Gendarmerie Nationale en 1930, Emile Tizané avait une conviction : les maisons hantées n'existaient pas.
Un gendarme s'appuie sur des faits pour élucider les affaires. Après quarante années passées à enquêter sur le phénomène des ''grandes hantises '' et celui des "esprits frappeurs", plus connu des parapsychologues sous le nom de poltergeist (ou Petites hantises), l'ancien commandant de Gendarmerie, Emile Tizané, avait néanmoins acquis la certitude que l' Ecosse n'avait pas le privilège des maisons hantées : « Nous abritons aussi dans nos murs des hôtes qui n'y sont pas forcément invités ! Ces esprits ont des familiarités plutôt désagréables ».
La plupart des dossiers de maisons hantées traités par le Commandant Tizané étaient souvent des supercheries, dues la plupart du temps à des adolescents facétieux.
Lors des enquêtes, soit les auteurs se dénonçaient eux-mêmes et le coupable avouait sa responsabilité, soit il était pris en flagrant délit. Il s'est pourtant retrouvé à plusieurs reprises dans des voies sans issue. Du moins en première approche.
Passionné par le sujet, le commandant de Gendarmerie a continué d'étudier ces phénomènes dits de " petite hantise" lorsqu'il était à la retraite.
La conclusion de toutes ses recherches effectuées avec patience et souci de recherche s'est imposée avec le temps : « la maison hantée proprement dite est très rare en France. En revanche la petite hantise est relativement fréquente. Le terme adéquat reste donc à trouver si nous voulons définir en français ces courtes manifestations ne portant préjudice que quelques jours, en un lieu qui peut retrouver sa tranquillité première en agissant sur sa source d'énergie ».
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Le parcours du combattant
« Je ne suis pas un écrivain, encore moins un homme de science, un curieux imprudent peut-être » expliquait un jour le commandant Emile Tizané lors d'une interview.
Une passion de quarante années pour les poltergeists lui a valu, tout au long de sa carrière dans la Gendarmerie, quelques blâmes de ses supérieurs.
Ainsi en 1936, alors qu'après avoir recueilli de nombreux informations sur une affaire non élucidée , il demanda l'autorisation de faire paraître un article sa demande lui fut retournée par son Commandant de Compagnie avec un refus : « Au risque de vous être désagréable, je vous avoue franchement que le jeu n'en vaut pas la chandelle (...) vous risquez de vous fourvoyer dans une affaire d'ectoplasme qui ne serait qu'une mystification. C'est là le danger des études de ce genre ( ...) la vôtre pourrait tout au plus s'adresser à des officiers et encore ? »
Le gendarme Tizané avait, à l'époque, trouvé l'appréciation parfaitement sensée.
Poursuivant sa carrière au sein de l'Institution, en 1950, l'Inspecteur Général de la Gendarmerie, qui vingt ans plus tôt, l'avait mis amicalement en garde, lui conseilla de solliciter du ministère de la Défense Nationale l'autorisation de publier ses travaux. Ce qu'il obtint enfin.
Ses enquêtes personnelles et sa documentation inégalable ont fait de lui le spécialiste en matière de maisons hantées.
Pour le commandant de Gendarmerie, le mystère des maison hantées ne s'est jamais inscrit dans le registre des croyances.
Les faits véridiques relevés et la répétition d'affaires identiques qu'il s'efforçait de fouiller dans les moindres détails posaient le problème en ces termes : la force qui se distrait à nos dépens provient-elle d'esprits ? Et, si tel est le cas, s'agit-il de l'esprit d'un mort ou de celui d'un être vivante ? Sa réponse démontrait que la vérité pouvait se trouver au milieu.
Dans de nombreux ouvrages parus dans les années 60, il livra ainsi les clés des énigmes et c'est sur des rapports de Gendarmerie qu'il se fonda pour établir la preuve des "petites hantises".
Examinant les données que sa position privilégiée lui permettait de recueillir, il découvrit que tout se passait comme si une force mystérieuse se servait d'un être vivant pour révéler l'étendue de ses pouvoirs malfaisants. En 1939, il écrivait : « trop peu de personnes acceptent actuellement ces phénomènes pour qu'il y ait intérêt à les divulguer. » Ce n'est qu'après la guerre que ses premiers livres furent publier.
Comment analyser les faits ?
Rendant ainsi compte de ses nombreux travaux, Emile Tizané est allé jusqu'à transmettre un mode opératoire auprès de celles et de ceux qui, loin des salons d'étude et des laboratoires, sont et vont sur le terrain.
Ainsi, dans ses écrits, l'auteur écarte de fait tous les témoignages qui n'ont pas été recueillis sur le champ ou encore juste après les événements. « Tout souvenir peut se déformer peu à peu; on croit avoir vu ce que l'on a fait qu'entrevoir et l'interprétation altère la réalité ».
Il souligne l'importance de recueillir séparément les dépositions de témoins oculaires. « Les mots crus, les impropriétés de langage peuvent aussi être utiles ».
C'est en partant des faits connus qu'il faut recherche le mobile et non l'inverse. Ainsi dans ses notes de travail le commandant Emile Tizané souligne aussi le cadre de la mission d'un gendarme : « dans nos campagnes subsistent encore des légendes fondées sur des éléments déformés ou incompris; des haines tenaces naissent d'interprétations fausses, alors qu'il s'agit de phénomènes contrôlables, auxquels il est possible de porter remède. Parfaitement aux faits de ces troubles anormaux, il n'est ni de notre ressort, ni dans nos intentions de tenter de résoudre une énigme. »
Lorsqu'il démarra sa carrière au sein de la Gendarmerie Nationale en 1930, Emile Tizané avait une conviction : les maisons hantées n'existaient pas.
Les seuls faits portent ''pierre''
Après quarante années passées à enquêter sur le phénomène des "esprits frappeurs", plus connu des parapsychologues sous le nom de poltergeist, l'ancien commandant de Gendarmerie, Emile Tizané, avait néanmoins acquis la certitude que l'Ecosse n'avait pas le privilège des maisons hantées : « Nous abritons aussi dans nos murs des hôtes qui n'y sont pas forcément invités ! Ces esprits ont des familiarités plutôt désagréables ».
La plupart des dossiers de maisons hantées traités par le Commandant Tizané étaient souvent des supercheries, dues la plupart du temps à des adolescents facétieux.
Lors des enquêtes, soit les auteurs se dénonçaient eux-mêmes et le coupable avouait sa responsabilité, soit il était pris en flagrant délit. Il s'est pourtant retrouvé à plusieurs reprises dans des voies sans issue. Du moins en première approche.
Passionné par le sujet, le commandant de Gendarmerie a continué d'étudier ces phénomènes dits de " petite hantise" lorsqu'il était à la retraite.
La conclusion de toutes ses recherches effectuées avec patience et souci de recherche s'est imposée avec le temps : " la maison hantée proprement dite est très rare en France. En revanche la petite hantise est relativement fréquente.
Le terme adéquat reste donc à trouver si nous voulons définir en français ces courtes manifestations ne portant préjudice que quelques jours, en un lieu qui peut retrouver sa tranquillité première en agissant sur sa source d'énergie".
En fin de carrière le commandant Tizané écrivait : « De nombreux phénomènes de poltergeits se produisent chaque jour dans tous les milieux sociaux ( ...)
Les processus me sont aujourd'hui parfaitement connus. C'est maintenant à l'homme de science qu'il appartient de le faire, même s'il est appelé à récolter plus de déceptions que d'encouragements, car le poltergeist s'est toujours moqué des savants et de leurs appareils scientifiques. »
Le commandant EmileTizané a mené plus de 400 enquêtes sur les phénomène de hantises.
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Sources, notes, références : Les dossiers noirs des maisons hantées, Tchou éditions - L'hôte inconnu dans le crime sans cause, Omnium Littéraire éditions - Le mystère des maisons hantées, Tchou éditions.




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