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Publié le 01/12/2011

Maisons hantées, phénomènes étranges... L'ERPN enquête

Maisons hantées, phénomènes étranges... L'ERPN enquête

L'Equipe de Recherche Paranormale du Nord se présente comme un groupe d'enquêtes. Son but n'est pas d'affirmer l'existence des phénomènes paranormaux mais d'en apprendre toujours plus sur toutes les formes de hantises.

C'est un véritable travail d'investigation à part entière.

L'ERPN ne parle pas de preuves de hantises mais d'éléments qu'elle étudie et elle n'a pas la prétention d'apporter un plus au milieu scientifique ou parapsychologique. Ses résultats conservent une valeur subjective.

Cette équipe officie dans les régions du Nord, du Pas-de-Calais, de la Picardie, de la frontière belge (Hainaut) et des Ardennes. On sollicite l'ERPN pour ses conseils, pour la prise en compte des témoignages, pour analyser les phénomènes jugés insolites, pour émettre un avis sur les sons enregistrés et les photos qui lui sont soumis et pour les actions qu'elle mène concrètement sur le terrain.

Consciente qu'elle reçoit aujourd'hui de plus en plus de demandes de toute la France, elle aide au mieux et toujours gratuitement toutes les personnes qui la contactent. Très souvent d'ailleurs, ses conseils suffisent à rassurer les personnes qui pensent vivre des phénomènes paranormaux. Selon le cas présenté, l'ERPN se réserve aussi le droit de donner suite ou non à une enquête.

Si l'ERPN est bien souvent décrite comme « chasseurs de fantômes », son responsable Marc Delouval nous explique à travers ses propos, qu'en tant qu'équipe, son rôle n'est pas de chasser les fantômes des lieux où ils se trouvent.

L'investigation paranormale n'a rien à voir avec le sensationnel et au quotidien, il en va tout autrement des enquêtes menées par l'ERPN...

Des plus fréquentes aux plus exceptionnelles, quelles sont les différents formes de hantises observées au cours de vos investigations ? 

Marc Delouval : Il y a selon les différentes observations et les différentes théories dans le domaine des hantises, trois types de hantises qui se distingueraient principalement.

Tout d'abord, la hantise intelligente, par exemple, se caractériserait par une interaction entre le fantôme présumé et son environnement, qu'il soit matériel ou humain. Ce type de fantôme serait capable de répondre aux questions que vous lui posez ou de réagir en fonction de votre comportement. Il se comporterait de la même manière qu'il pourrait se comporter de son vivant, avec le même caractère, les mêmes émotions.

Il nous est déjà arrivé de capturer ce qui ressemblait à des '' rires moqueurs '', des prénoms donnés par des ''présences'' et des voix de personnes n'étant pas physiquement présentes mais qui répondaient à nos questions, d'être même touchés. C'est arrivé à l'une de nos enquêtrices quand une main ''invisible'' lui a parcouru tout le dos, alors qu'elle était en retrait de toute zone de contact potentielle.

Il existe la hantise résiduelle appelée aussi ''mémoire des lieux'' qui est une sorte de souvenir imprégné dans l'environnement d'un lieu. Il n'y a pas de fantôme physique à proprement parlé. Ce type de hantise est comme un souvenir qui se projette continuellement à certains moments uniquement auprès de certaines personnes plus sensibles.

Certains lieux seraient capables d'absorber le souvenir de ce qui s'est passé, de s'imprégner de moments particulièrement intenses ou d'émotions fortes qu'ils projettent de manière cyclique. Il n'y a donc pas de fantôme en tant que tel, même en cas d'apparitions corporelles ou de manifestations particulières.

Souvent cela se caractérise dans nos enquêtes par des sensations de malaise ou des ressentis très forts dans certaines pièces uniquement d'une habitation alors que les appareils restent muets. Il n'y a aucune interaction.

Et enfin, il reste la hantise psychologique. Cette hantise concerne le cas de personnes '' hantées '' par l'idée que leur demeure soit hantée. Ces personnes ne sont absolument pas folles. Jamais il ne saurait être question de remettre en doute un témoignage ou de porter de tels jugements.

Entendons-nous bien aucun des phénomènes relatés dans ces cas n'est inventé par le témoin.

La hantise est psychologique dès lors que l'interprétation de phénomènes anodins et/ou naturels est altérée et envisagée par manque de recul et de discernement, ou par peur ou traumatisme d'expériences passées, comme ayant une origine paranormale. Il est souvent facile de rassurer ces personnes en trouvant l'origine de chaque phénomène et souvent même de pouvoir le reproduire.

Des moyens technologiques au service des enquêtes de l'Equipe de Recherche Paranormale du Nord (Mesure de température avec un thermomètre infrarouge)

Savoir détecter les signes

Marc Delouval : Il y a différents signes permettant d'envisager l'idée qu'une maison puisse être hantée, mais le discours et la démarche de l'ERPN se positionnent surtout vers la manière de considérer chaque phénomène : des bruits de pas, des odeurs inhabituelles, des bruits de coups dans les murs, des sensations de froid, des impressions de ne pas être seul, de l'oppression, des objets qui disparaissent ou se déplacent, des ombres furtives aperçues du coin de l'oeil, des comportements étranges des animaux domestiques...

Voilà pour les phénomènes jugés ''caractéristiques''. Mais attention, là où certains vous dirons que si vous êtes témoins d'un ou plusieurs de ces phénomènes, c'est que votre maison est certainement hantée, l'ERPN va au contraire adopter une démarche de recul, de discernement et d'objectivité pour d'abord décortiquer chaque phénomène, l'analyser dans son contexte avant de tirer la moindre conclusion.

C'est en ce sens que nous invitons d'abord chaque témoin à ne pas s'angoisser trop rapidement à l'idée que sa demeure soit hantée. Sans cela, chaque phénomène anodin sera la route d'un fantôme. Nous avons consacré un article complet à ce sujet sur notre site internet, justement pour aider les témoins de ces phénomènes à y voir plus clair.

Comment se déroule une enquête ?

Marc Delouval : Nous avons élaboré deux protocoles sur lesquels nous fonctionnons.

Le protocole de prise de contact qui concerne la manière dont nous procédons dans une prise de contact avec un témoin et le protocole d'enquête qui concerne les méthodes et principes avec lesquels nous menons nos investigations.

Tous les témoignages que nous recevons, ainsi que toutes les affaires que nous suivons, sont archivées, classées et identifiées.

L'ERPN assure la confidentialité des éléments récoltés, la discrétion et le respect de la vie privée et de l'intimité des témoins qui la sollicitent.

L'ERPN ne retient pas le spiritisme parmi ses méthodes, pourquoi ?
 
Marc Delouval : Notre rôle est celui de comprendre au juste ce dont il s'agit. Nous n'invitons aucun esprit à se manifester. Nous allons là où il est supposé déjà se trouver et tenter de capter son activité, sa présence.

Le spiritisme ne fait pas partie de nos méthodes. De telles pratiques dans une investigation peuvent être très nocives tant pour les témoins habitant les lieux que pour les pratiquants eux-mêmes.

La raison n'est pas de par la dangerosité directement liée à l'activité de ''mauvais esprits'' mais vis-à-vis de l'impact psychologique et de certains phénomènes de dépendance à ces pratiques (surtout lors de deuils difficiles).

Nous ajoutons à cela le doute quant aux résultats de ces séances. Bandez les yeux des pratiquants et le verre ne bouge plus ou n'importe comment... Le phénomène d'autosuggestion ou d'effets psychokinésiques ne sont pas du tout à exclure.  Nous déconseillons ces méthodes aux personnes non initiées ou psychologiquement ou émotionnellement fragiles.

On dit que les animaux perçoivent plus rapidement que les humains les phénomènes paranormaux ? Avez-vous pû le constater ?

Marc Delouval : Les sens des animaux sont nettement plus développés que les nôtres certes. Mais cela en fait-il des détecteurs de fantômes ? C'est moins certain.

Les animaux peuvent avoir naturellement des comportements très curieux, se mettre à regarder dans des directions où pourtant vous ne voyez rien ou suivre des choses invisibles du regard.

Ces comportements, s'ils sont à noter, ne doivent pas vous faire tirer la conclusion hâtive que votre maison est hantée. Nous n'avons pour l'heure jamais observé de comportement lié à une activité paranormale durant une enquête.

Zone froide, champs électromagnétiques... 

La technologie au service de l'enquête

Marc Delouval : Nous utilisons et développons différents outils technologiques. Mais il est important de souligner que ces outils ne sont à l'origine pas destinés à l'investigation paranormale. Leur utilisation ne repose que sur des théories et ils sont utilisés par l'ERPN dans une démarche d'exploration.

Le détecteur de fantôme électronique n'existe pas, soyons clair !

L'ERPN utilise des détecteurs de champs électromagnétiques permettant de mesurer toute perturbation ou dégagement d'énergie (selon les principes théoriques où les fantômes sont constitués d'énergie). Ils sont aussi utilisés pour mesurer les champs magnétiques dans l'environnement. Ils permettent de comprendre parfois certaines sensations d'oppression des témoins pouvant être liées à l'exposition immédiate à des champs électromagnétiques générés par des lignes à haute tension ou émetteurs relais.

Nous utilisons aussi des thermomètres infrarouges avec des temps de mesure très rapides, des enregistreurs de données (thermiques et hygrométriques), des caméras à vision nocturne et infrarouges (permettant de capturer des spectres invisibles à l'oeil nu), des appareils photos, des enregistreurs de sons numériques et différents micros, des systèmes de prises de vues combinés et des systèmes de détection de mouvements infrarouges.

Il nous est déjà arrivé de capturer des sons ou des voix jugés potentiellement intéressants ou certaines anomalies photographiques ou vidéos de formes qui se déplacent. Mais cela ne peut conduire à la moindre affirmation ou conclusion hâtive, comme nous le voyons souvent, sans être certains d'avoir pu écarter toute source de pollution dans le contexte.

La récolte de tous ces éléments pourra peut-être permettre un jour de comprendre ces phénomènes, de consolider certaines pistes ou hypothèses. Mais finalement, nous avons beau chercher à concevoir d'autres outils, en utiliser d'autres ou réfléchir à de nouvelles méthodes pour mesurer l'activité des phénomènes, nous sommes parfois amenés à cette réflexion :  «  les meilleurs outils de détection ne seraient-ils pas simplement nos sens ? »

 Les émissions de la Web Radio de l'ERPN sont disponibles en poadcast - Mesure electromagnétique lors d'une enquête

On évoque souvent le supposé dégagement de champs électromagnétiques lors des phénomènes présumés de hantises ? Que pouvez-vous nous dire à ce sujet ?

Marc Delouval : Ce ne sont que des suppositions et nous nous y intéressons au même titre que beaucoup d'autres suppositions ou théories.

Nous avons déjà mesuré des champs magnétiques très importants dont une maison à proximité de lignes à haute tension, ce qui nous a permis d'envisager une explication rationnelle à certains troubles émis par les habitants. C'est aussi pour cela que nous nous intéressons aux champs magnétiques.

Quant aux hypothèses selon lesquelles les fantômes peuvent être détectés via le dégagement de champs magnétiques qu'ils produiraient, nous sommes là aussi dans le domaine de l'exploration.

Aucune affirmation ne peut être faite à ce sujet. Nous effectuons des mesures. Nous avons déjà mesuré des champs électromagnétiques ''dans l'air'' sans sources identifiables et qui se déplaçaient mais cela ne nous permet pas de faire la moindre affirmation.

On parle aussi de zone froide ? Que peuvent-elles occasionner et comment sont-elles ressenties ?

Marc Delouval : Une zone froide serait un endroit très localisé dans une pièce. Il va se caractériser par une différence de température ressentie (ou mesurée) de façon très significative (de l'ordre d'entre 5 à 10 degrés de différence).

Ce n'est pas toute la température de la pièce qui change, mais un endroit en particulier et qui peut être délimité. Accessoirement, ces zones froides pourraient se déplacer de manière perceptible.

Selon des principes théoriques, lors d'une manifestation paranormale, une entité fantomatique perturbe son champ environnemental, que ce soit sur le plan énergétique, sur le plan thermique (voir hygrométrique ou atmosphérique).

Etrangement, il nous est déjà arrivé de constater ces zones froides. Nos thermomètres n'indiquaient pourtant aucune variation.

Pouvons-nous en conclure qu'une zone froide n'est qu'une impression ? Une sensation ressentie juste par le fait qu'à un moment donné nous sommes conditionnés dans un contexte frissonnant ? Mais que physiquement la température reste stable ? C'est difficile à dire.

De plus, lors du contexte d'une différence de température, il faut bien évidemment chercher ce qui peut en être la cause (courant d'air, mauvaise étanchéité de joins de portes, de fenêtres, mouvements naturels de différences de masses d'air lors de l'allumage de chauffage etc... C'est là, la tache d'une équipe d'investigation et la démarche de recul et de discernement que nous conseillons aux témoins de tels phénomènes avant d'en conclure quoi que ce soit.

Une peur résiduelle existerait chez les témoins vis-à-vis de l'expérience paranormale qu'ils ont vécu ? Est-ce que tout cela pourrait avoir un impact psychologique sur eux par la suite ?

Marc Delouval : Bien sûr, une expérience paranormale ou vécue comme telle par un témoin peut être traumatisante selon son intensité et la durée.

Ce que l'ERPN appelle singulièrement ''la peur résiduelle'' signifie que le témoin d'une telle expérience, même si elle s'est terminée, conserve la crainte que cela puisse recommencer ou le suive dans son quotidien. Et de ce fait, cela va altérer tout son discernement vis-à-vis de phénomènes anodins et amplifier ces phénomènes pour penser qu'ils puissent avoir une origine paranormale.

C'est un des facteurs de la hantise psychologique que nous expliquions précédemment. Il n'est pas toujours aisé de reprendre une vie paisible dans certains cas.

Nous conseillons de rencontrer un psychologue pour se débarrasser de certaines angoisses persistantes. Ces derniers s'avèrent une aide précieuse pour se donner les moyens de surmonter ses peurs et se réapproprier de nouveau son logement. Compter sur des amis et la famille est aussi très important.  Cela permet de conserver un certain recul sur ces phénomènes.

Nous avons un principe élémentaire très simple à conseiller aux gens dans ces cas- là :  « Plus il y a de joie et de bonheur dans une maison, moins il y a de chances pour qu'elle soit hantée ! »

Il est important pour surmonter toutes ces choses, de se donner les moyens pour retrouver une certaine confiance en soi et un climat plus sain.

Vous êtes témoins de phénomènes étranges chez vous... Vous pensez que votre maison est hantée... Contactez l'ERPN (Équipe de Recherche Paranormal du Nord) au 09 77 19 53 75.

Fantômes et lieux hantés sur besoindesavoir.com

Crédits©ERPN.Jaroslaw Grudzinski

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