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Publié le 23/11/2011

Hélène Arroyo-Rennequin et Réjane Judon-Prin - Deux médiums sur la même « Voix »

Hélène Arroyo-Rennequin et Réjane Judon-Prin - Deux médiums sur la même « Voix »

Elles ont emprunté des routes différentes mais l’empathie, l’amour d’autrui, et leurs facultés psychiques extraordinaires les ont réunies sur un même chemin de vie.

Hélène Arroyo-Rennequin, voyante et magnétiseuse, est liée pour l’éternité à Réjane Judon-Prin, voyante et medium.

Ces deux femmes se sont rencontrées en 1998. Depuis elles sont reliées par un fil invisible, brillant de compréhension et d’amitié.

Hélène, qui a suivi durant sa jeunesse les enseignements du parapsychologue Raymond Réant, apaise les souffrances, éclaires les âmes. Réjane délivre les messages d’amour de l’Au-delà, et met du sens sur les existences.

L’une n’avance plus sans l’autre. Ces deux âmes sœurs, ont au fond du cœur, ce merveilleux amour pour autrui. Leurs facultés extrasensorielles sont des cadeaux du ciel. Jour après jour, elles mettent un point d’orgue à les mettre au service de leurs semblables, dans le respect et la vérité.

Dans le livre « Trajets de vie », les deux amies lèvent le voile sur leur vie aux frontières du réel. Derrière les mots, chacune d’entre elles, murmure « Merci » à son âme sœur.

Trajets de Vie, l'histoire d'une rencontre

Réjane Judon-Prin : Cette rencontre s’est faite à la fin des années 90, par l'intermédiaire de mon mari. À l'époque, il effectuait des livraisons pour un antiquaire; Hélène avait commandé un meuble. Ils ont sympathisé. Nous avons fait connaissance… Une amitié est née.

Quand je l’ai vue pour la première fois, je me suis rendue compte que je la connaissais déjà. Je lui ai dit !

Dix ans plus tôt, j'avais eu un flash sur cette rencontre avec Hélène.  Mes guides m'avaient confié que nos vies s'en trouveraient bouleversées, que nous mènerions des projets ensemble... La vie leur a donné raison.

Notre amitié s'est renforcée au fil du temps, nous nous racontions nos vies, nous évoquions nos perceptions... C’est formidable de pouvoir parler avec quelqu'un de sujets si délicats. Imaginez ! Comment dire aux communs des mortels : « Je suis medium et voyante, je parle avec les morts » ?

Ma médiumnité s’est révélée dans les années 80 mais ce n’est qu’à l'issue de cette rencontre, en 1998, que j’ai commencé à donner des consultations.

Quand Hélène a envisagé ce projet d’écriture, elle voulait absolument que nous partagions l'aventure ensemble.  Nos vies se conjuguent au même temps.  Nous sommes complémentaires. Cet accord parfait nous permet d’avancer toujours plus loin, chacune dans notre domaine.

Vous êtes issue d’une famille de mediums, voyants, guérisseurs…

Réjane Judon-Prin : Durant mon enfance, j’avais des flashs, mais je n’y prêtais pas attention. Cela ne m’intéressait pas.

Et puis, ma mère, qui était medium (non professionnelle) n’abordait la question.  Elle ne l’a fait que le jour où mon frère a vu notre arrière-grand-père défunt. J’ai aussi compris à ce moment-là que je n’étais pas tout à fait comme les autres. 

Mon grand-père était lui aussi voyant. il vivait au Maroc où il avait une clientèle assez importante.

Trente ans : le tournant

Vous avez accepté  vos facultés, après la naissance de vos enfants. Comment êtes-vous entrée dans cette seconde partie de vie ?

Réjane Judon-Prin : Jusqu’à mes trente ans, je me suis contentée de constater certains phénomènes sans chercher à les expliquer. Mes priorités étaient d'une toute autre nature, j’étais dans le tourbillon du quotidien... Maman d’enfants en bas âge, je travaillais.

Si je percevais une odeur d’œillets, alors qu’il n’y avait pas cette plante chez moi, je ne me posais pas de questions. Aujourd’hui, je sais que ce parfum révèle la présence de ma maman défunte.

Aujourd'hui, quand je me trouve au milieu de la foule, je vois autant de vivants que d'esprits défunts. Du reste, certains d'entre-eux peuvent prendre l'apparence des vivants. 

En fait, quand nous nous fermons l’esprit, nous ne sommes pas assaillis par ces communications entre ciel et terre. Nous ne nous rendons pas compte que nous vivons des contacts avec l’au-delà.

A l'issue d'un contact très fort avec mon beau-père, décédé peu de temps avant. J’ai compris que je venais d'ouvrir une porte. Du haut de mes trentes ans, ce fut une vraie révélation. 

Les phénomènes ont alors pris de plus en plus d'ampleur.  Je n’avais pas appris à me protéger. Les esprits, en grand nombre, se pressaient autour de moi... Le matin, je prenais le métro pour aller travailler, et je les voyais là, en face de moi. Certains insistaient pour que je transmette des messages aux voyageurs.  Vous vous voyez dans le métro, en train de dire à votre voisin, « il y a un mort à côté de vous qui veut vous dire qu’il va bien ! »

Je me sentais souvent dans l’incapacité de gérer. Cette période a duré environ six mois. J’en ai parlé à ma mère qui m’a appris à suivre quelques règles. Afin de vivre ma vie sans être « happée », au quotidien, elle m’a ainsi conseillé d’être autoritaire et de me mettre d’accord avec les esprits, comme nous pouvons le faire naturellement entre vivants. Autrement dit, j'acceptais d'être un relais, mais seulement sous certaines conditions.  Il m'a fallu une certaine force de caractère ! 

Tout s’est mis en place, dans la compréhension. Il faut savoir faire la part des choses, sinon un medium ne peut pas vivre sa propre existence.

Des expérieces et des talents distincts mais un même respect de l'autre, Hélène Arroyo-Rennequin & Réjane Judon-Prin, auteurs du livre « Trajets de vie », publié en 2011 aux éditions CREMP

Depuis « cette mise au point », comment les esprits se manifestent-ils à vous ?

Réjane Judon-Prin :  Au travers d'une véritable apparence physique, c'est le cas généralement de ceux qui ont déjà bien évolué dans l’Au-delà; D'autres sous une forme nébuleuse... Parfois, les esprits ne peuvent pas se matérialiser, ils signifient alors leur présence au travers d'une odeur ou bien d'une chanson. Souvent, je les entends simplement, avec leur voix, leur intonation, leur accent.

Pour se manifester, l’esprit a besoin d’une pile, d’une batterie : c’est le medium. Après une connexion, le médium - se décharge. La fatigue l’envahit.

À mes débuts, Il m’est arrivé de vivre des phénomènes d'incorporations d'entité; Je les refuse désormais.

Que vous disent les esprits, quels sont leurs messages ? 

Réjane Judon-Prin : L'amour est toujours le fil d’Ariane des contacts avec l’au-delà. Les défunts cherchent avant tout à réconforter leur famille. Ils expliquent leur état : « Je suis mort, mais je suis toujours là, je vais bien ». D’autres prônent la réconciliation au sein de leur famille…

Certains messages revêtent une importance toute particulière. Dans le livre « Trajets de vie », je raconte notamment une anecdote assez troublante : La scène se déroule dans le métro, un homme défunt me demande de dire à sa femme, assise en face de moi, qu’il lui a laissé une assurance-vie et qu’elle doit la chercher. Je me suis arrangée pour le faire comprendre à cette femme.

Vous savez, je suis toujours choquée lorsque dans certains films, les esprits veulent du mal aux vivants... Il existe, certes, des esprits farceurs (un portefeuille que vous posez sur une table et qui disparaît en est l'exemple type); Rien de dramatique dans ce genre de phénomène, c’est comme un jeu d’enfant.

Les défunts souhaitent nous aider à comprendre le vrai sens de l’existence; Ils nous donnent des leçons de vie. Vivre au contact de l’au-delà, change notre vision de la Vie.

Ils m’ont appris quelque chose d’essentiel : l’écoute d’autrui. Grâce à leurs conseils, nous allons plus à l’essentiel.  Je dis souvent que les esprits des défunts aimeraient ouvrir les yeux des vivants. Ils nous apprennent à VOIR les êtres.

Réjane, comment se déroule une consultation avec vous ?

Réjane Judon-Prin : Je consulte chez moi, à Chatillon Coligny (45).  Ce n’est pas ma profession. J'aide les gens autour de moi, mais je ne prends pas de nouveau consultant.

Quand une personne veut établir par un contact avec un défunt, je lui explique que je ne peux forcer cet échange. L’esprit décide. Même s’il est là, à côté de nous, un esprit est en droit de ne pas parler, de ne pas répondre !

Je peux travailler avec une photo, mais je n’en ai pas spécialement besoin.

Quand un consultant vient me voir, il est très souvent accompagné… des esprits de ses défunts ! Nous avons tous des esprits autour de nous. Nous sommes rarement seuls. Nos guides, nos anges gardiens, nos êtres chers disparus… Ils sont tous là.

Je remarque souvent que les consultants, souhaitent obtenir des réponses sur certains sujets, mais  n’osent pas toujours formuler leurs demandes. Il faut le savoir, ce sont les esprits qui parlent, qui dirigent la conversation. Les défunts, de toute manière, connaissent, avant le démarrage de la consultation, les pensées intimes de leurs proches qui sont en face de moi.

Le consultant n’a pas besoin de poser des questions.  Les esprits ont déjà les réponses !

Vous parlez souvent de vos guides. Qui sont-ils ?

Réjane Judon-Prin : Nos guides changent au fil de notre existence. Mon premier guide fut un enfant de 15 ans. J’en ai parlé à ma mère, car je ne le « connaissais » pas. Elle l’a reconnu, elle a vite compris qu’il s’agissait de l’un de mes oncles, décédé jeune dans un accident de bicyclette.

Ce guide est toujours présent dans ma vie.  Il aide les esprits des défunts qui ne sont pas assez évolués, à entrer en connexion avec notre plan vibratoire. Lors d’une consultation de médiumnité et de voyance, mes guides sont toujours là. Actuellement, mon guide principal est une femme. 

Je sais que mon amie Hélène a eu pendant un moment, un guide que je connaissais bien puisqu’il s’agissait de ma maman.

Être medium, est-ce évident au quotidien ?

Réjane Judon-Prin : Je suis parfois plus gênée par la voyance que par la médiumnité. Des esprits veulent communiquer avec moi …Où est le problème ?

En voyance, lorsque nous avons des flashs importants voire graves, sur des personnes, nous sommes souvent mal à l’aise. Fort logiquement, c'est plus lourd à porter et plus difficile à vivre.

Un jour alors qu'elle faisait son marché, ma mère s’est arrêtée devant une dame qu’elle ne connaissait pas, afin de la prévenir d'un risque qu'elle encourait : « Madame, s’il vous plaît, ne prenez surtout pas l’avion ce soir ! » Évidemment, cette femme fut surprise mais resta sur ses gardes.

 Elle devait bien prendre un avion le jour même…

Quelques semaines après, cette dame a de nouveau croisé ma mère au marché et s'est empressée de lui dire : « Madame, vous m’avez sauvé la vie. L'avion que je devais prendre s’est écrasé, j’ai tout fait pour arriver en retard avec ma famille à l’aéroport »… Tout cela pour vous dire que la voyance, lorsqu’elle n’est pas sollicitée, est parfois moins facile à assumer.

Mais si je fais la synthèse de toutes ces perceptions, je le dis haut et fort : « Ma vie m’apprend beaucoup ». Je prends mon destin, comme un cadeau du ciel. Avec ces échanges entre terre et ciel, je touche, chaque jour, cette part d’éternité qui est en nous. Cela me procure une vraie paix intérieure.  C’est magnifique !

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Livre « Trajets de vie » de Hélène Arroyo-Rennequin, Réjane Judon-Prin, Éditions CREMP. Commande en ligne sur le site Web Trajets de Vie

Crédits©CREMP 2011

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