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Publié le 12/05/2011

Henri Dalsheim - 242 versets traduits, 450 ans d'Histoire... Nostradamus, la Trilogie d'hier à demain

Henri Dalsheim -  242 versets traduits, 450 ans d'Histoire... Nostradamus, la Trilogie  d'hier à demain

Nostradamus a fait couler beaucoup d’encre, depuis sa disparition en 1566. Ses prophéties ont été étudiées à la loupe, décortiquées, traduites et interprétées selon mille et une méthodes … 

Et le mystère reste toujours entier !

Henri Dalsheim, un physicien patenté - qui a notamment travaillé au sein du Commissariat à l’Energie Atomique - est un homme de raison, qui ne se laisse pas influencer par les émotions. L’homme s’est toujours interrogé sur « le cas Nostradamus ».  Depuis un quart de siècle, il réserve son temps libre, à l’étude des textes originaux du grand prophète.

D’abord amusé et réservé, il est devenu, au fil du temps, intrigué et captivé par les subtilités du grand homme. Avec la rigueur du scientifique, Henri Dalsheim qui utilise un pseudonyme –science et paranormal ne font pas bon ménage- annonce aujourd’hui avoir trouvé les bonnes clés pour ouvrir les quatrains verrouillés de Nostradamus.

Dans son livre, « L’histoire était déjà écrite, Nostradamus face au rationalisme », l’auteur démontre que le processus utilisé par le prophète, pour voiler son œuvre, n’a aucune essence ésotérique. Nostradamus aurait simplement caché ses pensées, grâce à plusieurs niveaux de cryptage.

Preuve à l’appui, Henri Dalsheim propose, via sa méthode, la traduction de 242 versets, qui prédisaient des faits historiques majeurs couvrant une période de 450 ans. Le résultat est surprenant.

Rencontre avec Henri Dalsheim qui veut mettre sa découverte au grand jour.

Vous êtes un scientifique de haut niveau, spécialisé dans le domaine de l’instrumentation nucléaire. Qu’est-ce qui a conduit à vous intéresser aux prophéties de Nostradamus ?

Henri Dalsheim : Dans mon milieu professionnel, l’inspiration prophétique n’existe pas. L’astrologie n’a jamais été démontrée. Les scientifiques n’attribuent aucune valeur à l’œuvre de Nostradamus. Il y a une vingtaine d’années, croyez-moi j’étais du même avis… (sourires)

Mais je me suis dit « quand même, il y a des détails troublants » !

Par exemple, j’étais interpellé par des noms de villes dont Nostradamus parle dans son texte, alors qu’elles n’ont été créées que plusieurs siècles après sa mort. On peut citer « Lorient », « Bourg-la Reine »… Ceci a attisé ma curiosité. J’ai voulu regarder d’un peu plus près ce qu’il en était.

Pendant 25 ans, j’ai lu avec minutie les œuvres originales de Nostradamus. J’ai pris des notes, j’ai décortiqué ses écrits, et j’en ai tiré des conclusions novatrices.

Je précise que je n’ai guère lu la littérature existante et souvent décevante sur le sujet, afin de ne pas me laisser influencer.  J’ai travaillé avec la rigueur scientifique qui me caractérise.

Cette plongée en terre de Nostradamus était mon loisir, mon passe-temps, secret. Je n’en parlais pas, car j’ai évolué dans un milieu –l’énergie atomique- qui n’est pas du tout réceptif à ce genre de sujet… Encore aujourd’hui, je suis toujours liée à cet environnement professionnel, c’est pourquoi j’ai publié ce livre sous un pseudonyme.

Vous expliquez que Nostradamus a voilé et crypté son texte ? Quels procédés aurait-il utilisé ?

Henri Dalsheim : J’ai lu et relu les textes originaux de Nostradamus. Je me suis concentré sur les textes édités par Pierre Rigaud, en 1558, et 1566, dont la préface dédiée à son fils aîné César et la dédicace à un certain Roi Henri.

J’ai fait des allers-retours, ce fut un travail de longue haleine, un travail d’itération. Et puis j’ai trouvé la solution : Nostradamus avait utilisé un procédé de cryptage à deux niveaux. Je suis le seul à avoir mis en lumière cette technique, qui n’a rien de magique ou d’irrationnelle !

Il « voilait » et « rabotait » ses phrases.

Pour résumer, Nostradamus a construit deux paliers distincts pour crypter son texte originel. Au premier niveau (« voilage ») les mots ont souvent un sens autre que leur signification première.  Certains mots sont « symboliques » (ils découlent parfois de l’astrologie), d’autres ont été inventés de toutes pièces et ils sont donc « codés ». La signification de ces mots est généralisée à l’ensemble de l’œuvre.

Au deuxième niveau (« rabotage »), Nostradamus a purement et simplement soustrait des mots.
Je m’explique : il a écrit des phrases et il a supprimé des petits morceaux, ici et là. Ceci donne une impression de textes démembrés, incompréhensibles.

J’ai mis plus de vingt ans, pour parfaire ma découverte.  C’est en superposant les événements historiques, au canevas des prophéties, que j’ai pu faire le joint.

Le décryptage est un long processus d’itération et de mûrissement. J’ai compris son système. Mais je ne suis pas arrivé à tout trouver.  À travers mon livre, je donne les clés.  Certains pourront sans doute aller plus loin, par la suite.

Extrait : « Décrypter, revient donc à reconstituer, autant que faire se peut, le texte que Nostradamus avait imaginé mentalement avant de le crypter. Cette reconstitution va bien au-delà de la simple explication de texte. Concernant plus particulièrement les mots codés et le vocabulaire symbolique, on constate que leur signification a été minutieusement unifiée sur l’ensemble des textes prophétiques… »

'' L’histoire était déjà écrite, Nostradamus face au rationalisme '' de Henri Dalsheim aux éditions Jérôme Do Bentzinger (Mars 2011) 

Pour quelles raisons Nostradamus aurait-il voilé et caché son texte ? Voulait-il que son texte soit ésotérique, c’est-à-dire réservé à des initiés ?

Henri Dalsheim : Pour comprendre Nostradamus, il faut s’imprégner de la culture de son époque, afin de bien distinguer ce qui relève de la façon de s’exprimer d’alors, de ce qui est dû au cryptage.

Dans « La Lettre à César », Nostramadus explique pourquoi il a « voilé » son texte. Il craignait la vindicte de l’Église. Le fait qu’il soit « voyant » pouvait lui causer beaucoup de torts. Il craignait que l’on détruise son œuvre, que l’on s’en prenne à lui.

Mais il y a une raison beaucoup plus profonde, en filigrane.  D’ailleurs, Nostradamus l’a lui-même écrit dans « La Lettre à Henri » : le sens de ses prophéties ne pourrait être connu que plusieurs siècles après sa disparition.

Le temps est venu

On a donc mis plus de 400 ans pour « comprendre quelque chose » à l’œuvre de Nostradamus. Traduire le vieux français en français d’aujourd’hui sans tenir compte de la signification cryptée des mots était voué à l’échec. Mais tous les efforts, et même les échecs, n’ont pas été vains.

Ce n’est pas un hasard si nous commençons seulement aujourd’hui à comprendre. Il fallait que l’exégète dispose préalablement d’un échantillon suffisamment important de faits historiques à juxtaposer au canevas du texte nostradamien, pour pouvoir établir le lien et remonter au principe du procédé de cryptage !

L’Histoire se devait de faire son chemin.

Curieusement, Nostradamus insiste, à travers ses prophéties, sur une époque charnière : le début du IIIe millénaire. Ces temps seront, selon le prophète, marqués par des événements très graves.

Les quatrains peuvent délivrer aujourd’hui leurs messages.  L’heure semble être venue. Nous sommes autorisés, semble-t-il, à savoir…

Votre livre est le premier volume d’une trilogie. Il est dédié aux prophéties confirmées par l’histoire...

Henri Dalsheim : Oui, dans ce premier livre, j’ai reconstitué, sinon au mot près, du moins dans sa substance, le texte que Nostradamus avait construit mentalement avant de le crypter. Je me suis penché sur 242 versets, qui annoncent avec une justesse étonnante des événements historiques marquants comme la mort d’Henri II, la Révolution française, les deux guerres mondiales, la guerre du Kosovo…

J’ai réussi à entrer dans le processus de décryptage en travaillant sur l’ensemble de l’œuvre de Nostradamus, car tout se tient ; on ne peut pas interpréter un quatrain pris isolément.

J’ai commencé par le passé et les faits historiques annoncés par Nostradamus. Il est vraiment troublant de constater que ses révélations se sont réalisées au fil des siècles. Le scientifique que je suis, reste somme toute, perplexe…

Extrait : La Catastrophe de Tchernobyl

Quatrain IV, 67
« Lors que Saturne et Mars esgaux combust,
L’air fort seiché longue trajection :
Par feux secrets, d’ardeur grand lieu adust,
Peu pluye, vent chaut, guerres, incursions »

Traduction d’Henri Dalsheim : « L’année 1986, où Saturne et Mars seront en conjonction, ainsi qu’avec la comète de Halley, on verra un grand feu et l’air sera fortement contaminé par des radioéléments qui parcourront un long trajet à travers l’Europe. La pollution radioactive, tenue secrète, proviendra du cœur incandescent d’un réacteur d’un haut lieu du « feu » nucléaire, Tchernobyl (26/04/1986). Il y aura peu de pluie pour laver l’air de ses polluants radioactifs, si bien que le vent les emportera au loin. Peu avant (15/04/1986), il y aura un acte de guerre par l’incursion de dix-huit avions F 111 américains sur le territoire libyen, en représailles de l’attentat de Berlin contre des soldats américains »

(seiché = radioactif, car chaud, dans le jargon des professionnels du nucléaire, signifie radioactif)
(combust = tient lieu de « flambeau ardent » = comète) 

Vous allez publier deux autres volumes, l’un sera dédié aux lettres prophétiques, l’autre aux prophéties pour les temps à venir…parmi ces dernières, avez-vous réalisé des découvertes majeures ?

Henri Dalsheim : Le second volume sera dédié aux lettres prophétiques : « La Lettre à Henri » et « la Lettre à César ».

La première réunit l’ensemble des prophéties dans les grandes lignes. Ces dernières nous révèlent notamment qu’elles sont limitées par une date butoir, qui correspondrait à la grande conflagration à venir…

La Lettre à César nous apprend que les prophéties sont restreintes géographiquement à l’Europe, à l’Afrique et à une partie de l’Asie. Il est donc inutile de chercher un quelconque verset sur la destruction de New-York !

Les événements à venir

Enfin le dernier volume de cette trilogie, concernera les prophéties pour les temps futurs.

Le décryptage de ces versets nous laisse penser que Nostradamus « voyait » un immense conflit mondial se profiler à l’horizon, au cours du troisième millénaire débutant.

Cette guerre opposerait l’Occident au monde musulman. L’Europe sera envahie.

Nostradamus parle aussi des Russes (il resterait des racines de l’époque soviétique, prêtes à se réveiller) qui en profiteront pour en découdre avec l’Ouest…

J’espère que tout ceci ne se produira pas, mais je m’interroge… Nostradamus voulait que ses quatrains soient compris par tous, à l’aube de ces événements terribles. Je crois comprendre que nous sommes dans les temps qu’il décrit…

Si ma méthode de traduction est la bonne - et je le pense en toute humilité, même si mon travail ne constitue qu’une première étape - alors son œuvre prophétique devrait être bientôt lisible et comprise. La question que je me pose, maintenant, est la suivante : « Nostradamus voulait-il nous avertir et, si oui, pourquoi ? »

J’aimerais beaucoup voir, si ces prédictions vont se réaliser.  En même temps, elles semblent si horribles, qu’en tant qu’homme, je n’y tiens pas trop…

Livre : '' L’histoire était déjà écrite, Nostradamus face au rationalisme '', Jérôme Do Bentzinger Éditeur.

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Crédits photos©Zven0.Giordano Aita-Jérôme Do Bentzinger éditions

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