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Publié le 11/04/2011

Brice Karel - L’autre visage du « médium des stars »

Brice Karel - L’autre visage du « médium des stars »

On dit de lui qu’il est « le médium des stars ». Qu’il soit à Paris, Marrakech ou à Lyon, où il donne ses consultations, Brice Karel n’en finit pas d’attirer la lumière, les compliments et les projecteurs.

TF1 lui a d’ailleurs consacré un reportage, le 26 février dernier, dans l’émission « 50 minutes inside ».

Face à cette agitation médiatique, l’homme reste concentré, et parfois circonspect. Brice Karel sait d’où il vient. Dans son rétroviseur, il ne cesse de regarder s’éloigner son enfance, marquée par des maladies très graves, des violences sexuelles innommables.

Les cicatrices sont toujours là, il n’oublie pas. Il sait ce qu’il doit à ces belles personnes qui lui ont donné la main, qui l’ont aidé à prendre un autre chemin. Brice Karel ne veut regarder qu’en direction de la lumière.

Dans ses nombreuses vies, il a été acteur. De cette époque, il garde en mémoire ces merveilleuses rencontres « d’âme à âme » : Annie Girardot, Philippe Léotard, Pierre Clementi, ou dans un autre répertoire, François Mitterrand ont marqué son cœur, avec bonheur.

Aujourd’hui, à la quarantaine passée, Brice Karel, homme d’amour à la foi inébranlable, met ses facultés extrasensorielles extraordinaires, au service de tous ses semblables, connus ou anonymes.

Son sixième sens l’a toujours protégé. Alors, il l’offre avec talent et générosité à ses semblables, loin des faux semblants réducteurs et trompeurs.

besoindesavoir.com a eu le privilège de s’entretenir avec Brice Karel, qui préfère se dévoiler avec parcimonie, dans l’ombre et la justesse.

Votre enfance a été marquée par la souffrance physique et morale. Votre don de médium est-il né lors de cette période sombre ?

Brice Karel : Enfant, j’ai été très malade. Atteint de la maladie bleue d’Ebstein (malformation cardiaque grave), j’ai été opéré à cœur ouvert. Plus tard, j’ai subi une intervention chirurgicale au niveau de la tête. Puis cela n’a pas arrêté, on m’a installé une pile au cœur… J’ai grandi dans un environnement très médicalisé.

En parallèle à ces souffrances physiques, j’ai été un petit garçon violé par un homme de mon entourage proche. J’avais l’impression de me faire crucifier à chaque fois. Les mots ne peuvent traduire une telle douleur… Les services sociaux m’ont extrait de cet environnement sordide. Ils m’ont sauvé la vie.

Après, j’ai évolué dans un milieu protégé et toujours fortement médicalisé. Je suis un enfant de l’Etat. Je suis plein d’amour et de gratitude envers les représentants de l’État, qui m’ont offert une seconde chance.

La médiumnité se dresse en paravent contre la souffrance

Brice Karel : Pour en revenir à mes premières visions, elles remontent à l’âge de sept ans. À l’époque, j’avais déjà l’impression qu’elles me protégeaient contre ce déchaînement de souffrances, de traumatismes. Elles sont nées sur une terre de désolation.

Je me souviens d’une anecdote. Un jour, j’étais à l’école. D’un seul coup, j’ai fait sortir tous mes petits camarades hors de la classe, car je sentais une forte odeur de brûlé. J’ai même poussé une petite fille qui s’est blessée, tant j’étais pris par ma vision. Quelques jours plus tard, il y a eu le feu dans la salle…

À l’époque, on ne parlait pas beaucoup du paranormal. J’étais un enfant à part. Deux pédopsychiatres me suivaient de près. Mes intuitions, mes visions étaient déroutantes pour bon nombre de personnes. Moi-même, j’étais très étonné par ces flashs. Il m'est arrivé de me retrouver seul face à moi-même.

La religion a toujours été très présente dans votre vie. Comment s’est manifestée votre immense foi ? Que vous apporte cette dernière, au quotidien ?

Brice Karel : À l’âge de sept ans, j’ai été placé au foyer d’éducation du Prado, à Lyon. J’ai grandi dans la foi chrétienne. J’ai ressenti la présence de Dieu. C’était une sorte de sécurité, de certitude, de bien-être. Je me suis nourri de cette éducation religieuse au sein de cette structure. J’étais fasciné par le Christ et j’éprouvais déjà un amour infini pour la Vierge. La Vierge Marie était ma mère. Mon père, c’était la rue

Je peux dire que je me suis reconstruit dans ce milieu protégé. Et je me suis éveillé spirituellement. Peu à peu, j’ai réussi à pardonner à mon violeur, même si je ne comprends toujours pas comment on peut faire du mal à un enfant, à un être innocent…

J’étais dans la foi, à tel point que j’ai eu l’intention, durant un temps, de devenir prêtre.

Les éducateurs, les professeurs, qui se sont occupés de moi, ont été fabuleux, d’une grande écoute et d’une magnifique compréhension. Grâce à eux, j’ai recollé les morceaux qui, en moi, avaient volé en éclats. Je me suis trouvé. J’ai pris conscience d’une réalité : ma faculté de perception pouvait aider autrui. Ce sixième sens se traduisait par des flashs, sauvages, soudains et très précis.

J’ai commencé à l’offrir à ceux qui me le demandaient, à mes copains, à mes connaissances. Mais je n’ai jamais imaginé, un jour, en faire mon métier… et je n'en ferai jamais mon métier. Comprenez ainsi que je n'en vis pas et que je n'en vivrai jamais.

J’étais un gamin qui avait des rêves. L’envie de vivre, a grandi. Je voulais être pilote de ligne. J’ai réussi le concours national de l’école de Toulouse. Malheureusement, je n’ai pas été pris en raison de mes problèmes cardiaques… Quelle déception !

Alors, j’ai pris une autre route, qui elle aussi, me fascinait : celle qui conduisait au monde des acteurs. Je voulais faire du cinéma. Je suis monté à Paris. Une nouvelle vie m’attendait là-bas.

Jeune adulte, vous avez démarré une carrière artistique. Des rencontres importantes vous ont ouvert les portes de ce monde du spectacle et du cinéma. Racontez-nous….

Brice Karel : J’ai toujours eu envie de devenir acteur, peut-être pour pouvoir vivre plusieurs vies… Il y a eu des êtres importants qui m’ont aidé.

Bernard Lavilliers a été l’homme providentiel. Je l’ai rencontré adolescent. Il a été d’une grande bienveillance. Il m’a fait intégrer son école Joséphine B. à Paris. C’était les années 80.

Nous étions dans les coulisses du Casino de Paris puis dans celles de l’Olympia. Avec mes camarades, nous avons eu la chance d’avoir des professeurs exceptionnels comme Annie Girardot, Philippe Léotard, Nougaro…etc.

Il y a eu aussi Anémone qui est devenue ma marraine et une amie proche, l’acteur et le réalisateur Pierre Clementi, qui m’a tout appris du métier. J’ai rencontré, de fil en aiguille, des êtres éblouissants comme Dalida, Gainsbourg, Higelin, Jean Edern-Hallier…et bien d’autres.

Une autre famille

Brice Karel : Ils m'aidaient à m'accepter et à adopter ce don qu'ils ne comprenaient pas, … mais qu'ils trouvaient si extraordinaire. Je leur susurrais de temps à autre ce que je percevais...

Je me rappelle avoir prédit à Anémone et à Richard Bohringer, de façon très ludique, leur César pour le film « Le grand chemin ».

Ensuite, par la bouche à oreilles, on m’a demandé, ici et là. Gilbert Trigano, ancien patron du Club Med, que j'ai connu par l'intermédiaire de sa fille Lydie, a fait appel à moi.

François Mitterrand, a également voulu me rencontrer à la fin de sa vie. Dans ma vie, il m’a été offert, grâce à ce Don, de rencontrer des personnes excessivement brillantes, qui mariaient le visible à l’invisible, la philosophie à la vie. Monsieur le Président François Mitterrand était maître en cet art. Je lui dois, une certaine sérénité, je lui rends grâce pour ces échanges forts et précieux.

Ces belles âmes m’ont tant apporté, si vous saviez ! Loin des habits de lumière, du strass et des paillettes, elles m’ont éduqué, moi l’ancien petit gamin des rues, maltraité et malade. Elles m’ont appris les bonnes manières, et m’ont enseigné un savoir, une culture.

Je les porte tous dans mon cœur, pour toujours.

Brice Karel, auteur du livre ''Mon 7ème sens'' (aujourd'hui en rupture de stock) consulte en cabinet à Paris, Lyon et Marrakech, sur rdv au 04 78 05 37 32.

Une carrière d’acteur qui s’arrête

Brice Karel : J’ai passé des castings, décroché des seconds rôles. J’étais heureux et mon don m’a permis d’être à l’aise dans la vie. Il m’a servi à me faire aimer et accepter des autres. La médiumnité m’a toujours protégé, aidé.

Un jour, j’ai été retenu pour le premier rôle d’un film. Et là, flash-back ! Après ma visite médicale, le producteur m’a annoncé qu’il ne pouvait pas me prendre, car je ne pouvais pas être assuré sur ce film, en raison de mes problèmes cardiaques. Clap de fin. J’ai été très triste. Mon cœur malade m’empêchait d’embrasser mes rêves.

J’ai rebondi, comme à chaque fois. C’est l’instinct de vie.

J’ai abandonné le cinéma, et je suis allé travailler au Club Med, aux côtés de mon amie Lydie Trigano, sous la bénédiction de son père Gilbert Trigano, durant une dizaine d’années. Lydie Trigano dirigeait le Forum, le département culturel du Club Med. Avec son concours, nous avons mis en place une idée originale : le paranormal au club Med.

Nous voulions démystifier l'irrationnel en invitant les gens hors du commun, de l'époque, tels qu’Octave Sieber, M. Belline, surnommé « le prince des voyants » ou le mage Dessuart… Nous avons adapté ce concept dans tous les villages du Club. Je dois avouer que ce visage du paranormal me manque terriblement.

On dit que vous êtes « le médium des stars » alors que vous tenez à donner vos consultations à « tout le monde », en toute humilité. Comment se déroule une consultation avec Brice Karel ?

Brice Karel : Le terme de « médium des stars » me dérange. Je n’ai jamais aimé les effets de mode.

Je suis devenu « connu » grâce aux rencontres de ma vie : des acteurs, des hommes politiques, des chefs d’entreprise, satisfaits de nos différents échanges, qui ont parlé de moi à leurs connaissances et ainsi de suite…

L’énergie, l’harmonie circulent ainsi.

Un parcours hors du commun mis en mots

Brice Karel : J’ai aussi écrit un livre en 2007, « Mon 7e sens », dans lequel je déroule le fil de ma vie. Le titre de cet ouvrage – ce condensé de moi - évoque « mon 7e sens », c’est-à-dire « ma force spirituelle » qui m’a toujours protégé. Ce 7e sens a transformé le négatif en positif dans ma vie.

C’est un cadeau du ciel, qui m’a permis notamment de marcher sur le chemin du pardon. Le livre, qui est actuellement en rupture de stock, a attiré l’intérêt des médias.

Calme et méditation

Brice Karel : Vous savez, ne comptez pas sur moi pour briller en société. Je ne supporte pas la foule, le brouhaha… Je sais maîtriser mes perceptions mais, au bout d’un moment, quand il y a trop de monde, trop de bruit, je suis assailli par les visions, par les émotions. C’est trop lourd. J’ai besoin de repli.

Aujourd’hui, j’ai 44 ans, je pratique la médiumnité depuis 25 ans, mais je n’ai jamais centré ma vie sur mon don. J’ai toujours eu des métiers différents. Je suis actuellement en poste comme chargé de communication dans une société.

La médiumnité, je la pratique seulement quelques heures par jour. En moyenne, je ne donne jamais plus de trois consultations par jour. J’échange à Paris, à Lyon, à Marrakech (Maroc), et je l’espère, bientôt à. New York (ceci est une confidence…). Cela me permet d’être aux plus près de mes consultants, de me partager entre tous.

Détricoter une vie

Brice Karel : Lors d’un rendez-vous, je regarde le consultant, en silence. Je demande à la personne d’être la plus placide possible.

Puis viennent les flashs, sur le passé, le présent, le futur. Je note des phrases, des mots. Je n’utilise pas de support. Je ressens les points de faiblesse, les choses cachées. J’invite à la remise en question. Je suis animé par une pensée positive. Nous sommes tous une parcelle de Dieu. Nous sommes animés par l’esprit sain. Grâce à mon sixième sens, je peux apporter un accompagnement à celle ou celui qui souhaite évoluer, se surpasser.

Finalement, je retrouve un peu la fonction du prêtre que je voulais porter, plus jeune : l’écoute, l’empathie, la compréhension… Toutes ces valeurs, ces énergies, coulent dans mes veines.

Je ne cherche qu’à donner de l’amour aux autres. La médiumnité est, en ce sens, un formidable outil d’aide et de partage.

Quel est votre quotidien. Quels sont vos rêves ?

Brice Karel : Je travaille, je donne mes consultations où l'on me demande, tout en suivant des règles de vie. Je viens d’arrêter pour un temps les consultations par internet, car je ne peux donner le meilleur de moi-même, si je multiplie les rendez-vous.

Il me faut du temps pour rester en harmonie. Chaque jour, je consacre une heure à la méditation. La nuit, je dors peu, car je médite entre trois et quatre heures. J’ai besoin de cette parenthèse pour me relier à mon être intérieur. Il est important d’être soi-même et de le rester.

Des messages d’amour et de fraternité

Brice Karel : Mes objectifs, qui sont multiples, riment avec transmission et échanges. Je peux citer par exemple ce beau projet sur lequel je travaille actuellement : un album spirituel qui se nommera « Osmose ».

À travers ce CD, qui devrait sortir à la fin de l’année 2011, je vais transmettre et faire voyager mes perceptions extrasensorielles. Malik Adouane, compositeur international de talent (créateur de « Shaft » sur « Buddha Bar by Claude Challe ») mettra en musique cet élan d’amour universel.

Autre dossier qui me porte et qui m’enchante : je suis en train de restaurer une bâtisse du XVIIIe siècle, à Chaley, dans le département de l’Ain. Ce lieu permet d’organiser des séminaires, des conférences, avec des médecins, des chamans, en somme des personnes ayant une vraie philosophie de vie, de tous horizons, de toutes cultures et de tous pays. Le retour à soi est le fil d’Ariane de ces disciplines.

En matière de « rêve », j’’aimerais créer un jour une fondation dédiée aux enfants maltraités. Dans ce lieu, que j’imagine lumineux, propice à la connaissance et à la compréhension de l’esprit humain, je remplirais, je crois, une mission.

Des êtres fantastiques, des guides, m’ont sauvé la vie. Je voudrais transmettre ce que l’on m’a donné. Ce serait le bonheur de ma vie !

Brice Karel consulte et favorise les échanges pour les personnes qui veulent faire un tour d'horizon aussi bien sur l'aspect personnel que professionnel, en cabinet à Paris, Lyon et Marrakech, et par téléphone sur rendez-vous au 04 78 05 37 32. Renseignements sur les conférences et les séminaires, sur le site internet de Brice Karel, et par téléphone.

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Crédits photos©Brice Karel.

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