Publié le 15/03/2011
Maria Linda - La médiumnité chevillée au corps
Maria Linda, remonte, au fil des mots, le fleuve de son étrange histoire. Celle d’une petite fille marquée au fer rouge par le sceau de la médiumnité, devenue une jeune femme à fleur de peau, reliée à l’invisible, par un amour inaltérable. Un brin mystique, hypersensible, Maria Linda a tenté d’échapper tant bien que mal à ses facultés envahissantes.
Elle a finalement baissé les armes, elle a accepté sa mission avec humilité et dignité. Cette femme bouillonnante est un médium à part. Elle vit, elle ressent les êtres et les événements avec une intensité absolue. Son corps, secoué par les soubresauts du ciel et de la terre, a plus d’une fois failli la lâcher. Son regard sombre, qui passe du rire aux larmes, de la joie à la souffrance, laisse pourtant deviner une résistance à toute épreuve, une foi inébranlable.
Rencontre avec une femme troublante.
Vous venez d’écrire votre premier livre dans lequel vous vous mettez à nu avec une sincérité désarmante. Pourquoi avez-vous éprouvé le besoin de vous livrer ainsi, à seulement 30 ans ?
Maria Linda : Je suis installée comme médium depuis quelques années déjà, et mes consultants commençaient à me poser des questions sur mon parcours, sur ma vie.
J’estime qu’il était de mon devoir de me présenter à ces personnes qui viennent me demander de l’aide pour communiquer avec leurs défunts. C’est une forme de politesse, de respect, de retour à l’équilibre. Et puis il y a une autre raison de taille : j’ai voulu me décharger d’un poids.
J’ai mené une sorte de « double vie » pendant si longtemps ! J’ai caché ma médiumnité à de nombreux proches, qui, aujourd’hui, sont encore abasourdis par mes révélations…
Je suis une personne entière. J’ai choisi la carte de la sincérité, je reconnais que cela peut heurter certains, mais tant pis ! Je me sens dépouillée, c’est un grand soulagement. J’assume complètement ce que j’ai écrit. Je précise que mes guides de l’invisible m’ont aidée à rédiger cet ouvrage.
Je suis quelqu’un qui dérange
Maria Linda : J’ai voulu tout raconter : la médiumnité qui s’est emparée de moi dès l’enfance sans crier gare, ma foi infinie, mes relations privilégiées avec mes guides et les saints, les trahisons et les agressions que j’ai vécues, les messages poignants des défunts….
À travers ce récit difficile, j’ai voulu faire retentir un message : malgré les difficultés de la vie, gardons espoir : la vie ne s’arrête pas après la mort. Bien au contraire, elle continue et l’amour ne cesse jamais !
Je ne recherche aucune reconnaissance dans mon travail. Je me bats pour mes convictions.
Vos facultés extrasensorielles sont indissociables d’une certaine souffrance physique. Vous semblez être quelqu’un de mystique. Craignez-vous un jour de vous mettre en danger ?
Maria Linda : J’ai toujours été d’une grande dévotion. Je suis issue d’une famille croate où la religion a toujours été très importante. Depuis toute petite, je suis sensible aux saints, j’ai foi en la Vierge Marie et en Jésus…. Je prie énormément et je suis une grande contemplative.
J’ai même hésité à devenir carmélite durant mon adolescence ! Je suis altruiste, j’ai besoin d’aller vers les autres. Je suis très sensible à la détresse humaine. Maman de trois enfants, je soutiens de tout cœur la cause des jeunes.
Souffrance du corps et de l’âme
Maria Linda : Je suis dans l’empathie, et, en parallèle, j’ai une grande capacité à ressentir la douleur physique. Depuis toujours, je revis dans ma chair, les événements qui ont conduit au départ des défunts. Je peux ressentir par exemple l’agonie de quelqu’un qui est en train de mourir.
C’est terrible. J’ai l’impression que les esprits de l’au-delà, puisent dans mon corps physique, afin de faire passer leurs messages. Les manifestations que je reçois sont toujours très violentes, très éprouvantes. Je n’arrive pas à les gérer.
Est-ce que ceci est lié à ma médiumnité ? ou à mon système endocrinien ? Ma foi est-elle à l’origine de ces douleurs ? Je n’en sais rien… Je constate que, malgré les années, cela continue… Cette souffrance me dépasse. Vous savez, j’ai tendance à tourner en plaisanterie mes histoires, mais elles sont très graves.
J’ai vécu, il y a peu, une expérience d’agonie au cours de laquelle j’ai eu l’impression que l’on m’arrachait le cœur. J’ai demandé à mon mari de m’emmener d’urgence à l’hôpital, j’ai cru mourir, c’était atrocement douloureux. Évidemment, les médecins n’ont rien trouvé.
Je ne sais pas où tout cela va me conduire à l’avenir, mais c’est vrai, je m’inquiète pour ma santé physique. Mon corps s’épuise. Ces expériences se déroulent par phase. On peut m’envoyer quelque chose de lourd à supporter physiquement et moralement, et puis je vais être tranquille durant trois semaines, le temps de me remettre sur pied. Et cela recommence…
Il y a toujours quelque chose à puiser chez le médium. Je suppose que les défunts savent avec quel dosage, ils peuvent nous utiliser…
Ma vie de famille me permet tout de même de garder une sorte d’équilibre. Le sport me permet de canaliser cette énergie qui me dépasse, de gérer mes souffrances. Je ne sais pas si je suis mystique, mais on m’a souvent fait cette remarque. Au sein de ma famille, originaire des Balkans, ce mot fait peur.


''Pourquoi moi ?'' publié en janvier 2011 aux éditions de Saint-Amans du médium Maria Linda est disponible à la vente sur le site amazon.com
Cette violence se manifeste dans quelles circonstances ?
Maria Linda : je suis souvent entraînée, malgré moi, dans des histoires dramatiques. Je ne suis pas « profiler », je ne suis pas Allison Dubois, je ne tape pas aux portes des commissariats pour donner des noms lors de cas de disparitions ! Mais il est vrai qu’il y a des policiers qui viennent me voir. Ils cherchent, par mon biais, des confirmations d’ information pour leurs enquêtes.
Je tiens à préciser que ceci représente un vrai danger pour ma vie privée, car je ne veux pas être impliquée dans ces histoires. C’est tellement violent !
Chaque cas est unique.
Maria Linda : Il y a des disparus qui viennent me voir pour me laisser des messages bouleversants pour leurs proches, que je ne connais pas.
Il y a des défunts très révoltés, et d’autres plus sereins. Certains esprits resteront proches de leurs bourreaux durant très longtemps, histoire de voir comment ces derniers vont se faire rattraper par la justice. D’autres sont plus détachés et cherchent juste à retrouver leur honneur. Dans ces cas, je revois, je revis ces scènes, physiquement et moralement. C’est éprouvant.
Je n’ai pas de maîtrise sur la souffrance comme je l’ai déjà dit. Mais j’ai l’intime conviction de pouvoir « supporter » ces vagues de douleur. On me donne peut-être ceci à vivre, car « ils » savent que je suis un rocher. Je me sens très courageuse, très forte dans la vie.
Vous savez, comme je le raconte dans mon livre, à 18 ans, j’ai vécu une Expérience de Mort Imminente (EMI). Ma vie aurait dû s’arrêter là. Donc je garde confiance malgré toutes ces souffrances que j’endure. Et puis, je suis bien placée pour comprendre ce qu’est le passage vers le monde invisible…
Vos guides du monde invisible semblent très présents dans votre quotidien...
Maria Linda : J’ai toujours énormément prié, et, je voudrais le dire aux lecteurs, j’ai toujours reçu des réponses. Nos demandes sont entendues et comprises. Je suis liée au ciel depuis l’enfance mais je n’ai pas l’impression d’être privilégiée. Nous avons tous des « protecteurs, mais nous n’en avons pas toujours conscience. Il faut être à l’écoute et ouvert.
Je parle beaucoup de « Jack » dans mon livre. Depuis toute petite, j’ai ce lien d’amour avec lui. Jack est l’esprit d’un ancien chanteur, il a toujours eu un caractère de soutien et d’aide dans ma vie privée. C’est quelqu’un que je n’ai pas connu dans mon périple terrestre et pourtant, il fait partie de ma vie de famille. C’est très fort. Nos guides ou protecteurs ne sont pas forcément des personnes que nous avons croisées sur terre.
J’invoque souvent les saints, comme Sainte Odile, Sainte Philomène ou Sainte Germaine. Je suis très attachée à eux et ils sont près de moi.
Nos guides nous aident au quotidien. Je relate, dans le livre, un épisode de ma vie, qui en dit long sur le sujet : en 2001, je vivais à Toulouse, et j’ai échappé à l’explosion d’AZF, grâce à l’intervention subtile de mes guides. Cela me fait penser au dernier film de Clint Eastwood, '' Au-delà '', où le petit garçon échappe à une explosion dans le métro grâce à l’aide de son jumeau défunt.
Après ce fait révélateur et crucial, j’ai pris pleinement conscience que j’étais entourée, aidée, par ces êtres de l’invisible. Je ne pouvais pas douter. J’ai l’intime conviction qu’il faut que je témoigne de ces réalités, de ces autres dimensions, qui nous dépassent.
Comment se déroulent vos consultations ?
Maria Linda : Je suis installée en Lorraine, à Metz, mais je travaille principalement à distance, par téléphone, en France et à l’étranger.
Je n’ai pas besoin de voir le visage du consultant pour établir une connexion avec l’au-delà. L’attente du consultant est extrêmement importante. Quand il se trouve face à moi, je l’avoue, cela peut me bloquer. Et puis quand je vois son physique, j’ai tendance à plonger dans son passé et ses vies antérieures. Il est plus difficile de se centrer sur les messages des défunts. Il est plus simple pour moi de tenir mes consultations par téléphone. Cela fonctionne très bien.
Un désir pur de communion
Maria Linda : Ce n’est pas le médium qui décide qu’untel va venir discuter aujourd’hui. L’esprit choisit toujours. Il faut être humble. Avant d’établir un dialogue, nos défunts étudient le médium sous toutes les coutures. Les esprits savent ce que vous avez au fond du cœur, rien ne leur échappe. Le médium doit être pur, honnête. Il faut que le courant passe. En général, les défunts m’aiment beaucoup (rires) !
Si le consultant est conduit par un désir de communion et d’amour pur et sincère, il peut recevoir des messages de ses proches, d’une portée unique.
Certains esprits ont la capacité de voir l’avenir pour nous. Ils me préviennent ainsi d’événements. Ils sont capables de faire des miracles dans notre vie.
Il y a des consultants que je refuse car soit ils n’ont pas l’ouverture suffisante pour cela, soit ils ne sont pas prêts… Et il y a ceux qui ont des intérêts purement matériels en tête…
J’entends les défunts avec mes oreilles physiques mais pas de manière permanente. J’utilise aussi des cartes, qui sont parfois un support aux messages. Comment vous dire ? : je vois l’âme de celui qui me parle. Je reçois des messages très ciblés, très importants. Les esprits vont à l’essentiel. C’est bouleversant. Je peux avoir entre six à huit interlocuteurs de l’invisible en même temps. Les discussions sont très animées, très prenantes. Les défunts sont, en général, ravis de pouvoir s’exprimer.
Qu’est ce que l’au- delà, selon vous ?
Maria Linda : J’ai envie de vous dire, c’est « ici et ailleurs ». C’est un présent infini. C’est là, devant nous mais nous ne pouvons y avoir accès, si nous ne changeons pas de dimension… La vie que nous menons ici, est pour ainsi dire, une illusion. Tous les messages que je reçois, convergent vers les mêmes phrases : « Je suis tellement bien. Même si je vous aime toujours, je n’ai pas envie de revenir ».
Les dates de mort et d’enterrement sont très importantes pour les défunts car elles signent le départ vers leur nouvelle vie. Ils ne cessent de répéter : « Cessez de pleurez mais chantez car la vraie vie est ici ! » Je profite de cette occasion pour aborder un sujet très sensible. Les médiums véhiculent souvent les messages : « Il est bien, il est parti, il est heureux », et tout ceci est entièrement vrai. Mais la personne qui est là, sur terre, en souffrance, donc, fragilisée, peut éprouver l’envie de rejoindre son cher disparu, étant donné que tout à l’air fantastique dans l’au-delà…
Je dis haut et fort : « Attention, chacun a son chemin à faire. L’être cher est parti mais vous, vous êtes toujours sur terre pour vivre votre existence. Chaque chose arrive au bon moment. Les sentiments restent toujours les mêmes. Il ne faut pas chercher à rejoindre l’autre avant l’heure. Nous nous retrouverons tous un jour, c’est certain, mais il faut respecter le temps de chacun ».
Vous êtes très attachée à la cause des jeunes. Vous êtes à leur écoute, qu’ils soient ici ou dans l’au-delà…
Maria Linda : J’ai un très bon feeling avec les jeunes. Ils sont très sensibles à la question de l’au-delà. J’ai énormément d’adolescents qui m’écrivent. Ils sont loin d’être naïfs et étroits d’esprit. Ils sont très ouverts, très intelligents et je suis émue par leurs lettres. Il faut se battre pour eux.
Je suis très investie dans la cause des enfants maltraités, notamment par le biais de l’association SanViolentine. J’ai moi-même vécu des violences plus jeune, j’ai une rage de vivre et je me démène toujours pour faire de la prévention, pour parler, pour faire naître l’échange, à travers des rencontres publiques, par exemple. Je suis, maman et je cherche à protéger les jeunes, à les mettre sur la voie de la confiance et de l’éveil. J’ai confiance en eux, je ne cesserai jamais de m’investir à leurs côtés. Ils sont extraordinaires.
Je reçois aussi beaucoup de messages de jeunes de l’au-delà, car il me tient à cœur de venir en aide aux parents endeuillés. Leurs témoignages sont d’une grande beauté, d’une belle pureté. Je voudrais, pour mon second livre, les mettre à l’honneur. Ce qu’ils expriment, est beau et fort.
Je vais continuer à témoigner, mes guides et les esprits amis vont m’aider. Je suis reliée au ciel pour toujours.
Maria Linda consulte à Metz, sur rendez-vous au 06 26 60 07 14. Livre : ''Pourquoi moi ?'' publié en janvier 2011 aux éditions de Saint-Amans.
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