Publié le 21/02/2011
Jean-Claude Jordhan - Une vie consacrée à l'invisible
Jean-Claude Jordhan, médium et voyant depuis plus de vingt ans, en sait quelque chose. L’homme voulait mener sa vie comme les autres, entre son travail, sa famille, ses loisirs. Mais la médiumnité qui l’a assailli dès l’adolescence, s’est faite envahissante, voire exclusive. Tout a volé en éclats. La solitude, la pauvreté, la mise à l’écart, se sont alors invitées chez lui, sans crier gare.
Jean-Claude Jordhan a par la suite lâché prise. Il a regardé cette évidence sans détourner le regard: il était médium et il se devait d’être au service de l’invisible.
Dans les lignes de sa main, est gravée une mission sacrée : celle de témoigner de la survivance de l’âme, après le passage sur l'autre rive. Le médium reçoit, en effet, depuis longtemps, les messages de l’au-delà, avec une justesse étonnante et saisissante.
Tel un pèlerin, il n’a de cesse d’arpenter les quatre coins de la France, pour rencontrer, par le biais de conférences médiumniques publiques ou de consultations privées, les personnes endeuillées à qui il remet les messages pleins d’amour, de leurs proches disparus. Des tranches de vie étonnantes qui jalonnent son existence, Jean-Claude Jordhan en a fait un livre : '' Medium...vous avez dit medium ?''.
Comment la médiumnité s’est imposée dans votre vie ? Au prix de quels sacrifices ?
Jean-Claude Jordhan : À l’adolescence, je n’aimais pas l’école et je me suis mis à travailler très jeune dans une fonderie, à l’âge de 14 ans.
Un jour, je suis rentré dans une librairie ésotérique et j’ai acheté l’Oracle de Belline. Je me suis mis à tirer les cartes à mes collègues, et les premiers flashs ont commencé à venir. Mes prédictions étaient justes, sans appel et mes collègues ne se sont pas moqués de moi très longtemps...
J’ai continué, je me suis mis à l’écriture automatique, j’ai participé à mes premiers salons de la voyance… Mes dons de voyance et de médiumnité se sont développés très vite, ils devenaient de plus en plus limpides, automatiques. J’ai fait de nombreuses rencontres dans le milieu de la voyance et de la médiumnité, qui m’ont été d’une grande aide, par la suite
Toute la vie s’écroule
Jean-Claude Jordhan : Entre temps, j’ai continué ma vie professionnelle dans le domaine du commerce (j’étais gérant d’un magasin d’alimentation, ce fut une vie très rude), je me suis marié, j’ai eu mes enfants. Tout allait bien. Mais la médiumnité a pris une place centrale puisque je consacrais le peu de temps libre que j’avais, à aider les autres.
J’ai alors divorcé, mes parents n’ont pas compris à l’époque cette séparation, je n’ai plus vu mes enfants, je me suis retrouvé au chômage, et dans la pauvreté. Ce fut une époque très difficile. Je voulais retourner coûte que coûte dans le domaine du commerce, mais plus j’essayais de me remettre sur cette voie, moins cela fonctionnait. J’avais des bâtons dans les roues.
J’ai réalisé au bout d’un moment qu’il ne fallait pas que j’insiste, que ceci était le mauvais chemin pour moi…
À l’âge de 38 ans, j’ai accepté ma mission pour ainsi dire. Je me suis installé officiellement comme médium et voyant, poussé par des personnalités de renom de ce milieu (Michèle Riffard, Germaine Fribourg..). Ces médiums, qui, lors de nos rencontres passées, m’avaient prédit un bel avenir de médium.
À l’époque, je n’y croyais pas et pourtant, je me suis bel et bien lancé. Je me suis mis au service de l’invisible sans réserve. J’ai retrouvé un certain équilibre. En tout cas, je suis en accord avec moi. Aujourd’hui, j’ai 60 ans, je suis médium, clairvoyant, clairaudient, je suis connu et reconnu pour mes facultés, mais 20 ans après cette rupture de vie, je ne vois toujours pas mon fils, j’ai des petits-enfants que je vois seulement depuis cinq ans, et ma vie est marquée par le sceau de la solitude. ..
Je consacre tout mon temps à cette merveilleuse faculté qu'est la médiumnité, mais je l’ai payé cher d’un point de vue personnel.
Qu’est-ce-qu’un médium ? Doit-il avoir un code de valeurs ?
Jean-Claude Jordhan : Un médium est un intermédiaire avec l’au-delà. Il élève ses vibrations et rentre en contact avec l’invisible qui nous entoure.
Les esprits des défunts viennent au médium (ce dernier ne peut obliger aucun esprit à venir) s’ils en ont envie, s’ils se sentent en accord avec ce canal transmetteur qu’est le médium.
Par le biais des messages que j’apporte à mes consultants, j’offre la preuve de la survivance de leurs êtres chers. Cela peut se traduire par des détails, des souvenirs communs, des traits de caractères, des caractéristiques physiques… Je les vois, je les entends. Je transmets les messages au mot près, même si je ne cerne pas une expression ou un fait, car le consultant, lui, va tout de suite comprendre. Je ne suis qu’un messager….d’ailleurs, c’est assez drôle mais petit, je voulais être facteur !
Le médium est une personne, qui a une mission sacrée et de ce fait, il ne peut pas se comporter n’importe comment dans sa vie quotidienne. Il doit être sérieux, modeste, sincère. Il doit aimer son prochain et avoir conscience que ses dons lui sont seulement « prêtés ». C’est capital.
Pour ma part, je ne réalise pas plus de trois consultations par jour, car ceci est très fatigant. Pour que les consultants obtiennent de bons résultats, il faut que le médium ait toutes ses facultés. L’argent ne doit jamais être le moteur de ce métier.


Jean-Claude Jordhan, auteur de l'ouvrage ''Médium, vous avez dit médium ?'' (Editions Lanore - 2010)
Quels sont les messages qui reviennent le plus souvent, lors de ces échanges « entre terre et ciel » ?
Jean-Claude Jordhan : Les esprits veulent avant tout rassurer leurs proches. Ils disent que là où ils sont, c’est très beau. Il y a du bleu partout, des belles fleurs, des prés verdoyants, tout est magnifique ! C’est le paradis, je dirais. Ils veulent nous faire comprendre qu’il ne faut pas pleurer, car ils sont heureux, très heureux ! Ils nous expliquent encore et encore qu’il faut accepter leurs départs, car c’était « leur moment ».
Quand nous nous rendons trop souvent au cimetière, cela les rend tristes, cela les accable, car comme ils le disent, ils ne sont pas là. Il n’y a que des habits dans les cercueils…
Les désincarnés nous racontent aussi que la mort n’est qu’un passage indolore et naturel. Que là-haut, ils sont les mêmes qu’avant, sur terre, avec leur caractère, leurs habitudes… Nos chers disparus nous précisent qu’ils nous voient, qu’ils nous entendent, qu’ils nous aident et que nous nous retrouverons un jour. Ils sont tout près de nous. Car le monde invisible est à côté de nous…
Ils nous demandent aussi de vivre notre propre vie sur terre, car nous sommes à l’école, en apprentissage.
Dans votre livre, vous expliquez que de nombreux assistent à leur enterrement. Cela les aide pour « leur vie d’après » et il est important de respecter leurs souhaits.
Jean-Claude Jordhan : Lorsque la mort intervient, la personne ne sait pas qu’elle est décédée. Elle voit son double dans un cercueil, et elle est très surprise. Il lui faut du temps pour comprendre, jusqu’à ce qu’un guide vienne le chercher. Assister à ses obsèques est une manière de prendre conscience que notre temps sur terre est terminé.
En ce qui concerne les volontés du défunt, oui il est très important de les exaucer. Il faut respecter la volonté d’être enterré ou incinéré, le choix des prières, des cantiques… Il faut avoir en mémoire que les décédés assistent souvent à leurs obsèques.
Lorsque nous répondons à leur souhait exprimé avant leur départ, alors ils ressentent notre attachement et ils se retrouvent en paix. Ne pas respecter le choix d’un enterrement, comme faire incinérer le défunt alors qu’il ne le voulait pas, peut occasionner des effets très négatifs dans notre propre vie. Les problèmes peuvent s’enchaîner.
Comment se déroulent vos consultations, qu’elles soient publiques ou privées ?
Jean-Claude Jordhan : Depuis toutes ces années, j’ai réalisé des milliers de consultations publiques ou privées, que ce soit en salle, ou à mon cabinet, à Amiens ou dans une petite pièce que l’on me prête. Les consultations publiques sont organisées par des associations spiritualistes, qui existent dans chaque région. Donc peu importe l’endroit, l’intensité de la rencontre entre ici et là - haut est la même !
En consultation publique, on dit souvent que je ressemble à l’humoriste Jean-Marie Bigard… Je bouge tout le temps, j’ai les mêmes intonations… Les contacts que j’aie, sont précis, rapides. Je n’ai pas le temps de développer une information, je passe à une autre qui me parvient aussitôt.
Le rythme est extrêmement rapide. Lors de ces consultations, les entités se présentent souvent avec les animaux disparus, aux côtés des personnes présentes dans la salle. Je les décris, je transmets le message à la lettre près, et l’esprit me donne souvent des prédictions pour la personne concernée.
C’est l’esprit qui décide de venir au rendez-vous Nous ne pouvons pas obliger un esprit à venir, comme je l’ai dit précédemment, mais je mets un point d’honneur à avoir des messages des enfants disparus, pour leurs parents. J’apporte la preuve de leur survivance, et j’offre ainsi aux parents meurtris un peu de paix et de confiance. Souvent, il faut le préciser, ceux qui se manifestent ont un lien d’amour avec le consultant.
En consultation privée, lorsqu’il s’agit de demande de contacts avec le monde invisible, souvent, les esprits arrivent à moi, avant le consultant (sourires). Donc, je sais par avance pourquoi telle ou telle personne vient me voir… Nos êtres chers, de l’au-delà, nous aident. Ils donnent souvent des indications, des prédictions à ceux qui sont sur terre, afin de leur faciliter la vie. Pour ma part, ils m’aident souvent, quand je suis en voiture ! (rires)
En consultation privée, j’ai besoin d’une demi-heure à chaque fois pour faire le vide, après une consultation. Je consulte aussi beaucoup par téléphone, en France et à l’étranger.
La méditation et la prière, fondements d’une vie
Jean-Claude Jordhan : Je prie énormément, je médite aussi beaucoup, c’est indispensable à mon équilibre depuis toujours. Et je suis aussi aidé, porté et protégé par mes guides. J’en ai trois. Il s’agit de ma grand-mère Maria (elle avait elle-même un don de médiumnité mais à l’époque, c’était tabou), de la Vierge Marie et de du médium Françoise Flamant.
Lorsque je me déplace pour mes consultations, j’emporte toujours les photos de Françoise et de Maria et l’image de la Vierge Marie. Je les pose devant moi. Chacun d’entre nous à des guides, tout au long de notre vie.Il est important de le savoir, pour être en lien avec eux. Mes guides, ceux de mes consultants et les esprits me donnent non seulement des preuves de leur survivance, mais ils m’envoient aussi des prédictions, afin d’envisager le futur avec moins d’inquiétude.
Souvent, mes consultants, lorsque nous nous concentrons sur leur avenir, restent perplexes face à mes annonces. Puis ils me rappellent quelques temps plus tard et ils m’avouent que les prédictions se sont bien réalisées. Notre destin est écrit, je pense que nous ne pouvons pas prendre de chemins de traverse. C’est ainsi.
Ceux qui sont à mes côtés, m’envoient aussi des prédictions pour notre terre. Vu que c’est dans l’air du temps, ils m’ont toujours dit qu’après le mandat de notre président de la République, nous aurons une femme à la tête du pays. Un pape noir sera aussi un jour, élu au Vatican. Autre message important qu’ils m’envoient : 2012 ne sera pas synonyme de fin du monde, mais d’entrée dans une nouvelle ère ! En attendant, il faut passer le cap de ce changement de cycle qui n’est pas évident.
Laisser une trace
Jean-Claude Jordhan : En ce moment, je suis en train d’écrire un second livre, un roman où j’intègre quelques faits personnels….Un médium m’a dit, il y a longtemps, que j’allais écrire trois livres au cours de mon existence. C’est vrai, j’éprouve maintenant ce besoin de laisser une trace.
Mon premier livre a été une thérapie pour moi. ,J’ai mis à nu tout mon vécu, cela a blessé certaines personnes, mais il était important de tout dévoiler, pour que l’on comprenne mon parcours, et ma mission.
C’était aussi une manière de rappeler à ma manière que la mort n’existe pas. Je suis un témoin direct puisque je me situe entre le visible et l’invisible !
Jean-Claude Jordhan consulte en cabinet et par téléphone, à Amiens, mais aussi dans la France entière, sur rendez-vous au 06 80 68 16 61. Le programme de ses déplacements est disponible sur son site. Livre : « Médium…vous avez dit médium », éditions Lanore.
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