Publié le 28/10/2010
Guérisseur, leveur de sorts, rebouteux, barreur de feu... Martine Dick lève le voile sur les « secrets »
Martine Dick est magnétiseur, radiesthésiste et sourcier depuis une trentaine d’années, en Alsace.
Elle porte un savoir qui, dans sa famille, se perpétue depuis trois générations.
Jour après jour, elle utilise une médecine ancestrale, fondée sur des « secrets » et des rituels mystérieux, pour apaiser, soigner et accompagner ses semblables, sur leur chemin de vie.
Très attachée à la survivance de ce savoir-faire aussi vieux que le monde, elle n’a pas hésité à briser le mur du silence et à mettre en mots ces fameux « secrets », à travers son livre « Origines et pratiques des anciens tradithérapeutes ».
Dans cet ouvrage unique en son genre, des tradithérapeutes des quatre coins de l’Europe rendent en effet public, le grimoire de leurs soins mystiques. C’est une première dans ce monde habitué à la discrétion et au mystère. Ce livre est, une véritable « encyclopédie des secrets », portée à la connaissance de tous.
Entretien avec Martine Dick, un « soldat du ciel », qui souhaite de toute son âme, que la chaîne du secret ne se brise jamais.
Martine Dick, comment êtes-vous devenue tradithérapeute ?
Martine Dick : Mon grand-père était paysan, magnétiseur et rebouteux, il m’emmenait souvent avec lui lors des soins, dans les fermes. C’était naturel. À l’âge de cinq ans, il m’a transmis les premiers « secrets ». Il faut savoir que plus l’âme est pure, plus les « secrets » ont des chances de fonctionner…
Je les ai appliqués pour les proches, je voyais que cela fonctionnait, mais je ne le prenais pas plus au sérieux que cela... Je me disais, « c’est sympa, cela fait partie des traditions, mais c’est un peu dépassé, un peu archaïque », alors je n’ai pas persisté dans cette voie-là….
Jeune adulte, je me suis lancée dans la voie du commerce et ce, jusqu’à mes 30 ans, époque ou mon père adoré a été atteint d’une leucémie galopante. La médecine lui donnait six mois à vivre.
Je me suis alors rappelée de ce que mon grand-père m’avait appris. Et j’ai appliqué ce savoir, de toute mon âme, de tout mon cœur.
La médecine a ses limites
Martine Dick : Du jour au lendemain, j’ai laissé tomber mon activité professionnelle –la restauration- et je me suis lancée dans cinq années de formation sur les thérapies alternatives (naturopathie, médecine chinoise, art thérapie, phytothérapie, méditation…). Je savais que j’avais un potentiel, mais je voulais l’utiliser avec un maximum d’outils. Je voulais être « complète ».
J’ai également fait le tour des rebouteux pour me reconnecter avec ma première histoire en me disant que tout ce que j’allais entreprendre, ce serait pour mon père. Je ne pouvais pas baisser les bras. Mon père a pu rester cinq ans de plus avec nous et non six mois, comme on nous l’avait annoncé.
La maladie de mon papa a été un événement déclencheur, qui m’a secouée et qui m’a mise devant le fait accompli. Ma voie était celle de la tradithérapie.
Toutes les épreuves sont là pour nous faire grandir.
À partir de là, tout a changé. J’ai contacté les médecins, je suis allée leur expliquer ce que j’étais capable de faire.
Je sais que j’ai mes limites. Je suis très respectueuse de l’Ordre des médecins. Je ne fais jamais de diagnostic, quand je peux faire quelque chose, je le dis et quand je ne peux pas, j’envoie les patients voir leurs médecins. J’ai été en contact avec des médecins qui m’ont dit « Ok », ils m’ont donné des challenges en m’envoyant des cas très compliqués (cancers, scléroses en plaques). Et j’ai démarré ainsi.
Quels sont, au quotidien, vos domaines d’intervention ?
Martine Dick : Je travaille sur des personnes de 0 à 99 ans, de la création jusqu’à la mort !
J’interviens aussi sur les animaux, dans des zoos, dans des domaines agricoles….j’ai eu un serpent, dernièrement, comme client (sourires).
Je cherche constamment à me surpasser. Chaque fois que quelqu’un me dit « Martine, vous êtes ma dernière chance », cela me fait toujours un peu peur, mais je donne tout pour apporter une solution à cette personne.
Chaque semaine, j’ai au moins quatre cas de maladies dont j’ignorais complètement l’existence. Si on pouvait imaginer toutes les maladies orphelines qui existent, c’est énorme !
Vu que je suis tradithérapeute, on me demande aussi de venir pour « chasser les fantômes », d’équilibrer des maisons, de trouver des sources.
Ma dernière intervention concernait un fantôme qui s’était incrusté dans une maison et l'on m’a demandée de me connecter à cette entité pour savoir ce qu’elle voulait…L’esprit souhaitait avoir une prière alors j’ai demandé à un prêtre de dire des messes pour cette personne.
Sur ce sujet, il faut que l’entité éprouve l’envie d’entrer en contact avec vous. Il faut être modeste. Si l’entité est positive, il faut communiquer et si l’entité est négative, là, il faut de l’exorcisme et c’est un prêtre exorciste qui intervient.
Je suis dans le respect du vivant et de ce qui existe entre les deux mondes.
Extrait : « Dans la vie, il n’y a que des solutions, des forces en marche. Il faut créer une situation de confiance et les solutions suivront ».

Quelles différences existe-t-il entre les différents tradithérapeutes ?
Martine Dick : Le magnétiseur/guérisseur que l’on appelle aussi « le toucheur »a une certaine sensibilité et il est capable de détecter un déséquilibre d’énergie. Il possède des cristaux de magnétite au creux des mains. Il a un don physique de naissance.
En ce qui concerne le tradithérapeute, c’est différent.
Au départ, Il peut être issu d’une famille de tradithérapeutes, c'est-à-dire qu’il a des « secrets », des mots qui guérissent, que l’on transmet soit à la fille aînée, soit au fils aîné. Il est héritier de sa famille.
S’il ne vient pas d’une famille de tradithérapeutes, il peut être « choisi ». On retient quelqu’un qui répond aux critères d’empathie et de compassion, d’amour universel.
On peut lui donner le « secret » qui se transmet toujours oralement, en référence à la tradition oratoire du Christ. La religion prime chez le tradithérapeute, car il y a beaucoup de prières.
Le tradithérapeute, à l’inverse du magnétiseur, n’a pas besoin d’avoir un don physique. Il a besoin d’avoir beaucoup de valeurs humaines (comme respecter les Dix Commandements).
Extrait : « Le barreur panseur est un canal qui n’utilise pas son énergie personnelle comme le magnétiseur. Il donne de sa personne et se vide. Il se rend sur des hauts lieux spirituels pour se recharger ».
Martine Dick : Chez les tradithérapeutes, on retrouve les rebouteux qui remettent « les os en place », les conjureurs qui chassent les entités, les panseurs ou les faiseurs de secrets qui coupent le feu, la douleur, le sang… Les noms diffèrent selon les régions.
Dans les zones rurales, on a conservé cette habitude d’aller voir le tradithérapeute, car « on fait confiance ». De plus, il y a cette notion de secret. On imagine que, plus c’est secret, plus cela marche….
On trouve aussi des tradithérapeutes en ville. À Lausanne, par exemple, on a des faiseurs de secrets, dans les hôpitaux, c’est courant de faire appel à eux pour les brûlures par exemple.
Le bouche à oreilles est la meilleure publicité mais on rencontre moins ce côté mystérieux, mystique comme à la campagne.
Votre livre « Origines et pratiques des anciens tradithérapeutes », lève le secret sur ce monde rempli de mystères. Comment avez-vous réussi à faire parler vos interlocuteurs, à leur demander de briser ce silence millénaire ?
Martine Dick : J’ai interrogé en tout et pour tout 143 tradithérapeutes, j’ai parcouru 6 000 kilomètres pour les rencontrer, à travers l’Europe. En Italie par exemple, il y a énormément de tradithérapeutes.
J’ai pu réunir les témoignages et les secrets de ces interlocuteurs assez facilement, d’une part car je fais partie de la même famille qu’eux, ce qui met en confiance et d’autre part, tout simplement parce que le « secret », même s’il est révélé, n’est pas actif s’il n’est pas transmis à un héritier…Ils ne risquaient donc rien du tout.
J’ai pu écrire ce livre, sans crainte. Ce que je dévoile ne va pas changer la face du monde, il n’y aura pas de conséquences ! Juste un peu moins de mystère…
Les gens vont surtout comprendre que le tradithérapeute est une personne qui a eu une démarche spirituelle, philosophique, qu’il a vécu une rencontre avec lui-même et avec l’autre. Pour être tradithérapeute, il faut se connecter à la spiritualité pour guérir l’âme avant de guérir le corps…
Ouvrir la porte d’un monde mystérieux
Martine Dick : Vous savez, je n’aime pas ce côté caché, « le fait d’être initié à.. » pour avoir droit à des réponses. On vit dans un monde où l'on est relié avec internet, alors pourquoi notre famille devrait-elle être fermée à ce point ?
Avec ce livre, je voulais démystifier notre rôle, montrer où nous pouvions agir et où nous avions des freins, car il faut le rappeler, le tradithérapeute a ses limites !
D’une famille à l’autre, le rituel peut être très différent. Il est, je dirais, la racine familiale, l’identité des anciens. Celui qui pratique le rituel, a l’impression d’avoir son ancêtre à ses côtés. Il réalise en quelque sorte ce geste magique, en symbiose avec lui.
Je ne pense pas que c’est le rituel qui fait la différence, c’est plutôt l’identité du tradithérapeute.
Extrait : « Tous les bébés reçoivent dans le ventre de leur mère, les secrets divins. Pour s’assurer qu’ils ne divulgueront rien le jour de leur naissance, Dieu pose son majeur droit sur chaque lèvre supérieure pour les condamner au silence » (c’est la petite marque qu’on possède tous au-dessus de la lèvre supérieure)
Un livre à plusieurs niveaux de compréhension
Ce livre est capable d’être compris par tous les individus même s’ils ne sont pas initiés.
Il y a cependant différents degrés de lecture …le lecteur lit les « secrets » qui ressemblent à des comptines, des maux magiques, et il recueille alors des informations, comme les raisons du chuchotement du tradithérapeute, lors des consultations.
Après, il y a le lecteur qui pratique lui-même des « secrets » et qui va découvrir de nombreux rituels dont il ignorait l’existence. Il va alors demander à une personne qui est dans ces familles-là, à être initié à ce genre de rituels. Car il est important pour nous de travailler à la transmission. Et il est essentiel pour le tradithérapeute d’évoluer.
Depuis trois années, je commence moi-même à transmettre mes secrets. Il faut avoir cette notion de chaîne. C’est une vraie mission de pèlerin. Lorsqu’un tradithérapeute transmet, c’est avant tout une rencontre de deux âmes.
Il est conseillé d’arrêter son activité de tradithérapeute de son vivant, afin d’apprendre à « s’effacer »…car il ne faut jamais se sentir indispensable dans la vie ! Tout cela explique l’importance de passer le relais dans la force de l’âge.
C’est un livre ouvert et mystérieux à la fois, car on peut tout voir mais peut-être pas tout comprendre. C’est comme une combinaison à 7 chiffres et je n’en donne que 6….(sourires).
On ne peut pas se servir des « secrets », qui sont maintenant, avec ce livre, à la vue de tous.
Je le rappelle, un « secret », pour être activé, doit être transmis selon une gestuelle bien précise par le tradithérapeute, à une personne vertueuse et pleine d’amour.
Donc, ce livre montre, mais ne permet pas de s’approprier ces « secrets »… Certaines portes restent fermées !
Martine Dick a son cabinet de soins en Alsace. Pour répondre aux attentes de sa clientèle du Nord de la France, de Bretagne et de la région parisienne, elle ouvrira un deuxième cabinet en Normandie dès février 2011. Martine Dick organise également des formations de magnétiseurs traditionnel et de radiesthésiste -Sourcier.
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Crédits photos©Menhir-shocky




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