Publié le 13/09/2010
De l'Art de la voyance au 7ème – Isabelle Viant en tournage Cinéma
On ne présente plus Isabelle Viant : elle est l’une des voyantes les plus connues en France.
Elle « s’exporte » aussi puisqu’elle compte dans son carnet d’adresses, bon nombre de consultants étrangers.
On lui colle à la peau l’étiquette de voyante pour « VIP » (artistes, hommes politiques, hommes d’affaires). C’est vrai, elle voit pour les plus grands. Mais elle reste aussi très attachée aux anonymes. D'ailleurs, elle leur ouvre les portes de son cabinet de voyance et de coaching sensitif avec plaisir, empathie et solidarité. Car elle sait ce que veulent dire les mots « souffrance » et « galère ». Elle est passée par là.
Isabelle Viant incarne la beauté et la réussite. Pourtant sous cette image solaire et attrayante, il y a une histoire bouleversante qui la ramène inexorablement à la dureté de la vie, à la noirceur de la nature humaine.
Avec le temps, et du travail sur les strates de son âme, Isabelle Viant a dépassé toutes ses douleurs pour aller à l’essentiel : trouver l’amour d’elle-même et s’accorder sur son tempo intérieur. Elle savoure chaque minute, elle réussit enfin à se faire plaisir en laissant s’exprimer son âme d’artiste.
Jeune, elle s’était lancée sur les planches de théâtre avant que la voyance ne l’absorbe entièrement. Aujourd’hui, elle retourne à ses premières amours, et se fond dans la peau d’une actrice, sur différents courts-métrages.
Plus tard, elle promet de donner vie à l’un des projets phares de sa vie, toujours sur grand écran et sous les projecteurs… Rencontre avec une femme qui, en quelques dizaines d’années, a déjà vécu cent vies.

Vous êtes une voyante très médiatique, vous êtes familière des plateaux télés, votre plume est prolixe, vous êtes une bonne « cliente » des magazines féminins. Pourquoi vous livrez-vous autant et aussi facilement ?
Isabelle Viant : J’ai toujours véhiculé l’image de la belle nana, à qui tout avait réussi facilement. Je sais que j’ai souvent attiré la jalousie, malgré moi. Donc, quand je me suis lancée entièrement dans la voyance, il y a maintenant plus d’une quinzaine d’années, j’ai voulu rétablir ma vérité. J’ai également été poussée par certains consultants qui avaient une vraie curiosité pour moi.
J’ai publié mon premier livre, « mon bébé », et j’ai raconté ma vie, sans mentir. Malgré le flot de souffrances qui jaillit de mon histoire, je peux avouer que je n’ai pourtant pas tout raconté, tant ma vie a été sombre. Je voulais qu’on me voie au-delà de mon apparence physique, que l’on sache d’où je viens et qui je suis.
Mon enfance a été une enfance de douleur. À quatre ans, mon père m’a abandonnée, à 7 ans, j’ai été violée plusieurs fois. À l’école, on m’appelait « la sorcière », , car j’avais déjà des flashs et mon regard faisait peur.
J’ai vécu avec ma mère - une femme diabolique- mon frère hypersensible, que j’adorais, est tombé dans la drogue et il en est mort. À 18 ans, je suis enfin partie de chez moi, j’ai été étudiante aux Beaux-Arts, j’ai eu mille métiers : serveuse, attachée de presse, styliste, mannequin… En parallèle, je me suis mariée trois fois, j’ai divorcé autant de fois, j’ai eu une fille que ma mère m’a fait enlever….voilà en quelques mots ma vie. En me livrant, je pose les événements et je raconte ma réalité.
Les autres livres qui ont suivi, les émissions télés et les reportages dans les magazines, ont eu pour objectif de donner des éclairages aux gens, d’expliquer mon don, mon savoir-faire et mon cheminement. Une manière pour moi de conseiller, de guider les personnes en demande.
Comment considérez-vous votre don ? A-t-il été une chance ou un handicap ?
Isabelle Viant : J’ai eu mon premier flash avec ma grand-mère que j’adorais. J’avais sept ans et nous avons eu, un jour, la même vision –des dômes de Russie- toutes les deux et en même temps ! Ma grand-mère était aristocrate alors nous n’avions pas le droit de parler de ça, le sujet de la voyance était tabou… Mais avec elle, un regard suffisait, nous nous comprenions ainsi, d’âme à âme.
Puis, comme je l’ai raconté, mon enfance, mon adolescence ont été remplies de souffrance et de failles affectives. Je pense que ces épreuves terribles ont accéléré ma médiumnité. On dit souvent que les médiums n’ont pas une vie facile.
Les flashs étaient donc là, et je prenais toute la misère du monde sur moi. J’étais submergée par l’émotion. Jeune adulte, je n’arrivais pas à me protéger et j’étais absorbée. J’étais affectée par la souffrance d’autrui. Tout me touchait profondément. Mais grâce à mon don, j’ai rencontré des gens passionnants que je n’aurais jamais eu la chance de côtoyer autrement.
Dès le début de ma carrière, j’étais pourtant très heureuse de mes consultations. Donner aux autres me faisait plaisir. En retour, j’étais aimée par mes consultants, cela compensait mes manques affectifs. Et puis, j’ai vécu un déclic : j’étais instable intérieurement, mon passé lourd et destructeur ne m’a pas permis de poser les bonnes bases dans ma vie de femme.
J’ai alors entrepris un travail sur moi durant plusieurs mois. Cela a été éprouvant, je me suis sentie humiliée lors d’un séminaire, ce fut difficile comme période. Mais au final, je me suis « centrée ». Je me suis libérée de mon passé. Et depuis ce moment-là, où tout est revenu en équilibre, je me sens bien et ma vie va mieux J’ai rencontré un homme qui me correspond mes passions artistiques resurgissent, je m’accorde avec moi-même et je ne suis plus dans la souffrance et l’errance.
J’ai obtenu mon diplôme de coach intuitif et je pratique cette activité avec bonheur. Mon dernier livre « Mille Chemins, un destin », sorti cette année, explique ce cheminement : l’importance de prendre conscience de ses handicaps pour les surmonter, et de ses aptitudes pour les utiliser.
Il faut sortir du conditionnement dans lequel on se trouve et dans lequel on nous place. Quand une personne se sent bien, alors elle attire de bonnes choses et inversement, je sais de quoi je parle !
J’adore ma mission de coach intuitif, qui consiste à aider les gens dont les pensées et les comportements sont nuisibles à leur équilibre. Je les aide à se recentrer et à reprendre leur destin en mains. La souffrance n’est pas une fatalité. Aujourd’hui, je peux raconter mon passé sans être malheureuse et torturée. J’ai dépassé tout cela.


Cette année, nous allons vous retrouver actrice de cinéma dans plusieurs courts métrages. Et vous comptez continuer sur votre lancée avec un projet cher à votre cœur, décliné au cinéma ou à la télévision…
Isabelle Viant : Toute jeune, j’étais déjà artiste dans l’âme. J’ai fait les Beaux-Arts, j’ai suivi des cours de théâtre, je suis devenue actrice, je suis montée sur les planches durant cinq ans. J’ai notamment joué dans la pièce « Intermezzo » de Jean Giraudoux.
Plus tard, mon don de voyance m’a permis de rencontrer des gens passionnants qui gravitaient dans un monde artistique, intellectuel. J’ai donc cultivé des amitiés dans ce milieu et des projets se sont mis naturellement sur ma route.
En début d’année, j’ai eu l’opportunité de participer au tournage du court métrage « Le moine en Djellaba », du scénariste Youcef Sissaoui, qui est aussi fondateur et président de l’INAD (Institut National des Arts Divinatoires). Mon rôle : une voyante ! Ma place ne tient que quelques minutes sur le film, mais cette expérience a été instructive et enrichissante.
Du coup, je reste sur ma lancée, et je vais attaquer à la fin du mois de septembre, le tournage d’un autre court métrage, intitulé cette fois-ci « C’est comme ça ». Je joue l’histoire d’un médium mais cette fois ci, l’histoire sera beaucoup plus difficile et plus douloureuse. Jean-François Villemer est le réalisateur de ce court-métrage et Youcef Sissaoui, le scénariste. Je suis en train d’apprendre mes textes, je libère donc du temps pour moi, c’est capital de se retrouver avec soi-même.
Ce mois de septembre sera aussi très important pour moi, car je vais présenter un synopsis (que nous avons écrit avec Didier Gustin), à des producteurs américains qui seraient intéressés pour en faire un film ou une série télé… Mon histoire est « hors norme », c’est du jamais vu et je sais que cela va fonctionner !
Durant trois nuits de suite, j’ai fait le même rêve : je tournais dans un film qui se jouait entre la terre et l’au-delà. Les messages étaient précis : je jouais mon propre rôle et le film remportait un vif succès.
Pour dévoiler la trame de notre projet, je peux dire qu’il s’agit d’une histoire d’amour atypique. Une femme meurt -moi- , l’homme que j’aime me cherche partout, je suis au premier niveau dans l’au-delà, je suis en « convalescence », je retrouve mes amis décédés, mes anges, mes guides, puis je monte les différents « étages » que constituent l’au-delà (il y en a sept). Arrivée au niveau cinq, je suis réunie avec tous les médiums nés le même jour que moi. Nous avons une mission de taille : sauver la planète terre d’un grand danger. Un message fort, jamais entendu à la télévision ou au cinéma sera alors délivré.
Oui, vraiment, ce projet est fantastique et je suis confiante, je sais qu’il va marcher ! Je l’ai vu, mes rêves sont un message que l’on m’adresse.
Les belles choses arrivent quant on est à l’écoute de soi, lorsque l’on est en harmonie avec son être intérieur, il ne faut jamais l’oublier.
J’ai confiance !
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