Publié le 25/05/2009
Monique Simonet - Messages de l'Au-delà
Monique Simonet est la pionnière des techniques de communication avec les défunts en France.
Auteur d'une dizaine d'ouvrages consacrés à la question de la survivance, elle ne cesse depuis une trentaine d'années de témoigner de la réalité des contacts avec l'Au-delà et de la vie après la mort.
Il y a trente ans, vous expérimentiez pour la première fois la TCI, pouvez-vous nous rappeler les circonstances de votre premier contact avec l'au-delà ?
Monique Simonet : C'est à Montpellier qu'en avril 1979 il m'est arrivé sans doute la chose la plus extraordinaire de ma vie...
Demeurant à Reims, j'étais venue auprès de ma mère, comme d'habitude pendant la période des fêtes de Pâques et bien sûr d'autant plus fidèlement depuis le décès de mon père en 1975.
En ce printemps 1979, peu après mon arrivée, je tombe sur un article du magazine ''Nostra'' consacré à la possibilité de communiquer avec un disparu au moyen d'un simple magnétophone..
Communiquer avec l'Au-delà et l' entendre... Je n'ose le croire ! Ce serait trop fantastique... J'en parle à ma mère, qui a déjà lu cet article, elle aussi trouve cela difficilement croyable, mais me fait remarquer que nous pourrions au moins tenter l'expérience.
Et nous la tentons cette expérience, en utilisant le petit magnétophone (très rudimentaire) que mon père s'était acheté jadis, afin d'enregistrer ses émissions de radio favorites.
Peu après, c'est le choc. J'ai enregistré, juste quelques secondes. Ma mère préparait du café, à quelques pas de là. J'ai demandé : « Papa, tu aimerais boire du café ? » j'ai insisté : « Tu aimerais ? » A l'écoute, on entend : « Papa, tu aimerais boire du café ? » « Oui...» « Tu aimerais ?» « Oui je te dis ! »
Nous réécoutons, plusieurs fois, toutes deux, bouleversées par ces deux réponses... Et la voix de mon père, comme s'il était là...
Encore à présent, j'éprouve un bonheur profond en revivant en pensée cet instant réellement magique, unique, dans la vie de ma mère et le mienne. J'ai eu tant de reconnaissance pour les grands pionniers à l'origine de cette découverte : Friedrich Jurgenson, Constentin Rauvire, les précurseurs (je ne citerai pas Thomas Edison), les chercheurs connus ou non (peu importe s'ils sont restés dans l'ombre !).
Je remercie bien sûr aussi le « ciel » ou « les instances supérieures », en dehors de toute religion particulière, d'avoir permis ces découvertes touchant le domaine si important de la vie ici et de l'après...
Ces instances le plus souvent appelées Dieu, mais que l'on peut, si l'on préfère, nommer : « hasard », à condition d'y mettre, il me semble (c'est personnel ) un H majuscule, fait de points d'interrogations.
Ce premier « transcontact », certes très court, mais si naturel, si vrai, m'a immédiatement et totalement confortée dans la certitude que la mort du corps physique n'était pas la fin de l'Être. Cette certitude m'habitait depuis longtemps.
Je peux dire depuis l'enfance, sans risque d'erreur. Et cette fois, voilà qu'en quelque sorte, je touchais cette réalité du doigt : mon père me répondait si naturellement, comme il l'eut fait de son vivant sur Terre. Il était là, je le sentais; et il voulait que nous le sachions, que nous sachions qu'il nous entendait et nous voyait. Il pouvait même apprivoiser la bande magnétique de ce petit enregistreur !
Je me suis, à ce moment là, répété et répété cette conclusion. Et j'ai « VU » globalement tout ce qui pouvait découler de cette possibilité. Car, évidemment, je réalisais que bien d'autres défunts allaient saisir cette merveilleuse opportunité afin de rassurer ceux qui, encore sur terre, souffraient de cette séparation.
Depuis ce jour du mois d'avril 1979, vous avez entretenu des milliers de contacts, quels sont les messages qui vous ont le plus marqué ?
Monique Simonet : Les premiers, d'où qu'ils soient venus. Ceux bien sur de mon père en 1979, puis ceux de mon grand-père, de ma grand-mère, du mari de notre amie Marie-Hélène, décédé en 1942 et qui le précise lui-même; Des enfants, des jeunes gens, fils ou filles de mes premiers nouveaux amis... Tous heureux , ils le disent et le répètent....
Un jour, plus tard, cette belle affirmation d'un époux pour sa compagne dans la douleur : « Ma chérie, c'est la vie éternelle... Ah ! Si vous aviez vu tout ça » (la voix est à la fois grave et comme émerveillée, cet homme était jeune).
Je ne peux jamais oublier non plus cette voix bien audible intervenant alors que ma mère et moi parlions de Jésus. Très clairement, quelqu'un dit : « Une rencontre avec Jésus c'est très impressionnant »... Voix masculine ou féminine ? Je ne peux pas dire... Peut-être une foix féminine grave...
L'appareil était à l'enregistrement et nous n'y pensions plus guère, nous discutions simplement, toutes deux avec respect et ferveur certes, mais ne cherchant à joindre aucune personne « invisible », oubliant que nous étions en position de « transcommuniquer » (selon le terme utilisé à présent).
Et tant et tant de messages, tant d'interventions, parfois complètement inattendus, comme bien souvent espérés, me sont parvenus durant ces trente années, qu'il m'est difficile de faire des choix...
Tout est toujours bouleversant, un simple mot comme une longue phrase. Lorsque la voix est claire ou très claire, c'est la joie immédiate.
J'ai vu « s'envoler », hélas, mon petit-fils, puis ma mère et plus tard mon époux, tous très proches, après cette découverte en 1979.
La douleur est toujours la même, mais le réconfort de les savoir en vie, différement certes, mais en vie, d'entendre leurs paroles vibrant d'amour ou d'amitié, ce réconfort aide tant à « continuer le chemin », et aussi à mieux comprendre bien des choses, comme la passion, la charité, l'aide, pour ne citer que cela.
Pour conclure en ce qui concerne les messages, j'en citerai un, court, mais excellent, parmi ceux qui permettent vite une identification. Il s'agit d'une personne que je n'avais jamais connu, dont je n'avais jamais entendu parler, « partie » à la cinquantaine des suites d'une grave maladie. Son épouse, ayant lu l'un de mes livres, m'a contacté (c'était il y a déjà six ou sept ans), j'ai, peu après, tenté le contact avec lui, l'appelant par ses nom et prénom : « Monsieur V... R... » et ajoutant seulement : « Pour votre épouse, s'il vous plaît.. »
A l'écoute, j'ai entendu des mots, mais dans un débit très rapide. En ralentissant la bande du magnétophone quelque peu, j'entendis immédiatement une voix masculine me répondant avec naturel : « Salut, c'est moi ».
Ce furent les premiers mots. Dieu sait s'il y en a eu d'autres ! Mais ces trois mots étaient une signature à eux seuls. L'expression : « Salut, c'est moi » leur était tout à fait habituelle. La voix : la sienne. Je ne le sus que quelques jours après, le temps que cette dame (Professeur agrégé en première supérieure) ait reçu la copie du contact.


''Images et messages de l'Au-delà'' de Monique Simonet est l'un des premiers ouvrages de référence sur la communication avec les défunts, il relate comment sont recus et validés ces messages (messages sur magnétophone ou par images sur écran de télévision). -
Dans ''Et l'ange leva le voile'' réédité en 2009 aux Eds Alphée, M.Simonet présente un récapitulatif des principales façons de communiquer avec l'univers non matériel. (Eds Alphée)
Quels enseignements tirez-vous de vos échanges avec l'Au-delà ?
Monique Simonet : Cette recherche fait beaucoup réfléchir. J'ai avant tout remarqué que bien des personnes que j'ai aidé de cette façon retrouvent une Foi qui s'était un peu affaiblie.
Bien qu' élevée dans une famille globalement agnostique, j'ai eu la confirmation de ce que j'avais toujours pressenti, la confirmation de la pérénité de la vie.
En outre, il m'est apparu nettement que nos amis de l'Au-delà conservent leur personnalité, voire leur façon de s'exprimer, que, plus ou moins rapidement, ils se débarassent de préjugés ou d'étroitesse qui leur avaient parfois borné l'esprit en notre monde matériel.
J'ai toujours également remarqué combien ils sont heureux dans cet autre univers, où semble absolument régner la justice et l'amour vrai. Et de même, leur joie est presque palpable lorsqu'ils se rendent compte que nous ne les oublions pas.
Et puis dans la mesure de leurs moyens, selon les circonstances et l'énergie dont ils disposent, ils s'efforcent de nous signaler leur présence et parfois semble-t-il, de nous aider du moins dans notre vie intérieure (bien sûr, je parle ici de défunts qui étaient de braves gens). Je n'ai jamais tenté de joindre des esprits négatifs.
Chacun d'entre-nous peut expérimenter la TCI ?
Monique Simonet : Apparemment, tout le monde peut tenter la transcommunication instrumentale, s'y exercer, mais avec un succès inégal.
Pourquoi ? Difficile à dire.. Différentes et nombreuses conditions sont probablement nécessaires. Par exemple, en ce qui concerne la transcommuncation, la patience est indispensable, de même qu'une grande capacité à se concentrer. Mais ce n'est pas tout !
En fait, nous sommes tous très inégaux, et surtout très différents, comme récepteur médiumnique.
Personnellement faute de résultats, j'ai vite renoncé à l'écriture automatique, mais je contacte assez bien par l'écriture intuitive que je ressens comme « dictée ». Je m'y adonne très peu cependant d'autres sont de toute évidence beaucoup plus doués, donc qualifiés.
Mais il n'y a pas que la TCI et l'écriture. Bien d'autres moyens existent.
Une de mes amies, par exemple, est parfois réveillée en sursaut par la voix de son défunt mari... Pour elle et bien d'autres, c'est la transmission de pensée qui fonctionne ; et avec une force obsédante absolument inhabituelle, des décisions s'imposent à eux soudainement, décisions qui ne sont pas contraires à leur nature.
On entend souvent parlé d'une véritable hiérarchie dans l'Au-delà, vous confirmez ?
Monique Simonet : Je ne peux pas prétendre connaître l'organisation dans l'Au-delà. J'ai cru seulement comprendre que nos amis de l'Au-delà forment souvent des groupes, liés entre eux par des affinités de caractère et souvent, par un niveau spirituel équivalent.
J'ai cru discerner aussi que certains étaient, entre eux, considérés comme plus « puissants », dans un contexte qui concernait leur aptitude à se faire entendre de nous. Mais ce terme pourrait recouvrir, en même temps, d'autres pouvoirs que je ne saurais préciser.
A en croire certains spécialistes, le passage vers l'Au-delà se ferait en plusieurs étapes, partagez-vous ce point de vue ?
Monique Simonet : Les contacts que j'ai eu avec un nomble considérables de défunts me laissent à penser que tout dépend de la personne, de son état physique, moral, de sa lucidité, de sa peur, peut être de son savoir.
Ainsi, un mort (assez récemment) d'un cancer et tombé, de nuit, dans sa cuisine, où il cherchait un verre d'eau, déclare le lendemain : « Ici, X... je suis tombé d'un coup... Je suis bien ». donc il sait qu'il est mort. Par contre, un autre demande de l'aide car il ne sait pas où il est...
Les deux personnes, en tout cas, n'ont guère attendu pour se manifester. Mais beaucoup d'autres ne s'expriment pas si tôt. Un repos plus ou moins long leur serait donc nécessaire. Cela correspond à ce qu'enseignent certaines religions.
Le « passage » semble vraiment ou pas se passer exactement de la même façon pour tous.
Un ami qui répondait à ma question : « Comment est-ce ? » m'a donné cette réponse, qui m'a émerveillée : « C'est beau, c'est beau ! ». je fus heureuse d'entendre cela. Car il avait été un homme de très grand coeur, de dévouement.
Apparemment, « ceux qui franchissent la frontière » devraient essayer, en quelque sorte de s'y préparer sans trembler, faire des efforts pour se libérer des ressentiments, souvent disproportionnés à l'offense reçue, des préjugés méprisants à l'égard de telle ou telle personne ou de telle catégorie, de l'importance excessive qu'ils accordent à leur égo, leur sexualité, leur position sociale...
Tel était le but du bon vieil examen de conscience recommandé par l'Eglise (et sans doute par la plupart des religions).
Les personnes contactées peuvent-elles nous révéler certaines informations sur notre avenir ?
Monique Simonet : Je ne crois pas que les défunts (ceux que j'ai contacté du moins) puissent prévoir notre avenir matériel ou social, qui dépend partiellement de nous, mais également beaucoup des circonstances.
Leur demander par exemple les chiffres du loto est aberrant et prouverait un manque de respect et d'affection mais j'ai constaté qu'ils agissent sur nos pensées et qu'ils nous connaissent de l'intérieur, bien mieux que lorsqu'ils étaient en vie sur terre car alors ils pouvaient se tromper à cause de nos apparences ou de leurs préjugés.
Ils peuvent nous aider à réaliser le meilleur de nous-même que trop souvent nous ignorons ou négligeons. »
Quel message souhaiteriez-vous faire passer aux internautes ?
Monique Simonet : Ceux que nous avons aimés, qui nous ont aimés, et qui vivent à présent à côté, ne les oublions pas. Car il peuvent nous voir, nous entendre. Et ils sont heureux de savoir, justement que nous ne les oublions pas...
Comment en serait-il autrement, puisqu'ils nous aimaient ?
Ils répètent d'ailleurs souvent, très souvent, qu'ils nous aiment bien plus encore, depuis cette séparation qu' heureusement ils savent provisoire...
L'expression moderne « faire son deuil » (sans doute quelque peu glaciale pour les désespérés, demeurer seul sur terre) ne doit pas être comprise comme : « oublier »; Ce serait une erreur, éventuellement une faute... Mais il nous faut bien accepter, nous n'avons pas le choix, et continuer, au mieux, le chemin qu'il nous reste à parcourir en ce monde présent.
Transcommunication instrumentale - TCI sur besoindesavoir.com




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