Publié le 03/11/2008
Didier Doryan - Clairvoyant et auteur de l'Oracle Bleu
C’est dans son cabinet des Buttes-Chaumont à Paris que Didier Doryan a reçu Besoin de Savoir.
La vue sur le parc du même nom et le bleu du ciel de cette belle journée d'octobre se sont ajoutés à l’attrait de l' entretien que nous a réservé l’auteur de ''l’Oracle Bleu'', un jeu de cartes divinatoires à succès publié en 2006. La carrière de Didier Doryan pourrait se résumer ainsi, une vingtaine d’années d’expériences, plus de 300 conférences, de multiples directs à la radio mais nous retiendrons avant tout l'humilité et la joie de vivre qui transpirent chez lui.
Didier Doryan, un homme empli de sincérité qui au fil des années a su garder les pieds sur terre.
Le succès, Didier Doryan, vous le vivez comment ?
Didier Doryan : «Bien ! Mais le talent ne suffit pas, le travail y est pour beaucoup, les gens et le bouche à oreille aussi. Je reste conscient de la place que je peux occuper quand il s’agit d’annoncer des événements et de ce que l’on attend de moi…
Répondre en direct à la radio ou faire des prédictions, ce n’est pas forcement facile pour tout le monde ?
Didier Doryan : Ça dépend du sujet, il faut être ouvert au monde et à la vie. Vivre avec passion, être enthousiaste, s‘intéresser aux personnes et aux évenements. Il m'est, par exemple, arrivé de rentrer dans le jeu de certaines manifestations sportives en éclairant des moments forts.
Il y a quelques années, à Lille, je devais répondre aux question d'Arthur dans la matinale d'Europe 2.
A l'époque, il m'avait demandé quelle ville allait être retenue pour l'organisation des jeux olympiques 2004. Je me souviens avoir fait une tâche d’encre, l'un de mes supports préférés. Je ne sentais pas une ville située dans un pays froid comme Stockholm, mais une ville située dans un pays chaud, en méditerranée ou en mer adriatique, alors, Arthur m'a demandé ce sera Rome ou Athènes ? J'ai répondu Athènes, plusieurs mois avant la décision du comité international olympique, et au regret de la ville, tant pis pour la candidature de Lille 2004.
Une autre fois, juste avant de participer à l' émission de Yann Hermann sur RTL2, j’ai aussi eu une vision sur la victoire de l’équipe de France de football, 2 buts à 1 en finale de l’Euro contre l’Italie avec un but dans les dernieres minutes. C'était tôt le matin, j'étais en train de me raser devant ma glace !
Il se passe quelque chose dans ces moments là que je n’explique pas, c’est une sorte d'émotion qui s'exprime au cours d'un flash... Je ressens les événements, c’est une sorte de prémonition, on peut percevoir la vie de quelqu’un par contre il faut aussi savoir se taire si on ne sent pas l’histoire… Et Le silence parfois en dit beaucoup…Dans clairvoyance, il y a le mot ''clair'' qui s ‘apparente à la lumière...
Certains d’entre-vous parlent d’une forme de force...
Didier Doryan : La force oui, ,mais je dirais la passion aussi et on ne doit pas s’y perdre. On peut se tromper, il faut faire attention, c’est dieu qui décide... Les flashs, les ressentis, je les communique à un moment donné, c’est comme un état de grâce, je laisse passer un message positif. Il faut surtout être serein, avoir ensuite un vrai savoir faire pour transmettre.
Il faut de l’expérience pour donner des messages clairs, pour filtrer, ne pas confondre, éviter de faire des transferts et ne pas tomber dans l'idolâtrie ... Il faut savoir être direct tout en préservant la notion de libre arbitre du consultant.
Au début de ma carrière, je me déplaçais aux quatre coins de l'hexagone pour donner des conférences et délivrer en salle les messages que je recevais. Aujourd’hui à Paris,ma vie est moins mouvementée mais je n'oublie pas mon expérience sur le terrain.
Grâce aux rencontres effectuées au cours de ces déplacements, j’ai appris à canaliser mon don et surtout j’ai compris que notre vocation, en l'occurrence, celle d'éclairer les autres ne doit pas nous empêcher de vivre aussi pour nous. On est tous des déclencheurs les uns pour les autres, on l’a été pour moi ! je le suis pour d’autres.

Un article du journal régional Nice Matin, disait de vous récemment la chose suivante : « Didier Doryan, l’Alchimiste humaniste qui transforme le négatif en positif », vous devez être touché en lisant ce type de titre ?
Didier Doryan : C’est vrai que ça fait plaisir et les rencontres dans ma vie sont importantes avec les journalistes. Aujourd’hui, les médias me demande souvent mon avis mais vous savez, il ne faut pas se tromper, la voyance attire certes la curiosité mais elle est aussi décriée...
Ma priorité reste la-même depuis toujours, ''Etre'' concret pour aider le consultant à trouver les solutions les plus adaptées à sa problématique.
Pour l’instant je suis heureux d’un bon retour, ma méthode a du résultat car je reste prudent en gardant à l’esprit que dans la divination, il y a la symbolique comme support, de l’empathie avec la personne et une métaphore pour expliquer.
Revenons maintenant sur ce qui a fait votre actualité en 2006, la création de l'Oracle Bleu et ce fut encore un succès, un de plus, vous avez un truc ?
Didier Doryan : Non, (sourire), j’ai un don et je m’en sers dans mes projets, j’ai des flashs et j’ai la foi…Pouvoir aider est un don du ciel. J’aime dieu, ma famille,mes amis et tous ceux que j’ai eu la chance de rencontrer…J’ai souvent partagé des projets en groupe, avec plusieurs personnes ou bien en tandem.
Le succès de L’oracle Bleu est le fruit d'une rencontre avec Sylvie Breysse, l’artiste peintre du jeu, c’est une véritable artiste, son univers, son atelier, ses toiles, tout est bleu. En découvrant l'une de ses oeuvre intitulée aujourd'hui, ''Le messager '', j’ai eu une vision sur le projet que nous allions entrevoir ensemble.
Je crois beaucoup à la synchronicité , j’ai entendu un message très fort et je lui ai demandé si cela l’intéressait que l’on travaille sur ses toiles pour faire un oracle. Sylvie m'a répondu qu’elle avait toujours rêvé de faire un jeu, je lui ai dit qu’il était temps, elle était prête et nous avons donné naissance à l’ Oracle Bleu
J’ai décidé de faire un jeu avec un parcours initiatique, il fallait que la symbolique de l'Oracle soit cohérente avec les oeuvres de Sylvie. Le jeu nous a ainsi permis de conjuguer le monde onirique des tableaux de l’artiste peintre et celui de l’inspiration du clairvoyant, de travailler des cartes avec les saisons et les signes astrologique pour donner des périodes favorables.
Il y a 72 cartes et j’ai rajouté la carte zéro qui est celle de la lumière… La demande était telle que deux ans aprés le lancement officiel du jeu, un livre a vu le jour. Grâce à son succès, L'Oracle Bleu a permis à Sylvie Breysse de faire connaître son univers et en ce qui me concerne, de faire des consultations avec mon propre jeu. C’est une carte de visite pour nous deux…
Il y a quelques semaines, un article du ''Républicain Lorrain'' titrait à propos du Père du livre de l'Oracle Bleu « C’est une belle rencontre entre le son et l’image.» Cela ma émerveillé de créer « Une mini galerie pocket peinture » dans l’esprit d’un jeu divinatoire…
Rendre un jeu divinatoire accessible à tous n’est pas forcément évident ?
Didier Doryan : J’avais envie de transmettre en toute simplicité, il y a un livret d’explications dans le jeu. En s'aidant de l'ouvrage, on sait comment poser la question à l’oracle bleu, quelle est l’attitude idéale face à la situation pour avoir une réponse dans tel et tel type d' événement. J'ai un rendez-vous professionnel, j’ai un problème d'ordre sentimental.... qu’est-ce qui pourrait se passer ? Qu’est-ce que l’oracle me raconte ?
Lors du travail d’écriture du livre ''l’Oracle bleu'' (Grancher éditions) qui porte le même nom que le jeu publié chez Grimaud, j’ai du explorer plus de 1100 combinaisons possibles, mon objectif était de les rendre transparentes pour chacun des utilisateurs de l'Oracle Bleu. C’est la narration d’une histoire qui s’approche au mieux de la réalité par la compréhension de ce fameux parcours initiatique...
Le livre évoque donc les différentes interconnexions entre les cartes, les associations d’idées, les symboles et les images mais c'est à chacun de se faire sa propre interprétation.
Chacun voit ce qu’il veut, même si il y a bien une symbolique à respecter, une trame…



L'amour (Carte 6) - La bienveillante (Carte 42) - Le message (Carte 22 de l'Oracle Bleu)
Pour effectuer son propre tirage, être voyant n’est pas une obligation et ça marche ?
Didier Doryan : L'essentiel est d'apprendre sereinement en prenant son temps. Si un jour, vous êtes en demande et que l’oracle ne parle pas, il faut poser le jeu et le rependre plus tard.
Certains de vos confrères donnent des cours initiatiques parce qu’ils estiment que chacun d’entre nous à des capacités, qu‘en pensez vous?
Didier Doryan : Je suis d’accord, la voyance n’est pas réservée à une élite. Appelons cela comme on veut, un souffle, un courant , une vibration, une information, on a tous plus ou moins de l’intuition pour ressentir et chercher une réponse pour se rassurer, prendre une décision,ou bien mieux se connaître dans un travail de développement personnel.
Les cours en questions permettent justement d'être à l’écoute de ce souffle et de partager avec d'autres, certaines impressions. On en ressort toujours grandi et cela ne peut être que bénéfique pour ses choix de vie… Cela étant dit, l'objectif de ce type de cours n'est pas de transformer chaque élève en voyant.
D’autant qu’il faut être plutôt solide pour exercer cette activité ?
Didier Doryan : Oui et comme je le disais tout à l'heure, il faut savoir faire des parenthèses. Personnellement, je suis conscient de mes limites et je reste honnête. En toute simplicité, je dis ce que je ressens et ce que je pense. Les personnes que je rencontre sont prévenues, si j'estime ne pas pouvoir assurer la consultation, elle n'a pas lieu.
Je ne suis pas là pour me perdre dans des explications interminables mais pour être concret, pratique, efficace. J'ai trouvé mon rythme et j'avance selon ma vibration, en harmonie avec les séances qui durent 1 heure.
Quand on devient une référence dans le monde de la voyance, il ne faut pas tomber dans l’engrenage de la « Voyance fast-food » 24h sur 24 et 7 jours sur 7. Je ne veux pas travailler dans l’urgence, je ne consulte pas le matin. Un rendez vous chez Didier Doryan, c’est un rendez vous qui est posé, qui a été réfléchi, qui est pensé, c’est Comme dans un Grand Restaurant Étoilé avec au Menu, entrée, plat, fromage et dessert. Voyez là l'épicurien des mots et de la vie qui vous parle !
Il faut savoir être clair avec son don ?
Didier Doryan : C' est exactement cela, comme dirait Alain un ami comptable, il faut bouffer du dossier pour comprendre !
Abordons si vous le permettez un sujet délicat qui me tient à coeur, le rapport entre la voyance et l'argent'', OUI, j’accepte la vie matérialiste dans laquelle nous sommes, tout travail mérite salaire, mais soyez certain que même si l’argent est une récompense, l'essentiel, c'est le sourire qui l’accompagne. Certaines personnes sont prêtes à casser leur tirelire pour venir nous voir, il faut respecter l’argent de ceux qui nous le donnent, ils attendent beaucoup.

Comment se déroule une consultation avec Didier Doryan ?
Didier Doryan : J’impose ma façon de travailler gentiment et avec courtoisie. La consultation est tonique, j'aborde seul les différents sujets qui concernent le consultant. Je préfère ne pas me laisser influencer, être à l’écoute mais entendons-nous bien, ce n’est pas « une séance PSY »
Je ne veux pas prendre la place du consultant, je suis simplement un phare, un relais… J’invite parfois mes clients à aller voir un avocat, un médecin...
J’encourage même parfois le consultant a faire un numéro de claquettes devant son banquier pour lui faire comprendre qu’il ne faut pas avoir peur ! Voila pour la touche d’humour, vous l'avez compris, pour faire passer un message, il faut savoir prendre du recul par rapport à son travail.
Certaines rencontres sont assez fortes, assez intenses, il m’est arrivé de pleurer après que la porte se referme.
Donner une lumière par un message peut libérer, nous avons forcement une souffrance qui nous relie. Il m’arrive souvent de sentir une énergie qui traverse le courant de la consultation, une présence...
Je ne suis pas là pour faire de la bonne aventure ou du catastrophisme. Il est si facile de se transformer en Madame Irma ! Je pourrais même mettre une perruque, la salle d’attente serait pleine à craquer mais dans ce métier (sourire), il y a des limites à ne pas franchir.
Pierre, un ami psychanalyste m’a dit une fois : « Les vase communicants, oui, mais surtout pas la vase communicante ». Il m’est arrivé dans des consultations d’aborder des sujets plus difficiles, j’ai une recette qui marche bien pour vous coacher « Beaucoup d’humour et beaucoup d’amour.
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