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Publié le 04/10/2011

Sonia Barkallah, auteur, réalisatrice et productrice du film « Faux Départ »

Sonia Barkallah, auteur, réalisatrice et productrice du film « Faux Départ »

Sonia Barkallah est une jeune femme qui bouscule les préjugés. Du haut de sa trentaine d’années,  elle enfonce les portes de notre réalité. Elle nous invite à la réflexion et  traque la Vérité avec un outil imparable : la science.

Passionnée par le thème de « la vie après la mort », cette documentariste et productrice, a été l’initiatrice en 2006, du colloque de Martigues, qui fera date en France. En effet, ce rassemblement a réuni les plus grands experts (cardiologues, neurologues, psychiatres, anesthésistes…) internationaux des Expériences de Mort Imminente (EMI).

Les EMI (NDE, Near Death Experience, en anglais) qui sont longtemps restées taboues, toucheraient entre 15 et 20% des personnes ayant été un jour, déclarées en état de mort clinique.

Lors de l’arrêt cardiaque, ces expérienceurs ont ainsi fait un aller-retour entre la vie et la mort. Certains ont traversé un tunnel rempli d’amour, d’autres ont vu une lumière radieuse.

Ces voyageurs en terre inconnue ont retrouvé pour la plupart, leurs proches défunts et ont déroulé le fil de leur existence, avec objectivité et empathie. Quelques témoins avouent même avoir obtenu des prédictions pour leur avenir sur terre.

Dans tous les cas, tous auraient eu une conscience élargie, hors de l’espace-temps. Qu’on le veuille ou non, les NDE interpellent les vivants aux pieds ancrés dans la terre ferme. Et elles transforment à tout jamais celles et ceux qui les ont vécues pleinement…

Sonia Barkallah, elle, a soif de comprendre, et de savoir. Alors, elle ne s’est pas arrêtée en chemin. Elle a enquêté durant quatre années en rencontrant spécialistes et témoins pour donner corps au projet de sa vie :  un documentaire  unique en son genre, mêlant recherches scientifiques poussées et témoignages d’expérienceurs. Ce film qui porte le nom de - « Faux Départ » - est à marquer d’une pierre blanche.

Souvenons-nous : il y a trente ans, le psychiatre et philosophe Raymond Moody recueillait les premiers témoignages de celles et ceux qui avaient vécu une NDE en flirtant avec la mort… Son livre « La Vie après la vie » avait ébranlé nos certitudes. Il avait ouvert la voie.

Depuis, le temps a passé, les connaissances se sont accumulés. Les chercheurs n’ont eu de cesse de traquer la conscience, qui est à la base de toutes nos interrogations.

Aujourd'hui, un constat se dresse, superbe et porteur de grandes découvertes à venir : la conscience ne serait pas localisée dans notre cerveau. Elle serait extérieure et donc indépendante de notre corps physique. De là à penser que la conscience survit à la disparition de notre véhicule terrestre…

Les portes semblent s’ouvrir sur d’autres réalités. Oui, nous voudrions tous enfin savoir… Les recherches scientifiques portent leurs fruits. Mais patience ! Sonia Barkallah, nous entraîne avec elle, dans cette quête de vérité. Avec « Faux Départ », elle nous raconte ce que l’homme sait déjà, et ce qu’il devrait pouvoir bientôt découvrir.

 Sonia Barkallah, auteur, réalisatrice et productrice du film documentaire « Faux Départ », disponible en DVD sur les sites marchands et sur S17 production 

Pourquoi un tel intérêt pour les Expériences de Mort Imminente, vous qui êtes une jeune femme trentenaire, en plein dans la vie ?

Sonia Barkallah : Je me suis toujours posée des questions existentielles, et ce, dès l’âge de cinq ans. « Pourquoi on vit, pourquoi on meurt ? »

À l’âge de 11 ans, j’ai lu le livre du Docteur Raymond Moody, « La Vie après la Vie », qui m’avait fait beaucoup de bien à l’époque. Les témoignages ont eu un effet thérapeutique sur moi.

À l’âge de 14 ans, j’ai vécu une OBE (Out of Body Expérience, sortie hors du corps en français), cela s’est fait pendant mon sommeil. Je me suis retrouvée au plafond, en train de flotter au-dessus de mon corps. J’ai une anecdote à ce sujet : dès que je m’approchais de ma chaîne Hifi, je créais des interférences. Les stations de radio défilaient. Je me suis dit : « Tiens, nous sommes électromagnétiques » ! Je suis revenue au plafond et j’ai réintégré mon corps.

Puis, entre l’âge de 16 et 18 ans, j’ai traversé une grosse dépression. J’ai d’ailleurs failli mettre fin à mes jours. C’est en visionnant l’adaptation en film documentaire, du livre de Moody, que je me suis « guérie ». Cela a fait aussi naître en moi, le projet d’écrire et de réaliser mon propre film sur le sujet. J’avais déjà l’idée de toucher le maximum de gens. Le synopsis était déjà écrit en moi.

Je sentais qu’il fallait traiter le sujet sous un regard scientifique rigoureux. Ce documentaire se devait aussi de pousser les chercheurs vers de nouveaux terrains d’étude. Il devait être à la fois une source d’informations et une locomotive pour la recherche scientifique.

Les années ont passé, j’ai eu plusieurs jobs, comme chauffeur d’ambulance, chauffeur livreur et pigiste dans des quotidiens du Sud de la France. Puis, j’ai créé ma société de production S 17, en 2006. Cette structure a pour vocation de traiter de sujets peu ou mal connus, qui sortent des sentiers battus, comme les EMI, ou la physique quantique. Nous étudions tous ces thèmes, avec un regard scientifique compréhensible. Ils se déclinent sous la forme de manifestations, de films, de livres…

Vous avez été l’initiatrice du colloque de Martigues en mars 2006. Quelle était la vocation de cette manifestation unique en son genre, en France ?

Sonia Barkallah : J’ai rencontré le Docteur Raymond Moody, à Montréal.

Je lui ai demandé à l’époque, s’il était au courant de toutes les études qui étaient menées en Europe sur les EMI. À ma grande stupéfaction, il m’a répondu : « non ». Je lui ai alors demandé : « Pourquoi ne pas venir donner une conférence, en France, pour parler de ce thème » ?  Il a été partant. J’étais en relation avec le pionnier, les autres intervenants comme Sam Parnia, Pim Van Lommel, ont suivi.

Le but de cette manifestation était de réunir les acteurs principaux afin qu’ils échangent entre eux. J’avais le sentiment qu’il y avait un manque de communication évident entre les chercheurs et les professionnels de santé qui s’intéressent au phénomène. Ils étaient isolés les uns des autres. Il était important que ces spécialistes donnent de l’information, « des nouvelles », à un large public.

Le pari a été réussi. Le colloque a réuni 2000 personnes venues de France et de l’étranger. Les médecins qui ont forcément été confrontés un jour ou l’autre à ce genre d’expériences chez leurs patients, ont trouvé une écoute et une réponse. Ils ont osé parler. Les intervenants, pour leur part, ont tissé des liens entre eux. Certains ont même travaillé, par la suite, en étroite collaboration.

En France, les mentalités ont commencé à s’ouvrir. Des recherches scientifiques à l’Hôpital de Sarlat et au Centre Hospitalier de la Timone à Marseille ont d’ailleurs été lancées suite à ce colloque. Elles sont toujours en cours.

Le colloque a marqué un tournant, car il fait aujourd'hui figure de référence. « Times Magazine » en a parlé en 2007. France 2 a diffusé un reportage, lors du journal de 20 heures. Le colloque a permis de faire comprendre que le thème des NDE était loin du paranormal. Les scientifiques qui étudient ces phénomènes sont sérieux et rigoureux. Le doute n’est pas permis.

On parle de plus en plus des NDE depuis le colloque de Martigues. Les choses bougent ! J’aimerais bien entendu que cette manifestation se réitère, se pérennise, mais tout dépendra des résultats des recherches qui devraient être connus dans quelques années.

Vous venez d’écrire, de réaliser et de produire le documentaire « Faux Départ ». Quelle est la thématique de ce film ? Comment avez-vous travaillé ?

Sonia Barkallah : J’ai voulu toucher le grand public. C’est un film qui « fait du bien », qui donne de l’espoir.
 Il fait réfléchir. Il représente sept ans de travail, quatre ans d’enquête, trois ans de tournage.

Le colloque de Martigues, vous vous en doutez, m’a ouvert beaucoup de portes. J’ai pu avoir énormément de contacts, qui m’ont servi pour la construction de ce documentaire. Cela a été avant tout une très belle aventure humaine.

D’une manière générale, j’ai voulu donner la parole à des personnes connues et d’autres inconnues, tant au niveau des chercheurs que des experienceurs.

En France, je suis partie à la recherche de nouveaux visages. J’ai été heureuse de rencontrer des scientifiques formidables comme le Professeur Dudoit, qui est psychologue-clinicien à La Timone de Marseille et Jean-Pierre Postel, anesthésiste-réanimateur à l’hôpital de Sarlat.

« Faux Départ » traite des dernières recherches sur les EMI. Que savons-nous finalement sur le sujet depuis trente ans ? Quelles sont les dernières avancées ?

Sonia Barkallah : Le film dresse un bilan de ce qui a été déjà fait, et de quelques actualités dans le domaine de la recherche en France. Il a pour vocation de montrer qu’une évolution des mentalités est en cours, que de plus en plus de médecins en parlent.

Il y a d’ailleurs un expérienceur français qui est médecin. Il s’exprime ouvertement sur le sujet.

Cet homme a accompagné son père lors des dernières heures de sa vie.  Il a vécu une NDE « par empathie ». Il a visualisé un tunnel, une lumière pleine d’amour. Il a vu son père arriver au bout du tunnel…  Plusieurs membres de la même famille ont vécu cette expérience dans ce même laps de temps.  C’est fort et bouleversant.

Des études pointues dans le monde entier

Sonia Barkallah : Il y a des études scientifiques en cours.

Je pense, entre autres, à l’étude de Sam Parnia, médecin-réanimateur à l’Hôpital de Southampton (Grande Bretagne), qui a mis en place dans 25 centres hospitaliers des études avec des cibles dites cachées. L’objectif est de placer des informations en hauteur, en tout cas au-dessus des patients allongés sur la table d’opération. Une conscience élargie est censée pouvoir atteindre n’importe quelle donnée, à distance.

Depuis trois ans, le Centre Hospitalier de La Timone à Marseille, et l’Hôpital de Sarlat se sont lancés dans la recherche sur les NDE. À Sarlat, Jean-Pierre Postel a disposé un autre genre de cible cachée : Une enveloppe scellée par huissier, d’ailleurs seul l’huissier connaît le contenu de cette enveloppe ;  Cette enveloppe se trouve dans son service de réanimation et aux urgences.

On connaîtra peut-être les résultats de cette recherche dans quelques années. Pour l’heure, que connaissons-nous ? Une chose est quasiment certaine : les NDE ne sont pas la résultante d’hallucinations ou de prise de médicaments.

Qu’est-ce que la conscience ?

Sonia Barkallah : L’hypothèse centrale qui est aujourd’hui avancée, tourne autour de la délocalisation de la conscience. C’est un progrès majeur. Cela veut dire que la conscience serait indépendante de notre corps. 

Vous savez, le savoir grandit. Lisons les récentes découvertes qui mettent à mal la théorie d’Einstein. Des physiciens ont mesuré une particule qui dépasserait la vitesse de la lumière, jugée jusqu’alors infranchissable !

Cela nous renvoie à ce propos aux expérienceurs qui ont vécu une NDE. Ils ont souvent eu l’impression d’avoir eu l’information de se déplacer plus vite que la vitesse de la  lumière. On leur disait : « Mais non, ce n’est pas possible »… Aujourd’hui, on peut penser qu’ils étaient bel et bien dans le vrai… C’est une information énorme.

Les choses bougent. Cela me réjouit. J’ai hâte d’en savoir plus !

« Faux Départ » a le mérite de traiter de sujets peu connus comme les NDE négatives. Pouvez-vous nous en parler ?

Sonia Barkallah : Les NDE négatives, qui sont rares - elles représentent 5% des NDE - sont à l’opposé des NDE positives.

Elles nous renvoient à nos schémas de paradis et d’enfer, même s’il faut laisser l’aspect religieux de côté. Au lieu de vivre l’amour inconditionnel, la paix, la joie, les expérienceurs ressentent toute la peine du monde. Il y a plusieurs types de NDE négatives comme les expériences infernales, celles qui sont dénuées de sens…

Mon analyse se résume ainsi : on ne sait pas pourquoi certains vivent des NDE dites « négatives ». Je pense que les gens vivent l’expérience dont ils ont besoin pour grandir. Finalement, même si elle est négative, elle se transforme toujours en quelque chose de bien, de positif.

Soit la NDE passe du négatif au positif lors de son déroulement, soit les gens ont vécu une NDE totalement négative. Du coup, ils ne veulent pas revivre cela lors de leur futur vrai mort. Alors, ils mettent tout en œuvre pour améliorer leurs comportements de tous les jours. La NDE négative met face à ses propres peurs, à sa propre réalité.

Le Docteur Dudoit de l’Hôpital de la Timone à Marseille, qui a recensé des cas de NDE négatives chez ses patients, explique qu’il retrouve souvent le même profil : des personnes qui avaient du mal à lâcher prise,  qui voulaient tout maîtriser dans leur vie.

Lors d'une EMI, le patient, en état de mort clinique, "sort"de son corps. Grâce à sa conscience élargie, il se voit d'en haut, il entend les médecins parler...Les témoignages sont stupéfiants"Le Docteur Raymond Moody, pionnier de la recherche sur les NDE, auteur du best-seller : « La Vie après la Vie »

Eric Dudoit, psychologue clinicien au Centre Hospitalier de La Timone à Marseille, mène une étude sur les EMI. Les témoins des expériences de mort imminente rapportent de leurs voyages, des images de tunnel, de lumière, d’amour absolu

Après une NDE, les personnes ne sont plus les mêmes. Comment évoluent-elles, d’une manière générale ?

Sonia Barkallah : Les gens mettent souvent des années à en parler, il y a un tel décalage entre ce qu’ils ont vécu et la vie terrestre ! Des incompréhensions apparaissent avec l’entourage, voire de l’incommunicabilité.

Quand on a vécu un amour inconditionnel, et que l’on retrouve la vie terrestre avec la routine, et la mesquinerie des gens, c’est brutal ! Et puis, Il y a aussi la peur de passer pour quelqu’un de dingue. D’ailleurs, il est facile de comprendre pourquoi des patients n’en parlent pas à leurs médecins : il y a une crainte d’être psychiatrisé.

La parole doit se libérer

Sonia Barkallah : Les expérienceurs vivent assez mal « l’après ».

Dans le documentaire, on a le témoignage de personnes qui disent avoir pleuré de joie, quand elles ont lu le livre « La Vie après la Vie » du Docteur Raymond Moody car enfin, quelqu’un mettait des mots sur leurs ressentis. Elles n’étaient plus seules ! Tout cela pour vous dire qu’il ne faut pas idéaliser les NDE, cela ne se passe pas toujours très bien.

Quand les expérienceurs ont trouvé la clef, alors, la NDE est une expérience qui rend leur vie plus belle.
Ils vivent pleinement leur vie, chaque journée a son importance.

Ils profitent des gens qu’ils aiment, ils expriment leurs sentiments dès qu’ils le peuvent, et surtout, ils n’ont plus peur de la mort. Ils ont en quelque sorte compris le sens profond de la vie. À ce titre, ils disent souvent être entrés dans le secret de la création, lors de leur NDE. Ils ont en effet eu la sensation de tout savoir, de tout comprendre.

Généralement, ces voyageurs oublient tout ceci en revenant parmi nous. Certains, comme Tom Sayer, un garagiste américain dont nous parlons dans « Faux Départ », conserve des bribes de savoir. Il est revenu avec le terme « Quanta » dans la tête. Il s’est par la suite intéressé à la mécanique Quantique dont il a obtenu des diplômes.  Incroyable non ?

Les témoignages aident aussi les novices

Les NDE bouleversent celles et ceux qui les vivent, mais aussi des personnes qui n’ont rien connu de tout cela. Je vous ai parlé de mon cas personnel. Durant mon adolescence, les NDE m’ont détournée de mes envies suicidaires.

Et aujourd’hui, il existe dans le monde, des thérapeutes, qui utilisent ces témoignages de NDE auprès de leurs patients dépressifs ou suicidaires. Et cela fonctionne : la peur de la mort et les envies de suicides disparaissent. C’est fantastique !

À travers vos enquêtes, vos documentaires, quels buts souhaitez-vous atteindre ?

Sonia Barkallah : Quand j’ai regardé, adolescente, le film issu du livre de Raymond Moody, j’ai eu cette évidence en moi, comme je vous l’ai expliqué. Il fallait que moi aussi, je donne vie à un documentaire sur ce sujet passionnant.

Ma première ambition s’articulait autour de la diffusion du message très humaniste des expérienceurs. Je suis très sensible au « bilan de vie », que les expérienceurs vivent au cours de leur NDE. Les gens ressentent le bien et le mal qu’ils ont fait à autrui.

Je me dis souvent : « Si tout le monde pouvait comprendre que ce que l’on fait aux autres, on se le fait à soi-même, alors il n’y aurait plus de conflit, plus de guerre. On vivrait dans un monde plus solidaire » !

Quand j’ai mené mon enquête sur les NDE, en vue de réaliser ce documentaire, j’ai compris que ce thème était une mine d’or de connaissances pour la science. Il ouvrait d’autres portes, d’autres champs de découvertes.

Je me suis intéressée à des tas de sujets, comme les guérisons miraculeuses, les connaissances multiples engrangées après une NDE. La physique quantique me passionne également. Si on explore sérieusement ce phénomène de NDE, on trouvera des choses gigantesques d’un point de vue scientifique. J’ai hâte d’en apprendre plus encore !

Que dire à celles et ceux qui affichent un grand scepticisme, face au sujet de la vie après la mort ?

Sonia Barkallah : Je ne voudrais pas leur parler d’une vie après la mort. Quand j’étais petite, j’étais convaincue de l’existence d’une vie après la mort. C’était évident. Adolescente, j’ai eu un doute, je me suis dit, « ce genre de croyance rassure les gens, c’est l’opium du peuple ». Mais cette période n’a pas duré…(sourires)

Puis j’ai vécu plusieurs états modifiés de conscience. J’ai ressenti au plus profond de mon être, la réalité d’une autre dimension. J’ai expérimenté la vision à 360 degrés, suite à des séances de méditation, de relaxation.

Plus tard, lors de mon travail journalistique, j’ai été ébranlée par la force des témoignages des expérienceurs. J’en suis arrivée à cette conclusion : le cancer de notre société prend racine dans notre peur de la mort. Une fois que l’on a compris, que la vie continuait après la mort, on comprend que notre existence a une intention.

Les sceptiques disent souvent : « Je suis comme Saint-Thomas, je crois ce que je vois ». Sauf que comme Saint-Thomas, je doute qu’ils l’aient vu ! 

Pour y croire, ces sceptiques devront expérimenter soit une EMI, soit être eux-mêmes, témoins d’un récit !
Ce qui veut dire être présents dans un bloc opératoire, voir de leurs propres yeux une personne en état de mort clinique, inconsciente. Il faudra qu’ils soient encore là lorsque le patient va se réveiller.

Les sceptiques devront être aussi présents quand l’expérienceur racontera ce qu’il a vu dans le bloc opératoire, « d’en haut », au moment où il était déclaré mort cliniquement…

Quand on leur pose la question : « Comment une personne morte cliniquement peut percevoir des détails précis de sa réanimation ? »  Ils répondent souvent : « Ce sont des hallucinations ». Ils n’ont pas compris la question, car ils répondent à côté en remettant en cause la parole de scientifiques qui ont recueilli des témoignages.

Vous assurez actuellement la promotion de votre documentaire « Faux Départ ». Comment est-il accueilli ?

Sonia Barkallah : Je lance mon film au Québec en novembre, où les gens sont ouverts et intéressés par ces sujets de NDE. Pour eux, cela est naturel.

En France, il est compliqué de promouvoir de genre de travail. Il faut maintenant que je fasse vivre mon film. Je me suis énormément investie à tous niveaux,  y compris financièrement, puisque je me suis autoproduite. Aucune chaîne publique de télévision, en France, n’a voulu de ce documentaire, jusqu’à aujourd’hui, « par peur d’avoir des soucis avec la communauté scientifique ».

Donc, je le fais voyager ici et là, je participe à des émissions de radios, je présente « Faux Départ » dans des associations. Ce film, je l’ai toujours porté en moi, dès mon adolescence. Aujourd’hui, il est là, vivant. J’entends bien interpeller et toucher le maximum de gens avec ce travail minutieux et sincère.

es esprits s’ouvrent. La science avance. Je suis confiante. Notre siècle est prometteur. Je suis certaine que des découvertes majeures verront bientôt le jour.

Vivement Demain !

« Faux Départ », le  film de Sonia Barkallah est disponible en DVD sur les sites marchands et sur S17 production

S17 production présente le livre : « Jacques Fustec - Entre épreuve et lumière », de Philippe Turpin. L’histoire passionnante d’un témoin direct d’EMI, dont le parcours a été bouleversé par cette expérience remplie d’amour. Jacques Fustec, avait témoigné lors du colloque de Martigues en 2006 et il a été interviewé par Sonia Barkallah, dans le cadre du film « Faux Départ ».

Expériences de Mort Imminente sur besoindesavoir.com

Crédits©Sonia Barkallah. « Faux Départ ». S17 production

Commentaires

Clarisse
Clarisse
Le 05-10-2011 à 12h11

superbe travail à Sonia ,j ai vu le documentaire et j ai adoré!

Je souhaite que son travail soit  non seulement reconnu mais aussi récompensé.

Elle a tout un public derrière elle ,qui la suit et reconnaissent  en Sonia ,un talent et une personne sérieuse.

Elle ne fait pas du spectacle ,elle travaille dur.

Bonne continuation à Sonia Barkallah et encore bravo !!

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