Aller au contenu Aller à la navigation

Publié le 28/04/2010

Philip, l'esprit frappeur ou la force de l'inconscient

Philip, l'esprit frappeur ou la force de l'inconscient

Les déplacements de meubles ou d'objets, les bruits et coups mystérieux bien connus des spirites du XIXième siècle sont-ils provoqués par l'inconscient ?

Un groupe de la société canadienne, Society for Psychical Research de Toronto, a tenté de le démontrer dans les années 70... et a réussi à prouver la force de l'inconscient. Afin de réaliser leur expérience, ils ont d'abord conçu un personnage fictif; c'est ainsi qu'est né Philip, un esprit frappeur. Les expérimentateurs réussirent leur démonstration... au-delà de toutes leurs espérances !

Le docteur A.R.G.Owen, conseiller scientifique du groupe et pilote de la mission avait donné le cadre de travail : «  la création d'un personnage totalement imaginaire avec une biographie pleine d'erreurs historiques est la condition indispensable pour nous permettre d'arriver à nos fins; ce fantôme doit être quelqu'un qui n'a jamais existé dans la vie réelle. »

Création du personnage Philip

Pendant trois mois, le groupe composé de cinq femmes et de trois hommes prit le soin de créer un personnage de toutes pièces. C'est ainsi que naquit Philip, aristocrate anglais, vivant au milieu de XVII ième siècle. De confession catholique, il était royaliste, marié à Dorothea, une jeune femme belle mais frigide; lors d'une de ses promenades à cheval, il tomba amoureux d'une bohémienne, Margo, dont il s'éprit sur-le-champ. Ses amours demeurèrent secrètes, jusqu'au jour où son épouse découvrit Margo, la belle gitane aux cheveux noirs installée en cachette dans la demeure familiale. Dorothea l'accusa d'avoir jeté un sort sur son mari. Accusée de sorcellerie devant les Tribunaux, elle fut brûlée sur le bûcher sans que Philip n'intervienne. Pris de remords, ce dernier ne trouva plus jamais le repos. On retrouva son cadavre aux pieds des remparts d'où il s'était jeté. Le groupe de chercheurs identifia un domaine du nom de Diggington Hall, en Angleterre; l'endroit était connu dans le Warwickhire, mais les membres du groupe s'assurèrent qu'il ne pouvait y avoir aucun lien possible avec Philip. Le scénario était prêt.

Le personnage de Philip crée par la Société de Recherches Psychiques Canadienne

Séances de spiritisme

Les chercheurs passèrent à la seconde phase de l'expérience : pour se rapprocher le plus possible des pratiques spirites, il fallait aussi créer une ambiance réceptive et concentrée. Au milieu de la table, reposait un croquis sur lequel ils avaient dessiné un visage; Philip avait pris forme. Chacun pouvait donc se concentrer. La première manifestation de Philip se fit très simplement : un coup donné sur la table. Le groupe, l'ayant à peine entendu, ressentit d'abord une vibration. Les bruits prolongés ne furent pas pris au sérieux, jusqu'à ce que la table commence à se déplacer sur le plancher sans direction apparente. Le groupe s'interrogea : et si c'était Philip ? Un coup très fort se fit entendre cette fois. C'était lui. Le fantôme imaginaire avait regagné le rang des chercheurs. Au cours des nombreuses séances, Philip se manifestait toujours, répondant aux questions de la manière suivante : un coup pour oui et deux coups pour non. La relation avec Philip était établie.

Les manifestations de Philip

Les échanges avec le fantôme avaient pris des allures de franche camaraderie. Avec le temps le groupe posa aussi des questions plus intimes : «  votre femme Dorothea refuse-t-elle d avoir des enfants ? » questionna un jour un membre du groupe. Le groupe entendit des grattements. «  Peut-être ne souhaitez-vous aborder cette question très personnelle ? » poursuit un autre membre. La réponse fut claire : un coup sec, oui. " Avec le temps, nos relations avec Philip ont pris une allure toute différente. Philip faisait partie de notre groupe et on le taquinait souvent" racontèrent les chercheurs.

Le groupe rendit son rapport et conclut en ces termes: «  Nous avons démontré qu'il n'y a pas d'esprit derrière ces communications et que les messages viennent bien du groupe. Mais c'est la force physique évoquée par cet inconscient qu'il nous faut mieux connaître. » En 1970, le groupe de travail avait réussi son expérience au-delà de ce qu'il pouvait espérer... mais sans savoir comment !

Insolites & mystères sur besoindesavoir.com

Commentaires

Sébastien Ranucci
Sébastien Ranucci
Le 28-04-2010 à 16h58

Je suis tout à fait d'accord avec cet article, je suis en effet convaincu du fait que la plupart du temps, les phénomènes de poltergheist et les séances de spiritisme n'ont strictement rien à voir avec la présence d'entités quelconques ou d'esprits, mais sont le produit de l'énergie psychique d'une personne ou d'un groupe.

Et ce "Philip" en question est clairement la manifestation d'un égrégore. 

frox44
frox44
Le 30-04-2010 à 09h45

Je crois aussi beaucoup à l'idée de la manifestation d'un égregore. Par contre, à la question, Philip, expérience convaincante ? oui mais Il faut nuancer.
Quand on connaît Axel qui est une contre-expérience à Philip. En 1976-77,des chercheurs de l'université de Montréal tentèrent de vérifier si l'expérience Philip était reproductible, et établirent un protocole similaire à celui de leurs collègues de Toronto. L’objectif était d’obtenir des résultats semblables mais cette fois-ci, le fantôme créé de toute pièce devait être un personnage du futur. L’expérience se déroula dans le cadre d'un cours de l'université de Montréal; La composition du groupe était assez particulière, six femmes et deux hommes.  A Montréal, les effets n'ont jamais atteint la puissance et la précision de ceux qu'avait obtenus le groupe philip.

Ajouter un commentaire

Veuillez vous identifier pour commenter cet article (M'inscrire):


En publiant ce message, vous vous engagez à respecter la charte du forum besoindesavoir.com dont vous reconnaissez avoir pris connaissance. Le modérateur se réserve le droit de supprimer tout sujet ou message non conforme à la charte de publication du forum. Merci pour votre contribution !