Publié le 31/03/2010
Exploration d'un contact médiumnique
Michelle Lhorence : « Afin d’éviter toute polémique, je précise que cet article ne représente pas une généralité pour tous les praticiens, mais un vécu et avis personnel. » On ne fait jamais entièrement le deuil d’une personne et l’entretien médiumnique n’a pas pour vocation de dire : « Vous allez faire complètement le deuil de celui qui est parti. »
Dire qu’un contact peut se substituer complètement à un autre type d’aide, thérapie, prise en charge médicale me semble dangereux, mais dans certains cas, un contact avec le défunt permet parfois d’évacuer une souffrance qui durait pendant des mois si ce n’est des années. Ainsi, la personne endeuillée peut retrouver une capacité, une force pour aller de l’avant.
L’objectif d’un contact médiumnique est de pouvoir permettre à la personne endeuillée de l’aider à affronter sa souffrance, de comprendre, et d’avancer. Une bonne communication dépend de l’objectif du consultant, du travail médiumnique, et de l’environnement dans lequel il est reçu et bien sûr de la communication établie entre le défunt et moi.
Lien entre le monde terrestre et l'Au-delà
Les gens qui me connaissent savent que je partage ma vie avec un monde qui est souvent nié, ignoré ou simplement qui effraie lorsqu’on ne le côtoie pas. Cet univers est celui des disparus. Cette médiumnité, (que certains, certaines d’entre vous considère comme un don) est partagée aussi avec des personnes qui sollicitent un contact. Parmi les nombreuses idées reçues, il y en a une qui revient fréquemment : communiquer avec ceux qui sont partis représente une opportunité extraordinaire pour obtenir des données sur leur univers, leur mission etc. Or, cela n’a jamais été ma priorité.
En effet, ma démarche consiste à toujours laisser le choix au défunt à traiter spontanément sans le solliciter des sujets précis, parfois d’ordre spirituel que ce soit en entretien ou dans d’autres situations, je ne dirai donc rien là-dessus, ma relation avec les âmes en dehors d’un contact consultant médium étant plus d’ordre matériel que spirituel. Je laisse donc la démarche à d’autres médiums d’appréhender cela.
Aucun rituel, aucune doctrine
Ma force de travail est de n’appliquer aucun rituel, me référer à aucune doctrine ni référence spirituelle. Je respecte les croyances, opinions de tous, mais j’ai toujours opté pour un travail de communication simple, sans m’entourer de rituel et doctrine, sans utiliser de support et exceptionnellement suivant les cas une photo. Le confort psychologique est important le jour du rendez-vous, la sensibilité due parfois au stress, au désir profond de communiquer chez le consultant étant aussi plus accru ce jour-là.
Estimer la possibilité d'un contact dès les premiers instants : La première idée est de penser que le lien avec le défunt n’a lieu que le jour de la rencontre. Dans mon travail, mon approche avec lui se crée dès les premières minutes dès qu’un membre de sa famille me contacte. Ne vous méprenez pas. Les âmes gardent intégralement leur personnalité, leur humour et leur réflexion, facteurs importants qui m’orientent aussi dans ma décision de valider ou pas un rendez-vous. Que le deuil soit ancien ou récent cela m’importe peu, mais il m’arrive aussi de ne rien capter, ne visualiser aucune présence durant la conversation et de refuser une rencontre. Cela est dû à plusieurs facteurs : Absence du défunt, refus de communication, motif de la démarche du consultant, absence de perception et incompatibilité de connexion avec lui.
Deux perceptions lors du contact téléphonique :La perception mentale du défunt : La présence du défunt durant le contact téléphonique selon les cas se traduit par des flashs. Rapidement, sa tête ou son buste apparaît et se précise de plus en plus. Mon attention se focalise non pas sur l’arrière-plan qui en général est neutre, couleur blanche teintée de gris ou d’un orange pâle, mais sur son attitude révélant une approbation ou désapprobation d’un contact éventuel avec lui. Son sourire, son comportement, une parole révèlent souvent un désir de communiquer. Paroles que j’entends, consciente que l’âme est peu éloignée à ce moment-là de moi ou bien présente dans le monde de l’au -delà suivant le volume de sa voix. Lorsque les perceptions sont absentes, flashs, lourdeur et chaleur corporelle représentent des indices me signifiant que le défunt est présent.
Seule la date de décès, objectif de la démarche et date éventuelle d’une consultation médiumnique antérieure avec un autre médium sont demandées pour ne pas créer de dépendance.
La perception directe : L’autre type de visualisation consiste à voir directement le défunt dans la pièce. Dans ce cas, je perçois une légère évanescence autour de sa silhouette, l’âme est vêtue comme de son vivant, son déplacement est parfois plus lent. Ses indices précis me signifient qu’il n’est plus parmi nous, j’accorde dans ces conditions un rendez-vous qui à ma grande surprise ainsi qu’à celle du consultant correspond assez souvent à la date de décès, d’anniversaire, de mariage ou autre événement lié au défunt.
Ma vie entre deux mondes, jusqu'au jour du rendez-vous
Le délai entre le premier jour du contact et celui de la rencontre avec le consultant est une période importante et préparatoire, si je peux dire “d’échauffement” qui me permet de mieux appréhender la personnalité du défunt.
Parfois, de nombreux visages s’intercalent avec le sien sur un fond neutre blanchâtre. Ces visages sont ceux de personnes n’étant plus de ce monde, ayant eu avec lui un lien direct dans la vie terrestre (confirmation durant l’entretien de par leur description). Puis ensuite s’esquisse une ébauche physique qui commence par le buste et s’étend ensuite jusqu’à l’intégralité du corps. Profils et caractères s’affinent dès cet instant. Cette période me restitue alors des informations qui complèteront celles du contact.
Les informations se succèdent rapidement et spontanément, flashs, scènes, clairaudience jusqu’au jour du rendez-vous. Cette période latente jusqu’à l’entretien sera une ébauche rapide de quelques informations fugaces me préparant à la rencontre avec le consultant. Mes sens se préparent, ainsi il devient de plus en plus difficile d’écouter de la musique, le cerveau ne devant pas être “encombré” par des résonances. Le plus souvent en même temps, une perception de lourdeur corporelle s’installe. Ce désir de distraction disparaît progressivement pour laisser place à un seul type de réception, celle de la clairaudience.
Le jour de l'entretien
Deux types de situations peuvent se présenter. Quelques minutes avant l’accueil du consultant, si le défunt est présent à mes côtés, un dialogue continu s’installe entre lui et moi. Sa présence ralentit mes réflexes, changement d’état de conscience.
La seconde situation : je constate en accueillant la personne que le défunt l’accompagne déjà. A partir de cet instant, elle aussi rejoint l’univers de la médiumnité mais se relie aussi à l’autre monde. Aucune mise en scène mais l’ambiance austère n’est jamais présente. Je souhaite qu’elle puisse se sentir à l’aise très rapidement, la position statique n’existe pas. Debout durant près d’une heure, je lui transmets les informations, elle m’écoutera assise confortablement. Durant les premières minutes, je m’attache de fournir des indices essentiels sur le disparu. Une petite précision que je tiens à souligner : certains médiums n’ont aucun scrupule à utiliser “le Cold reading”et le tour est joué. Dans ce cas, le consultant en attente très forte d’une communication perd son jugement personnel adhère à un discours commun à tous.
La médiumnité physique
Quand la personnalité du défunt s'affirme : L’âme me restitue des données sur sa vie, ses habitudes par clairaudience et clairvoyance (perception visuelle). Les renseignements transitent via mon cerveau mais aussi via mon corps. Il est alors fréquent et amusant de reproduire volontairement ou involontairement un geste, une attitude, une mimique qu’elle me transmet et que seul le consultant peut reconnaître.
Un jour je restituai avec précision le coup de main très spécial d’une grand-mère, coup de main qu’elle utilisait pour le décapsulage d’un pot de confiture afin que son petit fils puisse la reconnaître. Ainsi, la personnalité du disparu s’affirme durant le contact, les âmes gardent toujours leur qualité et défaut telles qu’elles l’avaient ici.
Quand les ancêtres se présentent : Là encore, la perception mentale du défunt durant le contact se traduit par des bribes d’images, liées à son environnement, images de sa vie passée. Le plus souvent mentalement, une partie du corps buste et visage est rapidement perçue, image identique à celle d’un effet photo à contour flou.
Quelques visages s’intercalent avec cette perception, proches ou amis décédés accompagnant le défunt, et parfois contre toute attente, des personnes éloignées, des ancêtres faisant partie de la branche familiale. Selon les individualités, la personnalité est rapidement captée, obtenant en clairvoyance des données supplémentaires, certaines pouvant trahir des secrets de famille. Dans ce dernier cas assez rare (fort heureusement), je ne m’éternise pas et je rétablis un lien pour poursuivre le contact avec l’âme qui était concernée au départ.
Pour l'anecdote, il m’est arrivé un jour de voir débarquer toute une partie de la famille génération année 1920 d’une jeune personne venue pour communiquer avant tout avec son père. Vers la fin de l’entretien, un autre défunt se présenta et ainsi de suite. Sentant que la jeune fille était disposée à en savoir un peu plus, je présentai ainsi d’affilée ceux qu’elles n’avaient jamais connus.
Je me souviens encore du chapeau de paille d’un grand-père, arrière-grand-père, du sourire, de l’humour d’un oncle, d’une tante et de leur enthousiasme à être présents. Emue, et ravie, des recherches entreprises avec son entourage quelques mois plus tard lui confirmèrent à travers photos, correspondances et contacts familiaux que les données étaient exactes. Ainsi, comme je l’ai évoqué lors de mon interview, il est possible de travailler en généalogie via la clairvoyance, et très souvent elle peut s’intercaler contre toute attente dans un entretien médiumnique. Si ce cas se présente, je demande alors au consultant s’il désire poursuivre l’entretien.
L'après-contact - Une responsabilité et une priorité
Accorder du temps au consultant est une priorité essentielle. Je l’accorde durant la communication mais aussi après. Le passé du consultant, ses relations avec le défunt quand il était encore de ce monde, et la nouvelle forme de communication génère ensuite souvent des questions, une émotivité, des réactions que la personne ressent. Ces réactions, ses questions doivent être aussi gérées après un entretien.
Je considère donc que “l’après contact” suis aussi important que l’entretien en lui-même, c’est pourquoi j’y accorde une importance toute particulière.
Michelle Lhôrence : Intervention médias, contacts médiumniques, également autres prestations possibles pour particuliers et professionnels, possibilité déplacement.Rendez-vous au 06 61 68 45 58 - Site Web officiel - Forum




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