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Publié le 28/02/2010

Et si les coïncidences troublantes avaient un sens ?

Et si les coïncidences troublantes avaient un sens ?

Qui n'a jamais fait l'expérience d'une une coïncidence troublante, ou particulièrement significative, un de ces "hasards" inexpliqués ?   Est-ce la main du destin ou pur hasard ?

« Un coup de dés jamais n'abolira le hasard » -Mallarmé

Agés de 71 ans, les Finnish sont  jumeaux : ils sont décédés dans un accident de circulation……le même jour …dans des circonstances absolument identiques ,sur la même route…Mais à 2 heures d’intervalle ! Cette coïncidence étonnante a fait le tour des journaux et du web en Mars 2002. La vie est pleine de coïncidences incroyables qui nous donner à réfléchir... En voici un petit échantillon : 

Un Moine mystéreiux à la rescousse

Au XIXème siècle, Joseph Aigner  était un célèbre peintre en Autriche, il a plusieurs fois tenté de se suicider. Sa première tentative eut lieu l'âge de 18 ans  mais il fut interrompu par l'apparition mystérieuse d'un moine. À 22 ans il a de nouveau essayé de se pendre, mais fut sauvé le même moine. Huit ans plus tard, il fut condamné à mort pour activisme politique.  Une fois encore, le  moine le sauva. A 68 ans, Aiger a finalement réussi à se suicider. Ses funérailles furent conduites par ce même moine, dont Aiger ignorait le nom…

Trois étrangers dans un Train

Dans les années 1920, trois Anglais voyageaient en train au Pérou: ils étaient tous trois seuls dans le wagon.  Leurs présentations ont été plus surprenantes que ce qu'ils pouvaient imaginer. Le premier s’appelait Bingham, et le deuxième Powell, le troisième homme sourit et déclara aux deux autres que son nom était Bingham-Powell. Mais le plus troublant : ils furent les 3 seuls survivants de l’accident de train qui survint immédiatement après un terrible choc et qui fit  33 victimes anglaises.

La Balle de la Vengeance

Henry Ziegland pensait qu'il avait fuit son destin. . En 1883, il avait rompu avec sa petite amie qui, par détresse, s'était suicidée. Le frère de la jeune fille était si furieux qu'il traqua Ziegland et qu’il l’abbattit. Le frère, croyant qu'il avait tué Ziegland, a ensuite dirigé son arme contre lui et  s’est  sucidé.  La balle, en fait, n'avait fait qu'effleurer le visage de Ziegland, puis s’était fichée dans un arbre.  Ziegland pensa sans doute qu'il  chanceux.  Quelques années plus tard,  Ziegland décida d’abattre cet arbre, où se trouvait encore la balle. . La tâche lui sembla difficile : il décida donc de le faire sauter à la dynamite. Il fut tué sur le coup :l'explosion avait propulsé la balle entre ses deux yeux.

Ces anecdotes ne sont pas le fruit d’une imagination malade , mais sont bien réelles. S’il fallait vous convaincre que les coincidences troublantes ont un sens : reportez vous aux vies de Lincoln et de Kennedy dont les synchronicités sont multiples et sont intervenues à des moments décisifs de la vie des ces 2 grands hommes. Récemment , les coincidences au sujet du 11 Septembre ont fait beaucoup de bruit médiatique et soulevait l'hypothèse d'un sens caché.

Nous aimons croire que nous maîtrisons notre destin mais les aléas du monde  jouent le rôle de rebondissements et sont là pour nous rappeler que nous ne sommes pas l'unique auteur du roman de notre vie.

Commentaires

helenelarrive
helenelarrive
Le 02-10-2010 à 23h30

Une anecdote plus que troublante dont je garantis l'authenticité.

Je suis auteur, je vis dans le Midi actuellement depuis quelques années  -tout en retournant souvent à Paris où demeure encore mon mari- et avec un ami, écrivain lui ausssi -mais de best sellers, lui!- nous décidons de faire ensemble un livre sur les coincidences extraordinaires. Il en a vécu une -à mon sens pas très probante : juste après un intervention chirurgicale un ami lui a donné un livre qui relatait plus ou moins les souffrances qu'il éprouvait-. Pour cela, Jacques m'a apporté "Le matin des magiciens" à relire.

Le contexte : mon père, Jean Larrivé, est mort depuis deux mois. Je suis triste mais nous n'avons jamais été proches, cela me peine d'autant plus, je ne le connaitrai donc jamais. Ce soit là, je suis à Anduze -je suis  aussi éditrice- dans ma galerie et décide pour me sortir de ce lieu où je travaille depuis le matin d'aller lire un manus -il vient de m'être apporté par un copain que je nommerais Jean Dupré- à un troquet dont le patron est un ami. Il est 10 heures du soir, on est début septembre. Je m'installe et commence ma lecture. Arrive un gus que je connais un peu, qui se dit auteur, et qui a l'air de vouloir m'aborder, aïe. Avant même d'être près de moi, il me dit qu'il a rencontré un certain Jean Dupré qui a un talent fou etc... (or je suis dans un angle, il n'a pas pu lire le titre ni quoique ce soit et Jean, dont je suis très proche, ne le connait pas -gus n'a rien de remarquable sauf d'être un fils à papa qui se cherche une carte de visite-.) Première coïncidence, sans trop d'intérêt (Jean n'est pas connu comme auteur du moins à cette époque, il n'est pas de la région, n'y est venu qu'une fois ou deux pour me voir et jamais plus de quelques heures.) Je continue ma lecture, puis me plonge dans "Le matin des magiciens" en prenant quelques notes. Le titre de mes observations "coïncidences extraordinaires" évidemment. Puis, fatiguée, je rentre.

Devant ma galerie, malgré l'heure tardive (minuit?) se trouvent quatre jeunes qui visiblement m'attendent. Je connais l'un d'eux, il est venu dans l'après-midi et nous avons un peu parlé. C'est un jeune instit parisien en vacances, les autres sans doute aussi, il a dû leur parler de moi. Ils me demandent s'ils peuvent entrer discuter mais, fatiguée, je refuse. "Demain, sans problème". Une jeune fille a l'air dépitée : "Demain, on sera parti!". Qu'est-ce qui me prend de lui demander "Où?" ..." A Paris"... Qu'est-ce qui me prend de lui demander encore :"Où ça à Paris ?"... "Oh ce n'est pas Paris, c'est en fait Clamart.." ... "Je connais, oui ! où à Clamart ?"..." Et bien, c'est un peu compliqué, c'est Malakof mais juste à la pointe, donc en plein dans..." Et là, je la coupe:  "En face de la gare?"... "Vous connaissez ?" Oui, j'y habite ! Dans l'impasse d'à côté: de mes fenêtres, je vois les siennes. On rit. Pour une coïncidence, c'en est une... mais enfin pas très probante.

Je les quitte en leur donnant le nom de mon site afin que nous restions en contact. "C'est "larrive.info", vous le retiendez ou vous voulez une carte?"  Et là, c'est le choc. Impensable. Une des jeunes filles qui n'avait pas parlé jusqu'alors éclate de rire : "Sans problème, j'habite la rue Jean Larrivé.*" C'est tout.

Ca m'a laissé une impression étrange, comme si de la mort mon père me disait quelque chose. Je suis là encore.   

*C'est un arrière arrière oncle sculpteur et Prix de Rome 1997, homonyme de mon père, qui dirigea les Beaux arts de Lyon et dont une rue et une cité "u" portent le nom -peut-être plusieurs, je ne sais pas, il n'est pas très connu malgré son prix de Rome, c'est Tony Garnier un de ses condisciples qui l'est..

 

JE N'AI AUCUNE EXPLICATION. J'écris sur les coïncidence, je relis Pawels, je titre mes notes, et soudain... c'est comme si un malin ou bon génie avait voulu m'envoyer un message, "tu veux des coïncidences, on va t'en servir".  Hélène Larrivé

http://tziganes2.blogspot.com

amina
amina
Le 04-10-2010 à 17h45
Bonjour, Hélène, votre témoignage est passionnant comme votre site. Je parlerais plus de signes que de coïncidences.

Après le décès de mon père que j'avais perdu de vue, une dizaine d'années avant son décés. Mon ami et moi cherchions une destination pour le week-end du premier novembre. Nous n'arrivions pas à nous décider.

Quelques jours plus tard (une semaine avant ce fameux week-end), nous sommes partis comme nous en avons l'habitude chiner porte de Vanves (endroit à découvrir si vous aimez la broc).

Je ne sais pas pourquoi, mais au fil de la ballade, j'ai été comme attirée vers un endroit précis, mais surtout un objet précis, une valise à même le sol où se trouvait plein de vieux papiers dont un vieux fascicule consacré au magnétisme. Ce n'est pas du tout un sujet qui me passionne mais encore une fois, j'étais attiré par ce fasicule signé du Docteur Leprince et daté de 1945. J'étais attiré mais je ne l'ai pas acheté. Enfin pas de suite. Nous avons poursuivi notre ballade. J'étais attiré ou appelé par ce livre, ce n'est qu'en fin de ballade que je me décidai à l'acheter.

En rentrant à chez nous, je rangeai ce livre. Franchement, hormis ce sentiment étrange, rien ne me prédisposait à le lire. Pourtant quelques jours plus tard, encore une fois appelée, j'ouvris le livre, en le feuilletant je trouvai une petite note avec écrit : Vous serait-il possible d'envisager votre viste au cimetière le premier novembre, dans l'après-midi. Nous irions ensemble !

Dans les minutes qui précédaient, moi ami et moi, cherchions la destination de notre week-end.

Nous sommes finalement partis dans la région ou fut exhumé mon père. À sa demande, enfin je le crois.

venisedunord
venisedunord
Le 05-10-2010 à 16h51
Les signes de l'au-delà sont multiples, de toutes formes. Les coïncidences à mes yeux n'existent pas car tout est signe dans notre vie, il suffit de regarder autour de soi pour les observer. Une plume d'oiseau posée sur le seuil d'une porte, une note présente dans un livre, une photo venue de nulle part sur son portable, une rencontre à une adresse portant le nom d'un être cher. Les voir est une chose, les comprendre en est une autre. Pour ma part, je les note dans un cahier et puis la vie suit son cours, rarement les évènements ne me ramènent pas aux signes reçus. Il faut parfois attendre un jour, un mois, un an mais au final, tout s'explique. Nous sommes tous guidés.
guillaume30
guillaume30
Le 06-10-2010 à 14h24
Bien sûr que, les coïncidences existent, un exemple précis :

L'exemple des deux WANDA MARIE JOHNSON

Elles sont toutes les deux nées la même année

Elles ont toutes les deux un enfant, né à Xashinngton, dans la même maternité

Elle conduisait à l'époque, le même modele de voiture, une FORD

Leurs plaques minéarologiques portaient le même numéro sauf les deux derniers chiffres

Elles se sont rencontrées en 78 à Washington, cette histoire a fait le buzz à la fin des 70's aux States

Michelle Lhôrence
Michelle Lhôrence
Le 12-10-2010 à 16h32
Je pense qu'en fait il y a les deux, les coïncidences mais aussi les signes évidemment, maintenant reste à savoir réellement sur quoi se base ce que l'on nomme coïncidence, y a t'il un facteur particulier inconnu qui fait que l'on pense qu'il s'agit d'une coïncidence alors qu'en fait il n'en s'agit pas d'une ? difficile de le savoir, maintenant pour les signes oui il  y en a notamment ceux qui sont liés au défunt par exemple qui parfois donne un coup de pouce ou autre. Mon avis aussi est le suivant, associer tout ce qui ressemble à des signes me parait improbable quand même, sauf si l'on prouve comme je le dis plus que les coïncidences soient déclenchées par des facteurs externes que l'on ne connait pas nécessairement. Dans ce cas là, les coïncidences n'existeraient plus.
paula75
paula75
Le 21-10-2010 à 10h53

Carl Jung était un adepte de la voyance, de la télépathie, de la télékinésie, et de  l’astrologie ; il croyait aussi à ce qu’il a appelé l’inconscient collectif, un océan de conscience que l’on peut rapprocher de l’Énergie Source, ou Force de Vie, qui est la base de Tout.


L'exemple le plus célèbre de synchronicité est le suivant, vécu par Jung lui-même: un jour, une patiente de Jung lui raconte un rêve où elle recevait en cadeau un d'or. Au même moment, Jung entendit un bruit à la fenêtre causé par 1 scarabée.

Le scarabée est le symbole de la renaissance et fut interprété par Jung comme l'expression inconsciente de la patiente

Cordialement

Pascale

helenelarrive
helenelarrive
Le 26-11-2010 à 03h59

Tout d'abord, merci Amina pour votre appréciation de mon site. Votre histoire au sujet de votre père et du message dans le livre ressemble assez à la mienne en fait. Plus que troublant.

En fait, nous sommes arrivés philosophiquement au "bout" de la raison. Tout ou presque a été envisagé par les philosphes, y compris les métaphysiciens, et avec la même pertinence et le même génie parfois (car il arrive qu'ils ne se connaissent pas et "redécouvrent" à des moments différents -ou proches- des choses identiques, chacun croyant avoir la primeure de ce qu'il vient de "voir", démontrer ou intuitionner). Nous buttons au bout du compte sur un mur infranchissable (par la raison): nous ne pouvons connaître que ce que la raison (imparfaite, incomplète voire dérisoire) nous permet de connaitre, ni sentir que ce que les sens (incomplets, imparfaits...) nous permettent de percevoir. Cercle vicieux : le logos et les sens sont impuissants à connaître le monde, tout au plus peuvent-ils nous faire entrevoir l'interface entre le monde et nous, l'extérieur et l'intérieur. Ca ne peut pas aller très loin: c'est ce que j'appelle le "mur".

Or le monde existe en dehors de nous, de notre raison et de nos sens : comme rien ne dit qu'ils soient adaptés à sa "lecture", il ne peut peut pas être connu (ou du moins réllement connu) par ceux-ci et de cette manière.

Et cependant nous VOULONS connaître les choses, aller au delà de nous mêmes, au delà de cet interface limitée par le mur, surtout en certaines circonstances. Et miracle, parfois, le monde (réel) se donne à voir à nous, mais d'une autre manière, par ce que vous appelez le "signe" ou ce que moi j'appellerais l'analogie: "quelque chose" se dit à nous, nous est "dit" ou plutôt "apporté sur un plateau" (que nous cherchions) sans que le logos (la raison) ou nos sens n'aient à intervenir. Ce n'est plus NOUS qui peinons à chercher, à manier le logos et à supputer sur les données de nos sens, c'est à l'inverse le monde qui nous sollicite, nous titille, bref nous "donne à voir" quelque chose. Cela arrive en des moments de grand stress, de demande (un décès en le cas) où notre réceptivité (je n'ose pas dire nos sens) est particulièrement aiguisée... comme si nous l'avions suscité... et miracle, cela nous est offert.. sous une forme inattendue : l'analogie, la coïncidence. ("J'habite la rue Jean Larrivé"... "Venez le 1er novembre au cimetière...")

Tout au long de cette esquisse littéraire, les coïncidences surgirent en masse, parfois triviales (je range des documents, me plains mentalement de ne pas avoir de tiroirs suspendus et lorsque je vais vider la poubelle, j'en trouve un juste à côté du conteneur), parfois peu probantes mais d'autres fois, si. Je suis ainsi "passée" (on n'a pas les mots pour le dire car justement ce n'est plus du logos ni du perçu, et les mots ne sont adaptés qu'au logos ou au perçu... donc on doit parler par analogie, par métaphores)... "au delà du miroir" plusieurs fois. Ca m'a parfois aidée (immensément!)... et donné l'impression qu'en effet le "monde" (la nature de Spinoza? peut-être, je n'ai pas les mots) m'avait très clairement "interpellée", "dit" quelque chose, voire "protégée"... poussée à agir.. et en certains cas, éviter in extremis un drame. Tout se passe comme si, sans m'en rendre compte (le plus souvent car il arrive aussi que je le fasse volontairement -quoique sans comprendre moi même pourquoi-) je serais (comme vous pour le livre) "attirée", "amenée" quelque part où il fallait que je sois (pour éviter à une seconde près une tragédie -totalement imprévisible-.)

Il se passe aussi des états étonnants (de "stress", que je ne puis appeler que par le terme d'"amok"... ou, selon le vocabulaire  consacré, de modification de personnalité) où j'intuitionne "quelque chose"... sans savoir quoi (mais la plupart du temps hélas de tragique).. qui arrive. Ex : de jeunes délinquants -lourds, dont tout le monde avait peur, moi aussi- m'avaient fait une vacherie telle que, en état "spécial" (relié à la colère extrême) je suis sortie de chez moi en trombe, les ai affrontés TOUS, (ils étaient assis sur un banc devant chez moi, un endroit assez isolé)... "Si tu touches un seul cheveu à... je te préviens, cela va très très mal se passer pour  toi et pour VOUS TOUS".. Mon ton? Ma tête? je ne sais pas, c'était étrange, je suis une femme mince, 1,60 m, 55 ans, j'étais seule devant quatre costauds de 20 ans déjà récidivistes et toujours prêts à en découdre pour un regard -dont le caïd devant ses troupes- et aucun n'a bronché : ils étaient comme figés, le caïd compris. Toute la nuit, je n'ai pu dormir, la fureur ? je l'ai pensé sur le coup mais en fait, c'était autre chose, je sentais que quelque chose allait se passer (sans pouvoir rien en dire de plus). J'ai occupé mon temps à transplanter des bambous (tant qu'à ne pas fermer l'oeil, autant faire quelque chose)... et hélas le matin les gardes étaient devant ma porte : au cours d'un (xième) vol de voitures, deux d'entre eux dont le caïd s'étaient tués par accident.  Deux autres étaient grièvement blessés.

Cet état fait que par exemple je peux (mais cela est banal je pense) accomplir des gestes que je ne pourrais jamais faire normalement, telle la fois où mon chien (40 kilos de muscles) s'est saisi de ma tourterelle et où dans mon souvenir -en y repensant c'est impossible et pourtant je l'ai fait- de colère, j'ai littéralement bondi sur lui comme un fauve, l'ai soulevé et secoué par la peau du cou comme un chaton ; il en a été tellement ahuri (je ne suis pas une maîtresse brutale) qu'il a aussitôt lâché l'oiseau qui s'en est tirée indemne. Un détail : j'ai eu une luxation des cervicales autrefois (accident de voiture) et ce type d'effort non seulement m'est impossible théoriquement mais m'est tout à fait interdit... Or, je n'ai même pas eu mal, ni sur le coup ni le lendemain.

Enfant, j'ai subi des stress assez importants et au cours de l'un d'entre eux, je me suis "enfuie" sur la montagne, en plein hiver en chemise de nuit et pieds nus, je l'ai escaladée -dans mon souvenir c'était comme si je "volais" tant j'allais vite-... arrivée en haut, je me suis effondrée , assise... et puis j'ai pleuré... C'est alors seulement que j'ai senti le froid (très vif)... au bout d'un moment, je me suis décidée à redescendre, je n'étais plus dans le même état et je grelottais. Et alors, en posant le pied au sol, je me suis aperçue que les cailloux tranchants et les herbes  piquantes me blessaient les pieds, impossible de faire deux pas. Or : mes pieds étaient intacts... et je venais juste courir 5 minutes sur ce même sentier. Je suis redescendue en prenant des précautions mais arrivée en bas, j'étais évidemment en sang. Je n'ai pas d'explication pour avoir fait l'aller sans aucun dommage... si ce n'est cet état particulier où j'étais en quelque sorte "hors de moi" (l'expression ici revêt tout son sens.) 

Hélène http://tziganes2.blogspot.com       

helenelarrive
helenelarrive
Le 28-11-2010 à 13h40

Un autre fait que j'avais oublié : depuis toujours, je peins -par loisir même si à présent c'est un peu plus que cela-. Or, un visage me vient tout le temps sous les pinceaux, toujours le même : une femme, brune, aux yeux foncés en amande, sourire un peu mystérieux, cheveux noirs longs et lisses séparés par une raie au milieu, pommettes hautes et long cou. Longiforme. Si je ne réfléchis pas à ce que je fais, c'est elle qui "arrive", parfois en trois traits seulement, et lorsque je fais un portrait, si je le retouche un peu trop... le personnage se transforme inéluctablement en mon "modèle" inconnu. Qui est-ce ? Aucune idée. Dans ma famille, autour de moi, personne ne lui ressemble, nous sommes plutôt de type européen du nord, blonds, roux ou châtain, aux yeux clairs etc... (Mais il est vrai qu'ayant vécu dans le Midi, j'ai rencontré dans ma toute petite enfance des gitans sans me souvenir d'une femme qui lui ressemblerait pourtant.) Une réminiscence très ancienne ? Je l'ai cru. Mais la suite l'infirme. Voici.

Récemment, en faisant des recherches pour mon blog (tziganes) je l'ai "vue" ! indiscutablement : c'est Bronislava Vajs, une poétesse et chanteuse rom -dite Papushka- qui malgré un grand succès, vécut ensuite volontairement dans l'oubli, dans une cabane abandonnée en Silésie. Le premier portrait que j'ai fait d'"elle" date de 57 (j'avais 9 ans) parfaitement ressemblant : je vais le photographier et l'envoyer sur le blog. A cet âge, il n'y avait ni le net et aucun livre à ma connaissance ne la mentionne ni a fortiori ne donne son image. Aucune explication, là aussi. Une femme qui lui ressemblerait et que j'aurais rencontrée avant l'âge de trois ans ? Peut-être.

J'ai aussi peint récemment un tableau assez affreux qui montre des corps enlacés, croyant faite oeuvre d'imagination un peu morbide, et lorsque je l'ai montré à un vieux résistant encore vivant, il s'est exclamé, fort ému : "C'est bien d'avoir reproduit la fresque qui se trouvait sur le Puits de Célas". Quelle fresque ? J'ai fait des recherches ensuite, il y en avait bien une mais, jugée trop impressionnante pour le public, elle a été enlevée en 49 ou 50 et remplacée par celle que l'on peut voir de nos jours. Or je suis née en 48. Avais-je 1 ou 2 ans lorsque je l'ai vue? L'ai-je "retrouvée" mentalement 56 ans après -juste après la mort de ma mère- sans m'en rendre compte? Peut-être. Difficile -mais pas impossible- de croire qu'à 1 ou 2 ans, on m'ait amenée au Puits -lieu du massacre et charnier- où beaucoup de résistants venaient  et viennent toujours se recueillir... Il se peut que ma mère -ou quelqu'un d'autre- y soit allé avec moi (?) pensant que je ne comprendrais pas... (douteux) ou que la fresque enlevée ait été exposée ensuite ailleurs  (peu probable) ? Aucun souvenir... et aucune explication là aussi. 

Autre cas : je suis donc éditrice et un jour un homme que j'appellerai Pierre me fait passer un manuscrit passionant: il a "inventé" (?) une histoire policière à partir d'un fait historique troublant, l'attentat raté du petit Clamart contre de Gaulle perpétré entre autres par Bastien-Thierry, exécuté ensuite. Inexplicable là aussi : 50 (?) impacts de balles de fort calibre et personne de touché... un tireur militaire -qui en principe sait faire- etc...  une baraka comme jamais. Le scénar du roman : l'attentat, aurait été volontairement manqué -une ruse de de Gaulle pour prendre les pleins pouvoirs- et le héros serait une jeune recrue, à l'époque préposée aux transmissions -retrouvé tardivement car devenu maire de son bled- "recruté" moyennant quelques avantages politiques.. ou en danger de mort s'il les refuse -pour éviter qu'il n'écorne l'image du grand homme en dévoilant au public la manipulation...- Canevas à mon sens excellent mais un peu "téléphoné".

Je le lui renvoie modifié, imaginant que le roman commence par une mort inexplicable (par exemple celle de la fille de Bastien-Thiery, psychologue  spécialisée dans les secrets de famille) et une enquête qui petit à petit dévoilerait le mobile, le faux attentat.  Je suppose alors que la jeune femme aurait fait des recherches sur son père, aurait retrouvé le héros et souhaiterait utiliser son témoignage pour réhabiliter son père qui aurait été "sacrifié" pour la raison d'état. Un détail : je me sens proche de cette femme car dans une certaine mesure nous avons un passé commun : elle a été dans son enfance, comme moi tenue à l'écart de l'histoire de son père d'une manière invraisemblable, impensable -alors que tout le monde la connaissait-... de même on m'a caché un fait historique dont ma mère était partie prenante -relié à la résistance-... que tout le monde connaissait sauf moi (relatif au Puits de Célas, on y revient).

Un secret de famille ? (C'est bizarrement le titre de mon livre... écrit notons le, A UNE EPOQUE OU J'IGNORAIS TOUT DE CE SECRET  FAMILIAL !) Non, une conspiration du silence plutôt, comme dans le cas d'Agnès Bastien-Thierry puisqu'elle était seule à ignorer ce que tous savaient. Exclue de "savoir" en somme, exclue de sa propre histoire. Or ce savoir était important, fondamental, comme il l'a été pour moi (lorsque j'ai su, ce fut comme si un élément d'un puzzle s'emboîtait, une immense libération.) Comme moi, elle s'est orientée vers la "philosophie" -au sens large pour elle (psychologue)-.

Un peu gênée de l'avoir faite "morte" dans le scénar proposé à Pierre, le soir même, je surfe sur son nom... et j'apprends qu'elle vient de mourir. Je ne sais absolument pas comment (rien ne le dit nulle part)... Aucune explication là aussi mais un réel malaise. Le livre a été abandonné.

Hélène Larrivé

quellecoincidence
quellecoincidence
Le 17-08-2011 à 22h18

Aujourd'hui, mon cousin Yacinthe a été enterré. Il avait 96 ans et j'en ai presque 31 . Une sacré personnalité , drole , amuseur ...

 Il a rejoind sa femme ,décédée 7 ans plus tot.  J'ai été marqué par plusieurs évènements troublants ce matin.

 Premièrement, suite a un détournement de circulation, nous sommes passés avec le corbillard devant la maison ou j'ai grandi et ou ils venaient nous rendre régulièrement visite.un endroit important dans leur vie et la notre. Comme un dernier adieu a cet endroit.

 Deuxièmement, deux colombes blanches sont passées au dessus du cerceuil devant l'église.   C'est rare d'en voir .

 Mais le plus troublant c'est qu'aujourd'hui ,  c'est le jour de la sainte Yacinthe.  Un dernier pied de nez du farceur?  une chance sur 365 ...  les scientifiques expliquent très logiquement les miracles de Lourdes par les probabilités . Aujourd'hui , je ne sais pas

 

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