Publié le 18/02/2010
William Stanton Moses - Le paranormal comme sujet d'études
Lorsque l’on a 13 ans, que souhaiter de mieux que de rédiger dans son sommeil un essai et d’obtenir la première note de la classe ?
Comment ne pas aller ensuite à la découverte du monde mystérieux et magique du paranormal pour y découvrir ses multiples facettes ?
Né le 5 novembre 1839 à Donnington en Angleterre, William Stanton Moses n’aura de cesse de se livrer à de multiples expériences au cours de son existence. Une vie passionnante pour un jeune homme instruit, souffrant par ailleurs de nombreux troubles nerveux qui le poursuivront. De son père, directeur de la Grammar School of Donnington, l'école de grammaire de Donnington, William reçut une éducation et une première instruction à la fois rigoureuse et traditionnelle selon les principes en vigueur du XIX ème siècle.
En 1852, la famille s’installera à Bedfort afin de permettre au jeune garçon de poursuivre ses études dans un établissement prestigieux. C’est là, dit-on, qu’il sera confronté aux premières sensations du paranormal : “ Sortir “de son lit pour se balader dans l'école et rédiger, pendant son sommeil, un essai sur un sujet.
Une scolarité studieuse interrompue
Elève appliqué, William sera envoyé à Oxford. Mais des problèmes de santé fréquents l’obligent à interrompre ses études à plusieurs reprises. Lors d’un de ses voyages, il se rendra dans la République monastique du Mont Athos (Grèce) où sont réunie une vingtaine de monastères dans lesquels résident des moines orthodoxes menant une vie de réclusion, d'introspection et de prières : William Stanton Moses éprouvait-il le besoin de comprendre ses états jusqu’alors inexpliqués et de se confesser à Dieu ? Quelques mois plus tard, il retournera en cours. Ses études achevées, il rejoindra l'équipe de travail du ministre de l'Église anglicane, une Église à la fois catholique et réformée, adhérant ainsi à l'un des principes du protestantisme : reconnaître la Bible mais pas l’autorité du Pape.

Des états nerveux éprouvants
En 1869, profondément affaibli par une succession de spasmes en tout genre, de migraines et un état de fatigue constant , William Stanton Moses sera hospitalisé pour un long séjour. À sa sortie d’hôpital, il reprendra ses activités et décidera de consacrer du temps pour soutenir les efforts d’une paroisse. Ses objets d’étude restent essentiellement axés vers les mécanismes de l’homme mais également l’analyse de ses propres facultés mentales et psychiques. C’est en 1871, que l'Université de Londres lui offrira un poste qu'il acceptera avant de démissionner pour raison médicale en 1889. Il passera ainsi une grande partie de sa vie dans un état de nervosité extrême, avant de décéder le 5 septembre 1892 à l'âge de 52 ans.
Une influence directe sur le paranormal
La vie de William Stanton Moses aura été marquée par une activité psychique intense et de très nombreuses consultations médicales. Face à un ensemble de phénomènes dont les causes ou les mécanismes ne sont pas explicables par des lois scientifiques établies, un médecin essaiera de le convaincre de faire appel à son propre esprit pour retrouver de la sérénité et gérer ses états de tension. William Stanton Moses avait-il l'esprit perturbé ou des capacités à développer des sensations extra- sensorielles ? Il se résoudra à consulter des médiums et réalisera que le monde des esprits existe et qu'il est possible de communiquer avec eux. L'intérêt pour la voyance est désormais acquis ; après quelques mois d’études et de travail personnel, il réalisera sa première expérience de lévitation. Des exercices, dont on dit, que William Stanton Moses aurait eu tendance à savoir les reproduire aisément devant témoins. Ces interrogations et ces sujets d’études ont été décrits par un autre Anglais, Edward William Cox, dans son ouvrage, what am I ? que suis-je ? . De nouvelles notions de psychologie et de parapsychologie telles qu’écrites dans l’introduction de l’ ouvrage étaient ainsi développées.
Fait du hasard peut-être, sur le vieux continent européen, un jeune médecin neurologue et chercheur, du nom de Freud, se trouvait confronté, lui, à une nouvelle énigme scientifique : il existerait des troubles fonctionnels sans lésions ( ces lésions qui faisaient jusqu’alors la distinction entre maladies et névroses ) provoquant une réelle douleur psychique pour un patient ?




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