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Publié le 26/11/2009

Pascal Forthuny lisait dans les destinées

Pascal Forthuny lisait dans les destinées

Pascal Cochet alias Pascal Forthuny, est né en 1872. Il exerça de nombreux métiers, dont ceux de journaliste, écrivain, romancier, auteur dramatique et peintre.

Le 12 janvier 1911, le journal « le matin » lui commande un article sur les grèves sanglantes de Mulhouse. Il s'y rend en train. Arrivé en gare de Sedan, une vision le submerge. Il voit un cercueil, recouvert d'un drap noir. Le cercueil entouré de cierges allumés est devant lui, dans un wagon entrouvert.

Cette vision est si prégnante que le journaliste décide de rentrer à Paris. Il se rend directement au domicile de sa mère. Celle-ci, atteinte d'une pneumonie, meurt dans ses bras, à son arrivée.

La certitude d'un Au-delà

Un second événement sera déterminant pour le médium. En 1919, son fils perd la vie dans un accident d'avion en Roumanie.

Pascal Forthuny devient convaincu d'une vie possible après la mort.

Tandis qu'il travaille sur l'un de ses romans, sa main cesse de suivre sa pensée. Elle se met soudainement à dessiner des symboles ressemblants plus aux balbutiements d'un enfant, qu'à l'écriture d'un adulte. Il décide alors de prendre une feuille vierge. Sa main va rapidement la noircir de dessins et de mots, apparemment sans aucun sens commun.

Pascal Forthuny vient de vivre sa première expérience d'écriture automatique et semble être en contact avec son fils disparu. Au fil des séances, les messages s'enchaînent avec une fulgurance jusque-là inégalée.

Lors de la période de Noël, sa main ne semble plus vouloir écrire sous la dictée de son fils. Ce sera désormais pour toujours.

En 1924, il devient secrétaire général de l'Union Française Spirite avant de participer à des séances de médiumnité à la Maison des Spirites puis à l'Institut Métapsychique de Paris.

Des clairvoyances probantes

Lors d'une expérience réalisé en présence du docteur Gustave Geley, on lui tend une lettre manuscrite.

Pascal Forthuny se lance alors dans un numéro d'imitation, où il parodie un clairvoyant interprétant de soi-disant images associées à la lettre en question. Le numéro de Pascal Forthuny trouble rapidement l'assistance. Les images qu'il évoque laissent deviner qu'elle a été écrite par Landru... Le véritable auteur de la missive !

Pour vérifier qu'il ne s'agit pas d'une coïncidence, le docteur Geley présente un autre objet à Pascal Forthuny. Le médium a soudainement l'impression d'étouffer et prononce le prénom d'Élisa. Le docteur Geley n'en revient pas. L'objet a appartenu à une dame décédée d'une congestion pulmonaire et il s'avère qu'elle a été soignée par une certaine Élisa.

Lorsqu'on lui tend une autre lettre, le médium évoque une ville portuaire située en Orient. Le docteur Gelay confirme les perceptions de Pascal Forthuny : « La lettre a été envoyée vingt ans auparavant, de Constantinople. »

À l'issue de ces expériences, l'Institut Métapsychique de Paris l'invite à animer deux séances mensuelles, qui deviennent rapidement des rendez-vous incontournables. Les résultats sont saisissants. Pascal Forthuny surprend par la précision de sa clairvoyance.

Le docteur Osty écrira un ouvrage relatant avec exactitude le contenu de ces séances. Voici la transcription d'un des procès-verbaux dressé lors d'une séance :

P.Forthuny : « Vous avez dû passer la journée d'hier avec quelqu'un qui s'occupe de films, de scénarios ou de théâtre. Vous avez eu là un rôle non pas de directeur, mais de conseiller, en suggérant un délai, un ajournement. Ce dont vous vous occupiez avait un caractère religieux. Il y avait une croix. Vous étiez quatre messieurs. Deux chrétiens, deux israélites. Un homme d'église était là. On a parlé de Saint-François d'Assise. De 180 000 à 200 000 francs, est-ce cela ? »

Le consultant : « Oui »

P.Forthuny : « Cet argent pourrait venir d'un pays protestant de l'Est. Dans trois semaines, vous aurez la collaboration de fonds chrétiens, mais pas catholique ».

L'interlocuteur avait assisté, la veille, à un dîner avec quatre convives, dont deux prêtres catholiques et deux personnes de confession juive. L'un des prêtres avait effectivement suggéré l'idée d'un film consacré à la vie de Saint-François d'Assise. Il avait été question de 200 000 francs pour réaliser ce projet.

Dans les trois semaines qui suivirent la voyance de Pascal Forthuny, une collaboration de 200 000 francs fut promise par une entreprise allemande.

Pascal Forthuny lisait dans les destinées

Dans son ouvrage « Je lis dans les destinées », Pascal Forthuny précise qu'en présence d'un inconnu, il y a des millions de probabilités de dire des absurdités. Mais discerner ce qu'il faut dire, et à qui le dire, est la signature d'une bonne voyance.

Alors âgé de 75 ans, les aléas de la vie l'accablent à nouveau. Pascal Forthuny perd l'un de ses frères.

Cette nouvelle disparition le conduit à reprendre ses contacts avec l'Au-Delà. Mais les affres de la vieillesse se font sentir. Il devient aveugle avant de s'éteindre à l'âge de 91 ans.

Voyants et médiums dans l'histoire sur besoindesavoir.com

Sources, notes, références : P.Forthuny-Je lis dans les destinées-Éditions de France. Pascal Forthuny-Clairvoyance et art divinatoire-Éditions des Gobelins.De la clairvoyance.C.W Leadbather-La famille théosophique.

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