Publié le 04/04/2008
Psychométrie pour l'épouse du président du Mexique !
Du 19 au 22 novembre 1977, me rendant à Mexico city pour les besoins d’un congrès international de parapsychologie, je suis invité par l’épouse du Président du Mexique, Carmen Romano de Lopez Portillo. Le 21 au soir, je grimpe dans une des Cadillac Fleetwood officielles – escorté de deux motards – pour nous rendre au « petit » Palais Présidentiel qui jouxte le grand Palais du Président.
Extraits de « Psychic » pp 58 à 60 : […] La Présidente oriente la conversation sur la voyance, la télépathie et la psychométrie […] Je lui demande si elle a un petit objet ancien, donc très « chargé », qu’elle glissera à mon insu dans une boite ou une enveloppe.
Elle quitte la pièce acconpagnée
d’Andrija Puarich (5) et revient quelques minutes plus tard
avec un petit coffret de bois, fermé par une serrure en cuivre. Je
me mets à l'ouvrage, sans grande conviction car, je l'ai déjà dit,
ces expériences me motivent moins que la P.K. Ce raisonnement
pourtant «négatif» ne m'empêche pas d'avoir une première projection
mentale : « Je vois comme une grosse pièce de monnaie, pas
tout à fait ronde, de couleur noire et mate. J'ai du mal à
percevoir la gravure qui est estompée... Cette pièce ou médaillon
est très ancienne, mais je ne peux donner avec précision sa date
d'origine que je situe avant la conquête espagnole, disons vers
1400, 1450 de notre ère. ». Je tente alors une psychométrie, qui ne
sera sans doute pas très probante, n'ayant pu ni voir, ni toucher
l'objet. Je suis bien en résonance avec l'objet : une image-pensée
se projette... « Oui... C'est cela... je vois des costumes
bariolés, de nombreuses personnes... C'est une fête, un carnaval...
C'est ça, je ne vois que des masques. Je structure une autre image
maintenant... Je vois quelques attelages de chevaux traînant des
marchandises. Ils sont arrêtés... ils sortent des pièces. Oui...
ils repartent... C'est curieux, ils n'ont pas déchargé leurs gros
ballots... Je... Non... Je ne perçois plus rien. »
Mme la Présidente ouvre le petit coffret : « Vous êtes bien
modeste, M. Girard, cet objet est bien de couleur noire et mate et,
vous pouvez constater, ce médaillon, de forme presque circulaire,
ressemble à une pièce de monnaie ancienne. Il est daté de la fin du
XVe siècle par les spécialistes... aux alentours de 1480... Votre
vision de carnaval est juste puisque l'origine de cet objet est le
village de Tlayacapan, à une soixantaine de kilomètres d'ici, dans
le Morelos, célèbre pour ses carnavals du mardi gras... L'autre
vision sur laquelle, dans l'immédiat je ne fais aucun
rapprochement, est également très pertinente... Car historiquement,
il a existé dans le passé un octroi, avant l'arrivée des Espagnols,
et une taxe était perçue pour toutes les marchandises destinées à
Mexico. Félicitations, ce que vous venez de faire est, on ne peut
plus, démonstratif. ».
Madame la Présidente, qui s’est départie de sa verve du début se
tourne vers moi d’un air grave, teinté d’inquiétude : « M. Girard,
je ne voudrais pas abuser de votre disponibilité et de vos
capacités si merveilleuses, mais j'aimerais vous demander une
dernière chose : les élections présidentielles auront bientôt lieu,
pensez-vous que mon mari sera réélu s'il se présente ? »
« Mme la Présidente, je vous remercie de ces compliments auxquels je suis très sensible. Votre dernière requête nécessite que vous puissiez me confier, quelques minutes, un objet très personnel de M. le Président. Je vous demande également de garder présent à l'esprit mes commentaires de tout à l'heure. »
Mme Portillo quitte la pièce et revient avec un objet qu'elle pose sur la table basse, à côté de l'échiquier. C'est une superbe et très ancienne montre à gousset. Je la prends en main droite et ferme les yeux. J'ai quelques perceptions fugaces que je ne juge pas utile de révéler car elles sont bien éloignées de la question posée… et risqueraient de poser problème dans les relations de couple ! Enfin, je peux recentrer ma psychométrie sur l'environnement politique du Président, tout en pensant que j'ai été fou d'accepter ce genre de tentative précognitrice. Mais je peux difficilement reculer désormais. A chaque fois, je me jure de ne plus jamais accepter de jouer les pronostiqueurs politiques, boursiers ou autres... et malgré tout j'accepte (presque) toujours ! Challenge, plaisir de rendre service ? Sans doute les deux à la fois.
Ma projection-pensée se précise : je vois beaucoup de monde... une foule en liesse... une grande fête. Zut, je m'éloigne de ma réponse politique. L'imagerie mentale « festoyante » continue à s'imposer ! Soudain, en un éclair, je vois des affiches. Je ne peux lire qu'une partie de celles-ci : le mot Madrid, qui est écrit en caractères nettement plus grands. Mais que diable vient faire l'Espagne et sa capitale dans toute cette fête ? J'ai deux autres projections tout aussi rapides et ne peux, là encore, que lire Madrid et F.R.I. ou P.R.I. ? Puis plus rien ! Je ne sais comment traduire ce peu d'éléments à la Présidente.
« Mme la Présidente, peut-être est-ce dû à l'heure maintenant tardive et à la fatigue, mais j'ai bien peu de choses à vous dire. Je me demande même si mes perceptions ont un rapport avec la politique. Jugez plutôt : j'ai vu une fête populaire, et des affiches avec le nom de la capitale espagnole Madrid et parfois F.R.I. ou P.R.I. »
« Ce doit être P.R.I. : ce sont les initiales du parti majoritaire Partido Révolucionario Institucional. Quant au nom de Madrid, il y a, au sein de ce parti, M. Miguel de la Madrid Hurtado, appelé couramment de la Madrid. Eh bien, M. Girard, nous verrons, en 1982, si votre vision se révèle exacte. »

Miguel de la Madrid Hurtado du parti PRI fut élu avec 71,63% des voix et prit ses fonctions le 1er décembre 1982
Cette expérience personnelle que j’ai tenu à relater, nous montre la prudence que nous devons avoir lorsque nous nous hasardons à interpréter nos perceptions. Nous devons nous efforcer de retransmettre immédiatement – sans état d’âme – ce que nous avons perçu, aussi surprenant que cela puisse être parfois.
La psychométrie : lorsque tout a échoué !
Beaucoup d’autres psychométries que j’ai effectuées, pourraient être décrites, comme par exemple lorsque avec une photo satellite (7) (dans le cadre d’une collaboration à une agence de renseignements) de qualité médiocre, j’ai pu localiser la base (8) d’essais nucléaires souterrains soviétiques, près du fleuve Irtych à proximité de Semipalatinsk (Kazakhstan). Ou encore ma participation efficace – à l’aide d’une photo Polaroïd et d’un pull-over - au dénouement heureux de l’enlèvement le 23 janvier 1978 du Baron Edouard Jean Empain. Plus récemment j’ai pu localiser à temps la jeune Isabelle F. au cœur du Périgord noir, dans une grotte où ses ravisseurs en fuite l’avaient laissée entravée dans un état de dénutrition et de maltraitance tels, qu’à quelques heures près, c’est morte qu’on l’aurait retrouvée.
Jean-Pierre Girard
Sources, notes, références : (5) Biologiste et physicien, auteur notamment de « Les états seconds » Biologie du paranormal. Tchou 1976. (7) : Précisons qu’en 1979 les photos satellite n’avaient pas la précision d’aujourd’hui. (8) : Ce site, qui a été fermé le 29 août 1991, était effectivement un lieu d’essais nucléaires. Sur 469 essais, 344 l’ont été sous terre.
Jean-Pierre Girard
Jean-Pierre Girard : Expert Besoin de Savoir, Bibliographie
Psychométrie : en savoir + sur besoin_de_savoir.com




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