























Ce n’est qu'à la fin du 19ème siècle que le constat de la combustion spontanée a été observé et étudié plus objectivement ,faisant taire tout l’aspect passionnel qui y était attaché jusqu’alors.
Auto combustions humaines spontanées, Phénomène paranormal ou ''simple'' phénomène physique ? Une Trilogie signé Jean-Pierre Girard (Parrain de Besoin de Savoir) .
Le 17 juin 1971, à Arcis-sur-Aube, le corps de Léon Eveil est retrouvé complètement carbonisé dans sa voiture. La chaleur produite devait être d’une très grande intensité puisque le pare-brise de son véhicule était fondu ! Quand au reste : sièges, garnitures, tableau de bord tout était à peu près intact.
Il ne restait que le crâne noirci du corps du septuagénaire Henry Thomas et un tas de cendres blanches qui se terminait par deux pieds intacts, dans le salon du pavillon où les faits venaient de se produire. C’est effectivement ce que vit l’officier de police judiciaire britannique John Heymer lorsqu’il se rendit à Ebbw Vale dans le Gwent (Pays de Galles) pour les besoins de l’enquête. Seul le fauteuil à armatures en bois présentait quelques traces du sinistre. Rien d’autre dans la pièce n’avait été atteint par la combustion de la victime.
L’enquête précisa qu’Henri Thomas âgé de 73 ans ne fumait pas ; ce qui écartait une des causes possibles de cet incendie. Le médecin légiste conclut aux faits suivants : la victime serait d’abord tombée la tête la première dans l’âtre de la cheminée, ses cheveux se seraient enflammés. Se ressaisissant, Henry Thomas aurait repris tranquillement place dans son fauteuil et ce, sans bousculer les braises ou manipuler les pinces, tisonnier placés près de l’âtre. Allongeant ses jambes, confortablement assis dans son fauteuil face à la télévision, il perdit connaissance pour une cause indéterminée. Ceci s’expliquant par la position du corps qui dénote une absence de réaction aux brûlures intenses.
Georgie (Etats-Unis), le cas de Jack Angel plaiderait pour l’hypothèse que nous suggérons : Dans tous les cas (ou presque) toutes les victimes se trouvent – pour des causes indéterminées – dans un profond état d’inconscience qui les font se consumer sans qu’ils réagissent et ce malgré les douleurs aiguës dues aux brûlures.
Le cas Angel est intéressant, puisque ce dernier a survécu à ce qui semble bien être un début d’autocombustion humaine. En 1974, notre homme s’endort dans son lit, pour ne se réveiller que quatre jours plus tard, avec des brûlures épouvantables qui nécessiteront l’amputation de son avant bras droit. Pourtant son pyjama et ses draps étaient intacts. Il n’a ressenti les douleurs que quelques heures après avoir repris conscience. Angel fut incapable de se souvenir comment l’incident s’était produit.
Dans son cas, les médecins décelèrent de grandes quantités de fumée que ses poumons avaient inhalé.
Des victimes encore vivantes mais inconscientes
Ceci corrobore les expertises des médecins légistes qui, dans les cas d’autocombustions où il restait quelques résidus de parenchyme pulmonaire, décelèrent des dépôts de fumée. Et d’en conclure que lesdits sujets devaient être encore vivants certes mais dans un état d’inconscience assimilable au coma. Ceci posé, nombre expertises prouveraient avec une bonne fiabilité que la victime était décédée avant “ sa combustion".
Le soir du 12 mai 1977, Ginette Kazmierczack est seule dans son appartement du petit bourg lorrain d’Uruffe, près de Toul. Cette femme a une vie faite de discrétion, d’effacement et de solitude. Vers 3 heures du matin, sa voisine de palier se réveille en sursaut. Sa chambre est pleine de fumée et elle est prise de suffocation. Elle sort précipitamment de son appartement et voit des petites flammes qui commencent à embraser le bas de la porte d’entrée de l’appartement de Ginette. Elle alerte les pompiers, qui ,arrivés sur place, se trouvent devant un spectacle effroyable. Le corps de Ginette Kazmierczack git, carbonisé, sur le plancher, contre la porte d’entrée. La stupeur vient du fait que les jambes, le bassin et le bras droit sont restés indemnes de toute brûlure.
Le reste n’est que cendres. Rien d’autre n’a été brûlé dans l’appartement. Crime, suicide ? Aucun élément objectif ne vient à l’appui de ces thèses.
La police judiciaire de Nancy est chargée – par le parquet – de mener une enquête. Le capitaine Lorrain chargé de l’expertise reprend toutes les hypothèse envisageables et n’en retiendra aucune. De la foudre (météo France invalidera cette possibilité pour le jour considéré) , à l’explosion d’une bombe aérosol ou tout autre gaz (dans ce cas nous aurions eu embrasement du mobilier) , au crime (mais la porte était fermée de l’intérieur avec la clef introduite dans la serrure) aucun expert ne put privilégier une piste crédible. Las, le parquet de Nancy prononça le 18 janvier 1978 une ordonnance de non-lieu.
Plus près de nous, le 17 novembre 1998, l’hebdomadaire “ Le Point ” relate l’énigme posée à la police judiciaire de Caen. Sur les hauteurs de Honfleur à la ferme “ Jack Aiméé ”, l’on retrouve dans la pièce principale un cadavre réduit en cendres dont il ne reste qu’un moignon de jambe enfilé dans un chausson. On ne sait si c’est un homme ou une femme. Pas de traces d’incendie. Les experts de la PJ passent en vain la maison au microscope à la recherche d’indices. Mais dans ce cas également, il n’a pas été possible de déterminer une cause possible à l’origine de cette combustion humaine. Nous pourrions citer d’autres cas de combustions humaines toutes aussi étranges et inexpliquées.
La variation du magnétisme terrestre, serait pour certains, un facteur favorisant l’auto combustion humaine. Une étude semble montrer qu’il existerait une corrélation entre les périodes de forte intensité géomagnétique et les cas de combustions humaines spontanées. Troublant certes mais peu convaincant.
Une cinquantaine(*) de cas actuel dans le monde
*Cas qui ont pu être qualifiés d’autocombustions humaines. Le chiffre est sans doute plus élevé, mais beaucoup de victimes ne sont pas signalées aux fins d’expertises.
A partir des faits objectifs, des expertises et travaux sérieux qui ont été menés sur ce phénomène qualifié d’“ auto combustion humaine spontanée ” peut-on continuer à le classer dans les phénomènes paranormaux ? Oui dans la mesure où ce dernier ne se produit que dans des conditions exceptionnelles, avec un ensemble de paramètres nécessaires qui sont difficiles à rassembler à un moment donné. Mais pour autant, et pour ce qui nous concerne nous n’admettons pas la notion ou le concept de phénomène nommé “ surnaturel”. Une multitude de phénomènes sont inexpliqués en l’état de nos connaissances actuelles ; un certain nombre ont trouvé une explication tout à fait satisfaisante qui rentre parfaitement dans le cadre de la physique. Nous pouvons citer à titre d’exemple, la vision dermo-optique.
Une approche affinée de la physiologie cellulaire nous a démontré le rôle prépondérant d’un organite du cytosquellette intracelllaire : les centrioles. Qui ces dernières (une paire par cellule eucaryote) possèdent des photorécepteurs capables de déterminer – avec une sensibilité extraordinaire – la longueur d’onde émise par les couleurs et de parfaitement les différencier. Ainsi, les cellules qui sont disposées à l’extrémité de nos doigts, grâce à ces lecteurs, déchiffreurs de la longueur d’onde ( I.R.) de chaque couleur ; que sont les centrioles, permettront par exemple à un non-voyant de discerner des couleurs, voire des lettres.
Les centrioles des cellules épidermiques communiquant l’information perçue aux centrioles des cellules du cortex cérébral qui en fera la “ traduction ” au niveau des zones de la conscientisation et de l’interprétation. Cette digression m’a semblé nécessaire en qualité d’avant propos des explications concernant les genèses possibles de l’autocombustion humaine.
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Les auto- combustions humaines spontanées, La Trilogie (Ep 2)
Phénomène déconcertant, la combustion spontanée d’un corps humain était déjà parfaitement décrite au 17ème siècle. Des historiens et chroniqueurs bien des siècles avant, signalent ce phénomène extrêmement troublant, mais de telle sorte que l’on ne peut retenir avec certitude avoir affaire à une authentique combustion spontanée. Le bon sens peut nous faire considérer que ce phénomène doit remonter à la nuit des temps. Lorsqu’il se produisait, il est vraisemblable que la victime, post mortem, devait être suspectée de sorcellerie, de satanisme ou autres par son entourage.
