Publié le 30/06/2011
Angelique - Marseille
La voyance, la médiumnité, le don d’éclairer les destinées… telles sont les facultés extraordinaires qui se transmettent de génération en génération, dans la famille d’Angélique.
Dotée d’une grande spiritualité, d’une foi infinie, cette médium et voyante qui exerce depuis une vingtaine d’années à Marseille, a tracé sa route.
Aujourd’hui, elle bénéficie d’une belle réputation. Ses prédictions sont limpides comme de l’eau de roche, et son éthique est incassable, comme du quartz. Reliée au monde invisible, elle guide ses consultants grâce à ses messages bienfaisants, chargés de sens et d’espoir.
Rencontre avec une jeune femme généreuse et investie.

La médiumnité est quelque chose de tout à fait intégré dans votre famille…
Angélique : Mes grands-parents étaient voyants et guérisseurs, ma maman aussi…ma famille était très ouverte sur le sujet et pour cause !
Petite, j’avais des intuitions très fortes. Je savais intimement que mon oncle allait nous quitter quelques jours plus tard, par exemple. Je disais ce que je ressentais au plus profond de moi. Je n’étais pas brimée, bien au contraire. Ma mère savait que j’avais cette capacité à prédire.
À l’adolescence, changement de cap : la voyance me « polluait » la vie. Je rencontrais quelqu’un et je savais déjà beaucoup de choses sur cette personne. C’était pénible. Alors, je me suis fermée, j’ai refusé cet étrange hôte. J’avais 13 ans. Je ne voulais plus entendre parler de flashs, de visions… Je voulais vivre comme tout le monde… La voyance m’a pourtant rattrapée.
Un jour, je me suis faite opérer pour une appendicite. Ma compagne de chambre avec qui j’ai sympathisé, avait un fils. Il était tarologue et il m’a offert un jeu de tarots, en me disant qu’un jour, « je serai prête, et que je m’en servirai ».
En rentrant chez moi, j’ai rangé les cartes dans un tiroir. Sept mois plus tard, je suis tombée sur le jeu par hasard. Poussée par une impulsion inexplicable, j’ai pris les tarots et je ne les ai plus quittés.
Autre fait important qui m’a ramenée sur le chemin de la voyance : à cette époque, je vivais une adolescence tourmentée. J’ai fugué pendant trois jours.
Mes parents, fous d’inquiétude, sont allés voir un médium spirite, qu’ils connaissaient. Il s’agissait de Nicole qui leur a prédit : « votre fille va revenir dans les trois jours ». Cela s’est bien passé ainsi. Un mois plus tard, elle a voulu me rencontrer, car elle avait des messages de l’autre monde, à me transmettre. J’y suis allée. Ce fut une révélation !
D’un seul coup, le canal s’est ouvert. Les sensations étaient extraordinaires, incroyables. Ma vie a complètement changé. J’étais sur mon chemin, c’était fabuleux.
Adolescente, votre médiumnité s’est révélée entièrement. Vous étiez en connexion avec l’autre monde. Comment l’avez-vous vécu ?
Angélique : J’étais en harmonie. La lutte était terminée. Sur les conseils de Nicole, le medium qui m’a montré ma voie, je me suis essayée à l’écriture automatique. Car l’Au-delà voulait communiquer par ce biais, dans un premier temps. Cela a fonctionné. Et j’ai retranscrit des centaines de messages, d’une grande beauté, d’une merveilleuse pureté, durant deux ans.
Mais j’étais toujours dans le doute… Ces messages venaient-ils de l’au-delà, ou étaient-ils le fruit de mon imagination ? Je suis une grande cartésienne, en réalité, cela peut paraître étrange pour un médium !
Un jour, j’ai obtenu un message encore plus fort que les autres. Une preuve incontestable de la réalité de la vie après la mort : Un petit garçon de dix ans, décédé, qui avait grandi dans le même quartier que moi, m’a « écrit » de l’Au-delà.
Je ne le connaissais pas, mais il m’a donné toute une série d’informations (jusqu’à l’emplacement de sa tombe au cimetière à Marseille)… J’ai remonté le cours de sa vie en menant mon enquête. Et oui, cet enfant avait bien vécu comme il me l’avait expliqué…. Ce fut une grande émotion pour moi. Je ne pouvais plus douter.
Quelque temps plus tard, j’ai lâché l’écriture automatique, car je n’en avais plus besoin. Je le sentais. J’ai alors reçu les messages de l’autre monde, en direct, sans support. C’était au quotidien. À cette période-là, je travaillais… Il était difficile de conjuguer emploi et médiumnité. Je recevais des messages, mon entourage me sollicitait pour des consultations… J’étais tiraillée entre ma vie active et ce don imposant et exclusif.
Un jour, j’ai franchi le pas et je me suis installée comme médium professionnel.
Vous avez beaucoup travaillé par téléphone, par l’intermédiaire d’un cabinet de voyance. Aujourd’hui, vous consultez par internet, via une webcam…
Angélique : Je me suis lancée un peu par hasard. Un cabinet de voyance m’a demandé de les dépanner un après-midi, un voyant étant indisposé. Les consultations se déroulaient par téléphone et j’ai été très surprise : mes voyances étaient très faciles, fortes. Je n’étais pas conditionnée par le physique du consultant, cela était limpide. Du coup, ma collaboration a été reconduite, et j’ai travaillé pour ce cabinet durant plusieurs années.
Il y a trois ans, j’ai décidé de tout arrêter, car je ne pouvais plus, et je n’avais plus envie, de suivre ce rythme effréné. J’étais fatiguée et lasse.
Je suis partie me ressourcer en haute montagne. Ce fut un break salutaire.
Depuis trois ans, je donne mes consultations. En général, je suis présente deux heures le matin et deux heures le soir, parfois les après-midi. Cette liberté fait que je suis une voyante épanouie.
En parallèle, j’ai conservé ma fidèle clientèle pour les consultations en cabinet, à Marseille, mais je limite les rendez-vous.

Comment se déroule une consultation avec vous, Angélique ?
Angélique : Je demande au consultant son prénom et sa date de naissance. Grâce à ces informations, la personne « entre en moi ». C’est assez difficile à expliquer en fait.
En quelques minutes, je sais tout : l’état du moment, la cause des problèmes, les points forts… Puis on arrive à la question du moment. J’aime alors utiliser les tarots. Je ne les interprète pas. En réalité, lorsque je sors une carte, elle me sert de « déclencheur ». Les flashs arrivent à moi à toute vitesse.
Lors d’une consultation, j’ai aussi des messages. C’est quelque chose de courant lors d’une première consultation. Mon guide s’invite toujours dans ces cas-là ...(sourires).
J’estime que pour avoir des réponses sérieuses et claires à une question, il faut prendre au moins ¼ d’heure. Une consultation de fond nécessite 45 minutes.
Lors de mes consultations par webcam, le consultant me voit mais de mon côté, je ne vois personne, et cela me convient parfaitement. Le physique d’autrui peut ralentir le démarrage de la voyance. J’ai remarqué avec les années que lors des consultations, je donnais - grâce à l’intermédiaire de mes messagers de l’au-delà- les mots qui soignent, qui apaisent.
Ma démarche en tant que médium est claire : je veux que la personne qui vient me consulter aille mieux à la fin de notre échange.
Vous êtes très spirituelle, vous êtes notamment en connexion avec Padre Pio…
Angélique : Mes parents sont d’origine italienne. Quand j’étais encore dans le ventre de ma mère, le Padre Pio nous a bénies, maman et moi, à San Giovanni Rotondo. Je ne sais pas si cela vient de là. Toujours est-il que je reçois des messages du Padre Pio depuis des années.
Ces messages, qui arrivent souvent à des périodes charnières pour notre monde, ne sont pas personnels. Ils ont une portée universelle. Ils sont d’une bienveillance infinie, d’une grande sérénité.Parfois, ils sonnent comme des alertes.
Ce fut vrai dernièrement. J’ai reçu des messages suite au Tsunami, au Japon. Le Padre Pio nous met en garde contre la pollution, les radiations. Il parle aussi de notre champ magnétique qui risque d’être endommagé.
Il est là, près de moi, comme un protecteur. Alors, tous ces messages, je les transmets lors de mes consultations. Je les fais voyager. Car ils n’ont de sens que s’ils touchent un maximum de personnes.
Je caresse l’espoir de réunir « ces leçons de vie de l’Au-delà », dans un livre. C’est un de mes rêves. Il verra le jour, dans quelques années. Je le sens, je le sais.
La vie est d’une grande profondeur, si l’on ose se cogner aux cornes du réel. Voir au-delà des apparences permet d’embrasser l’essence même de la vie.
Voyance du mois (Références 2010 - 2011) sur besoindesavoir.com




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