Publié le 27/05/2009
Le cas des disparitions d'enfants par Celtika
S'il est bien des faits pour lesquels le « don » ou la faculté de voir des choses à distance devrait nous interpeller, ce sont ceux des cas de disparitions de personnes, et plus particulièrement d'enfants.
Mais à cela, plusieurs difficultés se posent pour un voyant: comment être sûr de ce que l'on voit ? Comment sélectionner les informations que l'on reçoit afin de ne pas les traiter par erreur ? Et surtout, quelle attitude adopter ensuite, que faire des éléments obtenus de la sorte ?
Apprendre à prédire : Le cas des disparitions d'enfants
Le 29 janvier 2007, le petit Julien disparaît à Bourg-Les-Valence dans la Drôme.
A ce moment-là, encore très marquée par une disparition
précédente, je ne me sentais pas la force de m'y confronter et de
m'exposer à tout ce qu'implique la publication délicate de visions
sur la disparition d'un enfant...
Mais des lecteurs du journal en ligne sur lequel j'avais déjà
publié des choses avérées pour la disparition du petit David L. à
Redon fin 2006 (Journal de Demain), m'envoyèrent des messages me
demandant de tenter à nouveau de voir « quelque
chose ».
J'étais indécise, à moitié paralysée par la peur de me tromper,
d'induire en erreur, ou de donner de faux espoirs.
Soudainement, je ressentis le besoin irrépressible de me saisir d'une feuille blanche et d'un crayon.
Je n'avais aucune idée de ce qui était en train de se dessiner sous mes yeux, des traits se formaient, des indications m'étaient soufflées et je devais les noter. A première vue, pour moi cela ne ressemblait à rien, de sorte que je me disais en moi-même que je faisais probablement n'importe quoi. Là, la voix dit de façon très distincte et à plusieurs reprises « Barrage ». Je me souviens très bien m'être alors dit « quoi, comment ça Barrage? Cela ne veut rien dire... et puis ce dessin, il ne ressemble à rien ! ». La voix répéta encore et encore « Barrage ». Je décidai alors de noter le mot sur le croquis, accompagné d'un point d'interrogation.
D'autres détails apparurent, tels que la notion de transport, et de chaîne alimentaire, comme points de repérage.

Croquis de localisation de Celtika
Associé au mot « Barrage », le terme « radeau » fut également mentionné avec insistance.
Seule face à ces éléments déconcertants qui semblaient indiquer un lieu, mais qui me paraissaient trop vagues, je tentai à l'aide d'un plan de ressentir le lieu vers lequel se trouverait l'enfant. A ce moment-là, nous sommes tout début Février, et je crois, non sans difficulté, que mon ressenti localise la présence de l'enfant à proximité de son domicile. Je tente alors une déduction (et ce fût là mon erreur !) selon laquelle mon dessin représenterait donc un lieu près du domicile de l'enfant.
Je publie alors ces informations en ligne, le 7 février 2007 (Le Journal de Demain) . A ce stade-là, je ne songeais pas véritablement à contacter un quelconque service de police. C'est vrai, qui suis-je pour me mêler d'une enquête ? Sur quoi puis-je me baser pour prétendre pouvoir aider plutôt que ralentir les recherches ? Mais à nouveau, des lecteurs me demandent ce que je compte faire de ces perceptions, ils se demandent si je fais le maximum pour essayer d'aider. Alors, comment réagir ? Rester les bras croisés et risquer de négliger une piste peut-être utile ? Suite à ces messages, je décide donc de contacter le Srpj de Lyon, qui est indiqué comme contact par les médias, pour « toute personne qui pense être en possession d'une information qui pourrait se révéler utile ».
Nous sommes entre le 10 et le 14 février.
Après quelques tentatives infructueuses (on me fixait poliment une heure pour me rappeler mais on ne me rappelait pas..), je prends mon courage à deux mains pour rappeler, je répète les mots qui me sont soufflés pour trouver attention et... miracle, je trouve immédiatement une oreille attentive ! On me met en communication avec une dame charmante, qui semble très préoccupée du sort de l'enfant, et qui souhaite savoir si je le vois en vie, ou pas (à ce moment-là, aucune piste n'était privilégiée). Avec désolation je donne ma réponse qui n'est pas positive, en expliquant que l'enfant m'apparaît sans vie, et dans l'eau. Je ressens alors clairement la déception chez mon interlocutrice, qui semblait avoir espoir. Je lui précise que j'ai également obtenu un croquis, qui pourrait, sait-on jamais, aider à la localisation de l'enfant. Elle me met alors en relation avec un enquêteur chargé de l'affaire. Lequel prend soin de noter avant tout mes coordonnées complètes. Probablement dans l'espoir de le rassurer sur ma personne, je mentionne que mon père est chef de corps de pompiers, en expliquant que j'ai conscience de la rigueur que demande leur travail. Il me semble alors avoir perçu moins de froideur, et plus d'attention. Je fais part de ma conviction que l'enfant sera retrouvé, qu'il ne faut surtout pas abandonner les recherches dans le Rhône, et qu'ils ne sont pas passés bien loin du lieu où sera trouvé l'enfant. Après un entretien de quelques minutes, il me transmet son e-mail pour lui faire parvenir le croquis. Chose que je fais instantanément, en termine mon message en souhaitant bon courage. Après cela, plus aucune communication.
Trois semaines plus tard, le dimanche 4 mars 2007 vers 18h00, je reçois un mail anonyme intitulé « disparition julien », disant mot pour mot : « Bonsoir, suite à votre "vision" du 12 février, et après information donnée par la police sur le lieu ou le beau père se trouvait la nuit de la disparition de l'enfant (les petits robins à Livron). On a croisé votre carte avec la topographie des lieux de Beauchastel/ La voulte sur Rhône. On a retrouvé: le barrage de beauchastel en amont, un pont qui enjambe le rhône et relie la voulte aux petits robins, une zone industrielle, avec une chaîne alimentaire (intermarché) des entreprises de transport ,tout cela après avoir franchi un bras de rivière qui rejoint le rhone où se trouve une carrière de gravier exploiter par des grues sur des radeaux... en longeant la Rn 88, bref mais F 32 on n'a rien trouvé, avez vous d'autres idées ? On vient de lire une autre chose un bâtiment avec des fûts abandonnés... il y a plusieurs usines désaffectées par là, en travaux. Dans l'espoir de trouver un début de piste pour ce pauvre enfant, nous sommes deux jeunes sur la région de valence a faire travailler nos méninges pour le retrouver... A bientôt et bon courage vous aussi. »
Je n'avais pas encore réagi à ce message que, le lendemain même, lundi 5 mars 2007, la presse titrait : « Un corps d'enfant retrouvé juste après le barrage de Beauchastel » (TF1-LCI & comparaison avec Le Journal de Demain)
L'article cité dit notamment que : « Des ouvriers ont découvert le corps d'un enfant lundi vers 18 heures juste après le barrage de Beauchastel. Des recherches avaient déjà été effectuées, un peu plus au nord, aux environs du barrage de Charme-sur-Rhône. D'autres sondages avaient été conduits à proximité de l'usine hydro-électrique de Beauchastel. » (Ils étaient donc bien passés près du lieu en question une première fois).
Si vous regardez le croquis, le prénom Julien est bien noté
après le pont ( seul le barrage de Beauchastel a un tel pont ), et
le mot barrage est noté plus vers le sud.
Le corps a été retrouvé après le barrage Beauchastel, à hauteur du
Logis-Neuf.
L'article précise « Le corps, retrouvé parmi des troncs
d'arbres », troncs d'arbres qui sont visibles sur la photo
extraite de l'article du Parisien. Étrangement, les bouts de bois
flottant sur l'eau, peuvent, je pense, faire penser à un
radeau.

Article du Journal Le Parisien en date du vendredi 16 mars 2007
Dans ma publication du 7 février qui accompagne le croquis (Le Journal de Demain) , je mentionnais également « L'enfant se trouve peut-être un peu au sud de ce pont, plutôt près de la côte ouest (« berge »). »
L'enfant a bien été retrouvé plus au sud par rapport à ce pont/barrage de Beauchastel, et comme le montre la photo du Parisien, les troncs d'arbre se trouve côté Ouest. (le Nord se trouve côté droit de la photo).

Pour ce qui est du mystérieux nombre 32, il se pourrait qu'il s'agisse simplement de la distance séparant le domicile de l'enfant, du lieu où il a été retrouvé. En effet avec une recherche itinéraire classique, le résultat donné entre Bourg-Les-Valence et le Logis-Neuf est de 33,3km. (Constat sur Google Maps). Malheureusement, je n'avais pas su décoder cet indice.
Lorsque l'enfant fût retrouvé, il fût établi qu'il n'avait pas
pu séjourner tout ce temps dans l'eau. Ceci pourrait alors peut
être expliquer pourquoi, quand j'avais regardé la carte la première
fois, je ne percevais pas la présence de l'enfant si loin de son
domicile. D'où probablement, ma mauvaise déduction pour localiser
le lieu de mon croquis.
Néanmoins, je remarque que ce croquis, exploité par une tierce
personne qui apparemment s'y connaissait en topographie, a pu
permettre de déduire qu'il s'agissait du barrage de
Beauchastel.
Quelques mois plus tard, je voulus en avoir le coeur net et décidai de me rendre sur place. J'appelai mon amie d'enfance pour m'accompagner (j'étais alors dans Hérault) qui, à ma grande surprise me répondit : « mais enfin, tu ne te souviens pas qu'il était prévu que j'emménage près de Valence ces jours-ci ? J'y suis, tu peux venir dormir à la maison ». A la fois stupéfaite et confuse, je n'avais gardé en tête que l'Ardèche et aucune idée de la date prévue. Bref, cela ne pouvait pas mieux tomber.
C'est donc sereinement que je me suis rendue au barrage de
Beauchastel et qu'une fois sur place, j'ai constaté que s'y trouve
une entreprise de transport, sur le même côté qu'indique sur mon
dessin.
J'avais le croquis entre les mains, et devant mes yeux, les camions
étaient alignés exactement de la même façon que les rectangles sur
mon papier...
S'agissant du mail anonyme, mon message de retour au destinataire,
remerciant l'auteur tout en lui demandant s'il faisait partie d'un
service d'enquête, n'a jamais obtenu de réponse.
Suite à ces événements, je reçus un certain nombre de
propositions, à mon grand étonnement, de la presse et de la
télévision. Je choisis de toutes les décliner, hormis celle d'un
journal réputé sérieux, Le Parisien, mais en refusant formellement
que les journalistes viennent jusque chez moi pour prendre des
photos. Quelques erreurs dans l'article, dont on m'avait promis une
pré-lecture qui n'eût pas lieu, dommage.
Je ne regrette pas d'avoir refusé les autres médias, la réalité est
bien trop vite déformée !
Je terminerai cet article de la série « Apprendre à
prédire » en considérant que malgré les erreurs commises
concernant cette disparition, et les questions qui demeurent sans
réponses, les leçons que je tire de cette expérience me paraissent
inestimables.
Je tiens également à saluer l'équipe de Besoindesavoir.com, qui
nous offre un espace de libre expression, en respectant nos dires à
la lettre, ce qui est une denrée bien rare...
Amicalement, Celtika
Article
signé Celtika
Celtika, Site Web Officiel
Celtika : Expert, Interview, ses chroniques ''Prédire : le point de vue d'un médium'' sur Besoin de Savoir




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