Publié le 31/03/2008
Cathy-Anne Hackspill (Tarologue et Auteur) ''Les meilleurs voyants de Paris''
Une Parisienne sur cinq et un Parisien sur dix ont déjà rencontré un voyant dans leur vie. C'est dire l'importance de ces pratiques dans la vie de nombre d'entre nous mais comment éviter les déceptions et les arnaques courantes dans ce milieu ?
Une Parisienne sur cinq et un Parisien sur dix ont déjà rencontré un voyant dans leur vie. C'est dire l'importance de ces pratiques dans la vie de nombre d'entre nous mais comment éviter les déceptions et les arnaques courantes dans ce milieu ?
C'est tout l'objet du guide « Les meilleurs voyants de Paris » de Cathy-Anne Hackspill qui rpopose une centaine de contacts de qualité (voyants, médiums, numérologues, astrologues), les adresses des meilleurs cafés-voyance de Paris ainsi que des infos sur Alexandre Jodorowski, la psychogénéalogie et des adresses de stages pour apprendre à développer ses dons.
besoindesavoir a rencontré Cathy-Anne Hackspill.
Cathy-Anne Hackspill : J’ai rencontré le Tarot lorsque j’ai rencontré l’homme de ma vie, quelques cartes encadrées m’ont surprise et intriguée.
Plus tard, lors d’une discussion (je changeais de travail), mon compagnon m’a suggéré d’utiliser le Tarot. J’avais 29 ans et je travaillais depuis près de six ans dans le conseil et la publicité. Comme je ne me décidais pas, il m’a tendu son jeu et m’a posé une question. J’ai répondu.
C’était incroyable : les mots se succédaient et j’étais stupéfaite de l’exactitude des informations… c’est ainsi que tout a commencé. Ce fut une complète remise en question, un bouleversement salutaire. J’ai cependant longtemps respecté son conseil à la lettre : ne pas lire d’ouvrages sur le Tarot pour ne pas enfermer ma propre lecture, ne pas me brider.
C’est comme cela que j’ai naturellement développé une méthode de lecture intuitive du jeu puis, en 2001, comme un aboutissement logique de ma démarche, j’ai mis en place les « ateliers intuition ». J’avais été tellement impressionnée - et le suis encore aujourd’hui - par les « résultats » que nous apporte notre intuition que j’ai voulu transmettre cette merveilleuse expérience.
Ces ateliers sont accessibles à tout public et ils ont pour objectif de permettre à chacun de comprendre ce qu’est l’intuition, d’apprivoiser son propre mécanisme intuitif, d’éviter les écueils et éventuellement, pour ceux qui sont intéressés, de travailler le Tarot. Le tout sur un mode ludique et pratique, avec des exercices, des questions et des anecdotes, qui aident à mettre en évidence nos fonctionnements.
J’ai toujours essayé de comprendre et rendre concret l’intuition et par extension, la voyance.
C’est un peu frustrant pour moi, peut-être est-ce mon côté bélier, de pratiquer une activité difficile à expliquer, même si cette problématique fut partiellement résolue avec l’adage d’Einstein : « la pratique, c’est quand tout fonctionne et que personne ne sait pourquoi » J’ai besoin que les choses soient claires, j’aime expliquer, j’ai envie de transmettre.
Aujourd’hui, parallèlement à mon activité de voyance, j’écris. C’est pour moi un très bon complément, un bon équilibre. Et bien entendu, je profite aussi pleinement de mes enfants, que je vois grandir très vite !.
Comment est né l'idée d'écrire ce guide exclusivement dédié aux spécialistes parisiens des arts divinatoires ?
Cathy-Anne Hackspill : D’une conversation passionnante entre Sandrine, directrice de la collection « paris est à nous » des éditions Parigramme, et moi, sur la voyance et la demande du public. J’ai voulu répondre aux questions suivantes question : « qui est le plus apte, dans sa manière de faire ? », « Quel spécialiste peut à répondre au mieux à mes attentes : un voyant, un astrologue, un numérologue ? »
Je me suis mise à la place de quelqu’un qui n’y connaît rien et se demande comment faire. Il me semblait évident que la manière dont je voulais aborder le sujet cadrait parfaitement avec l’esprit de la collection. Encore une fois, il s'agissait d'éclaircir les choses, d'expliquer, de renseigner et surtout, d'être pratique !
Il ne s’agissait donc pas de faire un guide de la voyance ou des voyants, mais de faire un guide sur ce qui se passe à Paris autour de la voyance, de la consultation à la formation, et que chacun s’intéressant à ce sujet puisse y trouver son compte».
En quoi est-il différent des autres guides ?
Cathy-Anne Hackspill : Le guide s’articule donc autour de plusieurs axes : Comprendre et définir la voyance, ses pratiques, son histoire et quelques conseils pour bien choisir son voyant et éviter les mauvais !
Yaguel Didier m’a d’ailleurs très chaleureusement reçue pour apporter son point de vue, ce fut un excellent échange, enrichissant et bien entendu passionnant ! Il me semblait en effet important de défricher la voyance pour que chacun sache où il met les pieds.
J’ai ensuite proposé une sélection de voyants. Je n’ai en aucun cas voulu tester qui que ce soit. Mon objectif était simplement que chacun m’explique sa manière de travailler pour pouvoir l’expliquer et que chacun puisse choisir en fonction de ce qu’il recherche, plutôt faire un point, répondre à une question précise, comprendre sa relation affective... Et je le précise bien, un voyant (astrologue ou numérologue) est avant tout quelqu’un comme vous et moi, qui a son caractère, sa manière de voir le monde et parfois aussi, ses humeurs !
Au-delà donc du choix de la technique, c’est avant tout une question de feeling : on le sent ou non. Et mieux vaut ne pas aller voir quelqu’un que l’on ne sent pas. Encore une fois, c’est une question de bon sens.
Ma sélection ne se fonde donc pas sur un test mais bien sur une rencontre, un échange. Et certains échanges ont été merveilleux. Tous les voyants que j’ai cités, je les ai interviewé, pour pouvoir sentir et comprendre leur façon de travailler, leur approche du consultant.
J’ai simplement demandé que l’on m’explique afin de retraduire du mieux possible l’approche et la méthode pour que ceux qui souhaitent consulter puissent trouver le voyant, l’astrologue ou le numérologue qui leur conviendra le mieux. Mon objectif a toujours été de pouvoir orienter au mieux les choix en fonction des attentes.
Ce fut à chaque fois de belles rencontres, certaines intenses et fabuleuses, et le fait d’être voyante m’a aidé à mieux cerner et mieux comprendre, c’était un avantage certain (mais comme dans toute autre interview du livre).
Par souci de transparence, j’ai à chaque fois dit à mes interlocuteurs ce que je faisais, et l’accueil a été d’autant plus chaleureux, certains m’ont dit« enfin quelqu’un qui peut comprendre », car oui, je peux aisément comprendre les problématiques auxquelles un voyant se trouve confronté ! Je crois que c’est en cela que le guide est original.
Ils m’ont tous été recommandés par des amis, des amis d’amis, parfois par des consultants de confiance. Et tous sont évidemment respectueux, honnêtes et cherchent à apporter le meilleur dans leurs réponses.
En tout, entre la sélection de voyants, astrologues et numérologues, ceux qui consultent dans des cafés, les consultations publiques ou encore les formations proposées, plus de soixante-dix contacts sont proposés.
Sur Paris, on parle de 20 000 voyants et autres professionnels du paranormal mais ce chiffre est difficile à préciser.
Bon sens de rigueur
Dans votre guide, vous distillez une série de conseils sur la façon d'appréhender une consultation de voyance. Quelles sont selon vous les principales règles à respecter ?
Cathy-Anne Hackspill : J’insiste en effet sur le choix qui est important car il peut vous bouleverser et sur l’attitude à avoir, c'est-à-dire, si l’on résume : bon sens et libre arbitre.
Choisir son voyant n’est pas comme choisir sa paire de chaussures, un voyant est, comme vous est moi, une personne avec son caractère, ses idées, sa manière de voir le monde, sa façon de s’exprimer, etc.
Il vaut mieux que vous soyez sûr des affinités entre vous et votre voyant; le meilleur choix, surtout lorsque l’on consulte pour la première fois, c’est le bouche à oreille. Qui mieux que votre amie qui vous connaît peut vous recommander un voyant, en vous racontant de surcroît sa propre expérience ?
Sans être sûr à 100% que cela va fonctionner, cela reste cependant le meilleur moyen : vous savez à quoi vous attendre, à qui vous avez affaire. Il n’y a rien de plus désagréable que de ne pas se sentir à l’aise avec la personne qui est supposée vous dire à la fois qui vous êtes et ce qui va vous arriver !
Une consultation n’est jamais une démarche anodine. Il ne faut pas oublier que le voyant va plonger au cœur de votre intimité, c’est d’ailleurs ce que vous lui demandez, même si ce n’est pas de manière aussi explicite.
Un bon voyant va toucher votre émotion, la laisser s’exprimer, toujours de manière douce et respectueuse. Il va remonter avec vous sur le chemin, s’arrêtant sur les écueils de votre parcours, les blessures, les joies aussi…
Bref, tout ce qui vous a façonné et qui fait que vous en êtes là aujourd’hui. On n’a pas toujours l’habitude d’échanger de manière aussi forte, et de surcroît, avec un inconnu. Il ne faut surtout pas se prémunir, encore moins se renfermer, cela gâcherait ce contact fort et nécessaire, mais tout simplement « être là », ce qui vous permettra de gérer au mieux le moment et la suite de cette « décharge émotionnelle ».
Autre élément important : on se retrouve implicitement en situation de vulnérabilité lors d’une consultation, en premier lieu parce qu’il y a une demande de notre part, en second lieu parce que nous allons être mis à nu.
Il ne faut pas résister et chercher à prendre le dessus, une consultation ne doit jamais être un rapport de force. Si d’aventure vous vous trouviez engagé dans une telle relation, fuyez ! Un voyant ne doit jamais abuser de la situation et être irrespectueux.
La relation avec un voyant doit être absolument claire, transparente et professionnelle, il ne faut pas tout mélanger. Votre voyant n’est pas votre copain. Le voyant doit être neutre, c'est-à-dire non impliqué, pour être le plus juste possible, ce qui n’empêche absolument pas l’empathie.
C’est entre autre pour cela que, souvent, les voyants sont plus à l’aise lorsqu’ils ne connaissent pas la personne, cet équilibre nécessaire est plus facile. Un voyant ne doit jamais juger. Et bien entendu, un voyant ne vous raconte pas sa vie et encore moins, celle des autres ! (Je le précise car cela arrive bien plus souvent que l’on imagine).
La relation consultant-voyant est donc très complexe, proche de celle psy-consultant, le rôle étant bien entendu tout autre. Les plus belles consultations, les plus intenses, sont celles où chacun est à sa place.
Evitez de consulter plusieurs voyants sur la même question, à force de vouloir corroborer les dires des uns et des autres, vous finirez par ne plus y voir clair du tout ! Evitez également de consulter trop souvent (une à deux fois par an paraît raisonnable), et ... d’attendre des miracles !
Il semble important de préciser ici un point crucial : que la voyance, l’astrologie ou la numérologie ne peuvent prévoir que ce qui est déterminé… et le déterminisme nous ramène à la question fondamentale du libre arbitre : est-ce que je reste maître de mon destin, de la situation, ou est-ce que je subis et deviens sujet et plus acteur ?
La prévision uniquement, nie tout espace de liberté et d’évolution.
Parmi les différentes pratiques divinatoires abordées dans votre guide, laquelle vous a le plus surprise ?
Cathy-Anne Hackspill : J’ai appris sur les méthodes différentes de la mienne, la chiromancie par exemple m’a vraiment interpelée ! .
C’est incroyable tout ce que l’on peut apprendre en observant les mains.
Cela dit, je reste convaincue que l’on peut faire de la voyance sur n’importe quel support ; au-delà des supports, j’ai surtout été surprise par la richesse des personnalités rencontrées.»
La voyance est souvent décriée, pourquoi selon vous ?
Cathy-Anne Hackspill : Je crois que de tous temps, la voyance a subi les foudres de ses opposants et qu’il y a eu des temps bien plus durs, on m’aurait brûlée sous l’Inquisition !
Ces critiques sont d’autant plus véhémentes qu’il s’agit d’un sujet à controverses, que rien n’est prouvé (pour le moment) et qu’il est naturellement compliqué d’accepter, dans notre monde occidental rationnel et cartésien, que quelqu’un , sans expertise aucune, vous annonce ce qui va vous arriver !
Aujourd’hui, la voyance est décomplexée, elle s’affiche et on échange le numéro de sa voyante comme on recommande un bon dentiste, alors qu’il y a encore peu de temps, on n’osait pas même évoquer l’idée d’aller consulter, mais on s’échangeait les adresses discrètement sous la nappe. La voyance a évolué aussi car elle devient pratique, utilitaire : on l’utilise comme un outil ; je suis d’ailleurs tout à fait à l’aise avec cette idée.
La critique, même difficile, a le mérite de vous faire exister et surtout de vous remettre en question et vous donne donc une chance formidable de vous améliorer. Quant aux critiques qui durent depuis toujours et qui reprennent les mêmes crédos, elles n’empêcheront jamais le monde de tourner et encore moins d’avancer.
Le terme « voyance » a malheureusement été galvaudé cependant, il est vrai que n’importe qui peut s’improviser voyant et que c’est un métier qui autorise toutes les escroqueries, parce que certaines personnes sont vulnérables et que surtout, d’autres n’ont aucune scrupule à en abuser.
Heureusement, il existe des praticiens sérieux, qui exercent leur métier avec cœur et donnent le meilleur d’eux-mêmes pour répondre à vos interrogations, vous éclairer dans votre parcours.
Ces personnes-là pensent qu’elles ont de la chance de pratiquer un des plus beaux métiers du monde, elles restent positives, sont humbles et généreuses, et donnent à la voyance ses lettres de noblesse.
Je suis fière des les avoir rencontrées. Peu importe les maux ensuite, cet enthousiasme qui nous porte et fait perdurer le meilleur de cette extraordinaire profession.»
Paris n'est pas la capitale de la voyance, envisagez-vous d'observer ce qui se passe en dehors de ses murs ?
Cathy-Anne Hackspill : Pas spécialement mais je suis de nature curieuse et je suis toujours partante pour découvrir et apprendre !
Mes projets actuels sont liés à l’écriture. J’ai déjà un roman dans mes cartons, un autre qui mûrit, et plein d’autres plus petits projets pratiques en tête !
Je souhaite aussi répondre à une demande spécifique qui m’est faite au sujet de mes ateliers intuition, continuer à les développer et même décliner la méthode sur d’autres sujets.
Livre : Les meilleurs voyants de Paris'' aux éditions Parigramme. Cathy-Anne Hackspill est aussi l'auteur de ''l'Intuition Pratique'' publié en 2005 aux Editions Michel Jonasz.

Une Parisienne sur cinq et un Parisien sur dix ont déjà rencontré un voyant dans leur vie. C'est dire l'importance de ces pratiques dans la vie de nombre d'entre nous mais comment éviter les déceptions et les arnaques courantes dans ce milieu ?
C'est tout l'objet du guide « Les meilleurs voyants de Paris » de Cathy-Anne Hackspill qui rpopose une centaine de contacts de qualité (voyants, médiums, numérologues, astrologues), les adresses des meilleurs cafés-voyance de Paris ainsi que des infos sur Alexandre Jodorowski, la psychogénéalogie et des adresses de stages pour apprendre à développer ses dons.
besoindesavoir a rencontré Cathy-Anne Hackspill.
Cathy-Anne Hackspill : J’ai rencontré le Tarot lorsque j’ai rencontré l’homme de ma vie, quelques cartes encadrées m’ont surprise et intriguée.
Plus tard, lors d’une discussion (je changeais de travail), mon compagnon m’a suggéré d’utiliser le Tarot. J’avais 29 ans et je travaillais depuis près de six ans dans le conseil et la publicité. Comme je ne me décidais pas, il m’a tendu son jeu et m’a posé une question. J’ai répondu.
C’était incroyable : les mots se succédaient et j’étais stupéfaite de l’exactitude des informations… c’est ainsi que tout a commencé. Ce fut une complète remise en question, un bouleversement salutaire. J’ai cependant longtemps respecté son conseil à la lettre : ne pas lire d’ouvrages sur le Tarot pour ne pas enfermer ma propre lecture, ne pas me brider.
C’est comme cela que j’ai naturellement développé une méthode de lecture intuitive du jeu puis, en 2001, comme un aboutissement logique de ma démarche, j’ai mis en place les « ateliers intuition ». J’avais été tellement impressionnée - et le suis encore aujourd’hui - par les « résultats » que nous apporte notre intuition que j’ai voulu transmettre cette merveilleuse expérience.
Ces ateliers sont accessibles à tout public et ils ont pour objectif de permettre à chacun de comprendre ce qu’est l’intuition, d’apprivoiser son propre mécanisme intuitif, d’éviter les écueils et éventuellement, pour ceux qui sont intéressés, de travailler le Tarot. Le tout sur un mode ludique et pratique, avec des exercices, des questions et des anecdotes, qui aident à mettre en évidence nos fonctionnements.
J’ai toujours essayé de comprendre et rendre concret l’intuition et par extension, la voyance.
C’est un peu frustrant pour moi, peut-être est-ce mon côté bélier, de pratiquer une activité difficile à expliquer, même si cette problématique fut partiellement résolue avec l’adage d’Einstein : « la pratique, c’est quand tout fonctionne et que personne ne sait pourquoi » J’ai besoin que les choses soient claires, j’aime expliquer, j’ai envie de transmettre.
Aujourd’hui, parallèlement à mon activité de voyance, j’écris. C’est pour moi un très bon complément, un bon équilibre. Et bien entendu, je profite aussi pleinement de mes enfants, que je vois grandir très vite !.
Comment est né l'idée d'écrire ce guide exclusivement dédié aux spécialistes parisiens des arts divinatoires ?
Cathy-Anne Hackspill : D’une conversation passionnante entre Sandrine, directrice de la collection « paris est à nous » des éditions Parigramme, et moi, sur la voyance et la demande du public. J’ai voulu répondre aux questions suivantes question : « qui est le plus apte, dans sa manière de faire ? », « Quel spécialiste peut à répondre au mieux à mes attentes : un voyant, un astrologue, un numérologue ? »
Je me suis mise à la place de quelqu’un qui n’y connaît rien et se demande comment faire. Il me semblait évident que la manière dont je voulais aborder le sujet cadrait parfaitement avec l’esprit de la collection. Encore une fois, il s'agissait d'éclaircir les choses, d'expliquer, de renseigner et surtout, d'être pratique !
Il ne s’agissait donc pas de faire un guide de la voyance ou des voyants, mais de faire un guide sur ce qui se passe à Paris autour de la voyance, de la consultation à la formation, et que chacun s’intéressant à ce sujet puisse y trouver son compte».
En quoi est-il différent des autres guides ?
Cathy-Anne Hackspill : Le guide s’articule donc autour de plusieurs axes : Comprendre et définir la voyance, ses pratiques, son histoire et quelques conseils pour bien choisir son voyant et éviter les mauvais !
Yaguel Didier m’a d’ailleurs très chaleureusement reçue pour apporter son point de vue, ce fut un excellent échange, enrichissant et bien entendu passionnant ! Il me semblait en effet important de défricher la voyance pour que chacun sache où il met les pieds.
J’ai ensuite proposé une sélection de voyants. Je n’ai en aucun cas voulu tester qui que ce soit. Mon objectif était simplement que chacun m’explique sa manière de travailler pour pouvoir l’expliquer et que chacun puisse choisir en fonction de ce qu’il recherche, plutôt faire un point, répondre à une question précise, comprendre sa relation affective... Et je le précise bien, un voyant (astrologue ou numérologue) est avant tout quelqu’un comme vous et moi, qui a son caractère, sa manière de voir le monde et parfois aussi, ses humeurs !
Au-delà donc du choix de la technique, c’est avant tout une question de feeling : on le sent ou non. Et mieux vaut ne pas aller voir quelqu’un que l’on ne sent pas. Encore une fois, c’est une question de bon sens.
Ma sélection ne se fonde donc pas sur un test mais bien sur une rencontre, un échange. Et certains échanges ont été merveilleux. Tous les voyants que j’ai cités, je les ai interviewé, pour pouvoir sentir et comprendre leur façon de travailler, leur approche du consultant.
J’ai simplement demandé que l’on m’explique afin de retraduire du mieux possible l’approche et la méthode pour que ceux qui souhaitent consulter puissent trouver le voyant, l’astrologue ou le numérologue qui leur conviendra le mieux. Mon objectif a toujours été de pouvoir orienter au mieux les choix en fonction des attentes.
Ce fut à chaque fois de belles rencontres, certaines intenses et fabuleuses, et le fait d’être voyante m’a aidé à mieux cerner et mieux comprendre, c’était un avantage certain (mais comme dans toute autre interview du livre).
Par souci de transparence, j’ai à chaque fois dit à mes interlocuteurs ce que je faisais, et l’accueil a été d’autant plus chaleureux, certains m’ont dit« enfin quelqu’un qui peut comprendre », car oui, je peux aisément comprendre les problématiques auxquelles un voyant se trouve confronté ! Je crois que c’est en cela que le guide est original.
Ils m’ont tous été recommandés par des amis, des amis d’amis, parfois par des consultants de confiance. Et tous sont évidemment respectueux, honnêtes et cherchent à apporter le meilleur dans leurs réponses.
En tout, entre la sélection de voyants, astrologues et numérologues, ceux qui consultent dans des cafés, les consultations publiques ou encore les formations proposées, plus de soixante-dix contacts sont proposés.
Sur Paris, on parle de 20 000 voyants et autres professionnels du paranormal mais ce chiffre est difficile à préciser.
Bon sens de rigueur
Dans votre guide, vous distillez une série de conseils sur la façon d'appréhender une consultation de voyance. Quelles sont selon vous les principales règles à respecter ?
Cathy-Anne Hackspill : J’insiste en effet sur le choix qui est important car il peut vous bouleverser et sur l’attitude à avoir, c'est-à-dire, si l’on résume : bon sens et libre arbitre.
Choisir son voyant n’est pas comme choisir sa paire de chaussures, un voyant est, comme vous est moi, une personne avec son caractère, ses idées, sa manière de voir le monde, sa façon de s’exprimer, etc.
Il vaut mieux que vous soyez sûr des affinités entre vous et votre voyant; le meilleur choix, surtout lorsque l’on consulte pour la première fois, c’est le bouche à oreille. Qui mieux que votre amie qui vous connaît peut vous recommander un voyant, en vous racontant de surcroît sa propre expérience ?
Sans être sûr à 100% que cela va fonctionner, cela reste cependant le meilleur moyen : vous savez à quoi vous attendre, à qui vous avez affaire. Il n’y a rien de plus désagréable que de ne pas se sentir à l’aise avec la personne qui est supposée vous dire à la fois qui vous êtes et ce qui va vous arriver !
Une consultation n’est jamais une démarche anodine. Il ne faut pas oublier que le voyant va plonger au cœur de votre intimité, c’est d’ailleurs ce que vous lui demandez, même si ce n’est pas de manière aussi explicite.
Un bon voyant va toucher votre émotion, la laisser s’exprimer, toujours de manière douce et respectueuse. Il va remonter avec vous sur le chemin, s’arrêtant sur les écueils de votre parcours, les blessures, les joies aussi…
Bref, tout ce qui vous a façonné et qui fait que vous en êtes là aujourd’hui. On n’a pas toujours l’habitude d’échanger de manière aussi forte, et de surcroît, avec un inconnu. Il ne faut surtout pas se prémunir, encore moins se renfermer, cela gâcherait ce contact fort et nécessaire, mais tout simplement « être là », ce qui vous permettra de gérer au mieux le moment et la suite de cette « décharge émotionnelle ».
Autre élément important : on se retrouve implicitement en situation de vulnérabilité lors d’une consultation, en premier lieu parce qu’il y a une demande de notre part, en second lieu parce que nous allons être mis à nu.
Il ne faut pas résister et chercher à prendre le dessus, une consultation ne doit jamais être un rapport de force. Si d’aventure vous vous trouviez engagé dans une telle relation, fuyez ! Un voyant ne doit jamais abuser de la situation et être irrespectueux.
La relation avec un voyant doit être absolument claire, transparente et professionnelle, il ne faut pas tout mélanger. Votre voyant n’est pas votre copain. Le voyant doit être neutre, c'est-à-dire non impliqué, pour être le plus juste possible, ce qui n’empêche absolument pas l’empathie.
C’est entre autre pour cela que, souvent, les voyants sont plus à l’aise lorsqu’ils ne connaissent pas la personne, cet équilibre nécessaire est plus facile. Un voyant ne doit jamais juger. Et bien entendu, un voyant ne vous raconte pas sa vie et encore moins, celle des autres ! (Je le précise car cela arrive bien plus souvent que l’on imagine).
La relation consultant-voyant est donc très complexe, proche de celle psy-consultant, le rôle étant bien entendu tout autre. Les plus belles consultations, les plus intenses, sont celles où chacun est à sa place.
Evitez de consulter plusieurs voyants sur la même question, à force de vouloir corroborer les dires des uns et des autres, vous finirez par ne plus y voir clair du tout ! Evitez également de consulter trop souvent (une à deux fois par an paraît raisonnable), et ... d’attendre des miracles !
Il semble important de préciser ici un point crucial : que la voyance, l’astrologie ou la numérologie ne peuvent prévoir que ce qui est déterminé… et le déterminisme nous ramène à la question fondamentale du libre arbitre : est-ce que je reste maître de mon destin, de la situation, ou est-ce que je subis et deviens sujet et plus acteur ?
La prévision uniquement, nie tout espace de liberté et d’évolution.
Parmi les différentes pratiques divinatoires abordées dans votre guide, laquelle vous a le plus surprise ?
Cathy-Anne Hackspill : J’ai appris sur les méthodes différentes de la mienne, la chiromancie par exemple m’a vraiment interpelée ! .
C’est incroyable tout ce que l’on peut apprendre en observant les mains.
Cela dit, je reste convaincue que l’on peut faire de la voyance sur n’importe quel support ; au-delà des supports, j’ai surtout été surprise par la richesse des personnalités rencontrées.»
La voyance est souvent décriée, pourquoi selon vous ?
Cathy-Anne Hackspill : Je crois que de tous temps, la voyance a subi les foudres de ses opposants et qu’il y a eu des temps bien plus durs, on m’aurait brûlée sous l’Inquisition !
Ces critiques sont d’autant plus véhémentes qu’il s’agit d’un sujet à controverses, que rien n’est prouvé (pour le moment) et qu’il est naturellement compliqué d’accepter, dans notre monde occidental rationnel et cartésien, que quelqu’un , sans expertise aucune, vous annonce ce qui va vous arriver !
Aujourd’hui, la voyance est décomplexée, elle s’affiche et on échange le numéro de sa voyante comme on recommande un bon dentiste, alors qu’il y a encore peu de temps, on n’osait pas même évoquer l’idée d’aller consulter, mais on s’échangeait les adresses discrètement sous la nappe. La voyance a évolué aussi car elle devient pratique, utilitaire : on l’utilise comme un outil ; je suis d’ailleurs tout à fait à l’aise avec cette idée.
La critique, même difficile, a le mérite de vous faire exister et surtout de vous remettre en question et vous donne donc une chance formidable de vous améliorer. Quant aux critiques qui durent depuis toujours et qui reprennent les mêmes crédos, elles n’empêcheront jamais le monde de tourner et encore moins d’avancer.
Le terme « voyance » a malheureusement été galvaudé cependant, il est vrai que n’importe qui peut s’improviser voyant et que c’est un métier qui autorise toutes les escroqueries, parce que certaines personnes sont vulnérables et que surtout, d’autres n’ont aucune scrupule à en abuser.
Heureusement, il existe des praticiens sérieux, qui exercent leur métier avec cœur et donnent le meilleur d’eux-mêmes pour répondre à vos interrogations, vous éclairer dans votre parcours.
Ces personnes-là pensent qu’elles ont de la chance de pratiquer un des plus beaux métiers du monde, elles restent positives, sont humbles et généreuses, et donnent à la voyance ses lettres de noblesse.
Je suis fière des les avoir rencontrées. Peu importe les maux ensuite, cet enthousiasme qui nous porte et fait perdurer le meilleur de cette extraordinaire profession.»
Paris n'est pas la capitale de la voyance, envisagez-vous d'observer ce qui se passe en dehors de ses murs ?
Cathy-Anne Hackspill : Pas spécialement mais je suis de nature curieuse et je suis toujours partante pour découvrir et apprendre !
Mes projets actuels sont liés à l’écriture. J’ai déjà un roman dans mes cartons, un autre qui mûrit, et plein d’autres plus petits projets pratiques en tête !
Je souhaite aussi répondre à une demande spécifique qui m’est faite au sujet de mes ateliers intuition, continuer à les développer et même décliner la méthode sur d’autres sujets.
Livre : Les meilleurs voyants de Paris'' aux éditions Parigramme. Cathy-Anne Hackspill est aussi l'auteur de ''l'Intuition Pratique'' publié en 2005 aux Editions Michel Jonasz.
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BesoindeSavoir : On connaît votre intérêt pour la psychogénéalogie, en signant ce guide, n'avez-vous pas cherché à exorciser en quelque sorte les maux inhérents à l'esprit de votre famille, la grande famille de la Voyance ?
Cathy-Anne Hackspill : «J’avoue ne jamais avoir eu l’impression d’appartenir à une famille de voyants.
Tout d’abord parce que mon parcours est atypique et qu’avant de devenir voyante, c’est un sujet que je n’avais pas vraiment abordé, et ensuite parce que je n’ai jamais ressenti le besoin de connaître d’autres professionnels.
Préalablement à ce guide, je connaissais deux voyants !
Je suis donc assez mal placée pour évoquer «une grande famille de la voyance».
D’ailleurs, après la réalisation du guide, je n’ai pas particulièrement ressenti une cohésion ou une force qui pourrait définir une famille ; la voyance ne nécessite pas, comme des métiers spécifiques d’artisanat pas exemple, de transmettre un savoir-faire générationnel.
C’est un savoir-faire individuel et la force se situe au niveau de l’échange avec son consultant.
Quant à la psychogénéalogie, je trouve en effet cette approche passionnante, elle s’avère parfois être un excellent éclairage sur des comportements, des parcours (entre autres avec les dates anniversaire, très parlantes), sur la construction des rapports avec les autres, la famille, les ancêtres.
Dans certains tirages de Tarot, cette psychogénéalogie est assez explicite.»
BesoindeSavoir : On constate que les critiques à l’encontre de la voyance n'ont jamais été aussi véhémentes, pourquoi selon vous ? est-ce que le fait de critiquer, de révéler les dérives de la voyance ne correspond pas aussi à une grande tendance actuelle ?
Cathy-Anne Hackspill : «Je crois que de tous temps, la voyance a subi les foudres de ses opposants et qu’il y a eu des temps bien plus durs, on m’aurait brûlée sous l’Inquisition !
Ces critiques sont d’autant plus véhémentes qu’il s’agit d’un sujet à controverses, que rien n’est prouvé (pour le moment) et qu’il est naturellement compliqué d’accepter, dans notre monde occidental rationnel et cartésien, que quelqu’un , sans expertise aucune, vous annonce ce qui va vous arriver !
Aujourd’hui, la voyance est décomplexée, elle s’affiche et on échange le numéro de sa voyante comme on recommande un bon dentiste, alors qu’il y a encore peu de temps, on n’osait pas même évoquer l’idée d’aller consulter, mais on s’échangeait les adresses discrètement sous la nappe. La voyance a évolué aussi car elle devient pratique, utilitaire : on l’utilise comme un outil ; je suis d’ailleurs tout à fait à l’aise avec cette idée.
La critique, même difficile, a le mérite de vous faire exister et surtout de vous remettre en question et vous donne donc une chance formidable de vous améliorer.
Quant aux critiques qui durent depuis toujours et qui reprennent les mêmes crédos, elles n’empêcheront jamais le monde de tourner et encore moins d’avancer.
Le terme « voyance » a malheureusement été galvaudé cependant, il est vrai que n’importe qui peut s’improviser voyant et que c’est un métier qui autorise toutes les escroqueries, parce que certaines personnes sont vulnérables et que surtout, d’autres n’ont aucune scrupule à en abuser.
Heureusement, il existe des praticiens sérieux, qui exercent leur métier avec cœur et donnent le meilleur d’eux-mêmes pour répondre à vos interrogations, vous éclairer dans votre parcours.
Ces personnes-là pensent qu’elles ont de la chance de pratiquer un des plus beaux métiers du monde, elles restent positives, sont humbles et généreuses, et donnent à la voyance ses lettres de noblesse.
Je suis fière des les avoir rencontrées. Peu importe les maux ensuite, cet enthousiasme qui nous porte et fait perdurer le meilleur de cette extraordinaire profession.»
BesoindeSavoir : Vos détracteurs vont évidemment
souligner un manque d'objectivité, comment être praticien et jouer
les consommateurs-testeurs. Qu'avez-vous à leur dire ?
Cathy-Anne Hackspill : «Je n’ai ni testé, ni jugé et encore moins noté. Il n’y a pas de hiérarchie.
J’ai simplement demandé que l’on m’explique afin de retraduire du mieux possible l’approche et la méthode pour que ceux qui souhaitent consulter puissent trouver le voyant, l’astrologue ou le numérologue qui leur conviendra le mieux.
vinatoires, découvert on l'imagine certaines pratiques, laquelle vous a le plus surprise ?
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