Publié le 19/09/2010
Alain François - Le Oui Ja, relais entre la terre et l’Au-delà
Depuis la nuit des temps, les êtres humains cherchent à capter les messages de leurs défunts ancêtres.
La célèbre tablette Ouija (dont l’orthographe peut varier : Oui-Ja, Oui Ja) est l’un des outils spirites, conçu à cette effet, le plus connu au monde.
Pour preuve, son origine daterait de plus de 3000 ans, une première planchette similaire aurait été trouvée en Chine.
Une origine floue mais un succès bien réel
Une chose est certaine, la tablette a réellement connu son heure de gloire, au milieu du XIXème siècle. Aux Etats-Unis, l’heure est à l’essor du spiritisme, notamment avec les sœurs Kate et Margaret Fox, réputées pour leur capacité à entrer en contact avec l’âme de défunts. Pour parler aux esprits, les mediums ont recours à la table tournante mais aussi à la planchette.
Ce passe-temps « spirituel », qui compte des dizaines de millions d’adeptes américains, débarque en Europe. Allan Kardec, fondateur du mouvement spirite français, décrit d’ailleurs le fonctionnement des communications via la tablette, dans ses écrits ( « Le Livre des Esprits » en 1857).
La planchette est améliorée, perfectionnée par plusieurs compagnies qui se lancent sur le marché. En 1898, deux frères, Issac & William FULD déposent un brevet. La marque OUIJA est créée et est gravée sur les planches !
À noter qu’en 1996, la société PARKER, fabricant de jeux, en a racheté les droits d'exploitation…
Le Ouija n’est pas un jeu
Le Ouija - qui aurait aussi une origine franco-allemande malgré son brevet américain - se compose d’une planche de bois sur laquelle sont inscrits les 9 chiffres mayas, les lettres de l'alphabet, les mots « oui » et « non », ainsi qu'un « Au Revoir ».
Lors d’une séance, les participants se réunissent autour du Ouija et touchent la goutte (qui est un indicateur mobile) avec leurs doigts.
La séance débute par « Ouija, es-tu là » ?
Pour obtenir une séance de qualité, il faut, selon les spécialistes en la matière, réunir plusieurs conditions : un nombre de participants restreint, une bonne entente entre eux et des intentions saines. Dans certains pays (comme le Québec et les Etats-Unis), le Ouija s’apparente toujours à un jeu de société anodin alors qu’il n’en est rien !
Une mauvaise utilisation de cet outil, qui rappelons-le, est utilisé pour contacter les esprits, peut occasionner des problèmes psychologiques (paranoïa, possession) importants chez les participants les plus fragiles. La réalité ne rime pas forcément avec les événements chocs du film « Paranormal Activity » (sorti en France en 2009) mais le danger existe. Prudence donc ! En France, le Ouija est en grande partie utilisé par des médiums ou des connaisseurs qui suivent les règles à la lettre.



Alain François, créateur de Ouija sur mesure
La planche Ouija est un instrument précieux pour toute personne qui travaille sur le contact avec l’au-delà. Il n’est donc pas étonnant que des utilisateurs désirent personnaliser leur Ouija. Et un jeune homme de la région de Nancy- Alain François - l’a bien compris. Ce dernier a flirté avec les séances de spiritisme, en colonie, lors de son adolescence. Au fil des années, le jeune homme s’est nourri de lectures ésotériques, et son intérêt pour la question de l’au-delà est allé en grandissant.
En 2004, il a voulu réitérer l’expérience du Ouija, mais cette fois-ci, sérieusement, en suivant le protocole. Il a donc cherché à acheter une planche Ouija dans sa région, sans résultat. Le net paraissait prometteur dans sa quête de la planche idéale. Oui, mais voilà, les Ouija proposés à la vente, qui viennent notamment des Etats-Unis, étaient sans âme, sans cachet.
Alors, pour répondre à son attente, Alain François en a fabriqué une lui-même, après de nombreuses heures de recherches et d’études sur le sujet. Et depuis, ses mains ont continué à fabriquer plusieurs dizaines de Ouija. Chacune est un support unique, et ses clients, en majorité des médiums, ne s’y sont pas trompés.
Comme l’explique le jeune créateur, « mes premiers acheteurs ont été des amis, ouverts à ce sujet de l’au-delà. Puis j’ai mis des petites annonces sur des sites web.
Un médium m’a contacté. Il avait déjà quatre planches. Un des Ouija que je mettais en vente lui plaisait. Il était habillé de lettres celtiques et de pierres semi-précieuses. Il l’a acheté. Puis 48 heures plus tard, il a commandé une nouvelle planche pendulaire.
Le bouche-à- oreilles à fait le reste. J’ai aussi créé une page Facebook qui m’ouvre à des contacts et à des commandes.
En ce qui concerne les techniques de fabrication, Alain François s’attache à donner vie à une planche en bois avec du bois compressé (pour sa légèreté) oui du bois massif pour des Ouija plus haut de gamme.
Il grave les lettres de l’alphabet, les chiffres, les mots « oui », et « non », parfois il ajoute : « ne sait pas » et « secret ». Et ensuite, il personnalise la planchette avec des signes, des dessins, car « cela ne gêne en rien le contact avec les esprits »
Une règle générale : il faut se mettre à la place de l’esprit
Le Ouija doit être fonctionnel, mais il a aussi le droit d’être beau puisque cela ne bloque en rien la communication avec les esprits !
« Certains clients me demandent de graver des anges, car ils ont l’impression que cela les protégera. Mais ils se trompent (rires), ce sont les participants qui attirent les esprits, bons ou mauvais, donc là où il faut être vigilant, c’est sur ses compagnons de séance qui doivent être équilibrés et sains ! Les anges gravés sur la planche n’y changeront rien !, précise le créateur.
L’une des particularités des planches d’Alain François réside dans le fait qu’elles sont toutes recouvertes d’un couvercle. Ce qui les protège d’une part, et d’autre part, elles sont plus discrètes dans une maison.
Il construit des planches de différentes tailles, les petites peuvent être de tous les voyages et sont souvent utilisées avec un pendule.
Lorsque nous l’interrogeons sur ce que lui rapporte cette activité complémentaire (il a un travail à côté), Alain François répond: « financièrement, rien pour l’instant puisque je le fais à titre de particulier, mais je ne vous cache pas que j’aimerais que mon travail prenne plus d’ampleur. Il me manque les financements pour m’installer en tant qu’entrepreneur. Par contre, personnellement, ce travail me procure un grand bien-être, un équilibre mental et physique. Attention, je ne recherche aucunement le contact avec les esprits lors de la fabrication du relais entre eux et nous ! J’ai instauré des barrières. Je ne suis que le fabricant.»
L’homme regorge de projets, il souhaite notamment améliorer ses techniques de fabrication (avec l’acquisition d’outils performants), et développer sa production.
Et puis il caresse un autre espoir : il travaille actuellement sur le moyen de transmettre « l’énergie universelle » (reiki) à travers des objets qu’il construit, afin de soulager certaines douleurs. Un prototype existe déjà…
Alain François a trouvé sa voie et il en est comblé. Le créateur a laissé s’exprimer son être profond, mais comme il le répète souvent : « tout ceci n’aurait jamais vu le jour sans l’appui de mes proches. Je suis très reconnaissant envers ma famille qui m’a toujours soutenu dans mes projets, que ce soit au niveau affectif ou technique. Et je dis un grand merci à ma compagne, pour son soutien et son aide durant toutes ses années. »
Médiumnité & spiritisme sur besoindesavoir.com




Commentaires
Ajouter un commentaire
En publiant ce message, vous vous engagez à respecter la charte du forum besoindesavoir.com dont vous reconnaissez avoir pris connaissance. Le modérateur se réserve le droit de supprimer tout sujet ou message non conforme à la charte de publication du forum. Merci pour votre contribution !