


























Publié le 12-05-2008
On la savait réservée, peut-être trop cartésienne pour se perdre dans de longs discours sur l'Art de Voir, peut-être simplement marginale...Des apparences qui forgent souvent le jugement, dans certains cas les préjugés...
Finalement l'entretien fut à l'image du personnage, simple, sympathique et riche d'enseignements.
Les apparences n'étaient donc pas trompeuses...
Romane Gabriel conjugue naturellement cet esprit de liberté et la discrétion absolue.
Après tout pour reprendre les propos de notre hôte « ce n'est que de la voyance »...
Besoin de Savoir a rencontré Romane Gabriel, interview :
Romane Gabriel : « J’ai tendance à expliquer à mes consultants que la voyance reste de la voyance, qu’elle est un bon indicateur mais qu’elle comporte aussi une marge d’erreur.
Par ailleurs, je les incite à vivre leur vie sans qu’elle tourne autour des prédictions qui leur ont été faites, au risque de passer à coté de choses qui seront cependant belles à vivre.
A quoi sert de savoir quelle est l’échéance d’une relation dans laquelle on se sent bien ?
A part mal vivre le présent qui nous est offert ?
Je crois que chaque événement de nos vies apporte quelque chose, quelque chose qui nous permettra de grandir, de relativiser, de prendre du recul.
Très souvent nous avons affaire à des personnes qui se trouvent dans des situations désespérées et elles attendent tout de nous.
Je leur demande également de ne pas me consulter à nouveau avant que de nouveaux événements ne se soient produits ou qu’une partie de mes prédictions se soient réalisées, ceci à plusieurs titres : éviter les dérives de dépendance, de dépenses parfois énormes en terme de consultations et puis, cela permet aussi de valider une voyance avant de prédire la suite. »
Besoin de Savoir : doit-on selon vous parler de ''don'' dés lors que l'on évoque cette faculté de pouvoir prédire l'avenir ?
Romane Gabriel : « Je ne crois pas.
Je pense que chacun possède ce type de facultés mais les développe ou pas.
Cela dépend sans doute de ce que la vie met sur votre chemin, de votre sensibilité, de vos croyances, de votre parcours, des rencontres…
J’ai longtemps mis mes ressentis sur le compte de l’intuition… Mais j’étais quand même très attirée par tout ce qui touchait à l’ésotérisme.
Je collectionnais les pierres, les oracles, les livres… Et puis j’avais pas mal d’amis dans le domaine de la voyance qui m’ont par ailleurs encouragée à « me lancer » au moment où ils m’ont sentie prête, c’est-à-dire après le décès de mon père.»
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Besoin de Savoir : en dehors de la voyance à quoi ressemble votre vie ?
Romane Gabriel : «J’ai une vie tout à fait normale. Passionnée par l’ésotérisme, la numérologie, le spiritisme, la spiritualité, la lithothérapie, l’aromathérapie…
Je marche beaucoup, je voyage…
Mon compagnon n’est pas issu du domaine de l’ésotérisme. Ceci me permet de rester en contact avec un contexte plutôt normal…
Il faut faire attention à ne pas s’enfermer dans un contexte uniquement fait de personnes liées à l’ésotérisme, ça finit par être réducteur et on se retrouve déphasé par rapport à la réalité.
Je lis énormément, environ un ouvrage par jour, ce qui me permet de continuer à acquérir des connaissances en permanence.
Je viens également de finir « le spiritisme devant la science » de Gabriel Delanne et « Dans l’invisible » de Léon Denis.
Ces auteurs sont pour moi de véritables références dans le domaine du spiritisme.
Ces ouvrages sont à la fois intéressants et très étonnants dans la mesure où on découvre une époque où les séances de spiritisme était aussi banales que d’aller sur Internet de nos jours…
J’essaie de comprendre pourquoi cela a brutalement changé. »
Besoin de Savoir : quelle est votre analyse aujourd'hui sur cette question ?
Quand j’étais plus jeune, j’assimilais les morts à ce que l’on me montrait dans les films d’horreur.
Il y a très souvent dans l’esprit des gens une peur illégitime créée par les films et la littérature fantastique ou d’horreur. Or, j’ai découvert que « nos morts » ne venaient pas une hache à la main pour nous découper en petits morceaux ou nous faire peur…
Ils sont là, il faut accepter leur présence et leur existence pour les côtoyer…
Je pense que la société actuelle a peu de temps à consacrer à la spiritualité et à ces questions, qu’elle a peur de la mort et qu’elle évite d’en parler.
C’est dommage car c’est très rassurant, finalement, de savoir qu’il y a un « après » et que nos proches, même partis, continuent à évoluer parmi nous. »
Besoin de Savoir : si vous deviez conseiller un ouvrage traitant du domaine, lequel choisiriez-vous ?
Romane Gabriel : « Je choisirais sans hésiter ''Cours pratique de Spiritisme'' de L. Pavesi. C’est un livre accessible à tout le monde et qui donne une idée de nombreux thèmes : la transe, la télépathie, le voyage astral, le développement des facultés paranormales, la médiumnité, l'écriture automatique... C’est le moyen idéal pour prendre contact avec l’ésotérisme et avec l'Au-delà en particulier.»
Romane Gabriel : «Je me situe un peu en marge de par mon discours.
Certains de mes consultants en sont surpris, notamment parce que je les incite à consulter le moins possible.
Je n’ai pas envie d’être sur le devant de la scène, je n’ai pas de spectacle à donner.
Ma mission consiste simplement à être là pour guider au mieux ceux qui en ont besoin.»
Besoin de Savoir : comment procédez-vous ?
Romane Gabriel : «Je n’ai pas besoin de beaucoup d’éléments : un prénom, une date de naissance et la voix me permettent de démarrer une consultation.
Je me sers de ma médiumnité mais j’ai pris l’habitude d’utiliser l’oracle de la triade pour valider mes ressentis.
Il m’arrive d’utiliser un cristal ou d’autres pierres, une poignée d’obsidiennes flocon de neige par exemple.
Besoin de Savoir : aujourd'hui si vous deviez faire un bilan de vos consultations, que diriez-vous ?
Romane Gabriel : « Mes premières consultations avaient les deux aspects : j’étais à la fois positivement surprise de mes ressentis mais j’absorbais les malheurs des autres comme une éponge.
Je ne savais pas me protéger et j’étais souvent assez mal après avoir effectué quelques consultations.
Je ressentais la souffrance des autres comme si elle était mienne.
Au fil du temps, j’ai appris à canaliser et si je fais mon possible pour atténuer la douleur des personnes qui me consultent, je sais également m’en protéger.
Et puis, il y a les bons souvenirs, j’en ai beaucoup !...
Chaque fois que j’arrive à faire avancer une personne, à l’orienter dans la bonne direction, à lui dire des choses qui vont lui permettre de se remettre utilement en question ou de prendre les bonnes décisions… Mais c’est aussi un réel bonheur quand les gens reviennent me faire des retours positifs.
On a l’impression de partager leur bonheur, d’avoir parcouru le chemin avec eux et d’avoir été utile.
C’est une grande satisfaction que de pouvoir apporter aux autres.»
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Romane Gabriel, site web officiel.
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C'est à Paris, au coeur du XVème arrondissement que nous avions pris rendez-vous avec Romane Gabriel.
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Je termine en ce moment ''L’inconnu'' de Camille Flammarion.
Besoin de Savoir : évoluer dans cet univers semble induire chez certains, une certaine forme de silence. Vous semblez faire partie de ceux là... Vous brillez par votre discrétion, vous acceptez de répondre à peu d' interview, pourquoi ?
Mon environnement de travail idéal : encens, bougie blanche, cristaux.»
