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''Les Dames Blanches, la Trilogie'' Episode 3

Publié le 09-05-2008

''Les Dames Blanches, la Trilogie'' Episode 3  - Insolites & mystères besoindesavoir.com
Apparitions / Disparitions de Dames Blanches : Le mystère perdure…

  

 La Dame Blanche de Castell Ogwr

Dans le château qui surplombe Ogmore , il y avait autrefois un fantôme qui rôdait à travers les ruines, les nuits de pleine lune, et qui chantait tristement.

 

 

 

On l'entendait parfois depuis le village, et les habitants se terraient chez eux de peur que le fantôme, qu'on appelait Y Lady Wen, c'est-à-dire la Dame Blanche, venait se présenter à la porte de leur maison. Et pourtant, cette Dame Blanche, on aurait bien voulu lui parler et lui faire révéler son secret : on savait en effet qu'elle était la gardienne du trésor qui était enfoui depuis des siècles dans les ruines du château.

Une nuit, un homme du village, qui était plus courageux que les autres, se risqua à monter jusqu'aux murailles qui entouraient le sommet de la colline, bien décidé à rencontrer la Dame Blanche. Pour se garder de tout maléfice, il avait pris soin d'emporter avec lui une branche d'aulne fourchue, ce qui a le pouvoir, c'est bien connu, d'écarter les mauvais esprits, ou tout au moins de les tenir à distance. L'homme longea les murailles.

. .

Photo : La dame Blanche de Castel Ogwr à Ogmore (Écosse) indiqua la cachette d’un fabuleux trésor caché dans le château, à un habitant du village. Ce dernier , qui a trahi la promesse faite à la Dame Blanche … le fit mourir.

La lune n'était pas encore levée et il se demandait avec une certaine angoisse à quel moment le fantôme allait apparaître et quelles seraient ses réactions en le voyant dans son domaine. Bientôt, il aperçut la lumière de la lune, au-dessus d'un grand bois, et en même temps, il entendit une longue mélopée se dérouler dans le vent. Il se cacha dans un recoin très sombre et attendit. Bientôt, il aperçut la Dame Blanche qui semblait glisser lentement sur les pierres disjointes de la cour. Alors, il n'hésita plus et se présenta devant elle, tenant en sa main, droit devant lui, la branche d'aulne.

La Dame Blanche s'arrêta, comme surprise, et le regarda. L'homme fut surpris, car il pensait découvrir un visage horrible de spectre : au contraire, la Dame Blanche avait les traits d'une jeune fille de grande beauté et son regard exprimait une grande douceur.  .

Elle se mit à sourire et dit :


- Que viens-tu faire ici, homme téméraire ?

- Je viens pour que tu m'indiques où se trouve le trésor, répondit-il.

- Alors, suis-moi, dit la Dame Blanche.


Et, toujours en glissant sur le sol, sa grande robe blanche frémissant dans le vent de la nuit, nimbée des rayons de la lune, elle s'en alla vers la vieille tour et y pénétra par une porte basse.

Il faisait plus sombre dans la tour et l'homme avait peine à distinguer ce qui s'y trouvait.


- Vois-tu cette dalle, près de la cheminée, dit la Dame Blanche. Soulève-la et tu trouveras ce que tu cherches.


L'homme commençait à s'habituer à l'obscurité. Un peu de lumière pénétrait par une petite fenêtre à l'étage et il distingua une grande dalle devant la cheminée. Il s'y précipita et tenta de la soulever. Mais elle était si lourde qu'il mit longtemps à pouvoir la bouger. Avec patience, il commença par la lever de quelques pouces et, en y mettant des pierres pour la caler au fur et à mesure, il parvint à l'écarter, découvrant une cavité qui lui sembla assez profonde.


- Regarde à l'intérieur, dit la Dame Blanche.


Il se pencha et vit un chaudron qui était rempli de pièces d'or. Ébloui par cette découverte, il ne savait trop que faire.


- Tu peux prendre la moitié de ce que contient le chaudron, continua la Dame Blanche. Mais laisses-en la moitié pour moi. Ainsi le partage sera équitable entre nous, et tu pourras vivre comme bon te semblera. Mais souviens-toi de notre accord : la moitié pour chacun d'entre nous. L'homme avait emporté un sac à toutes fins utiles. Il eut vite fait de le remplir avec la moitié des pièces d'or qui se trouvaient dans le chaudron. Puis il se redressa et voulut partir.


- Attends, dit la Dame Blanche. Il faut d'abord que tu remettes la dalle en place, afin que le trésor soit protégé.


L'homme se hâta d'obéir, et quand tout fut en ordre, il prit le sac, le mit sur son dos, ramassa sa branche d'aulne et, sans plus s'occuper de la Dame Blanche, il sortit de la tour, se précipita hors du château et revint à son logis le plus vite qu'il put, le coeur battant d’une peur rétrospective, mais aussi de la joie qu'il éprouvait d'avoir pu découvrir le trésor. Il passa le reste de la nuit à compter ses pièces d'or. Il en avait tant qu'il pouvait être assuré d'être riche toute sa vie. Il faisait des projets, se disant qu'il achèterait une grande maison et qu'il aurait des domestiques, un beau cheval et qu'il se marierait avec une fille de gentilhomme. Quand le jour fut levé, il cacha sa fortune dans une cavité, près de sa cheminée et, après avoir pris quelques pièces, il alla à la ville faire des emplettes.

Puni par la Dame Blanche

Bien entendu, il ne souffla mot à personne de son aventure, car il n'avait nulle envie qu'on vînt le voler. Et, la nuit suivante, il se remit à compter ses pièces d'or, comme s'il ne pouvait pas croire à la réalité de son heureuse fortune. Cependant, la semaine suivante, il pensa qu'il y avait autant d'or sous la dalle, dans la tour du château.

Il se disait même que cet or ne servait à rien et que la Dame Blanche n'en avait nul besoin : un fantôme ne mange pas, ne boit pas et ne dors pas dans un bon lit. Et comme il connaissait maintenant l'emplacement du chaudron, il lui était facile d'y retourner et de prendre encore quelques pièces.

Il monta jusqu'au château et s'en alla directement dans la tour. ..

Il reconnut la dalle sans difficulté et s'acharna à la soulever. Le chaudron était toujours là, à demi rempli. Il prit le plus de pièces qu'il put et les mit dans ses poches, puis il fit glisser la dalle à sa place habituelle, se disant qu'il en avait assez pour l'instant et qu'il pourrait toujours revenir si le besoin s'en faisait sentir.

Il s'était relevé et se préparait à sortir quand il aperçut la Dame Blanche devant lui. Elle n'avait pas son sourire de l'autre nuit, bien au contraire, et elle grimaçait horriblement.


- Voleur ! s'écria-t-elle.

Et elle se précipita vers lui, les mains en avant. L'homme s'aperçut avec terreur que ses doigts étaient de véritables griffes menaçantes.

Il n'avait pas pensé à apporter avec lui la branche d'aulne fourchue, aussi la Dame Blanche le blessa douloureusement sur le corps et le visage et le laissa inanimé. Puis elle disparut dans la nuit.

Quand l'homme reprit conscience, il faisait déjà jour. Il se souleva avec peine et vit que la cavité, près de la cheminée, ne contenait plus le chaudron. Il se tâta et s'aperçut que ses poches étaient vides. Il revint chez lui avec les plus grandes difficultés, car il était perclus de coups et couvert de blessures. Aussitôt arrivé dans sa demeure, il se coucha. Mais son mal ne fit qu'empirer et ses voisins, inquiets de le voir ainsi, firent venir un médecin. Mais les remèdes furent inefficaces.

Quelques jours plus tard, l'homme mourut. Mais il avait eu le temps de confesser à ses voisins ce qui lui était arrivé et comment son avidité avait été cause de sa maladie. C'est pourquoi, dans le village, on appela cette maladie « la vengeance de la Dame Blanche ».

Un froid semblable à celui du marbre…

Parfois, des contacts physiques ont laissé une impression bien plus désagréable à ceux qui ont eu l'imprudence de tenter de toucher ces apparitions. Ainsi, une auto-stoppeuse fantôme se montre volontiers, de nuit, à la sortie de Château-Bernard (Isère).

Voilà plus de trente ans que cette jeune femme se manifeste ainsi, ayant pour caractéristique constante de disparaître lentement sous la forme d'un léger brouillard, et non en une fraction de secondes, comme les autres.

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En 1960, elle fut prise en stop et disparut à un point précis de la route, toujours après avoir prévenu le conducteur d'un danger. Ce qui poussa celui-ci à se rendre à la gendarmerie, c'est qu'il avait été un peu entreprenant avec la jeune femme, lui passant une main sur les jambes et, enhardi par l'absence de réaction, sur la poitrine.

Il avait alors remarqué que sa passagère dégageait un froid semblable à celui du marbre. Confus, il avait attribué à ses avances la disparition soudaine de la voyageuse et venait demander si on l'avait trouvée sur la chaussée.

C'est là un cas unique de contact physique avec l'un de ces êtres fantomatiques, mais dont les atomes et les molécules semblent être aussi bien liés entre eux que ceux d'un vivant. Parfois, l'être évanescent laisse derrière lui un objet, ou emporte quelque chose pris dans la voiture. 

Rendez-vous fantomatiques

On l’a vu, certains lieux semblent prédestinés à la fréquentation des dames blanches. Il en va. ainsi de la lande située de part et d'autre de la D.2 entre Lessay et Coutances (Manche).

Cette lande de Lessay a toujours eu mauvaise réputation. Les apparitions de bergers fantomatiques y étaient déjà courantes dans les siècles passés.

. L'écrivain Jules Barbey d'Aurevilly les a contées en détail.

Ce tronçon de route rectiligne, où pratiquement aucun véhicule ne respecte les limitations de vitesse abrite aujourd'hui deux dames blanches. L'une se manifeste dans les bruyères par les nuits de pleine lune depuis des temps immémoriaux.

Elle fut autrefois victime d'un assassinat. L'autre a été reconnue comme étant Gabrielle R. une adolescente de Lessay tuée en 1970 dans un accident sur cette même route.

Depuis, elle fait de fréquentes apparitions, tendant la main en direction de Lessay à la sortie du village de Le Bingard. Prise en charge elle disparaît toujours à l'entrée de Lessay, à hauteur, du cimetière.

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Photo :  L’auto-stoppeuse de Lessay (Manche). Entre Le Bingard et Lessay, depuis Coutances (Manche), s’étend une lande qui a fort mauvaise réputation. Elle est le cadre, depuis des siècles, de plusieurs hantises. De nos jours, une auto-stoppeuse fantôme s’y manifeste souvent, vêtue de blanc et levant le pouce en direction de Lessay. Elle disparaît toujours au regard des automobilistes à l’entrée de la ville, exactement au niveau du cimetière de Lessay (Photo A) … où elle est enterrée depuis 1970 !

Pour aller déposer en gendarmerie, les automobilistes n'ont qu'un pas à faire: le cimetière devant lequel disparaît Gabrielle, et où se trouve sa tombe, fait face à la gendarmerie.

Parfois, ces êtres fantomatiques sont pris en charge sur le lieu même de l'accident qui leur coûta la vie pour disparaître plus loin.

C’est le cas à Plougastel-Daoulas (Finistère). Là, au pont dit de Plougastel, c'est une femme habillée toujours en blanc, qui fait régulièrement de l'auto-stop la nuit, pour disparaître à la sortie du village, à hauteur d'une hôtellerie.

Les automobilistes qui ont été raconter leur histoire au village ont toujours formellement identifié cette femme sur les photographies qu'on leur montrait: l'épouse de l'hôtelier, tuée en 1976 en percutant en voiture la rambarde du pont de Plougastel.

Remarque : Je connais suffisamment bien Plougastel, pour confirmer que le pont de Plougastel existe bien ou plutôt deux ponts, un nouveau a été construit il y a quelques années. On ne peut plus actuellement passer en voiture sur l’ancien pont… donc je pense que nous ne sommes plus en mesure de constater le phénomène de dame blanche. 

Devant quatre témoins  

 

Il arrive aussi qu'il y ait plusieurs témoins. La dernière apparition de la jeune fille de Balleroy avait eu deux témoins.

 

 

Photo : la Dame Blanche apparaît fréquemment, vêtue d’une robe blanche légère. Elle semble âgée d’une trentaine d’années au plus et d’une beauté « irréelle ». C’est du moins la description qu’en donnent la plupart des témoins qui l’ont approchée. 

 

 

À Palavas-les-Flots (Hérault), ils étaient quatre dans la voiture qui, dans la nuit du 20 au 21 mai 1981, s'arrêta entre Palmas et Montpellier pour faire monter une auto-stoppeuse d'une cinquantaine d'années, elle aussi tout de blanc vêtue. La voiture n'ayant que deux portes, il fallut rabattre un siège pour que la femme puisse prendre place entre les deux passagers déjà assis à l'arrière; pas un seul des quatre témoins à bord du véhicule ne remarqua quoi que ce soit d'anormal au contact de cette matérialisation Quelques kilomètres plus loin à l’approche d'une courbe, la dame se mit à hurler par deux fois " Attention au virage! ", avant de disparaître en une fraction de seconde sous les yeux effarés des deux passagers arrières !

La Dame Blanche ne ramène pas le parapluie…

Là, sur la N90, dans la campagne profonde de l’Isère apparaît assez souvent une jeune "dame blanche".

Ce soir de 1977, par une pluie violente, c'est un médecin grenoblois qui la prit en charge. Taciturne et très peu loquace jusqu'à un passage délicat de la route, dit Pont-au-Furet, la passagère marqua alors une grande frayeur qui s"estompa avec l'éloignement de l'obstacle. Elle se fit déposer un peu plus loin, devant une maison qu'elle dit être celle de ces parents. Comme il pleuvait toujours des cordes, le médecin lui prêta son parapluie et attendit qu'elle le lui ramène. Il suivit la fille des yeux, la vit franchir la porte d'entrée et la referma derrière elle.

Une bonne dizaine de minutes passant, le médecin se décida à aller frapper à la porte de la maison, pensant qu'on l'avait oublié.           

Un couple de quinquagénaires lui ouvrit, étonnés d'êtres dérangés à une heure si tardive. On imagine aisément la discussion qui s'ensuivit : la jeune fille décrite avait bien habité là, mais il y a des années qu'elle était enterrée !

C'était leur fille unique, morte dans un accident de moto... au Pont-du-Furet.

Des hypothèses hasardeuses

Pour évoquer les apparitions routières, les psychologues parlent de visions épileptiques, voire d’hallucinations collectives si les témoins sont nombreux.Les sociologues parlent en revanche de légendes urbaines, véritable substitut à la vieille mythologie européenne des dames blanches, qui, elles aussi, apparaissent régulièrement, parfois sur des siècles, après être mortes de façon inattendue et soudaine. Or, dans la majorité des cas d’auto-stoppeuses, il ne s’agit pas de légendes.

Il y a des témoins, des descriptions concordantes, une victime et, souvent, des dépositions en gendarmerie.

 

Relevons que toutes les brigades de gendarmerie de France ont, devant flux croissant de ces témoignages, reçu des directives spécifiques et « traitent » ces cas de manifestations comme les phénomènes des maisons hantées ou les apparitions d’ovnis. Étrangement, c’est toujours une mort violente qui semble conditionner le retour momentané des auto-stoppeuses fantômes, comme si un processus de « départ » ne s’était pas enclenché. 

 

Les partisans des thèses naturalistes parlent d’incorporation d’esprits sur les lieux du drame. C’est une hypothèse bien complexe pour évoquer ces phénomènes dits de revenants (au sens de « revenir » régulièrement là où l’on est décédé sans comprendre sa propre mort). Certains parapsychologues développent une autre théorie selon laquelle ces êtres viendraient prévenir des accidents. Bien, mais dans certains cas, on a au contraire constaté que ces apparitions … les provoquaient !

Trilogie signée Jean-Pierre Girard.

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Sources : Extraits de FACTEUR X, n°20 1996. Editions ALP/ Marshall Cavendish, © ALP/ Marshall Cavendish.

Didier Audinot “Les Lieux de l’Au-delà” Collection les Témoins de l’Au-delà. Éditions JMG. Avril 2005.

Véronique Campion-Vincent & Jean-Bruno Renard, « Légendes urbaines » Rumeurs d’aujourd’hui. Éditions Payot, 1993.

Photos : (Photos : avec l’aimable autorisation de JMG éditions & LMP Marshall Cavendish éditions. Collection de l’auteur).



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