


























Publié le 04-04-2008
Lors des disparitions très médiatisées, des dizaines de radiesthésistes, médiums et autres « psi » proposent leurs services aux familles ou aux policiers.
Et chacun y va de son « flash » ou de sa voyance, à des prix souvent exorbitants.
«Au début, ces appels étaient angoissants, avoue Michel Wagon, le père de Marion. Je n'y crois toujours pas, mais nous n'avons pas le droit de laisser passer la moindre chance. »
Résultat, le commissariat d'Agen, à court de pistes, vérifie les hypothèses les moins farfelues. Sur le millier de psis « ayant vu » Marion en Inde, en Grèce, en Finlande, etc., l'un est tombé sur la maison de l'inspecteur Courdesses, le policier en charge du dossier ! Une question d'ondes, paraît-il...
Submergés par un flot de propositions de voyants à la suite de l'affaire Dutroux, les enquêteurs belges, toujours à la recherche d'une dizaine d'enfants disparus, ont décidé, de leur côté, de sélectionner un ou plusieurs médiums.
«Il faut être ouvert mais aussi très prudent, parce qu'il y a beaucoup de farfelus et de déséquilibrés », reconnaît Jean Dierkens, ancien directeur du laboratoire de psychologie expérimentale de l'université de Mons chargé, avec un neuropsychiatre de Bruxelles, de sonder les candidats sur leurs intentions (honoraires, publicité, etc.), et de trier leurs informations.
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« Grâce aux travaux effectués dans les laboratoires de parapsychologie, on sait maintenant comment amplifier le "signal" que certains sujets psi reçoivent et obtenir de meilleurs résultats », précise Mario Varvoglis, docteur en psychologie expérimentale. « Mais toute la difficulté réside maintenant dans la façon de faire passer une information de l'inconscient au conscient.».
En février, les familles belges ont été invitées à donner une photo et un objet ayant appartenu à leur enfant. Un « matériel » suffisant pour un spécialiste de la psychométrie.
Devant le scepticisme entourant le paranormal et face à une opinion traumatisée par l'affaire Dutroux, les enquêteurs belges gardent le plus grand secret sur l'identité du ou des psi employés. Mais, à l'état-major de la gendarmerie, on a été troublé par l'appel d'un médium français qui voyait du plomb à côté du corps de Loubna Benaissa.
Quelques jours plus tard, la petite Marocaine de 9 ans était retrouvée morte dans la cave d'une station-service située face à.une ancienne imprimerie où le plomb, comme chacun sait, était très présent avant les nouveaux moyens d’impression.
Les journaux américains et anglais se font régulièrement l’écho de personnes disparues retrouvées avec l’aide de voyants ou de médiums. C’est aussi parfois les intuitions des proches des victimes qui sont censées avoir permis de les retrouver.
Source : News.Scotman. janvier 2005
Prenons au hasard un de ces articles :
En Allemagne, un garagiste ayant violé et tué une jeune lycéenne a été arrêté après que la mère de la victime se soit tournée vers des "psychic detectives" (médiums détectives) pour obtenir de l’aide.
La police ne trouvait pas de piste lui permettant de découvrir le meurtrier de Susanne Erbe, 16 ans.
Ce dernier a cependant été capturé après que la mère de Susanne, Sigrid, se soit mise en relation avec des médiums prétendant lui avoir permis de communiquer avec l’esprit de sa fille décédée.
Mme Erbe, 45 ans, expliqua auprès de la cour de Mannheim (Allemagne), qu’elle était a priori sceptique envers la séance prévue par les médiums. Mais elle poursuivit : "Lors de cette séance, Susanne m’a dit que son meurtrier était un homme d’origine croate âgé d’une vingtaine d’années.
Les médiums ont même été capables de savoir où le chercher. Ils ont affirmé qu’il pourrait être trouvé dans un garage de Mannheim.".
Mme Erbe a ensuite demandé à la police de suivre cette piste. Les inspecteurs étaient stupéfaits quand ils ont été confrontés à Mario Glavic, 24 ans, un Croate travaillant comme carrossier dans un garage de Mannheim, qui a avoué le crime.
Glavic avait attaqué l’adolescente quand elle revenait chez elle tard dans la nuit du 19 juin 2003.
La police stupéfaite !
Rolf Konrad, procureur, a déclaré : "Susanne a été choisie simplement parce qu’elle était au mauvais endroit au mauvais moment. Elle revenait chez elle à Neuhermsheim (Mannheim) et eut la malchance de croiser son tueur. Il l’a menacée avec un pistolet et l’a forcée à aller dans les buissons où il l’a violée. Quand elle a commencé à hurler, il a attrapé une pierre, lui a cogné la tête et s’en est allé. Son corps à moitié déshabillé a été trouvé le jour suivant par un camionneur. Les services d’urgence ont seulement été capables de confirmer la mort de l’adolescente comme étant le résultat de ses blessures à la tête."
Jusqu’à l’arrestation de Glavic en juin 2005, 12 mois après le meurtre, la police a déclaré n’avoir aucune piste, bien que 6500 hommes aient été interrogés et que des tests de salive pour les comparaisons d’ADN aient été effectués.
Mme Erbe a donc décidé d’essayer une approche moins conventionnelle en contactant des "médiums détectives".
Assis sur le banc des accusés, Glavic, après s’être couvert le visage avec ses mains, a admis avoir violé et tué l’adolescente.
Il a déclaré s’être saoûlé, avoir pris de la cocaïne et avoir regardé des films pornographiques avant de s’en prendre à elle.
Il voulait du sexe mais n’avait pas de petit amie ni assez d’argent pour aller dans une maison close. "Alors j’ai décidé de violer la prochaine femme qui passerait par là" a-t-il déclaré à la cour."
C’est tombé sur Suzanne. Elle a commencé à hurler, alors je lui ai cogné la tête avec une pierre. Je voulais seulement la faire taire. Je ne voulais pas la tuer. Je le jure, je ne voulais pas" a-t-il déclaré.
Stephen Kling, de la défense, a déclaré que son client était calme et réservé et n’était pas violent habituellement. Il regrettait amèrement ce qui s’était passé.
Il a plaidé pour une peine de 15 ans pour homicide. Mais le juge l’a déclaré coupable de meurtre et de viol avec conséquences mortelles et l’a condamné à la prison à vie.
le juge a déclaré que Glavic n’avait pas eu une pensée pour la vie de la jeune fille et qu’il avait "seulement voulu rendre la victime silencieuse".
"Médiums Détectives" Une Trilogie signée Jean-Pierre Girard*.
En photo : Jean-Pierre Girard, collabore ponctuellement avec les services de police pour la recherche de personnes disparues. Ici, il put localiser la jeune Isabelle F. , entravée dans une grotte du Périgord noir.
Article signé : Jean-Pierre Girard.
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Beaucoup se prétendent médiums, mais….
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Des médiums conduisent la police au meurtrier d’une lycéenne
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