


























Publié le 01-04-2008
Le parapsychologue Jean-Pierre Girard (auteur du présent article) a travaillé avec succès sur diverses affaires dont l’une des plus célèbres est la disparition du Baron Édouard-Jean Empain, enlevé près de son domicile de l’avenue Foch, à Paris, le 23 janvier 1978.
Le Baron Empain est alors à la tête du puissant groupe industriel Empain-Schneider, et ses ravisseurs vont exiger une rançon colossale pour l’époque : 100 millions de francs français !
Contacté par un associé du baron afin d’appuyer l’enquête policière, J-P.Girard se fit conduire au bureau de l’industriel, proche de l’Arc de Triomphe, pour s’imprégner de son environnement de travail et toucher des objets qu’il manipulait couramment (ses sous-main et presse-papiers).
Puis il demanda une photo, un pull-over et une lettre manuscrite du baron pour réaliser, à son domicile, une étude psychométrique sur ces trois éléments.
Grâce à cette technique, consistant à se concentrer sur un objet pour établir un contact psychique avec les diverses informations que l’objet est censé « garder en mémoire », J-P. Girard fournit les renseignements suivants : le portrait d’un homme dessiné avec précision, la localisation du baron près de Savigny-sur-Orge et la description d’une maison possédant un réservoir-citerne au fond de son jardin.
Quand le 26 mars 1978, la police arrêta les ravisseurs et libéra le baron Empain, les indications de Jean-Pierre Girard furent confirmées : la maison où l’otage était détenu possédait bien un réservoir-citerne, se situait effectivement à Savigny-sur-Orge et le portrait-robot dessiné correspondait parfaitement à l’un des frères Cayole, acteurs majeurs du rapt.
Depuis longtemps, le FBI ou Scotland Yard ont appris à utiliser au mieux ce type de renseignements, qui sont souvent parcellaires. « Les policiers savent croiser des informations obtenues par différents médiums travaillant séparément », ajoute le Docteur en psychologie, Mario Varvoglis. Ainsi, Scotland Yard a officiellement félicité Nella Jones, une charmante voyante de 64 ans, qui, pendant vingt deux ans, les a aidés à résoudre quelques énigmes criminelles...
(Nella Jones, voyante a aidé pendant vingt-deux ans la police britannique à résoudre nombre d’affaires criminelles. En 1974, elle a retrouvé, dans un cimetière de la City à Londres, un tableau volé, « Le joueur de guitare ». En juin 1996, Scotland Yard l’a très officiellement remerciée pour ses bons et loyaux services. )
Dans un cas, la police l'a appelée à la rescousse pour retrouver le meurtrier d'une vieille femme battue à mort. Dans la pièce où le drame s'était produit, elle a « vu » les lettres EARL et une Ford Cortina rouge avec un toit rouillé. Dans une rue voisine, la police a ensuite trouvé un garage appelé Earl Motors qui venait d'acquérir une Cortina rouge au toit rouillé. Le vendeur était le meurtrier. .
Des médiums retrouvent les otages américains détenus au Liban
Aux États-Unis ou en ex-Union soviétique, pays où le paranormal n'est pas synonyme de diablerie, la CIA et le FSB (ex KGB) ont tenté de s'assurer les services des Psi pour les besoins du renseignement et notamment la localisation d’otages.
L'opération américaine Stargate, entreprise en 1974, a permis de tester un petit groupe de médiums chargés de missions de voyance à distance et de compléter des données fournies par les satellites et les espions.
En guise de travaux pratiques, qui auront coûté 20 millions de dollars, on leur a demandé de localiser : les otages américains détenus au Liban, le général James Dozier pris en otage par les Brigades rouges italiennes,
Le colonel Kadhafi avant le raid américain en Libye ou des centres de recherche soviétiques, et des missiles Scud perdus pendant la guerre du Golfe. Selon un rapport officiel de la CIA, 15 % des réponses des sujets psi auraient pu être exploitées.
Joseph McMoneagle, l'un des plus célèbres voyants de l'opération Stargate, a déclaré publiquement avoir participé à près de 450 missions. L'une des plus marquantes reste l'arrestation, en 1980, d'un agent du KGB en Afrique du Sud par la CIA.
Les espions américains ont demandé au voyant comment l'agent communiquait avec les militaires soviétiques. Ils ont posé une enveloppe sur le bureau de McMoneagle, sans plus de précision. Sans même connaître l'homme en question, Joseph McMoneagle a affirmé que l'homme utilisait une calculatrice de poche. Après vérification, la CIA a découvert qu'elle dissimulait une radio à ondes courtes.
En France, Jean-Pierre Girard raconte, dans son livre autobiographique « Agir sur la matière » ( éditions du Châtelet. Juin 2005), comment la CIA l'a contacté pour différentes missions de renseignement, dont la localisation d'un site d'essais nucléaires en Sibérie ou encore la description d'armes utilisées par les pays du pacte de Varsovie. « Cette coopération, parfois déguisée en expérience de parapsychologie, se déroulait depuis mon appartement parisien ou lors de mes déplacements en URSS et dans les pays du pacte de Varsovie, raconte-t-il.
En général, je disposais d'une couverture : une invitation de l'institut de psychotronique ou de la Foire de Leipzig. ». Il découvrira que les agents de l'Est utilisaient eux aussi les psi pour percer les secrets militaires occidentaux. Aujourd’hui ce français collabore ponctuellement avec les services publics pour la recherche de personnes disparues.
Jean-Louis Crozier : le « radar humain »
Son surnom : le « radar humain » : lui se dit simplement radiesthésiste – magnétiseur. Chaque jour, depuis son bureau d’Aubenas, en Ardèche, Jean-Louis Crozier, 54 ans, part à la recherche de personnes disparues en France ou dans le monde.
Pour ses enquêtes d'un autre type, l'homme se contente d'une photo d'identité, d'une carte régionale et de son pendule.
.Jean-Louis Crozier : «J'émets une onde chargée de la fréquence du disparu. Lorsque ma question entre en résonnance avec lui, sa présence est confirmée lorsque le pendule ou ma main survolent un lieu donné sur la carte, explique-t-il. Je ressens alors un écho, un signal, qui fait réagir le pendule ou qui crée une vibration particulière dans ma main».
Plutôt que de gloser sur le paranormal, Jean-Louis Crozier désigne les dossiers de recherches, riches en renseignements, envoyés par les brigades de gendarmerie ou les commissariats de police.
Le cachet de cire officiel fait foi, même si les autorités détestent avouer qu'elles utilisent les dons de certains « psi » . « Star » incontestée de la recherche de disparus, Jean-Louis Crozier attend d'être « réquisitionné » ou appelé par des familles désespérées.
Jean-Louis Crozier : «Il faut être très prudent car un radiesthésiste est responsable de l'espoir qu'il apporte à une famille dans l'angoisse, comme des recherches organisées sur un lieu qu'il indique».
Pour chacune de ses vingt à trente missions annuelles, il applique le tarif unique de 130 euros.
Interrogé par les parents de Marion, il a avoué son incapacité, ne pouvant apporter le moindre renseignement sur cette petite fille de 10 ans disparue à Agen il y a maintenant plusieurs années. Il n'a pas réussi non plus à localiser Gerry Roufs, le navigateur disparu dans le Vendée Globe Challenge.
En guise de palmarès, Jean-Louis Crozier tient une comptabilité minutieuse : 1188 recherches lancées, 259 personnes retrouvées, dont une grande majorité de cadavres, 158 échecs et 771 missions en attente.
Pascal T….r, lui, croit fermement aux pouvoirs du radiesthésiste ardéchois. Forcément, ce vétérinaire clermontois doit sa vie au petit bonhomme d'Aubenas. .
Randonneur chevronné, il fait une chute dans les montagnes corses, le 9 novembre 1993, et gît isolé avec un traumatisme crânien, des vertèbres et un tibia fracturés. Deux jours de recherches effectuées par la gendarmerie ne donneront rien. Et c'est grâce à la localisation exacte fournie par le radiesthésiste, contacté par Elizabeth T…..r, sa femme, que le vétérinaire pourra être sauvé le 11 novembre à 16 heures.
En photo : Pascal T....r, Jean-Louis Crozier lui a sauvé la vie en novembre 1993, Pascal T…..r, vétérinaire à Clermont-Ferrand, chute lors d’une randonnée en Corse et se fracture des vertèbres et un tibia. Pendant deux jours les recherches des gendarmes ne donneront rien. Contacté par sa femme, le « radar humain » le localisera encore vivant..
Jean-Louis Crozier, surnommé le « radar humain » est – en France – le plus sollicité des médiums – détectives. Il collabore très régulièrement avec la gendarmerie.
Jean-Louis Crozier opère à l’aide d’un simple pendule et d’une carte. Il appose son index droit sur la tête du disparu (photo), et il promène sa main gauche au dessus de la carte.
Retour de '' Mediums Détectives '' Trilogie signée Jean-Pierre Girard en exclusivité sur BesoindeSavoir, vendredi 4 avril. A suivre...
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Un détective Psi français à l’œuvre...
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J-L Crozier ''Le radar humain''
