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''Les Dames Blanches, la Trilogie'' Episode 1

Publié le 05-05-2008

''Les Dames Blanches, la Trilogie'' Episode 1 - Insolites & mystères besoindesavoir.com
Apparitions / Disparitions de Dames Blanches : Le mystère perdure…

D'ou viennent et qui sont ces mystérieuses femmes vêtues de blanc qui hantent les routes de France en faisant du stop ?

 

Qui sont ces auto-stoppeuses qui disparaissent des véhicules après quelques kilomètres et d’inexplicables mises en garde ?

Les traqueurs de fantômes les classent à part de leurs recherches.

Le nombre et la qualité des témoignages, ne laissent guère de doutes sur la réalité du phénomène.

Didier Audinot en a fait sa « spécialité ».

Didier Audinot, auteur du livre ''Les lieux de l'Au-delà (JMG)''  a mené un travail d’investigation très méticuleux et unique dans le genre. Il n’a retenu que les témoignages les plus crédibles.

Si vous consultez l’ouvrage de D. Audinot, il y a fort à parier que vous découvrirez un lieu proche de chez vous, qui a été l’objet d’une apparition d’une Dame Blanche.

Son travail d’enquêteur est remarquable. Son ouvrage, « Les lieux de l’Au-delà » publié en 2005 aux éditions JMG, dresse un état quasi exhaustif des lieux de France, Belgique et Suisse où ces apparitions se sont produites.

 

Passionné d’histoire et d’archéologie, Didier Audinot s’est intéressé aux auto-stoppeurs fantômes et plus particulièrement aux dames blanches suite au fait qu’un membre de sa famille fut témoin d’une telle manifestation. Depuis il s’est constitué une base de données informatique sans précédent, de ces apparitions. Il a recueilli une masse impressionnante de témoignages, souvent confirmés et authentifiés par la gendarmerie ou la police locales. Il a pu constater que les cas étaient répétitifs (75% des cas) et surtout se produisaient quasiment toujours au même endroit.

Rien qu’en France, il a pu retenir près de 300 cas troublants et méritant d’être cités.

       . .

Carte : La carte établie par Didier Audinot, recense 297 cas d’apparitions régulières de Dames Blanches.

L’enquête a été conduite de façon identique dans chaque département français, mais il apparaît clairement que ces manifestations sont plus fréquentes sur la façade atlantique, en Bretagne et en Poitou .

On peut avancer l’idée d’une « sensibilité régionale » au phénomène, la tradition celtique et le contact avec le monde des morts étant l’héritage culturel de ces contrées.

Laissons s’exprimer à ce sujet , Didier Audinot lui-même :


Un traqueur de dames blanches


« On se trouve face à un phénomène identique à celui des dames blanches d’autrefois, hantant des lieux où, dans le passé, elles ont trouvé une mort violente, et qui tentent toujours d’interpeller les vivants.

Les matérialisations modernes sont, elles, persuadées d’être vivantes quand elles font du stop. Elles veulent en rester là où elles pensent être attendues. Elles ne prennent conscience de leur état, semble-t-il, qu’à l’approche du lieu qui leur fut fatal.

J’ai découvert que les premières auto-stoppeuses fantômes sont précisément apparues en même temps que l’automobile … et les premières victimes de la route.

Le plus ancien cas que j’ai recensé date de 1907. Pour moi, ces êtres jouent, à perpétuité, le même scénario, là où leurs mannes traînent encore.

Il est bien difficile de donner une explication réaliste à ces apparitions. Je pense que la « fraîcheur » des « matérialisations » est liée à la modernité du phénomène.

Ces apparitions s’altèreront certainement avec le temps. Mais fait étrange, exceptés quelques cas isolés comme le moine auto-stoppeur de Vendée, seules les femmes victimes d’accidents sont impliquées. Y aurait-il une inégalité entre les deux sexes face à une mort brutale ? »

Déjà au 18ème siècle ….

. .

Cela se passait aux environ de 1750, par une nuit d'automne, un braconnier était embusqué dans le parc du château féodal de Bouy (Puy de Dôme)  et y guettait sa proie, quand il crut entendre un bruit lointain. Craignant d'être découvert, il cacha précipitamment son fusil et grimpa sur un arbre. A peine y était-il établi qu'il aperçut, à l'extrémité de la grande allée du parc, une voiture attelée de chevaux noirs et suivie de plusieurs domestiques qui portaient des torches allumées.


L'équipage s'avançait lentement et presque sans bruit, aucune voix n'interrompait le silence de la nuit, qui n'était troublé que par le pas mesuré des chevaux et par le froissement des  branchages et les feuilles desséchées sous les roues.Cet étrange cortège s'arrêta à quelques pas du braconnier, qui vit bientôt, à la lueur des torches, plusieurs hommes munis de bêches et de pioches, s'avancer de son côté et se mettre à creuser une fosse précisément au pied de l'arbre sur lequel il se trouvait. Au même instant deux gentilshommes, dont le rang élevé s'annonçait par l'élégance et la recherche de leur costume, sortirent de la voiture et firent descendre avec violence une jeune femme richement parée. Elle portait une robe de soie blanche, sa tête était couronnée de fleurs, un bouquet ornait son sein, tout indiquait une jeune fiancée qu'on va conduire à l'autel, mais sa chevelure était en désordre et ses yeux pleins de larmes, ses joues pâles, ses gestes suppliants annonçaient assez qu'elle était en proie à l'épouvante. Traînée plutôt que soutenue par ses conducteurs, quelquefois elle se débarrassait de leurs bras, se précipitait à leurs pieds, embrassait leurs genoux, les appelait ses frères et ses amis, et les suppliait en sanglotant de ne pas lui arracher la vie. Ce fut en vain, ses persécuteurs demeurèrent froids et inflexibles devant ses supplications désespérées, et loin de paraître ému, l'un d’eux la repoussa brutalement.


- Mes frères, mes amis, oh ! Je vous en supplie, ne me faites pas de mal.
- Vos frères ! Non Madame, nous ne le sommes plus, vous avez cessé d'appartenir à la famille que vous déshonorez.

- Au nom du ciel ! Ne me tuez pas. Faut-il donc mourir si jeune! Au moment d'atteindre au bonheur ! Ah ! Que la mort est affreuse !

- Il faut pourtant vous y résigner, Madame, les pleurs sont inutiles, votre heure est venue, vous allez mourir.


   Jetée vivante dans une fosse


La fosse était creusée, les cavaliers firent signe à leurs gens, qui s'emparèrent de la jeune dame. L'infortunée se débattit longtemps dans les bras de ses bourreaux, mais malgré ses efforts désespérés, malgré ses supplications et ses larmes, elle fut jetée dans la fosse qu'on recouvrit précipitamment de terre pour étouffer ses derniers gémissements, puis les deux seigneurs remontèrent dans la voiture, l'équipage s'éloigna au grand galop , et quelques instants plus tard, le parc de Trécesson avait repris son obscurité, son calme et son silence.


Pendant cette scène affreuse, le braconnier, le cœur serré par l'effroi, avait à peine pu respirer. Lorsque la voiture eut disparu, lorsqu'il eut cessé d'entendre le pas rapide et cadencé des chevaux qui l'entraînaient, il se décida à descendre de son arbre, mais, plein de trouble et d'épouvante, il ne songea pas à écarter la terre qui étouffait la malheureuse femme qu'on venait d'assassiner sous ses yeux. Il courut en toute hâte chez lui, où il raconta, tout éperdu, à sa femme, le crime dont il avait été le témoin. Celle-ci fit de vifs reproches à son mari et l'accusa de lâcheté. L'entraînant ensuite, elle voulut aller dans le parc pour ouvrir la fosse, mais une réflexion terrible lui vint : si elle et son mari venaient à être surpris auprès d'un cadavre à peine froid, ne leur imputerait-on pas le crime affreux qui venait d'être commis ?


Cette crainte l'arrêta, elle jugea qu'il n'y avait rien de mieux à faire que de se rendre auprès de M. de Trécesson et de lui raconter ce qui s'était passé.

Le braconnier et sa femme, introduits chez leur seigneur, purent à peine, tant ils éprouvaient de crainte, lui faire le récit du crime qui venait d'être commis sur ses terres. Aussitôt que M. de Trécesson eut compris de quoi il s'agissait, il se hâta de faire appeler tous les gens de sa maison et de leur donner l'ordre le plus pressant de se rendre au lieu indiqué , où lui-même les suivit bientôt.                   . . Cependant, ces démarches, ces préparatifs avaient emporté le temps. Le jour était prêt à paraître lorsque l’on put commencer à enlever la terre qui recouvrait la fosse. Tous les regards, dirigés sur le même point, annonçaient l'anxiété des acteurs de cette scène, l'espérance et la crainte, l'attendrissement et l'horreur se succédaient. Enfin, lorsque le visage de la jeune dame parut à découvert, celle-ci ouvrit doucement les yeux, poussa un long soupir et ses yeux se refermèrent pour toujours.

M. de Trécesson fut profondément affligé de cet événement. Il lui fit rendre les honneurs funèbres avec une pompe digne du rang qu'elle paraissait avoir occupé dans le monde. Par la suite, il fit de nombreuses démarches pour découvrir les assassins, mais toutes ces recherches furent inutiles, on ne put savoir ni le nom de cette jeune dame qui avait disparu d'une si étrange manière, ni la cause du sort cruel qu'on lui avait fait subir, et cet évènement extraordinaire est toujours resté enveloppé, d'impénétrables ténèbres.

Cependant, le souvenir s'en est transmis jusqu'à nous par des signes ne laissant aucun doute : M. de Trécesson avait solennellement déposé dans la chapelle du château la robe nuptiale, le bouquet et la couronne de fleurs de la jeune et malheureuse fiancée qui restèrent sur l'autel, exposés à tous les regards, jusqu'à l'époque de la Révolution.

Le magnifique cercueil était … vide


. .

Quand il y presque dix ans on voulu la déterrer, le magnifique cercueil orné du seau et d’enluminures n’abritait plus le corps de la Dame anonyme, mais le voile transparent qui l’habillait était toujours là.

Quant à savoir pourquoi elle errerait sur les routes en demandant son chemin aux voyageurs, on dit qu’elle chercherait à retrouver celui qui lui retira à jamais la vie pour se venger. Et lorsqu’elle arrive sur le chemin où elle perdit la vie, le cri de douleur qu’elle ne put pousser jadis sort enfin et elle disparaît laissant les voyageurs terrifiés, à un sort qui ne dépend que d’eux.

Aujourd’hui elle attend d’avoir enfin le courage de continuer le chemin qui dit-on la ramènera près de celui qui aurait dû profiter de son amour.

Retour de ''Dames Blanches : Le mystère perdure…'' , Trilogie signée Jean-Pierre Girard en exclusivité sur Besoin de Savoir, mercredi 7 mai. A suivre...

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Sources :

Extraits de FACTEUR X, n°20 1996. Editions ALP/ Marshall Cavendish, © ALP/ Marshall Cavendish.

Didier Audinot "Les Lieux de l’Au-delà" Collection les Témoins de l’Au-delà. Éditions JMG. Avril 2005.

Véronique Campion-Vincent & Jean-Bruno Renard, « Légendes urbaines » Rumeurs d’aujourd’hui. Éditions Payot, 1993.

Légendes photos : (Photos : avec l’aimable autorisation de JMG éditions & LMP Marshall Cavendish éditions. Collection de l’auteur).



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