


























Publié le 05-05-2008
Partagée entre la poursuite de ses études et l'exercice de ses consultations, sa Vie en est aujourd'hui le reflet.
Symbole de cette nouvelle génération de praticiens destinés à assurer l'Avenir de la profession, c'est en toute humilité que la jeune médium originaire du Sud de la France s'efforce d'assurer sa mission au service des autres tout en poursuivant ses objectifs personnels.
Besoin de Savoir a rencontré Celtika, interview :
Celtika : « Je n’avais pas imaginé que je m’installerais professionnellement en tant que médium, je suis toujours étudiante et j’ai d’autres projets de vie qui n’ont rien à voir avec la voyance.
Après avoir obtenu une licence en communication, je valide actuellement une licence en langues étrangères.
Dès la rentrée prochaine, je vais préparer un master spécialisé sur les métiers de l’humanitaire et du développement. C’est un domaine qui me tient particulièrement à cœur depuis l’enfance.
J’ai déjà fait un stage de trois mois au siège d’une organisation importante qui œuvre pour la sécurité humaine.
J’ai été particulièrement frappée par la question des enfants soldats, et c’est devenu l’une de mes préoccupations quotidiennes.
J’ai toujours été à la recherche de quelque chose, sans forcément savoir quoi. Le fait d’aller à la rencontre d’autres cultures, modes de vie ou croyances, m’a toujours fascinée.»
.
D’un point de vue purement spirituel, j’ai été particulièrement marquée lorsque je me suis rendue dans un pays d’Orient. D’un côté il y avait une forme de résignation, d’impuissance, face au monde matériel, et de l’autre une véritable ferveur pour le monde spirituel.
Dans le fond je trouve que quel soit le pays, le but recherché reste toujours le même, c’est celui de la fraternité ou plus simplement, de l’humanité.
Concernant mes facultés en revanche, j’ai découvert que celles-ci s’intensifient lorsque je me trouve en terrain inconnu. Ma médiumnité m’a en quelque sorte toujours poursuivie et il est arrivé un moment où je me devais de l’accepter et la mettre en pratique.
Je pense que d’une certaine façon, avoir un don et ne pas l’exercer, c’est un peu du gâchis. Je mène en quelque sorte, deux vies parallèles !
Le plus étonnant, c’est qu’il y a quelques années, un voyant m’a annoncé que j’ouvrirais un cabinet de voyance, alors que je venais le consulter pour mes études. J’étais vraiment perplexe sur le moment, d’autant plus qu’il ajouta que ma vie deviendrait compliquée du fait d’une seconde activité qui entrerait en contradiction avec la première. Depuis, j’ai beaucoup repensé à ce monsieur qui possédait assurément un don d’une exceptionnelle clairvoyance…»
Besoin de Savoir : Malgré les contradictions évoquées par ce voyant, pensez-vous que vos facultés seront un atout supplémentaire à votre futur profession ?
Celtika : «Pendant longtemps, j’ai refusé l’idée même que j’avais le don de voyance. Lorsque des amis proches me disaient ''tu es voyante'', je leur répondais '' non non non'', je ne le suis pas, je vois juste certaines choses''.
Dès que j’entendais le mot ''voyante'', je prenais mes jambes à mon cou .Je détestais ce mot et je crois que je ne l’aime toujours pas !
Il y a une connotation si négative dans ce terme, que j’ai toujours du mal à l’accepter.
Au-delà de ça, j’étais terrifiée à l’idée de perdre mon identité personnelle, de ne plus pouvoir exister autrement qu’en tant que madame Irma.
Ces contradictions ont longtemps été une souffrance pour moi...
Et si cela reste encore toujours délicat, aujourd’hui, je parviens de mieux en mieux à m’accepter, en grande partie grâce à mes proches.»
Besoin de Savoir : de quelles manières se manifeste votre médiumnité au quotidien ?
Celtika : «Je dirais qu’elle est devenue tellement présente, que je n’y prête presque plus attention. Comme j’entends avec mes oreilles, je ressens avec ma médiumnité. A tel point que je ne parviens parfois plus à faire la différence entre ce que je ressens en tant que médium, ou en tant que personne simplement objective.
Souvent, quand je parle à ma meilleure amie, je lui dis des choses sans réfléchir, sans songer à ''voir'' et il m'arrive très souvent de mettre les pieds dans le plat en disant juste. Lorsque je tente de plaisanter, ma spontanéité se transforme même parfois en une mauvaise plaisanterie involontaire, et puis cette sensibilité se manifeste couramment, lorsque j’écoute les informations du jour et que j’entends des choses avant que le journaliste ne les dise, lorsque je sens que mes voisins vont partir en voyage et que le lendemain ils ne sont plus là, ou quand je sens que quelqu’un pense à moi et est sur le point de m’appeler…
La nuit, presque toutes les nuits d’ailleurs, je fais des rêves prémonitoires. Parfois ils me sont destinés, parfois ils sont destinés à des proches ou même à une personne qui va me consulter dans la matinée.
Il y en a d’autres que je note, et un jour ou l’autre ils finissent par prendre sens.
Cela peut paraître étonnant ou difficile à croire, mais c’est vraiment de cette façon que je le vis.»
Besoin de Savoir : Quand avez-vous pris conscience de vos facultés ?
Celtika : «J’ai toujours su qu’il y avait un autre monde au-delà du monde matériel.
Enfant, je n’avais pas la conscience d’être différente des autres. Je vivais plutôt dans l’évidence de mes ressentis, donc je ne pensais pas qu’il pouvait en être autrement pour les autres.
En grandissant, je me suis vraiment rendue compte de ma particularité, mais je ne savais pas vraiment de quoi il s’agissait. Il y aurait de nombreux exemples, mais le plus marquant fut celui de la mort de ma grand-mère Josette lorsque j’avais 16 ans.
La veille de son décès, alors qu’elle venait juste de passer nous voir, en pleine forme, j’ai dit à mon père que je devais me dépêcher de finir de lui écrire un poème, car sinon je n’aurais pas le temps de le lui donner.
Le lendemain même, mamie était partie. C’est après cet événement bouleversant que j’ai entamé une longue introspection.
Presque dix ans plus tard, c’est un autre événement qui m’a convaincue de m’installer en tant que praticienne.
Un soir, mon voisin de l’époque qui connaissait mes facultés, m’a proposé de lui faire une petite voyance, purement généreuse. C’était un ingénieur en sciences, autant vous dire qu’il n’était pas spécialement sensible sur le sujet mais ce jour-là il s’est dit ''pourquoi pas''.
Je lui ai fait part de plusieurs événements qui se sont produits ensuite avec exactitude et malheureusement, parmi ceux-ci, le décès de sa grand-mère. Je ne savais pas comment le lui dire mais il fallait que je le fasse. il devait absolument lui rendre visite dans les deux mois.
Je me suis évidement excusé par avance au cas où il s'agirait d'une erreur mais moins de trois mois plus tard, il m’annonçait que sa grand-mère était décédée et qu’il était allé la voir une dernière fois sur mes conseils.
J’ai été vraiment émue, j’ai alors réalisé le cadeau que j’avais entre les mains.»
.
dessin intuitif de Celtika
Besoin de Savoir : a quoi ressemble ce cadeau, pouvez-vous nous éclairer ?
Celtika : «Je perçois les informations qui me parviennent de toutes sortes de manières. Je peux entendre des mots, voir des images, voir à distance, entendre la création de pensée d’autrui (et non des pensées formulées comme lorsqu’on parle !), mais aussi simplement ressentir dans mon cœur ce que le cœur de l’autre ressent, ou encore percevoir et entendre les personnes décédées.
Il y a tant de choses… Je fais des rêves, je peux aussi sentir une odeur ou ressentir une douleur physique, Dans ces rares cas, elle me traverse vite pour disparaître, cela soulage toujours un peu la personne concernée.
J'exprime aussi mes perceptions par le biais du dessin intuitif mais à vrai dire, j’ai encore moi-même du mal à me l’expliquer.»
Besoin de Savoir : en consultation, utilisez-vous le dessin intuitif ?
Celtika : « Cela est relativement rare, mais cela peut arriver. Lorsque cela se produit, je ne m’en rends compte que vers la fin de la consultation, comme une personne qui gribouille sur un bout de papier sans pour autant y prêter attention.
Dans ces cas-là, je scanne mon « gribouilli » et le transmets au consultant.
Il y a toujours un sens précis cela dit.»
Besoin de Savoir : à propos des consultants qui à n'en pas douter vous délivrent aussi certains ''messages'', comment perçoivent-ils selon vous le monde de la voyance ?
Celtika : «Je crois que la majorité savent que ce n’est pas un métier évident. Eux-mêmes, lorsqu’ils consultent un médium, ils évitent de trop le dire autour d’eux, c’est donc déjà qu’il y a toujours un tabou autour de ce sujet.
J’ai pour ma part affaire à beaucoup de personnes chaleureuses, et compréhensives. Je parle très peu de ce qui me concerne, je m’intéresse avant tout à la vie de la personne. Parfois, il y a de la curiosité et des questions sur certaines choses mais je ne pense vraiment pas que les gens puissent imaginer l’envers du décor, même moi qui le vis, je continue d’en être étonnée.
Quoi qu’il en soit, nous sommes tous, consultants ou praticiens, réellement pollués par ceux qui ternissent la profession. Les charlatans de la voyance, et les autres charlatans, ceux de certains médias ! Quoi de plus simple que d’entretenir le fossé entre les croyants et les sceptiques, pour faire de l’audimat…
Cela n’aide vraiment pas les consultants, ni tous ceux qui souhaiteraient voir des débats dépassant la stratégie du ridicule ou du spectaculaire.»
.
Besoin de Savoir : De l'autre coté du miroir, vous aidez certains jeunes praticiens à s'immiscer dans la profession, quels conseils êtes-vous amené à leur délivrer ?
Celtika : « Vous en savez des choses ! Au passage j’en profite pour faire remarquer la qualité de votre travail d’investigation.
Je tenais vraiment à le dire car je trouve agréable de constater qu’un média s’intéresse aux facultés psychiques de l’être humain, sans tourner pour autant le sujet à la parodie ou à la désinformation.
Pour en revenir à votre question, cela n’arrive pas tous les jours, mais lorsque quelqu’un de jeune comme moi croise ma route, eh bien, quoi de plus normal que de lui faire part de mon expérience personnelle.
Le conseil que je donnerais à une personne prête à s’investir…ce serait de toujours voir en l’autre, soi-même.
C’est le meilleur moyen que j’ai trouvé pour comprendre l’autre, mais aussi pour accepter les critiques et les échecs, qui sont incontournables dans ce métier exigeant. Après, attention à ne jamais trop s’identifier au consultant et à garder la distance nécessaire. D'une règle générale, il faut savoir faire face à certaines difficultés, il faut s’y préparer si l’on ne veut pas tomber de haut.
La première difficulté est d’accepter que ce métier nous confronte aux choses que l’on redoute le plus.
Une personne qui a le don, et l’envie sincère d’aider les autres, va devoir faire face aux critiques, aux remises en cause récurrentes de sa sincérité, et de ses compétences.
Mon conseil est de ne pas accorder plus que ça d’importance à notre petite personne, et de se concentrer sur le consultant. C’est le meilleur moyen pour passer ce cap, se faire confiance et aussi donner confiance à l’autre.
Donner, donner, donner…
Tout repose sur le don de soi dans ce métier, donc si le principe même vous pose problème, là c’est sûr que vous ne pourrez pas aller bien loin.
D’un point de vue pratique, il faut être capable de faire des concessions sur sa propre vie, de travailler à des heures décalées ,le soir ,pendant vacances et week-end, périodes où les consultants sont, eux, disponibles.
Il faut pouvoir supporter la solitude d’un tel travail , la marginalisation sociale qui peut en découler selon le contexte. Il faut être capable de mettre de côté ses problèmes personnels, pour se consacrer à ceux du consultant.
Il faut pouvoir écouter régulièrement les préoccupations des autres, en leur accordant toute l’attention qui est nécessaire car c’est de la Vie d’une personne dont il est question à chaque consultation. De simples mots peuvent avoir de lourdes conséquences.
Sur un plan matériel et financier, il faut aussi se préparer à avoir peu de consultants au départ, beaucoup d’énergie dépensée, et des charges à payer à hauteur de la moitié de ce que l’on gagne.
Les premiers mois, ma santé en a aussi pris un coup, autant dire qu' il faut rester très vigilant et croquer un sucre dès que vous sentez votre énergie diminuer soudainement. Aucun médecin ne vous expliquera comment gérer votre énergie médiumnique.
Si vous parvenez à dépasser tout ça, vous serez alors solidement armé pour la suite !»
Besoin de Savoir : Celtika, l'avenir est devant vous, quels sont vos projets dans un futur proche ?
Celtika : « j’ai commencé à réaliser un oracle il y a déjà plusieurs mois. Cela avance très lentement ,je crée les personnages un à un. J’évite donc de brusquer mon inspiration, en fait j’appuie mon regard sur de nombreux modèles de personnages féeriques, ensuite je dessine intuitivement. Le résultat m’échappe, ce qui à le don de me fasciner en permanence.
Cette inspiration, je l’écoute, je vais à mon rythme…Cela prendra peut-être un temps infini, mais la qualité du résultat est la seule chose qui importe à mes yeux. Je suis d'ailleurs ravie de vous présenter en exclusivité ''Messigor''.
Il représente le messager apportant des nouvelles.
Le nom de ''Messigor'' m’a été soufflé par mon guide, c’est d'ailleurs le cas pour tous les personnages qui se révèlent à moi lorsque je dessine, jamais je n’aurais pu trouver seule de tels noms !
En marge de ce projet, on me demande souvent si j’ai un cabinet, pour faire des consultations en face à face. A ce jour, compte tenu de mon emploi du temps et de ma ''double vie'' d’étudiante, ce n’est matériellement pas possible.
Dans deux ou trois ans c’est un projet qui se mettra en place, probablement sur Marseille ou Aix-en-Provence. D’ici là, je continue d’être émerveillée par tout ce que l’esprit humain est capable de voir et sentir à distance, sans aucune indication physique ou autre de la personne.
A plus court terme, je viens de commencer l’écriture d’un livre, dans lequel je raconte comment mes perceptions se sont manifestées, depuis l’enfance, et dans ma vie de tous les jours. C’est un peu une façon pour moi de me libérer d’un poids qui m’a longtemps pesé.
J’y parle de ma vie intime et personnelle, de mon parcours, avec de très nombreuses anecdotes, des détails que l’on ne peut pas inventer.
J’espère ainsi pouvoir fournir au lecteur comme au curieux un autre regard sur les capacités psychiques de l’être humain, que celui de la bizarrerie, de l’exception ou du crédule. Ces capacités de notre cerveau sont de plus en plus mises en lumière, aussi bien par de nombreux chercheurs dans le monde entier, que par des intellectuels, des artistes ou des personnes du monde médical.
J’ai donc aussi espoir de pouvoir par la suite apporter une petite pierre à ce grand édifice, ne serait-ce qu’en parlant de ces recherches autour de moi.»
Celtika consulte par téléphone au 06 85 48 58 38.
Celtika, site web officiel.
Besoin de Savoir : retrouvez l'ensemble des interviews.
Du haut de ses vingt-sept ans, Celtika déclare avoir trouvé un '' équilibre entre le réel et l'irréel''.
.
Aujourd’hui encore, je préfère simplement dire que je suis une personne normale qui a développé certaines sensibilités.
C'est l’un des éléments centraux de l’oracle.
