Publié le 15/04/2009
La moisson égyptienne d'Augustin Lesage
Tout a commencé dans la matinée du premier mars 1911. Imaginez un robuste mineur de trente cinq ans à genoux dans un étroit boyau et frappant durement le minerai de son pic.
Il est marié et mène une vie tranquille et sans relief avec sa femme et ses deux enfants.
Il travaille au fond de la mine comme l'ont fait ses parents et grands parents et ne connait que les calmes distractions de sa petite ville.
Il a fréquenté l'école primaire où il n'a pas révélé des aptitudes particulières et ne s'est jamais intéressé aux arts sous une forme ou une autre.
« peintre !... tu seras peintre ! »
Il lève son pic pour frapper avec
force, mais le laisse retomber près de lui. Il vient d'entendre
très distinctement une voix lui disant : « peintre !... tu
seras peintre ! ». Il tend l'oreille, mais la voix qui
semblait sortir des entrailles de la terre ne se manifeste plus...
du moins ce jour là.
Augustin Lesage entend plusieurs fois le message formulé par la même voix au fond de la mine. Il est troublé mais il n'en parle à personne car il craint d'être ridicule. La peinture ne l'intéresse pas et le seul souvenir qu'il en a c'est à la suite d'une visite au musée des Beaux-Arts à Lille lorsqu'il effectuait son service militaire. Il ne s'était jamais autant ennuyé de sa vie...

Augustin
Lesage guidé par l'Au-delà
Environ un an après ses premières
manifestations auditives, il entend parler par un mineur d'esprits
et de spiritisme. Il se renseigne, se rend chez un guérisseur, lit
plusieurs ouvrages et finalement, en famille et avec des amis, se
lance dans la pratique du spiritisme. La table lui confirme qu'il
est médium.
Alors c'est la transformation. Sans
aucune connaissance technique, se fiant seulement à son intuition,
il achète des pinceaux, des couleurs et une grande toile qu'il fixe
sur un mur de son petit logement. Sans abandonner son pénible
travail de mineur, il va passer chaque jours plusieurs heures à
peindre dans un style très personnel. Il réalisera ainsi près de
neuf cent toiles. Ses oeuvres mesurent jusqu'à neuf mètres carrés.
Son style incompréhensible est étudié par des experts. Il semble
peindre au hasard, allant d'un côté à l'autre de la toile, sans
aucune cohérence. Il ne prend jamais de recul et pourtant la
rigueur de la symétrie de ses dessins est impressionnante. Il
semble réellement inspiré... Les milieux spirites parisiens le
poussent à exposer à Paris et c'est immédiatement un succès sans
précédent. Il a quarante-sept ans. Deux ans plus tard, il expose
aux côtés de Picasso et les critiques admirent sans pouvoir les
commenter les compositions de ce peintre inclassable.
Lesage s'est familiarisé avec les
voix qu'il entend. A présent, c'est lui qui interroge ses guides
qui l'autorisent à exposer en Angleterre, en Belgique et en Afrique
du Nord.
Son style n'évolue pas. Toujours les
mêmes compositions minutieuses, symétriques et sans aucune
retouche.
C'est en 1937 qu'il commence à
exprimer le désir de visiter l'Égypte. Cette pensée va devenir son
obsession. Ses guides lui révèlent qu'il fera ce voyage et qu'il
recevra prochainement à ce sujet une visite déterminante. En
attendant, il peint de grandes toiles qui ont pour titres – entre
autre - « Symbolisme du monde spirituel »,
« l'Esprit de la pyramide », « La fresque de
Ména », etc...
En août 1938, il reçoit la visite d'une anglaise qui est clairvoyante et lui annonce qu'il ne tardera pas à partir pour l'Égypte. Elle lui offre un scarabée qui a été trouvé dans la tombe du pharaon Aménophis III. Il est bouleversé car sur le scarabée est gravée cette phrase : « Le porteur de ce scarabée sera privilégié dans cette vie comme dans l'au-delà ».

La
moisson égyptienne
Des le mois d'octobre 1938, il
entreprend un tableau qu'il appelle « La moisson
égyptienne ». La scène représente des hommes vêtus de pagnes
blancs, occupés à la récolte du blé. Ce tableau sera terminé deux
mois plus tard.
C'est en 1939 qu'un ami lui offre le
voyage au pays des pharaons. La prédiction se réalise ; mais ce
n'est pas là le plus extraordinaire...
Ils visitent les grands sites archéologiques de l'Égypte antique. L'extraordinaire surgit dans la vallée des Reines où ils visitent le tombeau d'un tailleur de pierre de Ramsès II. La chambre funéraire contient plusieurs sarcophages. Sur un mur une grande fresque est étonnement bien conservée. Le guide leur précise qu'elle vient d'être découverte. Les deux amis sont stupéfaits. Ils ont devant eux la moisson égyptienne et c'est la réplique exacte du tableau que Lesage à peint il n'y a que quelques semaines en France ! Aucune reproduction de cette fresque n'existe encore et Lesage ne pouvait absolument pas la connaître. Alors, que penser ?...
Cette fresque peinte il y a 3 500 ans, Lesage l'a-t-il « vue » par une sorte de dédoublement ou de télépathie ? Une entité, ou ses guides, ont-ils guidé sa main à l'insu de son esprit pour lui accorder cette révélation ? Pour Lesage, cette identité d'inspiration ne peut provenir que du fait qu'il est peut-être la réincarnation d'un peintre égyptien qui vécut sous la XVIIIème dynastie.
Trois hypothèses; peut être d'autres encore, mais le mystère reste entier...
Article signé Charly Samson
Site Web Officiel de l'Université du Temps Présent-Site Web Officiel du Sophromagnétisme ADS
Charly Samson, Expert, Bibliographie, ses stages en Actus sur Besoin de Savoir
Insolites et Mystères : En Savoir + sur Besoin de Savoir

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