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Publié le 01/12/2008

Alain Hérambourg - Le monde de la voyance, voyants et charlatans

Alain Hérambourg - Le monde de la voyance, voyants et charlatans

La voyance, un marché qui génère un chiffre d’affaires annuel de plus de 3 milliards d‘euros.

Le secteur compte prés de 100 000 professionnels en France.

Dans ''Le monde de la voyance, voyants et charlatans", publié en janvier 2008, le journaliste Alain Hérambourg et Youcef Sissaoui, actuel président de l'INAD, révélaient aux yeux du grand public, l'envers d'un décor où le meilleur peut croiser le pire.

Alain Hérambourg, vous êtes journaliste d'investigation, vous avez mené une longue enquête dans le monde de la voyance, pourquoi vous êtes-vous intéressé à ce secteur ?

Alain Hérambourg : Je connais bien le monde de la voyance, car nous les journalistes, nous le rencontrons dans le monde du show biz, de la télé et des spectacles en général.

Les chanteurs veulent savoir si l’album va marcher, les comédiens si le film fera d’eux des stars, etc… Et puis dans bien des cas la voyance fait partie du spectacle. Alors, on consulte sur les conseils de nos amis artistes, parce que nous avons la chance de ne pas payer les consultations.

Vrai ou faux, on s’en moque un peu. Mais en ce qui me concerne, j’ai voulu faire cette enquête parce qu’il faut bien reconnaître que le monde mystérieux de l’ésotérisme donne naissance à de plus en plus de voyants (tes), à se demander s’il n’y aura pas dans les années à venir plus de visionnaires que de clients.

Avant de signer ce livre avec Youcef Sissaoui, actuel président de l'INAD, que pensiez-vous de cet univers ?

Alain Hérambourg : J’ai toujours pensé qu’il existait des gens avec un don de voyance, des mages et des sorciers puissants, mais qu’il était dommage que la science ne croit pas aux phénomènes paranormaux, si bien que cet univers s’est vulgarisé, et plus encore aujourd’hui avec des nouveaux venus qui ne voient pas plus loin que le bout de leur nez même si certains croient qu’ils sont dotés d’un don !.

Ils ne sont pas à bannir puisque certains rendent de précieux services à des clients qui consultent de plein gré pour trouver un certain réconfort.

Votre point de vue a t-il évolué au fil de votre investigation ?

Alain Hérambourg : Oui il a évolué dans le sens négatif, car je me suis aperçu que trop de gens en avaient fait un commerce sans se soucier d’une clientèle inquiète qui recherche la vérité pour sortir du gouffre moral dans lequel elle se trouve.

La voyance peut être amusante pour une comtesse qui veut savoir si son gigolo la trompe, mais elle peut être gravissime pour une personne déprimée.

 

Comment s'est déroulée votre enquête ?

Alain Hérambourg : J’ai joué le client à la recherche d’une bonne voyante, d’un bon voyant et des recherches sur les différentes pratiques et techniques de communications.

J’ai suivi les rouages d’une branche facile à contacter puisqu’elle est partout, avec un tapage publicitaire inimaginable. Les plus redoutables, ceux faisant croire à des capacités particulières pour accomplir des actes de magie dans l’unique but de nuire, ne sont pas à mêler à ceux faisant rêver avec des divinations accomplies à partir de différents supports.

N'entachons pas le tableau plus qu'il ne l'est, dans la mesure ou les crapules dans ce monde énigmatique et complexe ne font pas, Dieu merci, l'unanimité même s'ils souillent la profession au détriment des extralucides à l'abri de tout soupçon. Youcef Sissaoui, lui, s’est penché sur ce qu’il connaît bien avec l’INAD, les escroqueries en tous genres.

Le livre ''Le monde de la voyance, voyants et charlatans'' dépeint un univers pour le moins obscur, certains témoignages sont effrayants au point de se demander si l'on peut encore aujourd'hui faire confiance aux voyants...

Alain Hérambourg : Oui, on peut faire confiance aux bons, et éviter les mauvais… Où sont les bons ? Où sont les mauvais ? Un point fort pour reconnaître les mauvais, ce sont les plus nombreux. Aujourd’hui, c’est un travail à la loupe de dénicher les meilleurs, et surtout ne pas se fier aux diplômes qui n’ont aucune valeur officielle, et à ceux qui réclament votre date de naissance pour piocher dans les données astrologiques pour apporter quelques vérités sur le comportement du sujet. Ce n’est plus de la voyance, mais de l’astrologie.

Pour moi, une bonne voyante, c’est celle qui va me dire ce que je suis et des éléments sur mon avenir sans lui parler de quoi que soit. Certes, il y a quelques professionnels honnêtes dans le secteur des arts divinatoires et des sciences occultes, y compris via les lignes téléphoniques surtaxées, qui méritent d'exercer au grand jour dans l'intérêt d'un public qui a besoin de ces "diseuses de bonne aventure" pour se sentir mieux dans sa tête, et avoir le sentiment de ne pas être seul dans son désarroi.

Toutefois, il serait bon que les dirigeants consciencieux d'entreprises sur le net, même s'ils sont peu nombreux, s'efforcent d'engager des voyants et des astrologues qui ont un savoir faire incontestable. Finalement, comme certains responsables de sociétés ne sont pas systématiquement voyants ou médiums, peut-être se font ils berner par des filous qui prétendent avoir un don, et qui donnent l'impression d'être excellents.

Il y a de bons voyants, et j’en ai croisé. Il faut bien admettre qu’il existe aussi des voyants qui croient l’être en toute bonne foi. Et puis, il y a des voyants réputés mauvais par des clients qui n’ont pas entendu ce qu’ils auraient voulu entendre. Une voyante qui annonce à sa cliente que son mari la trompe sera mauvaise, par rapport à une autre qui lui aura dit le contraire.

 

''Le monde de la voyance, voyants et charlatants'' de Alain Hérambourg et Youcef Sissaoui-INAD Éditions

Avez-vous subi des pressions lors de la sortie du livre ?

Alain Hérambourg : Non, à part quelques voyants mécontents avec des petites insultes, mais comme on ne doit pas juger une corporation à cause de ceux qui en abusent, les vrais professionnels ont bien compris que je faisais une enquête également dans leur propre intérêt.

En outre, je ne suis pas le seul à avoir raconté les abus dans ce domaine. Je suis passé à autre chose. En revanche, je pense que le livre lui-même a subi des interdits de la part de certains médias qui bénéficient de budgets publicitaires de la part de gros cabinets. 

Quel est selon-vous l'avenir de la voyance ?

Alain Hérambourg : Un bel avenir dans un monde difficile, avec de plus en plus de gens qui ont besoin d’un soutien moral. En fait, le côté social des voyants est certainement un bien dans notre société perturbée.

Quels conseils pourriez-vous donner à quelqu'un désireux de vivre sa première expérience de consultant ?

De se rendre chez un voyant qui consulte de vis-à-vis, et de ne rien lui dire car c’est à lui de prédire. Sur internet, privilégier le contact humain aux échanges d’emails sans lendemain.

 

Outre votre profession de journaliste, vous semblez vouloir revenir aujourd'hui à vos premières amours : le cinéma, quels sont vos projets pour 2009 ?

Alain Hérambourg :  J’aime la presse et écrire en général, mais ayant débuté comme comédien, ça me manque. Mes projets ? Je termine une pièce de théâtre, et comme mes confrères je vais postuler auprès des productions. On m’a proposé un rôle dans une nouvelle série pour juin 2009, mais cela est loin d’être fait car je ne suis pas le seul sur les rangs, et que la décision revient au metteur en scène. Je verrai bien, et peut être que j’irai voir une voyante pour en savoir un peu plus.

Votre ouvrage pourrait-il servir de support à un scénario ?

Alain Hérambourg : Pourquoi pas, cela permettrait de voir en images ce monde étrange coté voyants comme côté clients, et au cinéma les pratiques filmées pourraient en faire un film d’horreur.

Aujourd'hui, tenez-vous à tourner une page sur l'univers de la voyance ou envisagez-vous un autre projet autour de ce thème ?

Alain Hérambourg : Je tourne la page, car je n’ai rien à voir de près comme de loin au monde de la voyance !

Alain Héramourg, Site Web Officiel - interview de Youcef Sissaoui, président de l'INAD et co-auteur du livre ''Le monde de la voyance, voyants et charlatants''

Commentaires

EtheOr
EtheOr
Le 12-04-2010 à 21h41

En tant que voyante adhérente à l'INAD, je suis tout à fait d'accord quand au coté glauque qui s'est beaucoup développé dans notre profession ces dernières années notamment par les cabinets d'audiotels qui exploitent les voyants ou pseudo voyants mais surtout la détresse humaine  alimentée par la peur d'un lendemain plus qu'incertain.  Fuyez ces cabinets qui n'en veulent qu'à votre porte monnaie et ternissent la profession ! Je vous conseillerais la même chose que Alain HERAMBOURG : vous souhaitez consulter, prenez rendez-vous avec un professionnel près de chez vous en cabinet.. Vous pouvez aussi consulter par  téléphone (la qualité de la consultation est identique). Les salons locaux vous permettent aussi de rencontrer ces professionnels. 

Quand au déroulé d'une consultation, en ce qui me concerne c'est une idée reçue que de penser qu'il ne faut pas parler pendant une consultation sachant que c'est  que ce sont les vibrations de votre voix qui provoquent les flashs ! Dans l'exercice de votre métier vous ne voudriez pas qu'on vous dise comment vous devez le faire. Laissez le voyant faire son travail :  des les premiers mots vous saurez tout de suite si vous êtes devant un professionnel sérieux !

 Si vous pensez avoir été abusé, n'hésitez pas à porter plainte ! L'INAD est aussi à votre disposition pour répondre à vos questions. Trop peu de gens n'osent pas franchir les portes d'un commissariat par peur du ridicule. En portant plainte, vous permettez de mettre hors d'état de nuire des individus sans scrupules et contribuer à améliorer notre profession.

 EtheOr

miltonia
miltonia
Le 14-04-2010 à 23h07

Il faut se garder de dire que tous les voyants sont des charlatans ! oui, certains escrocs se disent peut être voyants, mais ce n'est pas la majorité !! comme dans tous les métiers,  il peut y avoir des erreurs effectivement.

En plus, il ya les mauvais voyants, ceux QUI vous disent ce que vous avez envie d'entendre. Si l'on veut une voyance plus longue, je pense perso que rien ne remplace le face à face,une bonne voyance pour moi dure environ une heure, voir plus, et l'on regarde tous les aspects de ce qui en ressort.  A bientôt

rachel93
rachel93
Le 15-04-2010 à 15h10
Pour ma par mart j'ai consulté des voyantes compétentes en consultation en direct, dans les cabinets audiotels, sur des sites et dans des salons organisés mais aussi de très mauvais, en direct, dans les cabinets audiotels, sur des sites et dans des salons, c'est un peu le hasard en fait. En plus, un voyant peut être compétente avec une personne et ne pas l'être avec une autre. Pas simple tout çaEmbarassed
bell'ine
bell'ine
Le 15-04-2010 à 17h49
Selon la législation, les voyants ne sont pas soumis à une obligation de résultat. D'ailleurs comment pourraient-ils l'être ? Comment peut-on dire que tel ou tel voyant est un charlatan ? Parce qu'il ne travaille pas à domicile, c'est light comme critère. Il y a des voyants honnêtes et des charlatans partout. A nous de faire le bon choix.
lounes
lounes
Le 16-04-2010 à 14h04

Le monde de la voyance, Voyants et charlatans, est un ouvrage passionnant, qui pose de nombreuses questions et qui apportent autant de réponses.

Les escroqueries et autres pratiques illégales sont certes dénoncées mais, ils ne font pas pour autant le procès des croyances, de la voyance ou de la spiritualité.

Je pense aussi que certains peuvent posséder un don réel pour aider et guider Autrui.

Je vous embrasse, louloune du Var

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