


























Publié le 19-09-2008
''En sa présence les objets flottaient ! Des coups se faisait entendre, des mains invisibles touchaient les gens'', ''On a même vu une table de marbre monter à une hauteur de 4 mètres''...
Home répéta ses expériences devant la cour de Napoléon III, devant nombre de témoins, de savants, de prestidigitateurs...
''Non seulement il ne fut jamais démasqué mais au contraire, il mit en garde de nombreux chercheurs contre des médiums frauduleux...'' [1]
L'histoire de Daniel Douglas Home débute en Ecosse, prés d'Edimbourg, sur les rives de l'estuaire de Forth.
Né en 1833 à Currer, Home fut dès son plus jeune âge confronté à ses étranges pouvoirs, transmis semble- t-il par sa mère, dotée du don de seconde vue.
A en croire un article du Journal ''Monte Christo'' publié en 1858, cette dernière aurait eu ''une vision qui lui montra le fils dont elle était enceinte assis à une table avec un empereur, une impératrice, un roi et une duchesse''. Vingt-trois ans après, la vision devenait réalité...''
Avant de connaître les fastes de la Cour de France, Home fut bercé par une mère totalement désoeuvrée qui pour préserver l'avenir de son fils, n'hésita pas à le confier à l'une de ses soeurs.
Sa famille d'adoption allait très vite constater à quel point cet enfant au tempérament nerveux, à la santé fragile était vraiment différent.
A l'age de trois ans ''Ce don de double vue que possédait sa mère se révéla chez Home'', [2]
Il fut le premier à percevoir le décès imminent d'une cousine éloignée et ''nomma les personnes qui entouraient son lit''.
« Tu ne nommes pas son père ? » Lui demanda- t-on ?
« Je ne le nomme pas, parce que je ne le vois pas, répondit-il. Il est sur la mer et n'arrivera que quand Marie sera morte »
Le père de sa cousine arriva effectivement après le décès de sa fille.
Si l'Ecosse fut la terre d'accueil du jeune Daniel, les aléas de l'existence lui permirent très tôt de franchir d'autres frontières... A l'age de 10 ans, Home et sa famille d'adoption partirent à destination d' un nouveau monde dans l'espoir d'une nouvelle vie, direction l'Amérique, direction Norwich dans le Connecticut.
Au cours de cette période, le jeune Daniel se lie d'amitié avec un certain Edwin.
Cet épisode qui , de prime abord, a l'allure d'une anecdote sans intérêt reste bien au contraire un événement déterminant du parcours de Daniel Douglas Home.
Comme le rappelle l'article du Journal ''Monte Christo'' de 1858 : ''C'était l'histoire de deux amis, liés entre eux par une tendresse profonde et qui s'étaient promis par serment, et en écrivant ce serment avec leur sang, que le premier des deux qui mourrait viendrait dire adieu à l'autre''.
La promesse fut tenue un an plus tard.
''Un soir, Home rentra tard; craignant d'être grondé par sa tante, il se glissa sans bruit jusqu'à sa chambre''. ''Une grande lumière, qui était sans doute celle de la lune, pénétrait dans sa chambre comme un rayon diagonal. '' Ce qui lui parut bizarre c'est qu'au pied de son lit flottait comme une vapeur...'' Une vapeur ''qui dégagea une forme humaine'', elle ''avait la ressemblance du visage d'Edwin, le jeune homme était singulièrement pâle...'' '' bientôt les yeux s'animèrent et se fixèrent sur Home... Home entendit, comme un écho au dedans de lui-même'' :
Me reconnais-tu ? J'acquitte la promesse que nous nous sommes faits. Au revoir là-haut ! [2]
Avant de s'éclipser, Edwin fit trois cercles dans le ciel.
Le lendemain Home eu la confirmation du décès du jeune Edwin emporté trois jours plus tôt par une dysenterie.
Quelques mois plus tard, '' ce fut sa mère qui apparut à Home'' [2]
Ma mère, êtes-vous morte ?
Non pas encore; mais aujourd'hui, à midi, je mourrai''
''Le surlendemain, il apprit la mort de sa mère; elle était morte à midi juste''
Persuadée que son neveu était en proie à un phénomène de possession, sa tante décida de faire appel à l'église pour le délivrer du ''Malin''.
Trois prêtres furent désignés et Home fit l'objet d'une véritable séance d'exorcisme au cours de laquelle des coups retentirent, des meubles se mirent à bouger et un tableau se déplaça sans aucune intervention humaine...
Pire encore, le jeune Daniel sous l'emprise d'une force venue de nulle part rappela à l'un des prêtres présents, le décès quelques mois plus tôt de sa mère et de sa soeur.
''L'esprit les nomma toutes les deux, noms de famille et noms de baptême''. ''Le prêtre en eut assez, il se retira, emmenant ses deux confrères en déclarant qu'il ne pouvait rien contre des drôles de cette espèce''. [2]
Sources et citations :
[1] Revue du monde l'invisible-Dr Surbled-La question des médiums-1899
[2] Le Monte-Christo-Troisième série-Tome 3-Delavier-1858
Doyle ''The history of spiritualism''Vol1-1926
Home ''incidents in my life'' 1863
Wikipédia ''Daniel Dunglas Home''
Pour un grand nombre de spécialistes, Daniel Douglas Home reste le plus grand médium à effets physiques de son siècle, un maître du genre comme le soulignait le Docteur Surbled, en 1899, dans la ''Revue du Monde Invisible''.
Accrédité à l'époque par les scientifiques pour ses expériences de ''mouvements des corps, de lévitations, de déplacements d'objets divers'', Home se déterminait comme un ''instrument inconscient'', un être capable de canaliser les énergies de l'Au-delà [1]. Daniel Douglas Home : « Les Esprits se servent de mon fluide pour se manifester, communiquer avec les hommes et faire connaître leur pouvoir ».
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