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Les expériences de télépathie de la mission Apollo 14

Publié le 04-04-2008

Les expériences de télépathie de la mission Apollo 14 - Insolites & mystères besoindesavoir.com
Le 31 janvier 1971, départ de la mission spatiale ''Apollo 14'' vers la Lune. A bord de la navette Antares, trois astronautes américains : Alan Shepard, Stuart Rosa et Edgar Mitchell. Le 6 février, Shepard sera le seul à fouler le sol lunaire du cratère Fra Mento et le 1er à jouer au golf sur la Lune.

Le vol serait également associé à une série d'expériences de télépathie.

James E. Alcock, auteur de Parapsychology : Science or Magic (Pergamon Press-EDS Flammarion 1981) nous rappelle ce que valent ces "expériences" : « Les medias populaires ont raconté que l'astronaute Edgar Mitchell, de la mission Apollo 14, le sixième homme à marcher sur la Lune, fit une expérience officieuse d' E.S.P depuis l'espace : à quatre reprises, il tenta d'envoyer des messages télépathiques à des amis restés sur terre ».

Selon le récit qu'en fait Christopher Milbourne, auteur de l'ouvrage '' Mediums, mystics and the Occult '', (Eds New York Thomas Y. Crowell, 1975 ), Mitchell s'était intéressé au mysticisme et à la parapsychologie plusieurs années avant la mission Apollo 14.

Mitchell s'était en effet lié d'amitié avec le révérend Arthur Ford, le célèbre médium dont l'imposture fut découverte peu après sa mort en 1971 (voir Arthur Ford : The Man who talked with the Dead, Spraggett A. Rauscher W. L., New American Library, 1973).

Arthur Ford s'enthousiasma à l'idée d'une expérience d'E.S.P. depuis l'espace.

Mitchell essaya de transmettre une colonne de 25 chiffres allant de 1 à 5 en une séquence aléatoire.
Ils étaient censés correspondre aux 5 symboles des cartes de Zener.

Les ''percipients'', (personnes chargées de recevoir ces messages psychiques) avaient reçu un horaire qui leur permettait de savoir à quel moment Mitchell émettait.

Notons que ces expériences furent faites à l'insu de la N.A.S.A., qui, l'année précédente, avait décliné une proposition d'expérience de télépathie faite par l'Américan Society for Psychical research.

Notons que le lancement d'Apollo 14 fut retardé de quarante minutes.
Par conséquent, les émissions de pensées faîtes par Mitchell pendant ses périodes de repos avaient également quarante minutes de retard sur l'horaire prévu.

                      Lancement de la mission Apollo 14 (photo NASA)

Mitchell envoya bien 4 colonnes de chiffres, une à chacune des quatre occasions prévues.
Or, deux des "percipients" notèrent des colonnes de chiffres à six reprises, tandis que deux autres, faute de temps, ne "reçurent" que pendant deux séances.
A cause du décalage entre émission et réception, on décida de considérer l'expérience comme un essai de prescience.

Les listes de chiffres pensées par l'astronaute correspondaient-elles aux listes notées par les "percipients" ?
Joseph Banks Rhine et son équipe collaborèrent à l'analyse des résultats et comparèrent la liste de Mitchell à celles des deux percipients qui avaient reçu six messages, laissant de côté celles des deux percipients qui n'en avaient reçu que deux fois chacun.

On découvrit 51 correspondances, alors que le hasard en faisait prévoir 40.
Malgré l'étroitesse de l'échantillon et les conditions curieuses qui avaient présidé à la récolte des résultats et à leur choix, l'expérience fut saluée comme une victoire (Christopher, 1975).

Une analyse plus poussée compara les 300 notations faites à peu près au moment où Mitchell émettait avec les séquences sur lesquelles il se concentrait.
Le hasard faisait attendre 60 correspondances.
Or il n'y en avait que 35.
Ces résultats furent, eux aussi, considérés comme un succès pour l'hypothèse psi, car ils indiquaient un niveau significatif de psi-missing ou "manque de psi" (voir Mitchell E. D., An E.S.P. test from Apollo 14, The Journal of Parapsychology, numéro 35, 1971).

Mitchell a relaté les résultats sans mentionner ni le manque de psi ni les bizarreries de l'horaire et de la récolte des données.
Dans un article du New York Times, il déclara que les autres percipients avaient deviné les symboles avec tant de succès que leur score "ne pourrait être reproduit par le hasard qu'une fois sur trois mille" (Christopher Milbourne, 1975).

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