


























Publié le 04-04-2008
Pour preuve, la définition que l'on trouve dans les dictionnaires , qui garde des traces de son lourd passé.
L’interprétation anthropologique est plus précise et plus "neutre" en ce qui concerne les effets de la sorcellerie : «capacité de guérir ou de nuire, propre à un individu au sein d’une société, d’un groupe donné, par des procédés et des rituels magiques.»
Même si ce volet bénéfique existait aussi, les sorcières de nos Ardennes étaient souvent craintes pour leurs pouvoirs dangereux et les avantages qu’elles pouvaient obtenir était plus souvent d’expédier vos ennemis dans l’au-delà que de répandre la charité et l’amour.
Leur alliance supposée avec le diable fut évidemment la principale raison des persécutions qu’elles ont subies. Et par conséquent, ramener une sorcière "dans le droit chemin", c’ était entamer une lutte au nom du Bien, donc de Dieu, contre le Mal, c’est-à-dire Satan, Prince des Ténèbres.
Au Moyen Age, en Europe, on parle déjà de pacte avec Satan . Ceci reflète bien le besoin de l’Eglise d’édicter les limites entre le "Bien" et le "Mal".
En réalité, au 11e siècle, la chrétienté démarre la chasse aux hérétiques dont font partie les sorciers. L'inquisition va augmenter ce phénomène.
Jusqu’à la fin du 16e siècle, les sorciers et sorcières étaient considérés comme des devins et guérisseurs, ils étaient donc indispensables dans les villages où les habitants étaient superstitieux.
On ne connaissait rien du corps humain ni de la nature, c’est pourquoi les maladies, la famine, les tempêtes, la mort étaient vus comme des phénomènes surnaturels qu’il fallait combattre par des moyens tout aussi surnaturels...
Ainsi ceux qui avaient le pouvoir d’entrer en contact avec ces forces étaient utiles pour protéger les villageois.
Page Web réalisée à partir des travaux de Angèle Lecocq et Cédric Lebrun (hemes).
Retrouvez d'un clic, la deuxième et troisième partie de "Sorcellerie" sur Besoin de Savoir.
Sources et références :
Ouvrages :
Norman COHN, Démonolâtrie et sorcellerie au Moyen Age, Paris, Payot, 1982
''Histoire et regards'' : Aujourd'hui la sorcière ne fait plus peur. Que ce soit au cinéma, dans la littérature ou dans les vitrines pour Halloween, la sorcière a plus une image "magique" que maléfique. Mais ça n'a pas toujours été le cas.
De manière commune, le sens attribué aux mots "sorcier" et "sorcellerie" est très négatif : «personne qu’on croit en liaison avec le diable et qui peut opérer des maléfices.»

Un peu d’histoire :
Mais on sait que la plus mauvaise période pour les sorciers fut de la deuxième moitié du 16e à la fin du 17e siècle.
Yves CASTAN, Magie et sorcellerie à l'époque moderne, Paris, Albin Michel, 1979
Jo GERARD, La sorcellerie et ses mystères en Belgique, Bruxelles, Editions J.M Collet, 1986
Pierre DEN DOVEN, La sorcellerie…au pays de Franchimont, Liège, Bibliothèque CHIROUX-CROISIERS
Guy BECHTEL, La sorcière et l’Occident , collection le doigt de Dieu, Edition Plon 1997
Robert MUCHEMBLED,Bengt ANKARLOO, Wolgang BEHRINGER, Francisco BETHENCOURT, Marie-Sylvie DUPONT-BOUCHAT, André JULLIARD, Richard KIECKHEFER, Gabor KLANICZAY, E. William MONTER, James SHARPE, Magie et Sorcellerie en Europe du Moyen Age à nos jours, Paris, Armand Colin, 1994
LE MAXIDICO, Editions de la Connaissance, 1996
Articles :
Liliane Sichter, Les sorciers sont parmi nous, dans Evénement du jeudi, n°359, septembre 1991
Valérie COLIN,"Gothic" et vieilles dentelles, dans Le vif l’Express, 24/1/97, p39-45
Christelle GILQUIN,Un amour de sorcière, dans Femmes d'Aujourd'hui, n° X, p22-24
Sites :
