Publié le 30/11/2010
Nathaly Bloch (Paris)
Nathaly Bloch pratique la voyance pure depuis plus de vingt-cinq ans. Chez elle, ni tarots, ni pendule … ni corbeau perché sur son épaule, comme elle aime le décrire avec un brin d’humour sur la page d’accueil de son site internet.
Dans son cabinet, installé dans le XVème arrondissement de Paris, l’atmosphère est douce, rassurante et bienveillante. Des couleurs chaudes ornent les murs, des fauteuils confortables détendent les consultants en quête de lumière et de certitudes.
Une voix tonique, chaleureuse, débordante de vitalité et de joie de vivre, les invite à plonger sans entrave, au cœur de leur destin. Munie de son bloc de papier et de son stylo, Nathaly laisse défiler ses flashs et en bon passeur de vie, elle s’attache à transmettre des myriades d’informations détaillées et souvent surprenantes.
La voyance pour Nathaly Bloch, est un cadeau du ciel, alors à chaque consultation, cette femme solaire donne toute son énergie pour revitaliser ses clients qui sont touchés en pleine âme, par ce bouquet de talent et de sincérité.
Vous êtes médium et voyante. Comment vos dons se sont immiscés dans votre vie ?
Nathaly Bloch : Enfant, j'exprimais quotidiennement l'impression d'avoir déjà vécu ce que j'étais en train de vivre. Ma famille me disait souvent que « non », je n'avais jamais vu cette personne, que non nous n'étions jamais venus dans cet endroit… Nous comprîmes plus tard que ces visions avant l'heure correspondaient à la précognition et à la rétrocognition. Une phrase revenait sans cesse à l'époque : «Mais comment sais-tu cela ? »
Vers l'âge de sept ans, je vis le décès tragique d'un oncle, avec des détails très précis et assez improbables… Quand cet événement eut lieu, ma famille mit clairement des mots sur mon don. Ce fut l’événement déclencheur.
Personne ne pouvait penser que j’étais « perturbée » ou que je racontais n’importe quoi. Après ce fait tragique, c’était évident, j’avais en moi un don de voyance et de médiumnité. Car je n’avais pas seulement que des flashs… Je voyais aussi de manière assez naturelle les défunts, je faisais des sorties hors de mon corps. J’étais enfant, je n’avais pas du tout peur, pour moi, tout ceci était tout à fait normal.
Un don naturel omniprésent
Nathaly Bloch : Mais ma famille dut m'apprendre à ne pas tout dire, à me préserver, que ce soit au collège, au lycée, ou plus tard, en faculté (j'ai fait des études de Sciences Économiques et de Droit Public). Pourtant, beaucoup venaient spontanément à moi pour me demander si telle chose allait marcher ou pas. Sans même que j'aie à en parler, les gens ressentaient souvent mon don et me posaient des questions.
Mes parents, bien que très cartésiens (ma mère était scientifique dans le secteur de l’aéronautique), ont fini par se rendre à l'évidence: leur fille n'était pas tout à fait comme les autres….(sourires).
Est-ce que vous vous êtes installée rapidement en tant que voyante ou avez-vous vécu une vie plus « traditionnelle », avant d’embrasser pleinement cette voie ?
Nathaly Bloch : Oui, j'ai eu plusieurs vies. Comme chacun le sait, les études de droit menant souvent à tout, j'ai travaillé dans des secteurs assez variés et n'ayant aucun rapport avec la voyance. J’ai été juriste, économiste. J'ai parfois exercé la voyance comme un hobby, j'ai tenté de mettre mon don de côté, mais au final, il m'a toujours rattrapé !
À 20 ans, je me suis vraiment lancée dans la voyance, épaulée par un être d’exception – Jean-Claude Brialy-, un homme qui a toujours été à mes côtés.
Puis, j’ai eu des crises de vocation, j'ai vécu, fondé une famille, voyagé, aimé, appris d'autres choses. .. Disons que depuis 25 ans, j'exerce parfois de manière professionnelle, parfois un peu en dilettante.
Depuis cinq années, je me consacre pleinement à la voyance et à la médiumnité, au cœur de mon cabinet dans le XVème arrondissement de Paris.
Vous affirmez pouvoir communiquer avec les défunts ? Comment ressentez-vous leurs présences ? Est-ce une cohabitation parfois pesante ?
Nathaly Bloch : Je les vois parfois, mais plupart du temps je ne fais que ressentir leur présence et entendre leurs voix. Cela commence souvent par de forts courants d'air sur mon côté gauche et des tourbillons sur mes chevilles…
Je fais très peu de séances de médiumnité, mais ce sont toujours des moments de grands bonheurs lors desquels le dialogue se renoue entre le vivant et le défunt. C'est souvent drôle et émouvant.
Après la séance, je leur dis clairement de remonter, avec douceur et détermination. Parfois je les laisse rester auprès de moi, comme pour ce jeune homme qui avait été renversé par un train et qui est resté trois jours auprès de moi et de ma famille. Je sentais encore sa peur et je n'ai pas eu envie, une seule seconde, de lui demander de partir… Il aurait pu être mon fils.
Comment se déroule une consultation avec Nathaly Bloch ? Vous avez cette capacité de dater avec précision les événements, comment opérez-vous ?
Nathaly Bloch : Tout d'abord durant les deux premières minutes, j'entre dans un monologue durant lequel ma voix s'accélère et me permet de rentrer dans une forme de transe.
Je me connecte aux souvenirs, au présent et au futur du consultant. Je suis comme un zoom arrière et un zoom avant. Je vois des images dans ma tête, je vois des choses autour de moi, dans la pièce, j'entends des mots, des bruits, des musiques, je sens des odeurs et je ressens des émotions à même ma peau (sérénité, angoisse, tristesse, joie, colère).
Après, reste à préciser mes flashs (dates, gens, lieux, chiffres, événements) tout m'arrive souvent en même temps comme des météorites, la plus grande difficulté de la voyance est de trier les "données" pré-cognitives.
Lorsqu’un consultant arrive dans mon cabinet, avant d’entamer la séance de voyance, je m’emploie à dénouer ses nœuds, afin de voir plus clair par la suite.
Pouvez-vous influer sur le destin de certaines personnes ?
Nathaly Bloch : Non, je fais tout pour éviter cela. Je verrouille mes consultations de manière à ce que seul le consultant décide.
D'ailleurs il n'est pas rare que les gens quittent le cabinet en m'affirmant que ma voyance les a éclairé. Pourtant, ils vont faire un autre choix que celui initialement prévu. Six mois après je les retrouve confus. " Vous aviez raison, mais je n'en ai fait qu'à ma tête et me suis donc trompée(e)"…
Je les rassure immédiatement, la vie doit rester instinctive et l'erreur est ce qui souvent nous construit !

Nathaly Bloch : Oui, c’est vrai, j’arrive à dater certains faits. Par exemple, pour tout ce qui est « engagé », lié à des procès, au commerce, aux affaires, à des choses matérielles en somme, j’arrive très souvent à être très précise
Je demande au consultant à ce qu’il m’apporte des documents, des photos, et je vois les dates, les montants, comme dans les cas de divorce par exemple…
Par contre, cela est moins évident lorsque je traite des thèmes comme le retour amoureux (là on est dans le ressenti), ou pour des domaines où sommeillent des choses « ambitieuses » (qui ne sont pas encore installées dans le temps).
Les consultations par téléphones impliquent-elles une façon différente de travailler ?
Nathaly Bloch : Je travaille de la même manière sur photos et dates de naissance, mais je fatigue beaucoup plus vite qu'en cabinet.
Je pense que la marge d'erreur ou de réussite est à peu près la même qu'en cabinet, mais le cabinet permet plus de supports: écriture, objets, vêtements, cartes de visite...
Je ne réserve qu’une après-midi par semaine pour les consultations par téléphone quand je suis en forme. Les autres demi-journées sont dédiées aux consultations en cabinet. Je m’octroie toutes mes matinées pour vivre ma vie, pour m’assurer un équilibre de vie. Je pense que, plus on veut enchaîner les consultations, plus on risque de se retrouver dans l’erreur.
Avez-vous rencontré des consultants avec qui « cela ne fonctionne pas » ?
Nathaly Bloch : Les clients sont de plus en plus dans une forme de grande détresse morale qui rend la voyance moins spontanée, plus ardue, car il n'est pas question qu'ils quittent mon cabinet pour se suicider ou commettre un meurtre...
Il y a aussi ceux qui sont en déni, dans une forme de mensonge organisé ou qui me consultent pour des gens dont le profil est clairement celui d'un mythomane, et là il est parfois difficile de faire le ménage dans les mensonges des gens.
Il y a des gens trop fermés, parfois agressifs, qui pensent que la voyance est soit une science exacte, soit du charlatanisme, d'autres sont anéantis par les calmants. Dans ces cas-là, je leur propose d'arrêter les dégâts, je leur conseille de voir un médecin et l'on se quitte bons amis (sourire). Il faut parfois aussi laisser plus simplement le temps aux prédictions de trouver leur route.
Un mal-être général
Une chose est certaine : depuis deux/trois ans, les consultants sont dans « l’urgence », ce qui n’existait pas avant. Souvent, je les trouve dans un état d’extrême tension, il y a une obligation de résultat…
Je pense être un bon baromètre de notre société, car j’ai toujours souhaité avoir une clientèle éclectique. Je peux recevoir un ministre, un artiste connu, puis une boulangère, et après une femme au foyer…
J’ai conservé des tarifs raisonnables (100 euros la consultation en cabinet) afin de toucher tout le monde. C’est capital à mes yeux.
Lors de ces moments privilégiés que sont les consultations, je constate que notre société va mal. Il y a beaucoup de stress, d’inquiétudes et de souffrances.
Quelles sont les informations que vous vous refusez de transmettre ?
Nathaly Bloch : Je ne prédis jamais l'avenir des enfants mineurs, je ne fais aucun diagnostic de santé et je ne prédis pas la mort. C’est une règle.
Généralement je dis tout, mais je me réserve le droit d'occulter des événements trop douloureux ou trop violents.
Avez-vous besoin de « recharger vos batteries » ?
Nathaly Bloch : Je consulte peu : trois ou 4 après-midis par semaine. Chaque matin, je fais du sport, de la méditation, je déjeune rarement pour garder l'esprit léger.
Avant et durant mes rendez-vous, je me tiens à distance de toutes les sources de stress : téléphone, ordinateur, je me mets « dans ma bulle » et n'en ressors que le soir une fois ma journée de consultations finie. Après j'ai besoin surtout de décompresser, de voir les gens que j'aime, de faire des choses ludiques.
Peut-on vraiment vivre sereine et être en paix, lorsque l’on est médium ?
Nathaly Bloch : Je pense malheureusement qu'il est difficile d'être sereine et médium !... Rire. Mais je n'envie jamais ceux qui sont dénués de ce don, c'est un cadeau du ciel, quelque chose d'exceptionnel et de précieux !
Nathaly Bloch consulte, sur rendez-vous au 06 33 45 86 06, à Paris (XVème), par téléphone et par courriel .
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Crédits photos ©Eric Robert(Direct8).Nathaly Bloch.




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