Publié le 17/05/2010
Eleonor Piper - Médium entre deux entités
Dans les annales de la métapsychique, il est une femme que l'on a toujours qualifiée d'étonnante : Eleonor Piper. Une américaine tellement importante aux yeux de ces concitoyens que le philosophe et psychologue William James, homme aux centres d'intérêts multiples, a rendu compte de ses expériences menées avec elle en 1894.
Eleonor Piper, a été examinée des années durant par lui mais aussi par d'autres savants. Pour celles et ceux qui douteraient encore de la futilité ou de la fiabilité des messages spirite, son histoire a de quoi nourrir les sceptiques. C'est un violent choc occasionné par un traîneau, en 1884, qui fut à l'origine d'une première consultation médicale.
L'examen lui indiquant l'existence d'une tumeur, Eleonor Piper fut convaincue d'être atteinte d'un cancer. Sur l'insistance de ses beaux-parents, elle alla consulter un médecin aveugle, le docteur J-R Coke, qui prétendait posséder l'esprit d'un autre médecin décédé, appelé Finny. Dès le second rendez-vous et peut-être par phénomène de contagion mentale, Mrs Piper tomba en transe. À son réveil, elle fut surprise d'apprendre qu'une jeune fille avait parlé par sa bouche, donnant à un consultant présent une preuve remarquable de la survie.
Le docteur Phinuit devint son contrôle
Tous reconnurent très vite en elle un médium et se mirent à organiser des séances. Le docteur Phinuit finit par s'imposer comme le " contrôle " de Mrs Piper. C'est, on l'aura compris, par son intermédiaire qu'Eleonor Piper s'exprimait. Il se mit d'abord à donner des conseils médicaux avant de formuler des diagnostics.
Avec le temps, il se mit à répondre à des questions que l'assistance lui posait, fournissant des détails si nécessaires. Lorsque Phinuit fournit un jour des éléments parfaitement justes sur la belle-mère du professeur William James, Mrs Gibben, ce dernier décida de mettre à l'épreuve Eleonor Piper.
Des renseignements en tout genre
Au fil des consultations, l'Américaine apporta des réponses à des questions aussi futiles que spectaculaires. Ainsi rentrant d'un voyage en Europe, la belle-mère de William James demanda lors d'une séance, si le médium pouvait l'aider à retrouver un carnet de chèques égaré; Eleonor indiqua exactement l'endroit où il était.
Une autre fois, le médium incita William James a demandé quelques explications à son épouse, suite aux révélations d'une séance : " vous venez de tuer avec de l'éther un chat dont la robe était grise et blanche. La malheureuse bête a longtemps tournoyé sur elle-même avant de mourir !" . L'épouse de William James dut avouer.
La faculté médiumnique de Mrs Piper s'exerçait cependant à faire " revivre " les personnes décédées en retrouvant des personnes avec lesquelles les consultants désiraient entrer en contact; elle était en mesure de donner des informations précises sur le passé de ceux qui venaient la consulter.
Le docteur Hodgson, un être méfiant de nature, lui demanda, un jour, des renseignements sur un oncle décédé dont lui seul connaissait les détails de sa vie. Eleonor Piper s'exécuta sans difficulté et ne fut nullement offusquée par la suspicion du médecin qui s'assura, en faisant appel à des détectives, que cette dernière ne procédait pas à des enquêtes parallèles à ses séances. Ce qui devait advenir, advint bientôt : l'Europe et plus précisément, l'Angleterre,voulut connaître et comprendre le médium.


Quel rôle jouait l'intermédiaire ?
Pour les médecins et les psychologues, la présence d'une entité était intrigante et chacun se demandait jusqu'à quel point l'imagination ne jouait-elle pas un rôle dans les séances de spirite pratiquée par Eleonor Piper. On voulut donc connaître ce fameux docteur Phinuit : avait-il existé ? avait-il encore une adresse ou une famille ?
Le docteur Phinuit qui se donnait comme un médecin de Metz - proche d'ailleurs de l'entité du docteur J-R Coke, le médecin aveugle qu'Eleonore Piper avait consulté lors de son accident - était inconnu dans les établissements d'enseignement de la médecine.
Les noms de ces entités qu'étaient Finny et Phinuit - dont les consonances étaient assez similaires - laissèrent à nouveau les médecins perplexes. Néanmoins les résultats étaient bien là : en Angleterre comme aux Etats-Unis, Eleonor Piper était en mesure d'annoncer des faits aux consultants qui la sollicitaient. En 1892, les choses se compliquèrent pour Elenor Piper, avec l'arrivée d'une autre entité, George Pelham.
L'écriture automatique
C'est un nouveau mode de communication qui apparaît bientôt pour le médium : l'écriture automatique. George Pelham ou Peliew, était un jeune procureur de New-York, décédé prématurément dans un accident. Il était connu d'Elenor Piper et des médecins qui participaient aux séances depuis plusieurs années.
L'esprit de George Pelham était-il celui qui guidait les propos du médium désormais ? Quoi qu'il en soit, l'esprit s'emparait de la main d'Eleonor Piper, la rendant apte à écrire des messages adressés aux consultants mais également au cercle d'amis et aux relations professionnelles qui gravitaient désormais autour de l'Américaine.
" Pourquoi ne prenez-vous pas votre pipe et ne fumez-vous pas ?" interrogea un soir George Pelham, par l'intermédiaire d'Eleonor Piper, au médecin présent dans la pièce, le docteur James Howard. " Pourquoi cachez-vous dans votre bureau des renseignements importants ?" demanda un autre soir George Pelham à l'un des médecins présents dans la pièce, stupéfait de cette annonce sur un sujet dont il pensait être le seul à avoir le secret.
Mieux encore : lors de certaines séances, les deux mains d'Eleonor Piper se mettaient parfois à écriture séparément, alors que la voix, exprimait, de son côté, d'autres messages; des messages cohérents, indépendants des uns des autres adressés à des personnes différentes.
Les conclusions de James William
Dans une conférence donnée en 1894, James William s'est lui-même expliqué à propos des expériences qu’il avait menées avec Eleonor Piper : " étudier un médium de cette trempe, c’est entrevoir une réalité psychique qui déborde notre conscience banale.
C’est faire prévaloir les faits, aussi étranges soient-ils, sur les affirmations classiques d’impossibilité. C’est faire prévaloir la singularité individuelle sur les régularités de la nature. C’est encore proclamer que la théorie du subliminal proposée par Myers, aussi étrange soit-elle pour le sens commun occidental, doit être préférée aux modèles scientistes, si elle colle mieux aux faits, à la manière d’un costume taillé sur mesure, et si elle permet ainsi une meilleure emprise sur ce "canton de la nature.
Enfin, tenir pour réels les faits présentés par Eleonor Piper, c’est s’interroger sur la possibilité d’une survie possible, où du moins replacer la conscience humaine dans "une conscience-mère" qui l’enveloppe comme un cristal ; en bref, c’est redonner à l’existence des enjeux dramatiques que le scientisme avait évacués".
Voyants & médiums dans l'histoire sur besoindesavoir.com




Ajouter un commentaire
En publiant ce message, vous vous engagez à respecter la charte du forum besoindesavoir.com dont vous reconnaissez avoir pris connaissance. Le modérateur se réserve le droit de supprimer tout sujet ou message non conforme à la charte de publication du forum. Merci pour votre contribution !