Aller au contenu Aller à la navigation

Publié le 04/05/2010

Christophe Barbé - Le langage de l'invisible

Christophe Barbé - Le langage de l'invisible

Aujourd'hui au Havre, demain à Évreux, après-demain dans une autre ville de France. Tel est le rythme de Christophe Barbé qui, depuis dix ans, aborde dans ses conférences le sujet d'un de ses livres : la survivance de l'âme.

Pourquoi autant de conférences ? Pourquoi le public est-il de plus en plus nombreux ? Est-ce un besoin de croire en l'Au-Delà pour se rassurer ? Une nécessité de dépasser ce que l'on nous a obligé à croire ou interdit de dire ? Autant de réponses que l'on trouve dans le livre de Christophe Barbé, le langage de l'invisible aux éditions Kymzo.

Le langage de l'invisible - Comment les morts s'expriment - Signe de survivance de Christophe Barbé en vente sur le site Web des éditions Kymzo

Vous n'avez de cesse de dire et d'écrire que l'Au-Delà existe, que la survivance est comme le vent : elle existe, mais on ne la voit pas.

Christophe Barbé : Je n'ai jamais cherché et je ne cherche pas à convaincre personne mais à témoigner. Témoigner que la mort n'est pas synonyme de souffrance et de néant, qu'elle est une séparation provisoire. Le livre recueille des témoignages de personnes qui en parlent aussi. 

Y a-t-il beaucoup de personnes sceptiques dans vos conférences aujourd'hui ?

Christophe Barbé : Il y a des personnes qui ont des réserves et c'est très bien finalement; notamment les gens qui craignent les sectes; ceux qui veulent tirer profit de la misère des autres ont raison de se méfier, je le comprends.

Vos conférences accueillent plus de 300 personnes parfois, ce qui n'est pas rien quand même ?

Christophe Barbé : Il y a effectivement un public important. Les associations qui organisent ces rencontres font un travail remarquable.

Est-il facile de cibler alors les sujets quand le public est si important ?

Christophe Barbé : Il faut trouver le juste milieu et s'adapter quand il y a plusieurs sujets à traiter (...) J'observe la façon dont les gens regardent et se comportent.

Dans la salle, il y a ceux qui viennent de vivre une épreuve douloureuse, ceux qui s'interrogent sur l'après-vie mais aussi la mort. Comment votre public a-t-il évolué en dix ans ?

Christophe Barbé : Il y a beaucoup de parents et aussi de moins en moins de tabous. Lorsque j'ai commencé mes conférences, le public était composé de femmes à hauteur de 90 %; les maris restaient dehors dans la voiture. Aujourd'hui, il y a 50 % d'hommes et des jeunes qui participent à ces journées (...) La civilisation a changé.

L'argent de la vente de vos livres mais aussi celles de vos conférences est versé à des associations. Vous êtes donc bénévole ?

Christophe Barbé : Oui, j'ai une activité professionnelle (...) Ce qui m'arrive est tombé du ciel et fait partie de moi désormais.

Si je devais arrêter demain, c'est comme si on me coupait un bras (...) Mais ce n'est pas moi, Christophe Barbé, celui qui écrit et qui parle, qui est le plus important mais le message que je transmets; je ne suis pas un canal de communication entre les personnes vivantes et celles de l'Au-Delà mais le vecteur d'un message qui donne les moyens de comprendre, de savoir ce qu'est l'après-vie.

Ne tournons plus autour des mots et pas de fausse pudeur non plus : Christophe Barbé a de la compassion pour tout forme de souffrance; il faut savoir l'entendre et prendre le temps de lire ce qu'il écrit : " lorsque l'on vit des moments difficiles où le manque physique de la personne vient nous déstabiliser, on dit alors que l'on est malheureux, que l'on a des idées sombres. À mon avis, il serait plus juste de dire que l'on est plein d'amour, que les sentiments pour celle ou celui qui est derrière le voile sont intenses, car l'amour dans ces instants précis est largement plus fort que celui de la tristesse. C'est le sentiment d'amour qui guide nos réactions. Je ne dois pas être loin de la vérité en disant que le sentiment d'amour est proportionnel au sentiment de la souffrance".

Qui êtes-vous donc Christophe Barbé pour que l'on vienne ainsi de plus en plus nombreux à vos conférences ?

Christophe Barbé : Votre question m'a été posée plusieurs fois, c'est d'ailleurs pour cela que j'ai écrit. Je l'ai fait à la demande des gens qui voulaient me connaître (...) Très tôt j'ai su que j'étais en décalage avec les autres. Ce que je vivais, ce que je ressentais, ne collait pas.

Vous-êtes vous jamais posé la question d'une quelconque forme de supériorité par rapport aux autres ?

Christophe Barbé : Effectivement il ne faut pas tomber dans l'ego. Lorsque enfant, auprès de mes camarades, je trouvais le numéro du cadenas de leur vélo ou le prénom de leur grand-mère, mon entité m'a finalement parlé : stop ! Tout cela est du spectacle ! ( ...) Oui, il faut une bonne assise dans ce domaine : celle de l'humilité dans la posture.

L'auteur du livre, le langage de l'invisible, présente son histoire, sa vie de petit garçon différent des autres, mais pose aussi au lecteur une réflexion plus importante encore; une réflexion qui nous oblige un jour ou l'autre à agir, à réagir : " la perte d'un être cher est l'épreuve avec un E majuscule. Elle met en exergue différents types de sentiments compréhensibles et spontanés : l'Amour, le manque, l'injustice, l'abandon, la solitude, les remords, les regrets, la culpabilité, le doute... Tous ces sentiments mélangés nous baissent à une vibration qui nous oblige à faire travailler énergiquement notre mental et à digérer tous ces sentiments complexes, paradoxaux, ambigus. Il va falloir nous élever".

Vous ne parlez pas de don vous concernant mais d'autre chose. Pouvez-vous définir cette autre chose ?

Christophe Barbé : J'ai des contacts médiumniques, certes, des facultés aussi. Mais le don est presque un étiquetage, qui voudrait dire que certaines personnes sont élues et d'autres pas. Vu sous cet angle, il y a une parfaite injustice.

Acceptez-vous cependant l'idée que le public puisse avoir des doutes sur le fait que vous puissiez nous aider à gérer la disparition d'un être cher et surtout de pouvoir entrer en contact avec elle ?

Christophe Barbé : Avoir en soi une partie de doute est une preuve d'une bonne santé mentale. Lorsque les personnes participent aux conférences, il est normal d'être dans une démarche de surveillance.

Christophe Barbé veut-il dire alors que nos croyances sur l'Au-Delà et la mort sont finalement moins importantes que nos comportements ou nos actes sur terre ?

 

Enregistrements des voix de l'Au-delà, écritures médiumniques, signes...Toute l'année, Christophe Barbé anime des conférences et ateliers consacrés à la question de la survivance

Votre livre s'appelle le langage de l'invisible. Quelle part, quelle valeur accordez-vous aux mots justement ?

Christophe Barbé : Votre question est difficile. Lorsque je repense à Nicole Dron, qui est souvent avec moi dans les conférences, chaque mot qu'elle prononce convient parfaitement pour parler au public et répondre aux questions (Ndlr : Nicole Dron, le père François Brune se retrouvent souvent au côté de Christophe Barbé)

Peut-Être que le langage va permettre à l'esprit de se connecter. Les mots vont donner la lumière au message, ils vont traduire une vibration (...) mais il faut être conscient qu'ils ne seront jamais assez forts.

Votre éducation, votre instruction jouent-elles un rôle dans ce que vous faites et dites aujourd'hui ?

Christophe Barbé : Non. Je ne le pense pas. Lorsque j'étais enfant et que j'accompagnais ma maman au cimetière, je lui demandais :" mais pourquoi tu parles à une tombe ?"

Christophe Barbé le raconte aussi : " j'ai été élevée dans une famille très unie, très peu familiarisée avec cette notion de l'Invisible (...) ils ne m'ont jamais entretenu sur le sujet d'une vie parallèle. Je savais que pour eux, la mort signifiait une fin absolue, un néant total comme la plupart des gens d'ailleurs. Pour moi, sans savoir pourquoi, j'avais l'impression que ce raisonnement n'était pas cohérent, qu'il y avait un langage faussé derrière cette idée".

Parlons de la TCI qui permet d'entrer en contact avec des êtres chers. Vous organisez des ateliers et enseignez la transcommunication; est-ce que les personnes vont toujours au bout de leurs démarches lorsqu'elles veulent apprendre ou ont-elles besoin d'être assistées dans leur démarche ?

Christophe Barbé : J'organise 10 à 15 ateliers par an, et je dirais que sur 150 personnes motivées pour apprendre peut-être que cinq personnes continueront seules par la suite. Or je ne veux pas créer de dépendance vis à vis de moi.

 Je multiplie les moyens pour aider, mais la personne doit progressivement devenir autonome. Elle doit faire et ressentir les choses par elle-même. C'est essentiel.

La mort d'un proche amène parfois des formes de désespoir, on n'arrive plus à faire face à la douleur ou au chagrin; or la réponse au désespoir est bien l'espoir. Il y a un point que nous devons maintenant soulever : la spiritualité. La spiritualité n'est pas la religion dites-vous.

Christophe Barbé : Aujourd'hui les personnes sont révoltées à l'égard des représentants de l'Église. Et c'est malheureux. En revanche lorsqu'elles se révoltent contre Dieu, c'est qu'elles croient en lui (...) La Foi est une puissance divine.

Christope Barbé l'explique encore dans son livre : " j'ai toujours mis un point d'honneur à ce que les gens ne mélangent pas la spiritualité, l'Au-Delà, avec la religion. L'important étant d'avoir la Foi en cette lumière, sans remettre en cause ses questionnements sur la religion. À mon avis, on peut être religieux, mais pas forcément spirituel; à l'inverse on peut croire en l'Au-Delà, sans adhérer à tout ce que l'homme a fait dire à sa religion. Concluons en disant qu'il faut respecter tout forme de croyance ou de non-croyance ".

Que pourriez-vous dire à celles et ceux qui liront l'article et qui viennent de vivre le décès d'un parent, d'un ami, ou d'un enfant et ne vous connaissent pas encore ?

Christophe Barbé : Je leur dirais d'abord de ne pas vivre en reclus; pour trouver les clés, on a besoin de l'autre. Et puis je leur dirai aussi d'être patient, de lire et d'être fidèle à ce que l'on ressent profondément.

Et à ceux qui ont entendu parler de la TCI et n'ose franchir le pas ?

Christophe Barbé : Si l'on croit en la possibilité d'un contact avec une personne défunte, alors il faut se demander pourquoi avoir besoin de ce contact ? et à quoi va-t-il servir ?

L'essentiel consiste à avancer (...) Le jour où nous n'avons plus besoin de ces preuves, alors nous avons retrouvé ou trouvé notre équilibre. Nous avons acquis la certitude que nos êtres chers sont bien la... à côté de nous.

La conversation est terminée. Les paroles de Christophe Barbé nous ont conduits vers les textes de Saint-Augustin et son expérience personnelle qui lui a révélé progressivement l'infini de l'Amour et de la miséricorde de Dieu. Un homme qui est revenu très souvent sur la question de la "grâce" ; un homme qui a pris part aux importants débats de son époque, en défendant toujours cette gratuité de l'Amour qui ne doit rien à nos mérites. Un homme qui, dans cette perspective, à poser la difficile question de la volonté et de la liberté de l'homme.

S'agissant de la survivance de l'âme, faut-il vouloir pour croire en l'Au-Delà ? Sommes-nous libres d'échanger avec ceux qui ne sont plus ici-bas ? Comme Saint Augustin on ne s'étonnera pas de retrouver dans la vie et l'action de Christophe Barbé cette même démarche : celle de la transmission. Et si écouter et lire son livre était une autre façon de concevoir le départ de celles et ceux que l'on a aimé sur terre ... et qui nous ont aimé ? Tout simplement.

Interviews & reportages sur besoindesavoir.com

Commentaires

mamandenico
mamandenico
Le 05-05-2010 à 23h56

Christophe BARBE a été pour moi la passerelle entre notre monde et celui où évolut désormais mon fils Nicolas.

Sa générosité, sa sincérité m'ont permises d'évoluer, de continuer à vivre.

Un homme vrai ; on ne peut passer à côté lorque l'on est confronté au départ d'un être cher. Il sait apaiser les souffrances et donne l'espoir dont on a tant besoin.

Un grand merci, 

Marie, maman de Nicolas

estelle_bl
estelle_bl
Le 06-05-2010 à 19h10

Bonjour, comme vous, j’en suis persuadé, l’âme ne meurt pas. Une vie ne suffit pas, je crois que la vie terrestre n’est qu’une des multiples modalités de vie. Je ne suis pas croyant, je pense seulement que notre corps matériel est une étape.

Comme Christophe Barbé, je pense donc qu’un Au-Delà existe, que la survivance de l'âme est une réalité que l'Homme ne pourra jamis voir.

Merci de m'avoir lu.

Estelle

musone
musone
Le 07-05-2010 à 16h12
Etudiante en Histoire , je suis tombée un jour sur cette phrase d'Euripide, elle résume assez bien la philosophie de Christophe Barbé :

Qui sait si la vie n'est pas la mort et si ce n'est pas la mort que les hommes appellent la vie ?

Depuis j'ai fait de cette phrase sublime et puissante ma devise de vie et ma vision de la vie a totalement changé.

 

larnos
larnos
Le 08-05-2010 à 10h34

Bonjour, pour avoir lu les 3 livres de CHRISTOPHE BARBE et notamment mon préféré, Comment les morts nous parlent, je dois dire que son approche est passionnante. En ouvrant les yeux ou en écoutant, on constate vite qu'il dit vrai, les signes de la vie aprés la mort sont nombreux.

Nath
Nath
Le 13-05-2010 à 10h14

Christophe est mon ami et collègue depuis 15 ans et a toujours eu l'attitude et le comportement d'un homme simple et saint d'esprit. Son seul souci est le bien être, le réconfort de l'autre et l'échange avec l'autre. Il sait se rendre disponible pour l'autre. Il arrive toujours à trouver les mots pour apaiser les personnes en souffrance. Malgré sa notoriété qu'il connaît depuis quelques années, il est toujours resté  très humble et continue à oeuvrer bénévolement. Bien que Christophe ait ses croyances au plus profond de lui, il n'a jamais tenté de convaincre qui que se soit autour de lui. Christophe est très proche de l'être humain mais aussi des animaux.  C'est quelqu'un qui a les pieds sur terre, qui trouve son équilibre entre son travail, ses amis et ses conférences. Chose que grand nombre ne doit pas connaître de lui, est qu'il a beaucoup d'humour et adore plaisanter et faire des farces.

Pour tout cela je suis très contente et fière de compter parmi ses amis.

martine
martine
Le 19-06-2010 à 22h38

Que dire de tout ce que m'ont apporté les livres de Christophe. Sans lui je ne connaissais rien sur l'après-vie, après le départ pour l'autre rive de Pierre Marie, mon compagnon, j'étais au bord du gouffre, c'était le vide, le néant, l'inutilité de la vie. Et puis par hasard je suis tombée sur son premier livre que j'ai dévoré, puis le deuxième et enfin le dernier, l'espoir renaissait. J'ai commencé mes recherches, continué à lire tout ce que je pouvais sur l'au delà, des récits vécus, des témoignages... et puis aussi sur les expériences de mort imminente, pour essayer de mieux comprendre. Aujourd'hui même si le vide laissé est immense, même si la solitude se fait pesante parfois, je sais que  Pierre Marie est là, tout prêt, qu'il me guide et m'accompagne. J'ai eu la chance d'avoir des signes merveilleux que j'ai pu comprendre grâce à Christophe. Christophe Barbé est un homme vrai, une nature toujours à l'écoute, d'une extrême simplicité et surtout très humble, qualité rare de nos jours.

hannaeva
hannaeva
Le 17-01-2011 à 22h21

J'ai rencontré Christophe Barbé, lors d'une période assez noire de ma vie ... je dirais que j'ai rencontré l'association source de vie toulouse. A l'époque, j'étais enceinte de mon fils de deux mois et demi de grossesse, mon fils que j'avais mis trois ans à force de traitements pour l'avoir... Une place s'était libérée, c'était dans le quartier des minimes, dans une toulousaine... je m'en souviendrais toute ma vie... A l'époque, je devenais "médium" j'avais peur, j'entendais des voix, et j'avais des flashs avec des projections astrales... tout un programme... les parents de Nicolas venaient d'arriver et sa maman avait sa phto dans les mains... on se met donc en place, j'ai entendu des pas dans les escaliers en bois, et au-dessus de notre tête car il y avait un étage et avant même que çà s'imprime sur la bande son moi j'avais entendu Nicolas dire "vous entendez mes passsssssssssssssssssss ..... et le bruit des pas insistant à la manière d'un cheval!!!!!! Et ce fut mon tour, Yves Linès à la bande et Christophe à l'écriture automatique... le Message fut celui-ci : de ma maman : "elle ne fera pas la même vie que moi, la vie dure que j'ai eu non, elle aidera à son tour les personnes, elle les guidera, et elle sera infirmière des âmes... c'était il y a tout au plus 9 ans le 02 août 2002.... Je suis devenue Médium et je fais bien ce qu'elle m'avait dit ... Merci pour tout et merci pour eux....

HANNAEVA 

 

Ajouter un commentaire

Veuillez vous identifier pour commenter cet article (M'inscrire):


En publiant ce message, vous vous engagez à respecter la charte du forum besoindesavoir.com dont vous reconnaissez avoir pris connaissance. Le modérateur se réserve le droit de supprimer tout sujet ou message non conforme à la charte de publication du forum. Merci pour votre contribution !