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Publié le 11/04/2010

Bridey Murphy - Des allers-retours temporels pour Cork (Irlande)

Bridey Murphy - Des allers-retours temporels pour Cork (Irlande)

Le cas de Bridey Murphy a suscité un réel regain d’intérêt sur le concept de vies passées, de réincarnation et  réhabilita l'utilisation de la régression hypnotique pour révéler des souvenirs enfouis.

En 1952, Virginia Tighe, l’épouse d'un homme d'affaires du Colorado, a été hypnotisé par Morey Bernstein. Au cours de ses séances, elle a donné un compte rendu détaillé de la vie d'une Irlandaise du nom de Bridey Murphy, assurant qu'elle était née en 1798 et décédée en 1864,à Cork.

A la recherche de Bridey Murphy

Berstein encourageait ses sujets à remonter vers leurs vies antérieures. Durant ces longues et fascinantes séances ,Tighe avait un fort accent irlandais, et faisait le récit de cette vie antérieure , une vie simple, celle d’une bonne épouse et d’une mère affectueuse. Sous hypnose, elle chantait des chansons du folklore irlandais et racontait des histoires du pays, toujours sous le nom de Bridey Murphy.

Bernstein a enregistré les sessions et a publié l'histoire en 1956 (dans le livre, Tighe a été rebaptisée "Ruth Simmons"). Les transcriptions des séances d’hypnose, traduites, comme le livre, en une dizaine de langues, se vendirent également très bien : A la recherche de Bridey Murphy est devenu un best-seller.

Son récit commence en 1806 quand Bridey avait huit ans et vivait dans un petit village : Cork. Elle était la fille de Duncan Murphy, avocat, et de sa femme Kathleen. À l'âge de 17 ans, elle épousa l'avocat Sean Brian McCarthy et s'installa à Belfast. Bridey raconta sa chute de cheval, qui causa sa mort et relata son propre enterrement, décrivant sa pierre tombale et sa vie après la mort. Un état , disait-elle "qui n’est ni  douleur, ni bonheur".

La vogue des vies antérieures et de la réincarnation

De nombreuses personnes ont tenu la narration de Tighe comme une nouvelle preuve de la réincarnation. Tighe, qui n'avait jamais été en Irlande, a fourni une abondance de détails relatifs à  la vie quotidienne du XIXème irlandais, et une grande partie de son histoire fut vérifié et authentifié. En effet , des journaux envoyèrent leurs reporters effectuer des enquêtes en Irlande. Une belle femme rousse du nom de Bridey Murphy avait bel et bien vécu là-bas au XIXe siècle...

La grande mode de la réincarnation venait de naître dans le monde de l’édition des États-unis.
A La recherche de Bridey Murphy fut également adapté au cinéma en 1956 avec Teresa Wright  dans le rôle de Ruth Simmons.Virginia Tighe n'aimait pas être sous les projecteurs, et était sceptique quant à la réincarnation, bien qu'elle ait dit plus tard: «Eh bien, plus je vieillis, plus je veux y croire." Elle est morte à Denver en 1995.

Morey Bernstein reste convaincu qu'il avait découvert une des vie antérieure de Virginie Tighe, et à la fin de sa vie, il défendait encore son point de vue.

''The search for Bridey Murphy'' (A la recherche de Bridey Murphy) de M.Berstein publié pour la première fois en 1956

L'expérience de Virginia Tighe vue par Sylvie Simon

Dans une interview accordée en 2008 à besoindesavoir.com, Sylvie Simon, auteure de ''Réincarnation - Quand les expériences rencontrent la science'' publié aux éditions Alphée, revenait sur le cas de Viginia Tighe et rétablissait certaines vérités autour d'une affaire qui fit à l'époque couler beaucoup d'encres.

Sylvie Simon : « On a raconté les plus grosses sottises sur ce cas, dans le seul dessein de discréditer la réincarnation. Ainsi, le journal Chicago American prétendit qu’il avait retrouvé une tante irlandaise qui aurait raconté des histoires de son pays à la jeune Virginia, alias Ruth Simmons, qui se serait appelée Bridey Murphy dans une vie précédente. Or, Virginia avait, en effet, une tante d’origine irlando-écossaise, née à New York, mais qui ne connaissait pas du tout l’Irlande, comme bien des Américains d’origine irlandaise, et Virginia ne l’a rencontrée qu’à l’âge de dix-huit ans. En outre, cette tante, peu cultivée, aurait été bien incapable de lui fournir des renseignements précis sur l’Irlande du XIXe siècle. Le journal prétendit également qu’une certaine Mrs H.S.M. aurait donné à Virginia des cours de diction en lui faisant apprendre par cœur des pièces en dialecte irlandais. Il est exact que Virginia a suivi quelques cours d’élocution avec Mrs H.S.M., mais celle-ci a affirmé ne jamais avoir entendu parler des pièces irlandaises mentionnées par le Chicago american.

Le journal Life publia alors une photo d’une certaine Mrs Corkell, prénommée Bridie et dont le nom de jeune fille était Murphy. Le journal affirmait que Virginia l’aurait bien connue dans son enfance, ce qui aurait influencé le choix de ce nom. En vérité, bien qu’elle aie rencontré un jour Mrs Corkell, Virginia ne lui a jamais adressé la parole et ignorait qu’elle s’appelait Bridie. Et, par un de ces « curieux » hasards, cette dame n’était autre que la mère du rédacteur de l’édition du dimanche du Chicago American.

Il est aussi important d’apprendre que nombre d’articles de ce journal émanaient du révérend Wally White qui n’a jamais caché que son but était de ''déboulonner'' la réincarnation, qui réduisait à néant certains dogmes de l’Église. Afin de mieux servir les intérêts de sa religion, le pasteur White n’a pas hésité à mentir en affirmant que Virginia avait suivi des cours de catéchisme dans sa paroisse, ce qui est parfaitement faux. D’autres prêtres prirent ensuite la relève pour stigmatiser la doctrine de la réincarnation qui s’opposait à l’enseignement de l’Église et représentait pour eux « une des plus vieilles erreurs », à la fois sur le plan de la religion et de la philosophie.

Un autre détail, pourtant éloquent, n’a jamais été évoqué par les détracteurs. Lorsque les spécialistes passèrent au peigne fin les déclarations de Bridey, ils refusèrent d’accepter le mot slip, qu’elle utilisa à la place du mot petticoat pour indiquer une jupe ou un tablier. Néanmoins, une étude linguistique poussée prouva plus tard que le mot slip était plus ancien et plus correct dans ce cas. Ainsi, plusieurs mots donnèrent lieu à des discussions complexes, mais l’enquête donna ensuite toujours raison à Bridey quant à l’usage de ces mots à l’époque. »

Réincarnation sur besoindesavoir.com

Commentaires

edwige21
edwige21
Le 12-04-2010 à 15h42
L’idée de la réincarnation et les souvenirs d’existences antérieures ont de tous les temps séduit les âmes imaginatives et les poètes.
Platon, l’un des plus grands philosophes, affirmait que «l’âme est éternelle, préexistante et entièrement spirituelle ».
frox44
frox44
Le 14-04-2010 à 13h53

Bonjour Edwige,

Il faut rappeler que la croyance en la réincarnation divise l'humanité : deux tiers de convaincus dont les populations d'Asie et l'Afrique et un tiers d'opposants, surtout parmi les Occcidentaux. Mais jusqu’à récemment on n'a jamais cherché de preuves, ni pour ni contre. Il s'agissait d'une croyance collective donc d'une conviction inébranlable, tenue soigneusement hors de la science et de toute tentative de vérification. Dans le monde occidental le débat commence à peine et son étude est restreinte même si les scientifiques commencent à s’y intéresser et à donner des preuves de la réincarnation. Les meilleures sont dans la vérification scientifiques des récits de vies antérieures.

Le travail doit être fait avec toute la rigueur scientifique. La recherche la plus convaincante est, celle de Ian Stevenson, 20 cas suggérant le phénomène de réincarnation, University  Press of Virginia 1974/ Paris, Sand, 1985.

Ce professeur d'Université à Zurich, à passé sa vie à étudier plus de 3.000 cas, en cherchant des preuves de la vérité des récits. Ce travail, fait avec conscience et dévouement, montre les difficultés d'une démonstration probante, mais aussi renouvelle complètement la recherche dans ce domaine. Effectivement ces 20 dossiers sont impressionnants par le nombre de vérifications qui ont été possibles. De plus dans 200 dossiers sur 1.600 il a trouvé des traces physiques de la vie antérieure (cicatrices, trait rouge autour du cou évoquant un étranglement, traces d'entrée et de sortie d'une balle ...).

Les cas retenus ont des éléments communs : une mort difficile, parfois traumatique, qui provoque une réincarnation rapide, souvent dans la famille ou l'entourage. On comprend que ces morts violentes ( 61% sur 725 cas) facilitent la levée du barrage de l'oubli habituel.

Amicalement

Fabienne

MrVador
MrVador
Le 15-04-2010 à 16h09
Attention, il faut se méfier de certains récits de vies antérieures ,car certains écrivains ont senti le bon filon, se sont spécialisés dans les  livres à succès sur des vies antérieures (les leurs parfois même) ou la lecture de la mémoire akhashique et produisent des "romans" tout à fait vraisemblables. Que ce soit sur les Cathares, les Esséniens, l'île de Pâques, Louis XVII, la bête du Gévaudan, les Templiers, les anciens Tibétains, Sumériens ou Egyptiens, etc. il n'y a pas d'erreur grossière, ils se sont parfaitement documentés et l'on voit qu'ils sont au courant des derniers articles parus sur ces sujets dans les revues spécialisées.
 Mais AUCUNE révélation , AUCUNE nouvelle découverte, AUCUN détail vérifiable encore inconnu.
Dans ces productions ,il n’y a  jamais rien de plus que ce que l'on sait déjà. Ce n'est quand même pas difficile quand on est un voyant et qu'on lit à livre ouvert dans la mémoire akhashique de l'humanité d'être plus fort et plus précis que nos pauvres savants et scientifiques. Mr Vador

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