Publié le 16/11/2009
Valentine Dencausse alias Madame Fraya (1871-1954)
Valentine Dencausse (1871-1954) alias Madame Fraya est la voyante la plus célèbre du Xxème siècle. Adolescente, elle lisait déjà dans les mains des amies de son âge. Pour elle, la chiromancie semblait être un don inné qu'elle pratiquait intuitivement. Avec le temps, elle affinera la maîtrise de ses facultés.
Très vite réputée pour la précision de ses voyances, Valentine Dencausse ne tarde pas à quitter sa ville natale, Villeneuve-sur-Marsan, pour monter à Paris. Elle s'installe rue d' Edimbourg (VIIIème arrondissement), dans un petit salon qu'elle avait vu dans un rêve, alors qu'elle avait 18 ans. « Je voyais des centaines et des centaines de mains, qui se tendaient vers moi. C'était un salon assez sombre, aux murs ornés de miroirs. Je me voyais assise, et je lisais dans les mains de mes consultants. Cela se passait à Paris. »
Valentine Dencausse devient Madame Fraya
En 1893, elle est invitée par la
reine Nathalie de Serbie à une fête de charité, qui a lieu à
Biarritz, à la Villa Sachino. Lors de la consultation, la voyante
lui fait part de son inquiétude quant aux menaces qui pèsent sur
son fils Alexandre. Dix ans après cette conversation, le roi
de Serbie et son épouse, Draga, seront assassinés à Belgrade. La
reine, très affectée par cette tragédie, renoncera alors à sa vie
fastueuse, et finira sa vie dans un couvent, près de Paris.
Au cours d'une réception, Valentine Dencausse fait la
connaissance de la rédactrice en chef du journal ''Le cri du
peuple'' qui lui suggère de prendre un nom d'emprunt : Madame
Fraya, en référence à une ancienne déesse germanique. L'effet est
immédiat. Son nom se répand dans les rédactions de presse, la haute
société européenne, se presse dans son cabinet : Jean Jaurès,
Aristide Briand, Marcel Proust, Sarah Bernhardt, Colette ou encore
l'occultiste Papus...
Au début de l'année 1914, elle rencontre le prince Félix Youssoupoff, cousin par alliance du tsar Nicolas II et lui annonce qu'il va assassiner quelqu'un de ses propres mains. Le 16 décembre 1916, à Moscou, le prince Youssoupoff tue Raspoutine, le conseiller occulte du Tsar Nicolas II.

Madame Fraya dans son cabinet de consultations, rue d'Edimbourg à Paris
La capitulation se profile
La première guerre mondiale éclate en 1914. Durant l'été, les Allemands mettent à mal les défenses françaises, perçant le front de part en part. Madame Fraya est convoquée à un conseil extraordinaire du gouvernement en présence du président de la république, Raymond Poincaré et d'Aristide Briand, le président du conseil. L'ennemi est à Compiègne, l'heure est grave. Madame Fraya va alors rassurer les membres du gouvernement : « Un retournement inattendu va rétablir la situation, annonçant une future victoire. Sur un rêve que j'ai eu la nuit dernière, j'ai vu les Allemands reculer. Une date, en gros plan, s'imposait à moi, le 10 septembre. J'ai entendu cette phrase : À partir du 10 septembre, le vent va tourner... Dieu va sauver la France ». La prédiction se vérifie. Les Allemands n'envahissent pas la capitale et ils sont repoussés de plus de 100 km en six jours, mettant fin à leur plan d'invasion rapide.
On raconte également qu'en 1920, lors d'une consultation avec la voyante du Tout Paris, Georges Clémenceau, fut le premier à apprendre que Paul Deschanel n'irait pas au bout de son septennat présidentiel. Cinq mois après cette consultation, Paul Deschanel démissionna pour raison de santé et troubles de la personnalité.
Son métier était toute sa vie
Après 33 années passées rue d'Edimbourg, Madame Fraya, fit l'acquisition d'un petit hôtel particulier près de la Seine, non loin du Trocadero où, elle continua de consulter jusqu'à son dernier souffle en février 1954.
La veille de sa mort, un père jésuite vint la confesser. Elle lui confia qu'elle ne s'accusait que d'une chose : de lire l'avenir dans les mains. Le père jésuite lui répondit : « Ce n'est pas un péché. Dans les livres saints, il est écrit : que celui qui a le don de prophétie prophétise. »
Portraits (biographies) : en Savoir + sur besoin_de_savoir.com
Sources : Belline (Les grands visionnaires de l'histoire) R.Laffont. L'au-delà mène l'enquète-Adyar




Ajouter un commentaire
En publiant ce message, vous vous engagez à respecter la charte du forum besoindesavoir.com dont vous reconnaissez avoir pris connaissance. Le modérateur se réserve le droit de supprimer tout sujet ou message non conforme à la charte de publication du forum. Merci pour votre contribution !