Publié le 04/04/2008
Un processus pour tenter de maintenir les fonctions cognitives
Le rôle vital du glutamate dans tous les processus cognitifs auquel participe le cortex, n’est plus discuté : mémoire, pensée et perception.
Lorsque survient un manque d’oxygène, une réduction du flux sanguin (hémorragie par exemple), une crise d’épilepsie ou encore une baisse du sucre sanguin ; le glutamate est libéré en quantité massive où il devient alors toxique pour les neurones. Lorsque ces facteurs évoqués sont présents en tout ou partie, lors d’atteintes organiques graves, accidentelles ou non, le processus induisant les NDE s’initialise.
La surproduction de glutamate aboutit à créer une surexcitation fatale des neurones. Le cerveau dispose d’un moyen de régulation naturel ; ce moyen encore mal connu pourrait être à l’origine des NDE non médicamenteuses qui se produisent dans certains types d’états critiques.

La Société Américaine de Recherches Psychiques, testa Ingo Swann sur des expériences de dédoublement. Assis sous un faux plafond et équipé d’un électro-encéphalogramme il va se « projeter » psychiquement pour aller explorer les figures au-dessus de lui et « revenir » ensuite les décrire sur le papier
Le rôle des endorphines
Les endorphines – autres neurotransmetteurs – jouent vraisemblablement un rôle non négligeable dans le processus des NDE. Ces molécules sont sécrétées en abondance lors du syndrome de mort imminente. Elles ne provoquent ni hallucinations, ni dissociation, mais seraient à l’origine de l’état de félicité et d’extase. Les endorphines agissent en bloquant les cellules inhibitrices de l’activité de l’hippocampe.
On le sait, la formation cérébrale constituée par l’hippocampe, joue un rôle fondamental dans les processus de mémorisation. Sa “ déconnexion ” serait une explication possible des souvenirs nombreux et précis qui resurgissent lors des NDE.
Pendant les NDE, l’hypoxie et les troubles neurochimiques qui y succèdent, vont entraîner une perte fonctionnelle d’organes sensoriels tels que l’œil, l’oreille, le nez et aussi la peau qui ne vont plus communiquer avec le cortex. Les “ perceptions ” sont alors générées par le cortex lui-même qui fonctionne en autarcie sans référence à des stimuli sensoriels. Ceci peut expliquer pourquoi les sensations de lumières et de couleurs sont aussi accentuées et différenciées en regard à ce que le monde “ vivant ” nous a habitués.
Jean-Pierre Girard
Voyage hors du corps (OBE) sur besoindesavoir.com




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