Publié le 31/03/2009
Création du GEIPAN
Le jeudi 21 février 1974, le ministre de la défense, Robert Galley, donne une interview lors d'une émission sur France Inter.
Il confie que le ministère des Armées s'intéresse au problème et aimerait bien que les scientifiques prennent le "bébé" en charge.
Nous savons que certains gradés sont passionnés par le phénomène. Monsieur Galley dira aussi : « Il est certain qu'il y a des choses que l'on ne comprend pas. » A partir de ce moment, des instructions sont données à la gendarmerie et à l'armée afin de communiquer toutes les informations relatives aux observations d'OVNIs à Claude Poher, au CNES.
Poher travaille donc officieusement sur le phénomène qui passionne le peuple Français.
Création du GEIPAN
Une 1ère mondiale, jamais renouvelée à ce jour
Le GEIPAN a été créé en 1977 sous l'impulsion de Claude Poher, Docteur Ingénieur au CNES qui s'intéressait depuis quelques années au phénomène.
Il avait accumulé une importante documentation sur le phénomène, collationné des centaines d'observations et avait lu avec précision le rapport Condon qu'il avait fortement critiqué pour son partialisme, ses erreurs, l'incompétence de ses membres à traiter le phénomène des OVNIs et l'intervention évidente de l'armée de l'air et de la CIA.
C'est sous la pression populaire, le grand intérêt du peuple Français pour le phénomène que cette association au sein du CNES a été créée. Sérieuse, se voulant sans reproches, le GEIPAN a été doté d'un conseil de scientifiques présidé par Hubert Curien, nommé par la suite nommé Ministre de la Recherche et de l'Espace.
Le GEIPAN a travaillé avec sérieux et dans la réalité, le conseil scientifique n'interviendra pas. Le GEIPAN publie un peu moins d'une vingtaine de notes techniques, uniques au monde, et arrête ces publication pour des raisons techniques et financières.
Le GEIPAN mettra au point un appareil unique au monde : LE SIMOVNI. Cet appareil est capable de représenter un objet en vol, sous toutes ses formes et enregistre la réaction de chaque témoin.(intérêt en cas de témoins multiples ).
Il met au point des procédures d'analyses des végétaux intéressantes. Des enquêtes ont nécessité deux années de travail afin de se voir clôturer.
On notera le sérieux de cet organisme. Claude Poher quittera le GEIPAN, pour un long congé sabbatique, délaissant le dossier OVNI, et passera la main à Alain Esterle.
Alain Esterle poursuivra brillamment l'oeuvre de Claude Poher, durant plusieurs années, menant à bien un certain nombre d'enquêtes et de projets.
La réunion GEIPAN
Associations Ufologiques du 12 septembre 1978
Le GEIPAN tenta le 12 septembre 1978 de s'ouvrir sur le monde associatif qui était à cette époque là en pleine ébullition. Plus de 100 associations sur le territoire Français. Il organisa une réunion au siège du CNES à Toulouse, sous la présidence de Claude Poher et en présence de nombreux et éminents scientifiques intéressés par le phénomène.
Des idées très concrètes furent lancées par le GEIPAN, et notamment la mise en place d'un stage d'enquêteur pour les responsables d'associations Le GEOS France, dans ses propositions soumises au GEIPAN après la réunion du 12 septembre 1978, se montra très intéressé par cette initiative, àpropos de laquelle il recommanda certaines conditions et restrictions.
D'autres rencontres devaient succéder à cette journée. Malheureusement, devant le peu de sérieux de certains participants, de certaines associations "s'intéressant de manière parallèle au phénomène OVNI", le comité scientifique, très certainement déçu, ne donna pas de suite au programme évoqué le 12 septembre 1978.
Devant le désintérêt du public et de l'importance du dossier qui nécessiterait des investissement considérables (le GEIPAN aurait un budget de seulement 300 000 frs en 1977, ce qui est totalement irréaliste compte tenu de l'importance du phénomène) on décidera de supprimer le GEIPAN et de lui donner une structure plus souple : il s'appellera dorénavant le SEPRA et sera présidé par Jean-Jacques Velasco, jeune ingénieur au CNES.
Depuis la nomination de J.J. Velasco le SEPRA n'a rien publié sous la forme d'études scientifiques destinées au grand public et il semble se borner à enregistrer les observations, moins nombreuses qu'auparavant, mais toujours présentes selon le président du SEPRA.
Espérons qu'un jour, ce qui parvient au SEPRA sera publié et qu'il ne terminera pas sa vie comme les commissions américaines, en dénigrant ce problème.
En 2004, nous noterons les prémices à une restructuration du SEPRA. En 2005, on parle même de son remplacement par un autre organisme, doté d'un conseil composé de scientifiques et dont l'appellation changerait à nouveau !
Gérard Lebas
Ovni - Ufologie sur besoindesavoir.com




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