Publié le 28/08/2011
Le fantôme : un acteur de choix … pour le cinéma !
Dès sa naissance (1895), le cinéma s'intéressa aux maisons hantées. La Maison du Diable (1896), L'Auberge ensorcelée (1897), furent projetés au Petit Théâtre Robert Houdin (le magicien), dont le directeur n'était autre que le célèbre prestidigitateur Méliès, réalisateur de ces deux productions.
Grâce à un illusionniste, les spectateurs découvrirent de visu des êtres de l'au-delà, dont les agissements déclenchèrent le rire, leur permirent de retrouver au fil des images sautillantes, leur âme d'enfant et de faire ressurgir quelques fantasmes enfouis dans leur subconscient. Bien entendu, le cinéma muet, puis le cinéma parlant s'attaquèrent aux oeuvres littéraires.
Avec le film tiré de sa nouvelle "La chute de la maison Usher" (1928), Edgar Poe donna le coup d'envoi à une longue série de productions où les fantômes ont leurs lieux de prédilection : châteaux isolés, ruines, églises, chapelles désaffectées et maisons abandonnées tinrent la vedette.


Des films inspirés de faits réels
A partir des années 60, des productions telle "The Hauting" (la maison du diable) (1960), de Robert Wise d'après l'oeuvre de Shirley Jackson, donnèrent naissance à un genre très prisé du cinéma fantastique : le film d'angoisse et de terreur s'inspirait de faits réels.
Réalisés avec talent et de gros moyens, des films comme Rosemary's baby, l'Exorciste, The Shining, impressionneront des millions de spectateurs et de téléspectateurs. Relayés par les faits divers à sensation, les images du cinéma persuaderont beaucoup de gens de la réalité des faits rapportés, les induiront en erreur, leur feront prendre des vessies pour des lanternes.
Si ces oeuvres de fiction utilisent les phénomènes paranormaux, elles ne retiennent que les "bizarreries" observées dans les demeures perturbées et les apparitions, sans étudier la réalité des faits et sans donner d'explication autre qu'imaginaire.
Le phénomène des apparitions, des spectres et des maisons hantées, reste donc, depuis Charles Richet et ses amis métapsychistes, en dehors du champ d'études de la science « orthodoxe ».
Quelques parapsychologues contemporains s’y intéressent , certains se sont spécialisés en qualité de « chasseurs de fantômes ».
Il y a quelques dizaines d’années un commandant de gendarmerie – Emile Tizané -, se rendit célèbre par ses enquêtes poussées sur des cas de maisons hantées. Ses compte-rendus furent si nombreux et surtout si détaillés qu’ils justifièrent l’écriture d’un ouvrage complet ( « L’hôte inconnu dans le crime sans cause ». Tchou éditeur 1977).
Jean-Pierre Girard
Fantômes et lieux hantés sur besoindesavoir.com




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