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Publié le 04/04/2008

Disparitions-L'aide du pendule dans les recherches

Disparitions-L'aide du pendule dans les recherches

Célèbre radiesthésiste de la Côte d'Azur, Michel Hennique effectue des recherches à la demande de certaines gendarmeries.

Dans ''l'ABC du pendule'' (Eds Grancher), il revenait sur ses interventions auprés de la gendarmerie et sa méthode mise au point dans le cadre des recherches de personnes disparues .

Disparitions, l'aide du pendule dans les recherches

Comment expliquer de façon simple une méthode qui a demandé plus de dix ans de mise au point et qui n’est pas encore idéale ?

D’abord c’est la discipline la plus délicate et de loin la plus difficile en radiesthésie, nous somme je crois, peu à la pratiquer en France. A cela il y a plusieurs raisons :

L’approche est complexe, car je travaille en mode’’ virtuel’’ : Je dois, à la demande des Gendarmeries, essayer de retrouver quelqu’un que je n’ai vu de ma vie, que je ne connais pas, et dont j’ai, pour seuls éléments d’identification, une photo, un nom, une date de naissance, un lieu de disparition et une carte géographique. Et pour risque majeur, celui de se tromper !

Pour créer cette méthode, j’ai du trouver un cheminement de recherches et il m’a fallu d’abord comprendre pourquoi et comment une personne disparaissait.

Cette première étape est la clé de voûte de départ de toute recherche, c’est sur elle que tout va reposer. La disparition est-elle de type Volontaire ou Involontaire ?

Une personne qui disparaît, obéit à un acte grave et à une motivation déterminée. Soit elle le fait délibérément pour des raisons diverses, elle désire fuir ses proches, rompre avec sa vie habituelle, ou encore quitter la vie sur terre…

C’est la cas type de la disparition dite Volontaire (Mais le disparu peut être vivant ou décédé au moment du départ de la recherche, d’où un seconde classification.)

Dans le cas d’une disparition Involontaire, le disparu n’est pas responsable de cet événement, il a disparu malgré lui, d’où une classification précise, Accident, rapt, maladie ...

D’une façon générale, une recherche de disparu demande entre 2 à 3 jours, et implique de poser environ 100 à 150 questions différentes de façon à procéder à des recoupements.

                                        Cheminement de base

- Travailler sur une photo du disparu figurant seule sur celle-ci et datant de moins de 3 ans.

- Posséder son nom, prénom et date de naissance et si possible un échantillon de son écriture.

- Etre en possession de témoignages avérés par la Gendarmerie du dernier endroit ou le disparu a été vu.

Ce dernier élément est capital, car c’est à partir de lui que va se construire le départ de la recherche. Fort de ces éléments, la recherche se met en place et va emprunter un organigramme de situations possibles qu’il faut vérifier au pendule par technique du Oui et du Non.

Quelles sont ces étapes ?

Phase 1 : Se concentrer sur la  photo et le nom du disparu.

Phase 2 : Déterminer s’il Vivant ou Mort, avec l’utilisation d’un tableau d’indices de vitalité et du pendule.

Phase 3 : Déterminer le type de disparition : Volontaire ou Involontaire.

Phase 4 : Déterminer le type de disparition Volontaire mais avec possibilité que le disparu soit encore vivant. ou Mort

Phase 5 : Déterminer le type de disparition Involontaire avec possibilité d’état de Vie ou de Mort.

On voit immédiatement à ce stade le cheminement que peut prendre la recherche, 2 directions à prendre sont possibles. Et bien évidemment selon un cas ou l’autre, je vais explorer toutes les situations possibles dans lesquelles s’est déroulée cette disparition.

Prenons seulement le cas d’une disparition, où le pendule a déterminé qu’elle relevait de la Disparition Volontaire avec Mort. L’étape à étudier va être celle d’une disparition volontaire avec mort, donc probablement d’un Suicide. Arrivé à ce stade de la recherche le pendule doit impérativement confirmer si le disparu est vivant ou mort et confirmer par des rotations Oui s’il s’est vraiment suicidé.

Autres étape importante : déterminer au pendule les éléments suivants qui vont diriger les recherches.

- Causes du suicide (il existe 7 causes courantes possibles : financière, familiale, professionnelle, sentimentale, maladie grave, politique, dépressiv...) Le pendule doit indiquer une probabilité.

- Ensuite déterminer la forme possible du suicide avec le pendule : (il existe pour moi 14 formes possibles, hémorragie, empoisonnement, arme à feu, chute dans le vide, pendaison etc..)

- Déterminer l’heure et le jour possibles du suicide (avec des cadrans spéciaux)

- Déterminer les lieux géographiques possibles (Région du domicile, autres régions en France, Etranger)

- Déterminer l’environnement où pourrait se trouver le disparu (12 possibilités les plus courantes existent Rivière, ravin, sous terre, sur terre apparent, dans forêt, buissons ...)

Supposons cette première approche terminée qui va se traduire par les résultats suivants :

La disparition est volontaire. Le disparu est mort à l’heure actuelle. Sa mort est volontaire donc relevant d’un suicide. Le mode opératoire du suicide est la chute dans le vide. L’environnement où il se trouve correspondrait à une faille, un ravin avec buissons.

La dernière étape va consister maintenant à essayer de localiser le corps du disparu à partir des éléments obtenus. Pour cela j’utilise deux méthodes différentes qui doivent concorder au final : Le pistage par pendule à partir du point de départ indiqué par les témoins aux Gendarmes.

Je travaille en général sur carte IGN au 1 /25.000eme. Pour des raisons pratiques je scanne une partie de la carte au format A4. Je place le pendule sur ce point et formule la convention mentale suivante ‘’ Je désire être sensible à la présence de Mr X. Mon pendule balancera dans sa direction et suivra un chemin précis. Ensuite il tournera sur la zone probable.’’

Je lance volontairement mon pendule en balancements et observe ses réactions. En général il se met à balancer et prend une direction, en suivant une route ou un chemin. Parfois, il hésite à un carrefour et brutalement oscille vers la droite ou la gauche et reprend son trajet. Arrivé à un endroit, il s’arrête et se met à tourner en ronds larges et rapides. C’est le signe probable d’une présence de la personne. Il me faut alors changer d’échelle de carte et re-scanner ce secteur qui devient mon rectangle de fortes probabilités.

Après avoir matérialisé sur la carte l’endroit potentiel, j’en fais le relevé géodésique précis avec un logiciel CARTO explorer 3 D qui m’indique La longitude et la latitude du corps du disparu.

Deuxième méthode utilisé, celle du balayage par règle sur carte  

Recherche avec  le pendule, la planche et les règles coulissantes

Je pose la partie de carte concernée sur une table à dessin et balaye dans le sens haut vers le bas toute la partie de la carte. Simultanément je pose ma convention mentale ‘’Je désire être sensible à la présence de Mr X, et mon pendule tournera, lorsque le bord rectiligne de la règle passera sur la ligne où se trouve Mr X’’.

Très lentement je fais descendre la règle en plexiglas sur la carte de haut en bas et observe mon pendule. S’il se met à tourner brutalement je stoppe immédiatement le déplacement de la règle et trace une ligne horizontale au crayon correspondant au bord de la règle.

J’obtiens donc une première indication qui est celle-ci : Mr X serait sur la ligne marquée A/B. Ensuite je procède de la même façon pour le balayage latéral, à savoir que je déplace la règle dans le sens droite vers la gauche, balayant la totalité de la zone.

A un moment donné, le pendule va se mettre en rotation, j’arrête immédiatement le balayage de la règle et trace une ligne verticale au crayon.

J’obtiens donc une seconde et dernière information qui complète la précédente. Mr X serait situé à l’intersection des deux lignes tracées sur la carte, A/B et C/D et je procède aussitôt au relevé géodésique précis avec le logiciel.

Cette méthode s’apparente en vérité à celle utilisée par les marins pour obtenir une triangulation afin d’obtenir un point. Moi je l’obtiens non par un compas marin mais par mon pendule.

Le compte rendu est envoyé à la Gendarmerie qui procède à un plan de recherche très ciblé, évitant les pertes de temps et donnant une position potentielle forte.

Voilà j’ai essayé au travers d’une situation donnée d’expliquer ma méthode de travail, qui n’est pas encore parfaite mais qui au fil des années m’a amené d’assez bons résultats.

Engagements moraux de Michel Hennique concernant la recherche de disparus

Compte tenu du caractère particulier de ce type de recherches et après plusieurs années de pratique, j’ai adopté définitivement ce que j’appelle, une charte d’honneur.

En effet, je me suis aperçu que certaines demandes ‘’en direct’’ comportaient des dérives pernicieuses vis-à-vis de tiers, ou encore je me trouvais confronté directement à la famille d’un disparu, qui au cours de la recherche, angoissée par l’attente des résultats, me manifestait une pression énorme. Tout cela me perturbait et nuisait à mes recherches.

C’est la raison pour laquelle, désormais, je ne veux avoir à faire qu’aux Gendarmeries qui dressent en quelque sorte un rempart entre les familles et moi, et de cette façon je ne subis pas de pressions que l’on peut comprendre par ailleurs légitimes.

Pour résumer : j’accepte ou pas une recherche seulement après avoir pris connaissance du dossier. Ma recherche de personnes disparues est toujours gratuite, donc totalement bénévole. Comment peut-on facturer l’angoisse ou la douleur d’une famille en plein désarroi ? Une intervention payante me parait immorale, et le fait qu’elle soit totalement gratuite me libère de toute contingence financière ou d’obligations de résultats..

Mon seul interlocuteur reste la Gendarmerie, c’est elle qui me fournit tous les documents nécessaires à ma recherche (cartes, photo du disparu etc).

La photo du disparu doit être récente pas plus de 1 an, et il doit figurer seul dessus. (au besoin je la scanne au format désiré) C’est la Gendarmerie qui me donne les indications de départ indispensables à ma recherche, et ne fait pas mention de mon intervention auprès de la famille concernée.

Je tiens à être au courant de l’évolution de la recherche en temps réel de façon à réagir très vite. Je ne veux pas que mon intervention ou que mon nom soit porté à la connaissance de la famille ou du grand public. Lorsque l’on retrouve la personne disparue qu’elle soit vivante ou décédée, je ne veux pas que mon nom soit cité dans la presse locale.

Ces conditions réunies font, que je peux commencer une recherche sans contreparties financières, sans obligation de résultat , sans subir de pressions psychologiques et en toute sérénité.

Michel Hennique (Auteur l'ABC du pendule)

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