Publié le 31/08/2009
Miracle et guérison de Notre-Dame dans le bois du Fréchou (47)
Dans un petit bois du Lot et Garonne, près de Nérac, dans la région d'Agen, un prêtre, le Père Jean-Marie, a reçu la visite de Notre-Dame, pour la première fois le 10 juin 1977. Depuis, le 14 de chaque mois, elle s'adresse à son confident pour exprimer ses désirs, donner ses messages et accorder ses grâces.
Lors de sa première apparition ses paroles furent : « Je suis Marie, mère de miséricorde et mère de l'Église ».
Les messages ont souvent un caractère prophétique et constituent de pathétiques avertissements qu'il serait utile de ne pas négliger.
Les grâces accordées et les faits étranges (pour ne pas employer l'adjectif miraculeux) ne manquent pas dans ce bois du Fréchou. Les nombreux pèlerins qui s'y pressent en sont un témoignage. Malgré leur ferveur, malgré l'impossibilité d'expliquer des évènements qui s'y déroulent, le Père Jean-Marie est l'objet de multiples persécutions. Si les fidèles voient en lui un nouveau Padre Pio, la hiérarchie catholique ne manque pas de lui témoigner sa farouche hostilité. Ce n'est pas surprenant quand on sait avec quelle « lucidité » cette même hiérarchie a « combattu » les apparitions de Lourdes, La Salette et autres Fatima avant d'en reconnaître l'authenticité.

Comment expliquer la guérison du petit Christophe ?
En cette chaude matinée du mercredi 14 juin un couple heureux descend vers le bois Notre-Dame par le petit chemin ombragé qui mène de la route au lieu des apparitions. Ils guident la poussette dans laquelle est installé leur fils Christophe qui dans huit jours sera âgé de six mois.
Ils se souviennent. Le mois dernier, le 14 mai, ils avaient parcouru ce même chemin en priant, confiants, mais inquiets. Leur fils ne pouvait rien voir de ces grands arbres car ses yeux étaient éteints ; peut-être à tout jamais.
Aujourd'hui l'enfant les voit et leur sourit et il sourient avec lui. Anonymes parmi les pèlerins ignorants du fait inexplicable qui les côtoie et qui se pressent aux pieds de la statut de Notre-Dame du Fréchou, les époux Lopez prient avec ferveur et remercient. Il y a un mois, ils étaient là, à cette même place dans le bois. Ils priaient, il pleuraient et ils suppliaient afin que leur enfant trouve l'usage de ses yeux. Aujourd'hui , ils sont à quelques mères de moi. Ils prient et s'ils pleurent c'est de joie car leur prière a été exaucée.
Après la cérémonie, je m'approche d'eux, sincèrement ému. Je connais bien les personnes de leur famille qui leur ont recommandé de venir au Fréchou dont je leur avait parlé et que je leur avais fait découvrir. Christophe vient de boire un biberon. C'est un beau bébé resplendissant de santé. Ses yeux suivent ma main que e passe plusieurs ois devant son visage. Je demande aux parents de me raconter ce qu'ils ont vécu depuis quelques mois. Monsieur Lopez renonce à parler devant mon petit magnétophone, il voudrait, mais l'émotion l'empêche de s'exprimer. Son épouse, Claude, maîtrise mal ses sanglots. Elle parle et en parlant elle revit les heures douloureuses qu'elle a connues et que l'indifférence, la bêtise ou la méchanceté inconsciente de quelques personnages ont rendu encore plus cruelles.
-Claude Lopez : J'avais deux enfants et le 22 décembre 1988 j'ai eu un troisième enfant, Christophe. Lorsqu'il a eu deux mois et demie, je me suis aperçue qu'il avait une vision qui était mauvaise. J'en ai parlé autour de moi ; mais étant donné qu'il était petit tout le monde me disait d'attendre. Nous avons attendu mais nous sommes quand même allés voir des spécialistes qui ont confirmé mes doutes en me disant que l'enfant était malvoyant, qu'il avait les cellules de la rétine qui étaient éteintes.


La famille Lopez
Un miracle s'est-il produit ?
-Claude Lopez : J'avais deux enfants et le 22 décembre 1988 j'ai eu un troisième enfant, Christophe. Lorsqu'il a eu deux mois et demie, je me suis aperçue qu'il avait une vision qui était mauvaise. J'en ai parlé autour de moi ; mais étant donné qu'il était petit tout le monde me disait d'attendre. Nous avons attendu mais nous sommes quand même allés voir des spécialistes qui ont confirmé mes doutes en me disant que l'enfant était malvoyant, qu'il avait les cellules de la rétine qui étaient éteintes.
-Charly Samson : Les cellules de la rétine ne fonctionnant pas ils semblaient dire que ce serait définitif ?
-C.L : On ne peut pas affirmer qu'ils ont dit « définitif ». Pour eux, c'était ou stationnaire, ou la cécité complète.
-C.S : Ils ne vous ont laissé aucun espoir quant à une possibilité d'amélioration importante...
-C.L : D'après eux non. Nous avons vu un grand spécialiste de Bordeaux. Il lui a fait un électrorétinogramme à la suite duquel il nous a précisé que notre enfant serait malvoyant, ses cellules étant éteintes. Qu'il lui faudrait une éducation spécialisée, ainsi qu'à nous mêmes... il nous a dit cela avec beaucoup de brutalité. Ses déclarations ont duré cinq minutes ; il nous a tués !... Il a insisté en indiquant que l'enfant lirait aussi vite qu'un autre mais avec les mains et qu'il valait mieux que cet enfant soit comme ça que malade mental. Ce que cet homme là a oublié c'est que devant lui il avait « notre »enfant et que pour nous c'était important, c'était catastrophique.
-C.S : D'après lui, l'enfant devait subir pour toute sa vie un handicap qui était majeur ?
-C.L : Oui, un handicap très important puisqu'il était question qu'il ne pourrait lire qu'avec les doigts.
-C.S : L'enfant réagissait-il à la lumière ?
-C.L : Non, il ne réagissait pas du tout. L'enfant était dans l'obscurité complète, sans aucune réaction à la lumière. Tout le monde s'en rendait compte et le médecin traitant l'a constaté. De plus, ses yeux n'étaient pas fixes. Il avait les yeux qui se baladaient de droite à gauche et de haut en bas ; ça faisait mal à voir. Il avait aussi un voile devant les yeux.
-C.S : Qu'avez-vous fait face à cette situation qui paraissait sans issue ?
-C.L : Devant cette situation nous avons évidemment demandé de l'aide à notre médecin traitant qui nous a bien soutenus moralement. Le spécialiste de l'hôpital des enfants voulait l'hospitaliser pour voir s'il n'avait pas d'autres anomalies, si tout ne venait pas du cerveau. Parce que, ce que je ne vous ai pas dit, c'est qu'en plus nous avions vu également un pédiatre à qui j'ai du dire que l'enfant ne voyait pas car il ne s'en était pas rendu compte tout seul. Je suis sortie de chez lui complètement malade parce qu'il m'avait dit qu'effectivement l'enfant n'avait pas tout à fait les mêmes réactions qu'un autre. Je suis sortie de là en me disant que mon enfant n'était pas normal. Ce que cet homme, ce « spécialiste » ne savait pas, c'est que lorsqu'on ne voit pas, on ne peut pas avoir les mêmes réactions qu'un autre.
- C.S : Il était pédiatre ?
-C.L : Oui, il était pédiatre ; mais je pense qu'il ne doit en avoir que le nom !
-C.S : Tous ces gens vous démoralisent. Vous sentiez-vous désespéré ?
-C.L : Il y avait de quoi. Lors de ma première visite au « grand spécialiste » de Bordeaux, celui-ci m'a parlé de mes autres enfants. Ce médecin a été étonné que nos deux filles n'aient aucun problème aux yeux et il nous a dit : « n'ayez surtout pas de quatrième enfant ». Cela confirmait bien que cette maladie était congénitale et soulignait bien que pour la médecine c'était grave, important et inguérissable et que de plus les enfants de nos enfants risquaient d'avoir des problèmes aussi.
-C.S : Vous avez ensuite décidé de reporter vos espoirs ailleurs que dans la médecine.
-C.L : Oui, c'est une tante de mon mari qui nous a indiqué le pélérinage du Fréchou dont elle avait entendu parler. Elle nous a dit qu'il s'y passait beaucoup de choses et comme nous sommes très croyants nous y sommes venus le 14 mai.
-C.S : Que s'est-il passé au Fréchou ce jour là ?
-C.L : Le 14 mai, nous sommes venus très nombreux, c'est à dire avec mon mari, nos filles, mes beaux-parents, la tante et l'oncle de mon mari venus spécialement de Montpellier. La soeur Anne-Marie avait prié pour l'enfant toute la nuit et le père Jean-Marie nous avait dit également qu'il prierait pour lui pendant la messe du 14 au cours de laquelle il reçoit la visite de la Vierge Marie. Le père Jean-Marie a vu Christophe avant la messe. Il l'a touché, il l'a béni et puis il nous a seulement demandé de prier. Nous avons assisté à la messe dans le bois. Nous sommes repartis du Fréchou très confiants et nous avons eu raison. C'est dès le 15 au matin que nous avons eu la joie de voir notre enfant chercher la lumière et suivre la lumière.
-C.S : Comment avez-vous constaté ce fait qui peut-être qualifié d'extraordinaire ?
-C.L : Le matin, j'ai pris Christophe dans notre lit et j'ai vu qu'il semblait chercher la clarté à travers les volets. J'ai tout de suite appelé mon mari : »regarde, il n'a jamais fais ça ! » j'ai allumé ma lampe de chevet et l'enfant a tourné la tête vers la lampe de chevet. J'ai éteint ; il cherchait partout puis ses yeux se sont reportés vers la clarté à travers les volets. Alors avec mon mari on a fait un jeu. Il allumait sa lampe de chevet, j'allumai la mienne, on éteignait tout et on rallumait et l'enfant a tourné la tête sans arrêt du côté de la lumière.
-C.S : C'est là que vous avez eu la révélation qu'il s'était passé quelque chose ?
-C.L : Oui, maintenant nous en sommes certains, il y a eu un miracle qui s'est produit !
-C.S : Avez-vous vu d'autres spécialistes après ce qui peut-être considéré comme une guérison ?
-C.L : Oui, nous en avons vu pour l'instant qu'un seul qui a d'ailleurs formulé un diagnostic absolument différent de celui que nous avions vu la première fois. Ce professeur d'Albi nous a dit que ce qu'avait l'enfant n'était pas du tout méchant, que c'était le nerf optique qui n'était pas tout fait fini et qu'avec des gouttes, dans trois mois, tout serait réglé. Il n'était plus question de cellules éteintes, mais d'une petit affection sans gravité.
-C.S : Il y a maintenant un mois que l'enfant y voit. Avez-vous constaté une progression dans l'amélioration de sont état ?
-C.L : C'est lent mais progressif de jour en jour. L'enfant commence à fixer. Pour nous l'espoir est total. Nous savons qu'il y verra normalement.
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Crédits photos : ©-Les mystères de notre temps-Juillet 89.




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